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ARCHIVES
2004 - Vol. 01

INDEX
 

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No. 03
No. 04
No. 05
No. 06
No. 07
No. 08
No. 09
No. 10
No. 11
No. 12
No. 13
No. 14
No. 15
No. 16
No. 17
No. 18
No. 19
No. 20
No. 21
No. 22
     

 
 
 
 

font size=-2>28 juillet 2004  
font size=-2>Vol. 01 - No. 01

... anti-soucis

Toutes les fois où je croyais m'être libéré de mes soucis, ces derniers refaisaient surface et brisaient ma quiétude. Je découvris rapidement que les phases de fatigue physique ou d'épuisement mental ouvraient la porte aux soucis. Et sans m'en rendre compte, j'oubliais très vite mon lien spirituel avec Dieu.Avec le temps, j'ai appris à mieux gérer mes périodes d'angoisse orchestrées par les soucis. je cherche donc en premier lieu ce que je peux faire physiquement. La marche s'est avérée jusqu'ici être un exercice très profitable dans de telles circonstances. 

Une marche rapide et énergique principalement. Il m'arrive même de compter mes pas afin d'empêcher le mental de vagabonder. La natation demeure un autre exercice qui permet de calmer le mental. En me concentrant sur mes mouvements et ma respiration, j'oublie de me tracasser ! Pour la lassitude mentale, j'apprécie un bain chaud, une lumière tamisée (une chandelle fait bien l'affaire) et une musique de relaxation. Détente assurée ! La lecture d'un livre approprié m'aide également à refaire le plein. Quelques phrases, parfois quelques mots, servent d'éléments déclencheurs à un regain de positivisme et d'espoir. En d'autres occasions l'échange avec des amis me procure un bien-être appréciable.Lorsque le mental finit par se détendre, les soucis ont moins d'envergure, et il m'est alors possible de renouer avec le divin en moi. je dois alors m'abandonner, lâcher prise et m'en remettre à Dieu. Alors la confiance m'envahit. Pour les prochains jours, je sais que les soucis ne seront plus rois et maîtres chez moi !

André Bissonnette

André Bissonnette, De la Brume à la Lumière, Éd.Dauphin Blanc, p. 31
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font size=-2>9 août 2004  
font size=-2>Vol. 01 - No. 02

... trois fois huit

Vivre une journée à la fois n'est as toujours facile. Il y a tant de choses à faire, tant de travail à accomplir, tant de rêves à réaliser. On se projette alors facilement vers le futur, et l'on voudrait tout faire en même temps. Il est ainsi fréquent d'aller au-delà de ses limites, et de rompre l'équilibre de sa vie et de son corps. J'ai ainsi appris à diviser ma journée en trois périodes de huit heures chacune. Huit heures de travail, huit heures de loisirs et huit heures de sommeil semble être un horaire favorisant le bien-être. Pour ma part, lorsque je réussis à m'ajuster à cet horaire et à le respecter, la bonne forme s'installe.Travailler huit heures par jour me semble acceptable. Sauf si une situation urgente ou exceptionnelle l'exige, je dois peut-être m'interroger si je travaille régulièrement au-delà de ces heures. 
Suis-je intoxiqué par le travail? 
Est-ce que je cherche à performer par d'interminables heures de travail?
Suis-je en train de fuir certaines réalités que je ne veux pas voir ou affronter? 

Se donner corps et âme au boulot peut signifier un problème important.Les huit heures consacrées à la détente et aux loisirs sont très importantes. Elles permettent de décompresser, d'échapper au stress du travail. Elles sont l'occasion de rencontrer ceux qui nous sont chers, de partager avec eux. je crois que celui qui ne sait plus s'accorder des heures de vacances quotidiennes se prive de grandes joies, simples et pures. Quant aux huit heures réservées au sommeil, elles sont essentielles au bien-être corporel et mental. Se priver de sommeil - ou couper dans ses heures de sommeil - conduit inévitablement à l'épuisement, à la lassitude mentale et au négativisme. Je réduis alors considérablement le pouvoir magique de ma pensée.Cette division du match quotidien de ma vie en trois périodes de huit heures m'assure une bonne forme physique et mentale. je vis alors plus facilement au présent.

