Pensées 03 décembre 2019

Bonjour à toutes et à tous

Pour sortir du cycle toxique et infernal de la dépendance (à l’alcool, à la nourriture, au jeu, sexe, etc) ou pour enrayer ses problèmes émotionnels, sexuels ou financiers, il y a divers moyens. C’est sur un de ces chemins de rétablissement que se situent les fraternités anonymes utilisant les Douze Étapes. Depuis la création du premier groupe AA en 1935, le succès de ce genre de rétablissement ne dément pas. Nous pouvons compter à ce jour des milliers de groupes anonymes à travers le monde. Avec une même méthode universelle, ces fraternités réunissent des personnes qui seules ne peuvent demeurer abstinentes et nous y apprenons qu'« Ensemble nous pouvons. » De nombreux autres groupes d’entraide pour toutes sortes de dépendances ont vu le jour. Elles sont propres à chaque problème et il en existe une multitude (selon le BSM, plus de 552 fraternités différentes en fait — dès mars 2008) qui ont demandé à AA d’utiliser et parfois de légèrement modifier leurs Douze Étapes et Douze Traditions. « La fraternité a pour résultat de diminuer les inégalités tout en préservant ce qui est précieux dans la différence. » ( Albert Jacquard ) Toutes les fraternités fonctionnent presque sur les mêmes principes et les mêmes règles de base :

  • - l’anonymat : cette règle est intouchable. Elle protège les membres du jugement extérieur.
  • - la gratuité : les groupes sont financés par les membres. Ceux-ci choisissent de donner ou pas une contribution du montant qu’ils désirent.
  • - le parrainage, l’entraide : le rétablissement d’une dépendance implique le développement et le maintien d'une relation avec une autre personne, un témoin éclairé et partant de là, avec soi-même.
  • - les Douze Étapes : elles n’ont pas changé depuis la fin des années trente. Elles sont utilisées comme outil thérapeutique dans les réunions des groupes d'entraide partout dans le monde entier. Elles sont habituellement lues à chaque début de réunion et rappellent ce qui rend possible le rétablissement. Elles décrivent les attitudes et les changements de comportements considérés comme essentiels pour cheminer et nous en sortir. Elles nous introduisent à une spiritualité qui nous est propre et qui est définie par tous et chacun tel que nous voulons bien La concevoir et la mettre en pratique.

« C’est par la fraternité qu’on sauve la liberté. » ( Victor Hugo )

« De voir s’ouvrir avec émerveillement les yeux de ces hommes et de ces femmes qui passent des ténèbres à la lumière, de voir leur vie prendre soudainement une signification et une orientation nouvelles, de voir se réconcilier des familles entières, de voir l’alcoolique rejeté reprendre sa place de citoyen à part entière dans la communauté, et surtout de voir ces gens s’éveiller à la présence d’un Dieu d’amour dans leur vie — voilà en substance notre récompense pour avoir porté le message des AA à un autre alcoolique. » (1212, 12e Étape, page 123)

Merci mon Dieu pour toutes ces réunions de groupes d'entraide où les membres atteints par les mêmes maladies n'ont pas à donner d'explications, ni à se défendre, ni à essayer d'être ce qu'ils ne sont pas. Nous n'avons qu'à y être nous-mêmes, qu'à partager nos folies, nos peines et nos joies, à nous aider les uns les autres, entre frères... dont plusieurs souffrent encore soit d'une abstinence angoissée, soit d'une ivresse sèche soit dans le silence, le retrait, l'isolement, soit en cherchant un refuge dans d'autres substances ou comportements tout aussi toxiques. Notre Ps nous guide et nous remplit de compassion et de générosité pour faire ensemble ce que nous ne pouvons réussir seuls. Et ensemble nous formons un groupe d'entraide qui n'a qu'un objectif primordial : transmettre le message à la personne qui souffre encore de la même maladie que nous. ( Cinquième Tradition ).

