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2005 - Vol. 02

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1er janvier 2005  
Vol. 02 - No. 01

...le partage

J'apprends à partager avec les autres, ce que je suis, ce que je vis, ce que je ressens. J'offre mes vibrations, mes émotions ainsi que mes biens lorsque c'est possible.

Puisque je suis un être unique, je peux apporter une particu-larité à cette vie, à mon entourage, à mon travail. J'ai à découvrir mes qualités, à développer mon potentiel et à offrir en partage mon authenticité à l'univers.

J'ai appris durement à l'école de la vie. Les expériences que j'ai vécues peuvent apporter réconfort à d'autres qui suivent un cheminement semblable au mien. Je peux leur épargner des détours inutiles. Alors pourquoi ne pas partager mes expériences ?

Aujourd'hui, je vis d'une façon plus équilibrée. J'arrive même à connaître des instants de sérénité. D'autres aime-raient sans doute y parvenir aussi. Des gens autour de moi profiteraient sûrement de mon bien-être intérieur. Cela aussi je peux le partager.

J'ai une facilité à motiver ceux que je côtoie. Je suis habile à redonner l'espoir. Voilà encore des occasions de partager. Si matériellement je me sens bien nanti, je peux peut-être songer aux plus démunis, partager sans être sollicité, selon mes ressources.

La vie nous offre de nombreuses occasions de partager. Et j'ai découvert dans le partage un enrichissement exception-nel.
 

André Bissonnette

André Bissonnette, De la Brume à la Lumière, Éd.Dauphin Blanc, p. 84

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7 janvier 2005  
Vol. 02 - No. 02
... le décor


Lorsque je suis incapable de vivre l'instant présent, j'ai l'im-pression de perdre la raison. 

Vivre deux ou trois jours à la fois, faire plusieurs choses à la fois, cela m'apparaît au-jourd'hui totalement insensé. 

J'échappe tout si je laisse les événements ou les gens me transporter dans les regrets ou dans le passé, ne serait-ce que quelques heures. 
La peur et le désespoir m'envahissent. 

J'ai compris que dès que je ne vis plus dans le moment présent, le contact avec Dieu s'em-brouille, ou pire, il se brise. Dans de tels instants, je prends conscience que je ne suis pas encore rendu à la rivière que j'appréhende, qu'il n'y a pas encore de pont à l'horizon. 

Et je reviens alors au décor du moment présent.
 
 

André Bissonnette

André Bissonnette, De la Brume à la Lumière, Éd.Dauphin Blanc, p. 22

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14 janvier 2005  
Vol. 02 - No. 03

  

... le courage


Le courage, c'est être capable de tourner la page, de repartir à zéro lorsqu'un jour on perd ce que l'on croyait acquis. Le courage, c'est poursuivre, malgré la perte.

Chaque jour, le dépendant qui vit ses premiers moments d'abstinence, a le courage de toujours recommencer. Un jour à la fois, dit-on. Moi, je dis qu'il faut même avoir le courage de vivre une heure à la fois bien souvent. Ne plus dépendre de l'alcool, de la drogue, du jeu, des pilules ni d'autrui, mais négocier avec courage constamment, afin de s'en sortir défi-nitivement.

Le courage, c'est se lever même si, au fond du cœur, tout nous incite à demeurer couché. C'est affronter ces journées où la noirceur intérieure cache le soleil.

Le courage, c'est croire comme mon ami Julien, que l'on peut s'en sortir malgré le cancer qui nous condamne. C'est rester serein comme Roger lors du suicide de sa fille. C'est rire, et même forcer le rire jusqu'au dernier instant.

Le courage, c'est espérer au-delà des abandons. C'est médi-ter et prier. C'est persister à croire que bientôt on sera entou-ré, malgré la solitude qui nous pèse présentement.

Le courage, c'est affronter chaque événement en ne regar-dant ni en arrière, ni en avant, c'est avoir la certitude de toujours trouver une issue. C'est poursuivre notre action dans le monde et croire malgré tout qu'il est beau et fonda-mentalement bon.
 