André Bissonnette

André Bissonnette, De la Brume à la Lumière, Éd.Dauphin Blanc, p. 22

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font size=-2>16 août 2004  
font size=-2>Vol. 01 - No. 03

Chaînes

Parce qu'elles sont incassables, émanant d'un alliage très solidaire,

Parce qu'elles se soudent de liens qui enchaînent,

Parce que la juste colère n'apporte qu'une gloire éphémère,

Parce que toute vengeance sécrétée pave la voie de la souffrance,

Parce que toute attitude rancunière camoufle une surprenante souricière,

Parce que toute guerre de nerfs dépasse toujours le seuil de la tolérance,

Parce que le ressentiment parfois dentelé d'invectives dures cause de profondes blessures,

Parce qu'en haïssant l'autre ou tout l'Univers, je me prépare un voyage en enfer,

Parce que le ressentiment me " siphonne " jour et nuit en drainant sans répit toutes mes énergies,

Parce que ses chaînes d'acier me garantissent une éternelle captivité, 

je me libère de cet esclavage, je me débarrasse des lourdes chaînes du ressentiment. Je réalise l'unicité du destin, le divin m'a créé pour l'amour et non pour la haine. J'engendre l'amour en choisissant de pardonner. Je soude à nouveau les chaînes d'amour et préserve ainsi mon inestimable paix d'esprit.

André Bissonnette

André Bissonnette, Sur le chemin de la sérénité, Éd.La Plume d'Oie, p. 131

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font size=-2>23 août 2004  
font size=-2>Vol. 01 - No. 04

La culture du maïs

Le mental, ce menteur invétéré, s'allie très souvent la malhonnêteté pour se jouer de moi. La malhonnêteté utilise parfois ses plus beaux subterfuges pour me séduire. À chaque coup, je succombe à ses charmes. Son menu préféré : l'utilisation à satiété du mais à toutes les sauces.

La culture du mais m'aide à m'esquiver, à éluder la vérité sur mon compte.

Le mais m'aide à me justifier.

Le mais m'aide à temporiser.

Le mais me sert d'excuse pour fuir.

Le mais entrouvre les portes de l'apitoiement.

Le mais, par sa subtilité, s'oppose au pardon.

Le mais sied très bien à la manipulation.

Le mais s'allie très souvent le si pour me bâtir un alibi incontestable.

Le mais sert de prétexte pour rationaliser.

Le mais conduit inévitablement au refoulement, à la frustration, au rejet, à la culpabilité et au fatalisme.

Je bannis l'utilisation du mais de mon vocabulaire. Je ne l'emploie qu'en de rares occasions. Encore ce mais devra-t-il converger vers le positivisme, vers ma réalité en toute rigoureuse honnêteté.

J'épluche donc ce maïs éviteur expérimenté avec une dextérité de plus en plus surprenante.

Mais siŠ je m'en sors de plus en plus.

André Bissonnette

André Bissonnette, Sur le chemin de la sérénité, Éd.La Plume d'Oie, p. 117

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font size=-2>30 août 2004  
font size=-2>Vol. 01 - No. 05

... vivre et laisser vivre

VIVRE...

m'éveiller chaque matin en retrouvant, dans le calme, le but fixé ; reprendre le projet mis en veilleuse ; laisser l'enthousiasme, cette empreinte divine, prendre la place qui lui revient ;

me libérer de l'opinion des autres ; ne plus donner autant d'importance à leurs jugements qui peuvent me paralyser ;

laisser l'amour et la tendresse dominer ma vie ; m'éloigner de la haine dès que je la détecte ; me libérer des griffes déchirantes du ressentiment.

Je vis si j'exprime ce que je suis.

LAISSER VIVRE...

permettre à l'autre de s'exprimer dans toute la grandeur de son authenticité ou la petitesse de sa mascarade ;

l'écouter sans l'interrompre, sans le juger, sans le condamner ; partager ses projets et ses rêves sans les diminuer ou les briser ;

laisser l'autre vivre simplement sa vie, avec ses choix et sa liberté ; respecter ses décisions, ses actions, sa vie ;

Je laisse vivre si je permets à l'autre d'exprimer ce qu'il est.