Merci la Vie !!!
Gilles

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Qu'est-ce que la méditation ? Al-Anon laisse chacun de nous le soin de répondre à notre façon. Puiser dans les expériences des autres membres Al-Anon peut nous aider à trouver notre propre voie. Voici seulement quelques-uns des moyens dont les membres de la fraternité nous ont fait part :
Pour moi, la méditation est une perception spirituelle plus élevée. Je m'y exerce en me rappelant que chaque geste peut servir un but spirituel. Je me rends dans un endroit paisible, je ferme les yeux et je me répète doucement les mots de la prière de la Sérénité.
J'ai besoin d'aller au-delà de mes pensées, donc je me concentre sur ma respiration, comptant de un à dix à maintes reprises en respirant et en expirant.
Je prends simplement du recul et je regarde mes pensées, comme si je regardais une pièce de théâtre. J'essaie de garder mon attention uniquement sur la journée présente en faisant abstraction du passé et de l'avenir.
Je me concentre sur une fleur. Quand mes pensées vagabondent, j'accepte que mon esprit ne fait que ce qu'il a à faire —penser — puis je retourne tranquillement à mon sujet.
Dans mon esprit, j'imagine les mains de ma Puissance Supérieure. Un par un, je dépose dans ces mains mes problèmes et mes soucis, ma joie et ma gratitude et finalement, je m'y place moi aussi.

Al-Anon, Le Courage de Changer, 3 décembre, page 338

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J'ai trouvé relativement facile de prendre la décision de confier ma volonté et ma vie aux soins de Dieu. Par contre, je n'avais aucune idée comment le faire. J'ai essayé de me confier plus souvent qu'un cuisinier fait tourner les crêpes à un déjeuner, mais je ne parvenais pas à m'abandonner complètement. J'ai fini par trouver deux techniques qui marchent pour moi : une boîte pour Dieu et un panier de basket-ball.
Un sage membre Al-Anon m'avait suggéré l'idée d'une boîte pour Dieu. Je l'ai essayée quand j'ai eu de la difficulté avec certains calculs sur mes formulaires d'impôts. J'ai écrit sur un petit bout de papier « Les formulaires d'impôts sont entre Vos mains jusqu'à demain ». J'ai plié le papier, je l'ai mis dans une boîte, et j'ai lâché prise. Ce n'était pas plus compliqué que ça, et cela a fonctionné ! J'ai pu oublier ce qui m'obsédait et me concentrer sur ma journée.

J'utilise une autre méthode de lâcher prise que j'appelle la « technique du basketball ». Cette technique m'aide à me détacher du travail quand je rentre à la maison en étant préoccupé par tout le boulot qui n'est pas terminé. Il y a un panier de basket dans notre entrée. Avant d'entrer dans la maison, je joue à un contre un avec ma Puissance Supérieure. À chaque lancer vers le panier, j'imagine que le ballon est un de mes projets au travail. Le panier symbolise ma Puissance Supérieure. Si je réussis un panier, alors je suis parvenu à abandonner le problème. Si je manque mon coup, je continue. La dernière chose que je laisse aller, c’est le ballon. Après avoir pris ce temps pour moi, je peux entrer tranquillement dans la maison et apprécier mon rôle de mari et de père.

Pensée du jour
Si j'y mets de la bonne volonté, ma Puissance Supérieure m'offre une solution.

« Il y a autant de façons de confier notre volonté et notre vie à Dieu que de définitions de Dieu. » Les voies du rétablissement, page 29

Al-Anon, De l’espoir pour aujourd’hui, 3 décembre, page 338

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Dans tous les domaines

...nous avons alors essayé de transmettre ce message à d'autres alcooliques et de mettre en pratique ces principes dans tous les domaines de notre vie. Les Douze Étapes et les Douze Traditions, page 121

Je trouve qu'il est facile de transmettre le message à d'autres alcooliques, car cela m'aide à rester abstinent et à me sentir bien dans mon rétablissement. La partie la plus dure de cette Étape, c'est de mettre en pratique ces principes dans tous les domaines de ma vie. Il est important que je partage tout ce que je retire des AA, surtout à la maison. Ma famille n'a-t-elle pas droit à autant de patience, de tolérance et de compréhension que l'alcoolique que je m'empresse d'aider ? Quand je passe en revue ma journée, j'essaie de me demander : Ai-je aujourd'hui raté l'occasion d'être un ami pour quelqu'un ? Ai-je raté l'occasion de surmonter une situation déplaisante ? Ai-je raté l'occasion de m'excuser ? Tout comme je demande à Dieu de m'aider à demeurer abstinent, chaque jour je lui demande de m'aider à manifester mon rétablissement dans toutes les situations et avec tous.