André Bissonnette

André Bissonnette, De la Brume à la Lumière, Éd.Dauphin Blanc, p. 97
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21 janvier 2005  
Vol. 02 - No. 04

  

La Peur


Je m'immunise constamment contre ce poison qui s'at-taque de façon corrosive et abusive à mon moment pré-sent. La peur sous toutes ses formes, avec ses énormes tentacules qui s'ouvrent et se referment, me paralyse.

Le mental joue encore son rôle de premier plan. Il s'amuse à déformer la vérité, la réalité en puisant dans mon passé; il alimente alors mes peurs en se servant d'ex-périences douloureuses, imaginaires ou réelles. L'appréhension, la panique, la crainte établissent leurs quartiers généraux dans ma forteresse du moment présent.

L'angoisse m'étreint, elle me fait revivre les mêmes scènes déchirantes du passé et m'empêche d'agir, de passer à l'action dans l'immédiat.
L'anxiété me paralyse, elle annihile toute source d'énergie. Elle me propulse vers cet avenir inquiétant. L'inquiétude alors me ronge, érode ma participation bienfaisante à la vie quotidienne.
 

André Bissonnette

André Bissonnette, Sur le chemin de la sérénité, Éd.La Plume d'Oie, p. 23
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28 janvier 2005  
Vol. 02 - No. 05

 
... la joie


Où est la joie? Elle est en moi, tout simplement. Et plus que jamais, c'est dans les moments difficiles que je dois la culti-ver. Ça demande des efforts; même dans l'adversité, je dois savoir être heureux. Sinon, les circonstances de la vie me contrôleront. Il devient nécessaire d'apprendre à découvrir les joies simples et gratuites de ce monde étonnant.

Être joyeux pour les milliers d'étoiles, pour le chaud soleil ou la pluie bienfaitrice; être joyeux pour le chant de l'oiseau, l'affection d'un chien ou le jeu d'un chaton; être joyeux pour le ruisseau, la rivière, la mer; être joyeux pour la belle nature qui m'entoure; être joyeux de l'instant présent, de l'amour de mes semblables; être joyeux pour les bras ouverts ou la main tendue; être joyeux pour tout et pour rien!

Le monde peut me sembler hostile. On en parle souvent comme d'une jungle dans laquelle il faut survivre. Mais c'est dans ce monde que je vis, et c'est dans ce monde que je dois trouver la joie de vivre.
 

André Bissonnette

André Bissonnette, De la Brume à la Lumière, Éd.Dauphin Blanc, p. 99

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4 février 2005  
Vol. 02 - No. 06

... la course à l'avenir


La course à l'avenir porte un nom: la hâte.

Nous avons toujours hâte de quelque chose ou de quelque événement.

Hâte de grandir, hâte de finir ses études, hâte de travailler, hâte d'être en amour, hâte d'acquérir des biens matériels, hâte de se marier puis hâte de divorcer, hâte que les enfants grandissent, hâte aux prochaines vacances, hâte d'être promu, hâte à la retraite.

Bien souvent, lorsque l'on réalise ou atteint l'objet de notre hâte, on y découvre un regret: on était mieux dans l'enfance, l'école était le bon temps, le célibat était précieux, etc.

Ces regrets nous démontrent que nous n'avons pas su vivre à plein chacun de ces instants passés, car nous étions occupés à vivre dans le futur.

Il est navrant de constater à quel point nous ne savons plus conjuguer la vie au présent.
 

André Bissonnette

André Bissonnette, De la Brume à la Lumière, Éd.Dauphin Blanc
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11 février 2005  
Vol. 02 - No. 07

.... apprendre de la souffrance


Je me suis souvent demandé pourquoi l'être humain souffre-t-il aussi souvent. J'ai longtemps cherché un sens à la souf-france.

Puis un jour, j'ai découvert qu'en acceptant ma souf-france, qu'en en prenant conscience sans la fuir, je pouvais alors cheminer et grandir.

Et j'ai par la suite appris de ma souffrance. J'ai tout d'abord appris à me libérer des liens de dépendance.

J'ai aussi appris à ne plus juger ni ne condam-ner les autres, à ne plus me comparer à eux, à ne plus désirer tout ce qui semblait me manquer. J'ai appris à mieux com-prendre les autres, la vie et ma propre existence. Les larmes versées, la tristesse vécue, l'angoisse ressentie me permettent maintenant d'accueillir la souffrance, les événements et les gens sans imposer mes propres couleurs.