À CHACUN SA VÉRITÉ ; À CHACUN SA VIE.

André Bissonnette

André Bissonnette, De la Brume à la Lumière, Éd.Dauphin Blanc, p. 44

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font size=-2>6 septembre 2004  
font size=-2>Vol. 01 - No. 06

... l'abandon

Nous avons tous reçu un merveilleux cadeau : la vie ! Plongés dans nos petits malheurs, nous l'oublions trop souvent. Les ennuis accaparent toute la place. Si je ne sais plus voir ce cadeau, si je ne sais plus discerner l'aurore du crépuscule, peut-être est-il temps pour moi de me tourner vers la Source. Si la vie est désormais devenue une ennemie, si je fuis pour mieux me camoufler, si j'ai l'impression d'avoir gâché mon existence, peut-être est-il temps de lâcher prise.

Abandonner, lancer la serviette, baisser les bras. Le combat peut ainsi s'arrêter. Dès que je cesse de me battre, dès que j'abandonne toute lutte, je franchis déjà le seuil du bonheur. Je permets au monde divin d'agir. Il me faut abdiquer, capituler. Alors, lentement, la paix intérieure se découvre à moi.

Le Créateur de cet univers nous a fait don de la vie. Si je lui en donne le mandat ‹ quelle belle liberté ‹, il peut me délivrer des liens de la misère, m'aider à traverser la rivière de l'épreuve. Par pure bonté, Dieu m'a donné cette vie. Souhaite-t-il me voir crouler sous les difficultés ? J'accorde ma confiance à Dieu, et, lorsque tout semble au-dessus de mes forces, je lui permets d'oeuvrer dans ma vie à son tour.

Mon rôle est de ramer. Celui de Dieu est de tenir le gouvernail. Malgré la mer parfois agitée, nul doute que je serai en sécurité avec un tel capitaine à bord. Alors je lâche prise, je m'abandonne sans contester. Dieu ne demande qu'à me guider, à me porter. Avec soulagement, je découvre une grande libération intérieure, et la paix s'installe dans mon coeur.

André Bissonnette

André Bissonnette, De la Brume à la Lumière, Éd.Dauphin Blanc, p. 93

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font size=-2>13 septembre 2004  
font size=-2>Vol. 01 - No. 07

Je me permets..

De m'exprimer, c'est la clé de l'authenticité,

De me tromper, c'est un signe d'humilité,

De risquer, c'est un pas vers la liberté,

De dire non, c'est le gage de l'affirmation,

De m'isoler, c'est le seuil de l'intériorité,

D'écouter, c'est l'itinéraire de la vérité,

De m'interroger, c'est l'éclaircie de l'incertitude,

De dire la vérité, c'est le miroir de la transparence,

De m'émouvoir, c'est l'ouverture à l'émerveillement,

De pleurer, c'est l'éclosion de la sensibilité,

De rire, c'est l'apanage de la joie,

De chanter, c'est le palliatif de la tristesse,

De prier, c'est l'abreuvement à la source,

De pardonner, c'est l'ultime pas vers la libération,

De remercier, c'est l'amorce vers la gratitude,

De rêver, c'est l'ascension vers la réalisation.

André Bissonnette

André Bissonnette, Sur le chemin de la sérénité, Éd. La Plume d'Oie, p. 99

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font size=-2>20 septembre 2004  
font size=-2>Vol. 01 - No. 08

Intolérance

Je fais preuve d'intolérance :

Lorsque je suis incapable de communiquer avec l'autre, de le supporter ;

Lorsque je manque d'ouverture aux idées de l'autre ;

Lorsque je m'offusque des propos de l'autre qui ne pense pas comme moi ;

Lorsque je refuse d'accepter l'autre, ses croyances, sa religion, son mode de vie, ses us et coutumes ;

Lorsque je m'attarde à la couleur, à la race, à la classe, au passé de l'autre ;

Lorsque je me retrouve dans la peau de mon ami " JAC " et que je Juge, j'Accuse et je Condamne l'autre ;

Lorsque je catégorise, en méprisant l'autre moins éduqué, moins nanti, et en adulant l'érudit, le plus fortuné ;

Lorsque j'affuble l'autre de propos défaitistes et raciaux tels que " maudits Français " ou " maudits Juifs " ;

Lorsque je désire envoyer paître tout le monde.