Alcooliques Anonymes, Réflexions quotidiennes, 03 décembre, page 346

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3 décembre - Pensée A.A. pour aujourd'hui
Chaque rechute est précédée d'une pensée alcoolique consciente ou inconsciente. Tant que nous vivons, nous devons nous tenir aux aguets devant ces idées et rester sur nos gardes. De fait, notre formation chez les A.A. a pour but principal de nous préparer à reconnaître ces idées dès qu'elles apparaissent dans notre esprit et à les rejeter sur-le-champ. Les rechutes se produisent quand nous permettons à ces idées de trotter dans nos esprits, avant même que nous portions un verre à nos lèvres. Le programme A.A. est donc, dans une large mesure, une éducation mentale. Jusqu'à quel point mon esprit est-il préparé ?

Méditation du jour
Ne vous tourmentez pas l'esprit avec des mystères que vous ne pouvez pas expliquer. Peut-être que, de toute votre vie, vous n'en connaîtrez pas la solution. Ainsi, peut-être ne vous expliquerez-vous jamais, ici-bas, la perte d'êtres chers, les inégalités de la vie, les infirmités et les blessures, et bien d'autres choses qui resteront obscures en attendant l'au-delà. « J'ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais vous ne pouvez les comprendre maintenant. » C'est seulement pas à pas, étape par étape que vous pouvez progresser dans vos efforts pour connaître et comprendre davantage.

Prière du jour
Je demande d'être satisfait de croire que ce qui est obscur pour moi aujourd'hui me sera clairement révélé un jour. Je demande de croire qu'un jour je pourrai voir parfaitement.

Vingt-quatre heures par jour, Hazelden, page 340

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PENSÉE DU JOUR
Ma vie est souvent trop occupée à « réfléchir » et pas assez à « ressentir ». Cet état de constantes réflexions me laisse physiquement tendu à la fin de la journée. Habituellement, cela rend mon sommeil difficile la nuit. Cet inconfort physique seul devrait m'inciter à mettre en pratique la Quatrième Étape. Avant de pouvoir me libérer moi-même afin de me permettre de ressentir, je dois être prêt à regarder les blessures et les culpabilités d'hier et à les mettre sur papier aujourd'hui. Les besoins non comblés de mon enfance et les douleurs refoulées de ma jeunesse vont sortir lentement de moi à mesure que je mets en pratique la devise : « Connais toi toi-même honnêtement ».

MÉDITATION DU JOUR
Mon Dieu, j'apprends à Te connaître de plus en plus, aide moi à trouver le courage nécessaire pour mettre en pratique la Quatrième Étape.

AUJOURD'HUI, JE ME SOUVIENDRAI
La guérison durable ne se manifeste que dans la pratique des étapes.

Émotifs Anonymes, Aujourd'hui Seulement, 03 décembre

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Une vision sans limites

« Nous entrevoyons (...), peut-être pour la première fois, ce que pourrait être notre nouvelle vie. » Texte de base, page 44

Dans notre dépendance active, notre vision de nous-mêmes était très limitée. Chaque jour, nous avions la même routine : obtenir de la drogue, en consommer et chercher des moyens pour en obtenir davantage. Et, c'est tout ce que nous pouvions raisonnablement entrevoir pour toute la durée de notre vie. Notre potentiel était limité.
Aujourd'hui, nos perspectives ont changé. Le rétablissement nous a donné une nouvelle vision de nous-mêmes et de notre vie. Nous ne sommes plus piégés dans la grise et interminable routine de la dépendance active. Nous sommes libres de nous développer dans toutes sortes de nouvelles directions, d'essayer de nouvelles idées et de nouvelles activités. Ce faisant, nous en venons ainsi à nous voir nous-mêmes différemment. Notre potentiel n'est limité que par la force de la Puissance supérieure qui veille sur nous ; et cette force est illimitée.
En rétablissement, la vie, avec tout ce qui s'y rattache, s'ouvre à nous. Guidés par nos principes spirituels et conduits par la force que nous donne Dieu tel que nous Le concevons, nos horizons sont illimités.