Aujourd'hui je sais que d'intenses souffrances ouvrent le cœur à un plus grand amour. La souffrance n'est pas le chemin le plus facile, mais elle pave la voie d'une plus grande compréhension de soi, des autres et de la vie entière.
 

André Bissonnette

André Bissonnette, De la Brume à la Lumière, Éd.Dauphin Blanc
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18 février 2005  
Vol. 02 No. 08

£'amitié : une  richesse


L'amitié, l'auréole de l'amour, brille de tous ses faisceaux par la confiance, la discrétion, l'écoute, la loyauté, l'authenticité.

moi

L'amitié, c'est l'abondance qui foisonne près de ..„. dans les périodes de sécheresse et de pauvreté ou dans les phases d'allégresse et de denrées.

Je n'ai pas à me méfier de mon ami. En pleine noirceur, je peux avoir une confiance aveugle en lui, il n'y a jamais de tâtonnements.
Les conseils qu'il me prodigue sont toujours bénéfiques, dénués d'opportunisme ou d'égocentrisme. Son but n'est pas de s'approprier mais de partager.

Avec l'ami, jamais d'inquisition. Mon ami ne me questionne pas, il ne cherche point à découvrir quelque anguille sous roche.
En tout temps, l'ami peut venir chez moi, s'installer bien à son aise. Les portes ne lui sont jamais verrouillées. Je ne crains pas qu'il accapare toute la place. La confiance, c'est la clé de la véritable liberté mutuelle, c'est la pierre angulaire de l'authentique amitié.
 

André Bissonnette

André Bissonnette, Sur le chemin de la sérénité, Éd.La Plume d'Oie, p. 73
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25 février 2005  
Vol. 02 No. 09

Dès que l'apitoiement surgit, je deviens inapte à recevoir les présents du quotidien. Cet autre envahisseur de mon moment présent s'approprie toutes mes pensées. Il me fait même croire que je suis la plus misérable des créatures. Il m'énumère l'interminable liste d'objets ou de circonstances qui manquent à mon bien-être intérieur.

Il adore amplifier, dramatiser les situations. Ce grand manipulateur se joue de moi, en allant jusqu'à prétendre que la vie est injuste à mon égard. Pour donner plus de ton à ses affirmations, il m'invite à participer au jeu des comparaisons.

Je me méfie toujours de ce grand tricheur qui dissimule constamment les atouts de mon abondance dans son jeu. J'éloigne ce grand ennemi de mon bonheur quotidien en cultivant l'habitude de découvrir l'abondance qui m'entoure sans cesse.
 

André Bissonnette

André Bissonnette, Sur le chemin de la sérénité, Éd.La Plume d'Oie, p. 28
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4 mars 2005  
Vol. 02 No. 10

La peur

Très souvent, la peur utilise un tas de subterfuges. Elle se camoufle sous des déguisements tels que l'apitoiement, le perfectionnisme, la temporisation et la dépendance af-fective, créant ainsi un état d'inertie paralysante.Passer à l'action devient donc prioritaire. Je vérifie ce que je peux faire maintenant pour atténuer ces craintes qui érodent ma force énergétique. Puis-je poser mainte-nant des gestes significatifs pour trouver une solution à cette situation angoissante ?

Je me rappelle que l'indécision doublée de la temporisation amplifie parfois des craintes injustifiées. Je confronte mes peurs... et je les affronte. Le courage, ce n'est pas l'ignorance ou la fuite de ma peur, mais la reconnaissance et le face-à-face.

Je me remémore aussi que, maintes fois, mes peurs antérieures n'étaient pas justifiées. Que de fantômes chimériques se sont évanouis dans la nuit des temps
 

André Bissonnette

André Bissonnette, Sur le chemin de la sérénité, Éd.La Plume d'Oie, p. 21
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11 mars 2005  
Vol. 02 No. 11

...SOUCI

Souci,si je t'accorde la moindre place, voilà que tu fais la fête en moi, invitant tes amis indésirables: l'angoisse, l'anxiété et la tristesse. Tu t'installes confortablement dès les premières lueurs du jour, et tu étires ton séjour jusqu'à tard dans la nuit, volant mon sommeil, ruinant mon repos.