Je deviens tolérant en pratiquant patiemment le vivre et laisser vivre dans sa formule intégrale. Je demande à mon Dieu le courage d'accepter ce que je ne peux changer.
 

André Bissonnette

André Bissonnette, Sur le chemin de la sérénité, Éd. La Plume d'Oie, p. 107

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font size=-2>27 septembre 2004  
font size=-2>Vol. 01 - No. 09

Jalousie

La jalousie, c'est l'héritage appauvri que lèguent généreusement la peur et la frustration.

Le jaloux, ce fragile travesti, aime s'entourer d 'amis du même acabit.  Ses déguisements préférés sont la colère, le ressentiment, la malhonnêteté, la critique, l'intolérance, la médisance, l'hypocrisie, qui lui permettent d'ériger son propre mur de sécurité.

La jalousie, c'est la résignation en ébullition, la fermeture totale à toute forme de négociation ou d'acceptation.

Le jaloux, ce despote intransigeant, entrave la liberté de l'autre en tentant par tous les moyens de le contrôler, prétendant même pouvoir le modeler à sa propre image.

La jalousie, C'est la confiance éphémère rapidement remplacée par la méfiance accaparante.

Le jaloux, ce complice de l'envie, se prédispose à l'impulsion, à la compulsion, parfois même à la destruction.

Si je suis jaloux de l'autre, de son potentiel, de sa personnalité, de ses succès, de sa fortune, je laisse le virus de la jalousie contaminer ma paix d'esprit.

Dès l'apparition des premiers symptômes, je dois m'immuniser contre ce cancer qui peut me détruire entièrement.  Lorsque la jalousie m'envahit, je me méfie, je m'en remets au grand chirurgien de mon âme.  Dieu sait toujours remédier à ces états d'esprit si dévastateurs.  Le mal incurable n'a aucune emprise sur; Lui.  Entre Ses mains, ma santé émotionnelle s'améliore.

Je dois me remémorer en tout temps que l'autre n'est pas ma propriété.  Lui seul doit s'appartenir.  Je le laisse vivre avec ses choix.  Je laisse les ailes de la liberté se déployer entièrement dans sa vie.

André Bissonnette

André Bissonnette, Sur le chemin de la sérénité, Éd. La Plume d'Oie, p. 103

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font size=-2>4 octobre 2004  
font size=-2>Vol. 01 - No. 10

Apitoiement

Apprécier, remercier, laisser la gratitude s'exprimer constamment dans ma vie pour m'assurer une protection étanche contre le débordement de l'apitoiement. 

Dès l'apparition dé la fausse pitié, j'appliqué l'a recette infaillible: j'évite à tout prix de m'isoler.  Je différencie l'isolement et la solitude.  Le premier facilite mon égarement, la perte dans mes pensées et mes tribulations égocentriques pour mieux camoufler ma réalité.  L'autre me permet de me retrouver, de «m'énergiser» pour poursuivre ma route.

En me tournant vers d'autres cieux moins azurés, je me rassure, car d'autres vivent des situations beaucoup plus grisâtres que la mienne.  Oser comparer deviendrait alors la pire des calamités.

Je  dois, me méfier, car j'ai tendance à amplifier certaines situations. Mes perceptions prennent parfois I'allure de mélodrames incomparables.  L'urgence de la dédramatisation s'impose sur-le-champ.

Les lamentations et les jérémiades doivent incessamment faire place à l'humour.  Quelle surprise de pouvoir ultérieurement narrer ces récits pathétiques avec beaucoup de détachement et d'humouré
 

André Bissonnette

André Bissonnette, Sur le chemin de la sérénité, Éd. La Plume d'Oie, p. 142

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font size=-2>11 octobre 2004  
font size=-2>Vol. 01 - No. 11

 

Richesse

Même si je ne me sentais jamais
aussi seul que dans la foule.

Même si l’Univers me Jugeait,
m'Accusait, me Condamnait.