Juste pour aujourd'hui, j'ouvrirai mes yeux aux possibilités qui se présentent à moi. Mon potentiel est aussi illimité et puissant que Dieu tel que je Le conçois. Aujourd'hui, j'agirai sur ce potentiel.

Narcotiques Anonymes, JUSTE POUR AUJOURD'HUI, 3 décembre, page 355

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Oh ! Quel plaisir, quel bonheur de se trouver entre frères ! Ps 133 (132)

J'assiste aux réunions OA parce que je m'y sens chez moi. Ici, je rencontre des amis, je participe à des conversations chaleureuses et je peux exprimer mes émotions. Ici, on m'accepte comme je suis. Le Mouvement OA me semblait bizarre au début, mais des gens sont venus à moi et m'ont dit : « Tu n'auras plus jamais à prendre une autre bouchée compulsive », et je les ai crus.
Ils m'écoutaient quand je parlais, me réconfortaient quand je souffrais, se réjouissaient de ma toute nouvelle abstinence. Peu de temps après, je recherchais moi-même des nouveaux pour les accueillir comme on m'avait accueilli, pour les écouter avec patience et compréhension. Oui, j’apprécie l’unité qui règne parmi mes frères et sœurs OA.

Pensée du jour : Merci mon Dieu pour les réunions OA où les outremangeurs compulsifs n'ont pas à donner d'explications, à se défendre ou à essayer d'être ce qu'ils ne sont pas. Ici, on peut être soi-même.

Outremangeurs Anonymes, Aujourd'hui, 3e Éd., page 338

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« Aide-toi et le ciel t'aidera. » Proverbe français cité dans le Aujourd'hui, page 136

Capituler ne veut pas dire ne rien faire ; cela veut dire agir tout en confiant à Dieu les résultats. J'ai appris qu'il y avait des limites à mon imagination. En effet, j'arrive à peine à trouver deux solutions à mes problèmes alors qu'il peut y en avoir des douzaines. Lorsque je fais ce qu'on me suggère et que je lâche prise sur les résultats, ceux-ci dépassent souvent tout ce que j'aurais pu imaginer. Chez les Outremangeurs Anonymes, j'ai appris que les Douze Étapes nous offraient les moyens de régler nos problèmes, ce qui correspond à « s'aider soi-même ». D'abord, je mets les trois premières Étapes en pratique, puis, je me mets « à l'œuvre » avec les Étapes allant de la Quatrième à la Neuvième. Ainsi, je peux me débarrasser de mes défauts, un à la fois.
Je me suis rendu compte de cela lorsque j'ai mis les Étapes en pratique pour la première fois. En effet, après avoir complété les Sixième et Septième Étapes, la colère a cessé d'être un moteur dans ma vie. Cela m'a profondément soulagée tout en m'incitant à mettre les autres Étapes en pratique, ce que je continue de faire encore aujourd'hui. « M'aider moi-même » signifie que je dois tout simplement ramer pour faire avancer la barque et cette image est révélatrice. Je ne suis pas à la merci des éléments et je n'ai rien à contrôler. Je n'ai qu'à faire de mon mieux, sachant que cela suffit.

Outremangeurs Anonymes, Les voix du rétablissement, 3 décembre, page 338

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Pensée du jour
Chaque rechute est précédée d'une pensée du jeu consciente ou inconsciente. Tant que nous vivons nous devons nous tenir aux aguets devant ces idées et rester sur nos gardes. De fait, notre formation chez les J.A. a pour but principal de nous préparer à reconnaître ces idées dès qu'elles apparaissent dans notre esprit et à les rejeter immédiatement. Les rechutes se produisent quand nous permettons à ces idées de trotter dans nos esprits, avant même que nous nous rendions jouer. Le programme J.A. est donc, dans une large mesure, une éducation mentale. Jusqu'à quel point mon esprit est-il préparé?