Tu me renvoies à hier, pour ensuite me propulser vers un futur dont je ne sais vraiment rien. Le moment présent est ton inquiétude car dans le présent, tu n'es rien, tu n'existes pas.

Souci, tu joues un grand rôle, tu es tout un acteur. Avec démesure, tu grossis les événements, tu les déformes à ta manière, voulant me faire croire à ta réalité.

Si je te laissais faire ton cinéma, tu détruirais mon bonheur, tu emprisonnerais ma paix. Mais aujourd'hui je sais com-ment te déjouer. J'ai appris à te démasquer et à te sortir de moi. Je n'ai qu'à vivre ici et maintenant, dans la pleine con-fiance en Dieu, et tu n'as plus aucune emprise sur ma vie.
 

André Bissonnette

André Bissonnette, De la Brume à la Lumière, Éd.Dauphin Blanc, p. 30
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18 mars 2005  
Vol. 02 No. 12

 
Simplifier
Former
Être
Proposer
Durer
Juger
Informer
S'impliquer
Analyser
S'occuper
Atteindre
Pleurer
Œuvre
Transparence
Illusion
sans
sans
sans
sans
sans
sans
sans
sans
sans
sans
sans
sans
sans
sans
sans
amplifier
performer
parêtre (paraître)
imposer
perdurer
préjuger
déformer
compliquer 
paralyser 
sepréoccuper 
s'astreindre
pleurnicher 
chef-d'œuvre 
apparence 
allusion

André Bissonnette

André Bissonnette, Sur le chemin de la sérénité, Éd.La Plume d'Oie, p. 128
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25 mars 2005  
Vol.02 No. 13
 

... prisonnier de la haine


Nous nous croyons libres, mais nous sommes souvent en-chaînés. Nous pourrions goûter la vraie liberté pourtant, si nous voulions bien nous débarrasser de nos lourdes chaînes. Hélas ! Nous sommes prisonniers de la haine.

Nous pouvons toujours choisir entre l'amour et la haine, entre le pardon et le ressentiment. Pourtant, nous semblons souvent prendre plaisir à haïr. Au fond, c'est soi-même que l'on déteste éperdument. Croit-on proclamer sa véritable identité en se laissant continuellement envahir par la haine? Cela ne démontre pourtant que notre inaptitude à aimer.

On semble oublier que pour aimer, il faut d'abord commen-cer par s'aimer, et se laisser aimer sans aucune restriction, se laisser apprivoiser par l'amour. Si on ne s'aime pas, com-ment croit-on être en mesure d'aimer quelqu'un, ou même quelque chose ?

Se décidera-t-on un jour à se pardonner, à se trouver au fond du coeur quelques qualités louables? Si Dieu lui-même nous pardonne un passé que l'on juge souvent négatif, pourquoi alors ne pas se décider à tout recommencer? Un jour, nous comprendrons que malgré ce que l'on pense de soi-même, Dieu nous aime comme nous sommes. Qui que nous soyons, nous sommes créés à sa ressemblance. N'est-il pas juste de s'aimer et d'apprécier nos qualités?

Essayons de bâtir au lieu de démolir. Choisissons de nous aimer, nous sommes aussi grands que n'importe quel roi! Dieu nous a façonné pour aimer, non pour haïr. N'oublions pas que nous sommes d'essence divine.

S'il devient trop ardu de s'aimer, de se pardonner, alors laissons agir le Père en nous. Laissons l'énergie du Christ nous diriger vers le pardon et l'amour. Le seul véritable péché, c'est de ne pas s'aimer et de ne pas aimer.
 

André Bissonnette

André Bissonnette, De la Brume à la Lumière, Éd.Dauphin Blanc, p. 43

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1er avril 2005  
Vol.02 No. 14

 
Ont? elles servi?