Même si tout le monde m'abandonnait

Même si ce monde me délestait

de tous mes biens matériels

Même si la pauvreté frappait à ma porte

Je demeurerais le plus riche d'entre les gueux,
car mon ami serait toujours à mes côtés.

L’amitié, la touche divine au grand
chef-d'oeuvre de l'amour.


André Bissonnette


André Bissonnette, Sur le chemin de la sérénité, Éd. La Plume d'Oie, p. 79

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font size=-2>18 octobre 2004  
font size=-2>Vol. 01 - No. 12

Malhonnêteté

Je m’amuse avec la vérité:
 

Quand je dissimule les faits, en atténuant les circons-tances, en ne laissant pas la transparence émerger;

Quand je mens pour épater la galerie, pour hausser d'un cran ma valeur ou pour me disculper subtilement;

Quand j’abuse de 1"au-tre ou des situations en jouant la comédie pour obtenir l'attention, la pitié ou des avan-tages matériels

Quand je porte des masques en feignant, en cachant la vérité, quand je me déguise en subtils travestis dont le principal acteur est l'hypocrisie;

Quand je triche pour gagner ;

Quand j'emploie la simulation pour faire croire, pour prétendre, pour par être au lieu d'être

Quand j’utilise tous les atouts enrobés de subtilité tels que la calomnie, la médisance, la falsification, le par-jure, la fausse représentation, la critique, la partialité, la préférence, etc.

Je refuse alors de me voir tel que je suis, de vivre les' situations telles qu'elles se présentent pour obtenir, acheter de l'amour.

N 'est-il pas impérieux d'utiliser la franchise, l'inté-grité, la sincérité, l'authenticité, la loyauté, la transpa-rence, la limpidité pour devenir un véritable gagnant?


André Bissonnette

André Bissonnette, Sur le chemin de la sérénité, Éd. La Plume d'Oie, p. 116

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font size=-2>25 octobre 2004  
font size=-2>Vol. 01 - No. 13
J'ose dire...
Non... pour prendre ma place.

Non... pour décourager le chantage.

Non... pour contraindre la violence.

Non... pour éviter l'humiliation.

Non... pour anéantir la manipulation.

Non... pour aplanir l'à-plat-ventrisme

Non... sans explication.

Non... sans rationalisations

Non... sans justification.

Non... à l'exploitation.

Non... à la soumission.

Non... à la domination.

Oui... à l'affirmation.

Oui... à l'autonomie.

Oui... à la libératîon.
 
 


André Bissonnette

André Bissonnette, Sur le chemin de la sérénité, Éd. La Plume d'Oie, p. 156

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font size=-2>1er novembre 2004  
font size=-2>Vol. 01 - No. 14
... la haine envahissante


La haine, elle m'a suivi, poursuivi même, partout.  Elle m’a longtemps empêché de vivre, de vibrer, de respirer.  Je ne puis que détester éperdument la haine.  Elle se déguise d’abord en rancune, puis en vengeance, pour ensuite se dé-voiler dans l'anéantissement.

Car à chaque fois où j'ai osé la caresser, sans avertissement et brutalement la haine me prenait dans ses filets.  Ce n'est pas l'autre que je condamnais, que je jugeais et que j'étouffais.  En vérité, C'est moi que j'anéantissais.  La haine, insidieusement prenait toute la place en mon coeur, jusqu'à m'étouffer.

Pendant ce temps, l'autre à qui j'en voulais - et que je haïssais -, cet autre vivait, vibrait, respirait; alors que moi, continuais à détester.  L’autre aimait, moi je détestais, je haïssais... et finalement je me détestais.

Graduellement, les joies simples et pures de tous les jours disparaissaient.  Par la haine, la tristesse m'avait envahi tota-lement.  La haine avait étouffé en moi la tendresse.  Mon coeur s'était rempli d'amertume, et s'installèrent en moi la dureté et l'agressivité.

La haine s'emparait de toutes mes pensées.  Moi malgré tout, inlassablement, je continuais à la caresser, à la nourrir.  La haine m'enlaçait.  Étreinte étouffante... suffocante.  J'en ai gémi de douleur.  J'en ai pleuré.