Méditation du jour
Ne vous tourmentez pas l'esprit avec des mystères que vous ne pouvez pas expliquer. Peut-être que, de toute votre vie, vous n'en connaîtrez pas la solution. Ainsi, peut-être, ne vous expliquerez-vous jamais, ici-bas, la perte d'êtres chers, les inégalités de la vie, les infirmités et les blessures, et bien d'autres choses qui resteront obscures en attendant l'au-delà. « J'ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais vous ne pouvez les comprendre maintenant.» C'est seulement, pas à pas, étape par étape que vous pouvez progresser dans vos efforts pour connaître et comprendre davantage.

Prière du jour
Je demande d'être satisfait de croire que ce qui est obscur pour moi aujourd'hui me sera clairement révélé un jour. Je demande de croire qu'un jour je pourrai voir parfaitement.

Joueurs Anonymes, 03 décembre

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Vivre sans alcool

3 — Utiliser le programme du 24-heures

Quand nous buvions, nous connaissions souvent de mauvaises périodes où nous jurions :
« Jamais plus ! » Nous nous engagions à ne pas boire pendant au moins un an, ou nous promettions à quelqu'un de ne pas prendre d'alcool pendant trois semaines ou trois mois. Bien sûr, nous avons aussi essayé de nous en abstenir totalement pendant des périodes plus ou moins longues.
Nous étions parfaitement sincères lorsque nous faisions ces déclarations en grinçant des dents. De tout cœur, nous ne voulions plus jamais nous enivrer. Nous étions déterminés. Nous avons juré de renoncer complètement à l'alcool, avec l'intention de nous en abstenir pour une période indéfinie.
Pourtant, malgré nos intentions, le résultat était presque inévitablement le même. Éventuellement le souvenir de nos promesses, et des tourments qui nous y avaient conduits, s'estompait. Nous recommencions à boire et nous rencontrions des difficultés plus grandes encore. Notre abstinence « définitive » n'avait pas duré bien longtemps.
Certains d'entre nous, en s'engageant ainsi, avaient une réserve personnelle : nous nous disions que notre promesse ne s'appliquait qu'aux « boissons fortes », non à la bière ni au vin. C'est ainsi que nous avons appris, si nous ne le savions pas déjà, que la bière et le vin pouvaient tout aussi bien nous enivrer ; il suffisait d'en boire davantage pour obtenir les mêmes effets qu'avec les spiritueux. Nous nous retrouvions tout aussi ivres par la bière ou le vin qu'autrefois sous l'effet de la « boisson forte ».
Bien sûr, d'autres parmi nous ont tout à fait abandonné l'alcool et ont respecté fidèlement leur promesse, jusqu'à la date limite... Nous avons alors recommencé à boire pour bientôt retrouver nos difficultés, alourdies de plus de culpabilité et de remords.
Maintenant, à l'issue de ces combats, nous essayons chez les AA d'éviter les expressions comme « régime sec » ou « promesse de tempérance ». Elles nous rappellent nos échecs.

Même si nous savons que l'alcoolisme est une maladie chronique et irréversible, notre expérience nous a enseigné à ne faire aucune promesse d'abstinence à long terme. Nous avons trouvé plus réaliste et plus efficace de dire : « Pour aujourd’hui seulement, je ne boirai pas ! »
Même si nous avons bu hier, nous pouvons projeter de ne pas boire aujourd'hui. Il se peut que nous buvions demain, sans savoir si seulement nous vivrons jusque-là, mais pour le présent 24-heures, nous décidons de ne pas boire. Peu importe la tentation ou la provocation, nous sommes déterminés à faire l'impossible pour ne pas boire aujourd’hui.
Avec raison, nos amis et nos familles en ont assez de nous entendre toujours répéter : « Cette fois, je suis vraiment sérieux », pour nous voir ensuite revenir à la maison en titubant. Donc, nous ne promettons plus de ne pas boire, tant aux autres qu'entre nous. Chacun fait sa propre promesse à soi-même. Après tout, notre propre santé et notre vie sont en jeu. C'est à nous, non à nos familles ou à nos amis, qu'il appartient de faire le nécessaire pour demeurer en santé.