J’ai continué à côtoyer la haine.  Elle m'aveuglait complète-ment. je ne pensais que par elle.  Toutes les nuits, je me retournais sans cesse dan mon lit.  Combien de fois m'a t-elle empêché de dormir!  Elle me réveillait, me séduisait et m’arrachait de longs soupirs.  J'essayais de me rendormir, mais en vain.  Elle me bouleversait tellement.  Elle déchirait tout mon être.

J'ai longtemps entretenu la haine dans mon coeur.  Ce fut une longue et pénible aventure.  Maintenant, je ne suis plus son esclave.  J'ai abandonné cette maîtresse séduisante mais cruelle Dorénavant, la haine ne me possédera plus car je l'ai définitivement remplacée par.. l'AMOUR.

André Bissonnette

André Bissonnette, De la Brume à la Lumière, Éd.Dauphin Blanc, p. 42

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font size=-2>8 novembre 2004  
font size=-2>Vol. 01 - No. 15
... devant la souffrance
On ne recherche pas délibérément la souffrance.  Mais nous y sommes confrontés un jour ou l'autre dans notre vie.  J'ai à maintes reprises expérimenté la souffrance. je l'ai côtoyée parfois très longtemps.  J'ai subi la souffrance jusqu'au jour où j'ai compris qu'il me fallait vivre ma souffrance.

Vivre sa souffrance, c'est en premier lieu la reconnaître et lui faire face, même si elle nous déchire.  Il faut admettre son impuissance devant elle et par la suite lâcher prise.

Provoque-t-on inconsciemment sa souffrance?  Ou vient-elle à nous sans raison? À mon sens, ces questions sont peu appropriées lorsque la souffrance est présente.  Mais se croire victime de la souffrance est une attitude égocentrique qui ne sert qu'à panser la profonde dignité de notre petit «moi».  Cette attitude ouvre toutes grandes les portes. donnant sur l'apitoiement et, peut-être plus tard, sur le ressentiment.

«Ce n'est pas juste», «je ne l'ai pas mérité», «Cela n'arrive qu'à moi»,... Voilà autant de lamentations qui nous rabais-sent au lieu de nous relever pour la poursuite de notre route.

Ironiquement, le combat se gagne par l'impuissance, par la reconnaissance de notre impuissance à tout contrôler, à tout orchestrer.  Lorsque les événements nous dépassent, rien ne sert d'analyser ou de disséquer la souffrance.  Il s'agit simple-ment de reconnaître que nous sommes impuissants devant elle.  De cette impuissance, jaillira éventuellement notre puis-sance.  Car la reconnaissance de notre impuissance nous per-met de lâcher prise, de taire notre orgueil et de remettre ce qui nous dépasse entre les mains de la Volonté Divine, com-me toutes les religions l'enseignent- Nous nous rallierons alors à la puissance de Dieu.

André Bissonnette

André Bissonnette, De la Brume à la Lumière, Éd.Dauphin Blanc, p. 53

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font size=-2>15 novembre 2004  
font size=-2>Vol. 01 - No. 16

Parfois, il peut m'arriver de critiquer. Je joue alors au metteur en scène qui essaie de tout contrôler. Prétextant tout connaître, il tente d'arranger le tout à sa façon. Aucun acteur ne parvient à l'émouvoir, chaque scène le laisse indifférent. Il recherche constamment l'envers du décor en tournant cette comédie de la vie en tragédie.

Critiqua

La critique, c'est le mouton noir qui vient paître dans les verts pâturages de ma sérénité.

La critique, c'est le dernier reliquat de ma frustration, de ma résignation ou de ma révolte.

La critique s'entoure constamment d'une horde indé-sirable de belligérants comme la jalousie, l'envie, l'intolé-rance, le ressentiment, tous chapeautés par la peur des-tructrice.

La critique est la petite bête noire qui pave la voie aux rumeurs, aux commérages, à la médisance et à la calom-nie.
Critiquer, c'est camoufler mes propres faiblesses au détriment de l'autre.

Pour la quiétude de mon esprit, je me libère de la critique. Je me limite à l'autocritique, n'ayant plus le temps déjuger l'attitude ou le comportement de l'autre.
 

André Bissonnette

André Bissonnette, Sur le chemin de la sérénité, Éd.La Plume d'Oie, p. 106

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font size=-2>22 novembre 2004  
font size=-2>Vol. 01 - No. 17
... ô temps!


 Ô temps! Tu n'existes pas réellement lorsque tu essaies de m'attirer vers demain, lorsque tu me propulses vers un ave-nir incertain, lorsque tu m'incites constamment à la hâte.

Ô temps! Tu n'existes pas réellement lorsque tu cherches à me basculer dans le passé, lorsque tu m'engouffres dans un hier effacé, lorsque tu m'invites à regretter et à gémir.

Mais, Ô temps! Tu existes réellement lorsque tu me permets de vibrer intensément à chaque heure de ce merveilleux quotidien. Tu es en moi, et je sais que je vis pleinement lorsque je savoure l'unique moment présent que tu m'offres perpétuellement.

Ô temps! C'est uniquement ici et maintenant que tu existes réellement, et divinement, chaque instant devient mon pro-pre temps.
 

André Bissonnette

André Bissonnette, De la Brume à la Lumière, Éd.Dauphin Blanc, p. 24
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font size=-2>29 novembre 2004  
font size=-2>Vol. 01 - No. 18
L’opinion de l’autre


J'évite d'ériger mon estime personnelle selon les critè-res préconisés par l'opinion de l'autre. L'autre s'insurge en s'accaparant toute la place. Ses paroles, toujours em-preintes de vérité, peuvent me plonger dans un mutisme instantané. Son comportement plein de désinvolture, d'idées opiniâtres, me terrasse à tous coups.

Je réalise alors ma faible estime personnelle. L'image négative de ma personne réapparaît. Une simple phrase, des mots prononcés impulsivement me propulsent instan-tanément dans une remise en question. Où est passée ma belle confiance en moi ?

L'autre ne détient pas l'ultime vérité. À chacun sa vie, à chacun son opinion et à chacun sa vérité. 

Pourquoi alors donner à l'autre autant d'emprise sur mon propre empire ? 

L'autre n'est pas responsable de mon bonheur. J'en suis l'unique artisan. Nulle parole, nulle opinion de l'autre n'ont d'emprise sur moi sans ma permission.

André Bissonnette

André Bissonnette, Sur le chemin de la sérénité, Éd.La Plume d'Oie, p. 148
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font size=-2>5 décembre 2004  
font size=-2>Vol. 01 - No. 19

 
... l'envie


J'essaie d'être moi-même, sans chercher à me comparer ou à imiter. Dans sa grande bonté, Dieu m'a donné une identité unique. Je me sens toujours un être privilégié lorsque je prends conscience de cette vérité. Si je perçois consciemment tout ce que Dieu m'accorde à chaque instant et en chaque lieu, j'évite toute comparaison. J'oublie mes défauts et mes manques en me consacrant à mes qualités et à mon abon-dance.

Dieu m'aime tel que je suis, alors je ne me dédouble plus. Je peux enfin être moi-même. L'autre est aussi un original com-me moi. Dieu ne fait pas de copies. Il m'arrive de souhaiter être à la place d'un autre. Je me demande alors si celui que j'envie tant ne m'envie pas lui aussi. Peut-être voudrait-il être à ma place, cet autre? Peut-être voit-il ma situation autrement que moi je la perçois? Peut-être ma situation est-elle finalement enviable?

L'être merveilleux que je suis doit se souvenir de son identi-té. Je suis d'essence divine, je n'ai rien à redouter. Dieu est mon créateur. Il ne peut donc y avoir d'erreur.
 

André Bissonnette

André Bissonnette, De la Brume à la Lumière, Éd.Dauphin Blanc, p. 55
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font size=-2>13 décembre 2004  
font size=-2>Vol. 01 - No. 20

 
L'En
Lenvie, c'est cette grande dominatrice qui ramène cons-tamment l'estime de soi à son plus bas niveau.
Lenvieux, cet égoïste, ne peut céder un pouce à la concurrence. Pourtant, cette saine rivalité permet parfois l'amélioration, le dépassement ou la découverte d'un po-tentiel insoupçonné .

Lenvie, c'est le précurseur du jugement, de la calom-nie, de la médisance et du repli sur soi.