Quand l'obsession de boire se fait plus pressante, il nous arrive de trancher la durée de 24 heures en périodes plus courtes. Nous décidons de ne pas boire, disons pour au moins une heure. Nous pouvons toujours supporter un malaise temporaire comme celui de ne pas boire pendant seulement une autre heure ; puis une autre, et ainsi de suite. Plusieurs d'entre nous ont entrepris leur rétablissement précisément de cette façon. À la vérité, il n’y a pas de rétablissement de l'alcoolisme qui ne commence par une heure d'abstinence.
Autrement dit, il s'agit de retarder le (prochain) verre.
(Qu'en pensez-vous ? Vous sirotez encore votre eau gazeuse ? Avez-vous vraiment remis à plus tard ce verre dont nous parlions dans le premier chapitre ? Si oui, vous pouvez déjà être sur la voie du rétablissement.)
Nous pourrons prendre le prochain verre plus tard mais maintenant, nous décidons de le reporter au moins pour aujourd'hui, ou pour un autre moment.
(Disons, après la lecture de cette page.)
Le programme du 24-heures est très souple. Nous pouvons l'entreprendre en tout temps, où que nous soyons. À la maison, au travail, dans un bar ou dans une chambre d'hôpital, à 16 h ou à 3 h ; nous pouvons décider sur-le-champ de ne pas prendre d'alcool pendant les prochaines 24 heures, ou les prochaines cinq minutes.

Constamment renouvelé, ce programme élimine les faiblesses des méthodes telles que le régime sec ou la promesse de tempérance. Une promesse de tempérance ou d'abstinence pour un temps limité venait éventuellement à échéance, tel que prévu, de sorte que nous nous sentions libres de boire à nouveau. Mais aujourd'hui est toujours présent. Aujourd'hui, c’est la vie ; aujourd'hui, c'est tout ce que nous avons ; et n'importe qui peut passer une journée sans boire.
Au début, nous nous efforçons de vivre le moment présent seulement pour demeurer abstinents, et nous y arrivons. Une fois cette mentalité acquise, nous découvrons que cette façon de vivre en tranches de 24 heures est efficace et satisfaisante dans la solution de plusieurs autres problèmes.

Alcooliques Anonymes, Vivre sans alcool (moyens éprouvés par les membres des AA pour ne pas boire), pages 6-8

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03 décembre

Tu fais partie du tout, et chaque âme a son rôle à jouer dans le tout. Alors ne sois pas critique ou intolérant envers les autres, mais réalise que pas deux d’entre vous ne sont identiques et qu’il faut beaucoup d’éléments différents pour former le tout parfait. As-tu jamais vu une horloge démontée ? Il y a beaucoup de pièces différentes, et en les voyants répandus là devant toi, tu te demandes comment elles pourraient jamais constituer un parfait instrument à mesurer le temps. Mais quand quelqu’un qui connaît quelque chose aux horloges prend chaque pièce et la met au bon endroit, tu t’aperçois que non seulement elle marche, mais qu’elle donne aussi la bonne heure. Tant que chaque pièce minuscule reste à sa place assignée, et joue son rôle, tout va bien. Maintenant tu sais pourquoi je te dis sans cesse de trouver la place où tu dois être dans le vaste ordre de la vie, et quand tu l’as trouvée, de donner le meilleur de toi-même.

La Petite Voix, Eileen Caddy

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Pour ceux et celles qui désirent lire les chroniques de Gilles sur le site Quand la drogue n'est plus un jeu : http://www.quandladrogue.com
Bon rétablissement pour toutes et tous !
Bonne journée !
L'expérience nous a démontré qu'adhérer à un groupe qui utilise les Douze Étapes pour se rétablir et mettre en pratique ce merveilleux mode de vie un jour à la fois peuvent nous aider à vivre de beaux moments de bonheur et de sérénité.

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