Lenvie renvoie aux calendes grecques les secrètes aspi-rations qui séjournent au plus profond de mon cœur.

Lorsque j'envie, je renie mon grand potentiel, les im-menses talents reçus de cet Univers.

Pourquoi suis-je triste à la vue du bonheur de l'autre ? Le bonheur n'est-il pas à mes pieds chaque matin ?

La comparaison emprunte souvent la voie du mensonge. Je me base sur des données parfois erronées, sur des ren-seignements inexacts. Je ne connais pas tout sur l'autre qui est sujet de comparaison.

Sous la comparaison se dissimulent parfois quelques reliquats de justification et d'alibis pour quelques préten-dus échecs.
Je deviens con en me comparant. Je n'ai aucune rai-son de me comparer... « Con pas raison » !

Lenvie m'éblouit, je me méfie, je ne me laisse pas aveugler par le faux lustre. Je me souviens dès son appari-tion de mes origines divines. Mes craintes s'évanouissent dès lors. Dieu a vu juste en répartissant de façon équili-brée l'abondance des talents. À moi d'ajuster ma propre mire
 

André Bissonnette

André Bissonnette, Sur le chemin de la sérénité, Éd.La Plume d'Oie, p. 103
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font size=-2>20 décembre 2004  
font size=-2>Vol. 01 - No. 21
 

Le potentiel


Je me souviens d'où j'émane. De souche divine, j'ai donc hérité d'un très grand potentiel dont je sous-estime parfois la valeur, d'où l'importance d'en découvrir toutes les facettes. Je fais fructifier ces ressources divines. Je laisse place à la créativité sans me soucier du résultat fi-nal. L'œuvre doit me suffire puisqu'elle demeure unique. Chaque artisan peint un tableau original. Dieu n'a-t-il pas légué à chacun un potentiel unique ?

En ignorant mes talents ou en évitant de les dévelop-per, je renie la grandeur et la valeur de l'héritage divin.

J'établis donc la nomenclature de mes qualités et de mes forces. Plus j'ai confiance en moi, plus cette liste s'étire au détriment de mes faiblesses et de mes limites. J'évite alors les comparaisons avec l'autre. Je réalise que l'autre n'est pas plus ni moins que moi. Devant Dieu, ne sommes-nous pas tous égaux, peu importe la race, la cou-leur, la classe sociale, la fortune ? Je sais que je suis son plus grand miracle du monde, comme l'écrit Og Mandino. Je m'accepte donc tel que je suis avec mes forces et mes limites.
 

André Bissonnette

André Bissonnette, Sur le chemin de la sérénité, Éd.La Plume d'Oie, p. 149
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27 décembre 2004  
Vol. 01 - No. 22


...le partage

J'apprends à partager avec les autres, ce que je suis, ce que je vis, ce que je ressens. J'offre mes vibrations, mes émotions ainsi que mes biens lorsque c'est possible.

Puisque je suis un être unique, je peux apporter une particu-larité à cette vie, à mon entourage, à mon travail. J'ai à découvrir mes qualités, à développer mon potentiel et à offrir en partage mon authenticité à l'univers.

J'ai appris durement à l'école de la vie. Les expériences que j'ai vécues peuvent apporter réconfort à d'autres qui suivent un cheminement semblable au mien. Je peux leur épargner des détours inutiles. Alors pourquoi ne pas partager mes expériences ?

Aujourd'hui, je vis d'une façon plus équilibrée. J'arrive même à connaître des instants de sérénité. D'autres aime-raient sans doute y parvenir aussi. Des gens autour de moi profiteraient sûrement de mon bien-être intérieur. Cela aussi je peux le partager.

J'ai une facilité à motiver ceux que je côtoie. Je suis habile à redonner l'espoir. Voilà encore des occasions de partager. Si matériellement je me sens bien nanti, je peux peut-être songer aux plus démunis, partager sans être sollicité, selon mes ressources.

La vie nous offre de nombreuses occasions de partager. Et j'ai découvert dans le partage un enrichissement exception-nel.
 

André Bissonnette

André Bissonnette, De la Brume à la Lumière, Éd.Dauphin Blanc, p. 84

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