Si je prends quelques instants pour me rappeler mes inquiétudes des derniers jours, je m'aperçois qu'elles ne m'ont servi à rien. Elles n'ont créé en moi que la peur, l'angoisse, l'anxiété. Elles m'ont fait oublier de vivre au présent. Elles m'ont paralysé, empêché de dormir même. Et durant toutes ces nuits ou ces heures sans sommeil où je jonglais avec les inquiétudes, qu'ai?je réglé? Rien. Absolument rien!


Avec le recul, je réalise que les événements ne se sont pas déroulés comme je le prévoyais, que les dénouements que j'appréhendais ne se sont jamais présentés. Finalement, mes inquiétudes n'étaient pas fondées. Mon inquiétude a?t?elle changé quelque chose?


Je dois poursuivre ma route sans m'inquiéter, et éviter de me faire du souci pour tout et rien. Le soleil se lèvera tous les matins que je connaîtrai. Pourquoi le cacher derrière les nuages du souci? Dieu est là en moi. Trop occupé à mes tracasseries, je perds parfois l'essentiel, et je ne réalise pas tout le potentiel d'enfant divin que je possède. Que ces mots soient à jamais gravés dans mon coeur: "TU AS DU PRIX A MES YEUX ET JE T'AIME".
 

André Bissonnette

André Bissonnette, De la Brume à la Lumière, Éd.Dauphin Blanc, p. 33

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8 avril 2005  
Vol.02 No. 15

 

L'inquiétude


L'inquiétude est une ennemie dévastatrice. Elle nous ronge, nous empêche d'oeuvrer à notre véritable mission. Elle nous paralyse. Elle nous envahit et nous déconcentre. Elle nous impose une charge toujours plus lourde que nous portons sur nos épaules. Lorsque cette charge devient insupportable, nous plions, nous courbons et finalement nous craquons. Qui ne serait pas épuisé?

Devant l'inquiétude, je me tourne vers la puissance qui m'habite, cette puissance qui peut tout et ne demande qu'à m'aider. «TU AS DU PRIX A MES YEUX, TU AS DE LA VALEUR ET JE T'AIME». Ces paroles me redonnent confiance en la puissance qui se tient en moi depuis toujours. Je réapprends à l'utiliser, à la faire fructifier pour mon bien et celui de mes semblables.

Cependant, je dois être patient. Tout ne me sera pas donné à l'instant même. Je dois m'accorder du temps. Dieu n'a pas d'horaire à respecter. Hors de mon univers corporel, le temps n'est rien. Un éternel présent règne.

André Bissonnette

André Bissonnette, De la Brume à la Lumière, Éd.Dauphin Blanc p.32
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15 avril 2005  
Vol.02 No. 16

La manne quotidienne

Dieu donne la manne quotidienne à tous et chacun.
Jamais il ne donne le pain du lendemain.
Il me nourrit chaque jour de son pain quotidien.
Le pain d'hier, en ai-je profité?
Ce qu'il en reste est aujourd'hui rassi, et celui de demain n'est pas encore à ma portée.
Je n'ai plus qu'à mordre dans le pain d'aujourd'hui sans être inquiet.
Il y en aura un autre, demain.

André Bissonnette

André Bissonnette, De la Brume à la Lumière, Éd.Dauphin Blanc p.32
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22 avril 2005  
Vol.02 No. 17


L'humour


J'apprend à apprêter l'humour à toutes les sauces de la salade humaine. Il peut arriver que la vie m'en passe des sucrées...

Tout comme la nature, la vie connaît des cycles imprévus. La vie peut se déchaîner : sans avertissement, le tonnerre gronde, l'orage éclate, parfois l'ouragan et la tornade peuvent terrasser. Peu importe son impétuosité, la tempête laisse toujours place à l'accalmie.

Je ne laisse pas la vie me prendre au sérieux. J'ose changer la tragédie en comédie. Je me moque de moi, je badigeonne d'humour ces situations qui auparavant m'apparaissaient dramatiques. L'humour, le baromètre de l'humeur
 

André Bissonnette

André Bissonnette, Sur le chemin de la sérénité, Éd.La Plume d'Oie, p. 22
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29 avril 2005  
Vol.02 No. 18


Échapper au ressentiment


Lorsqu'il m'arrive de vivre un profond ressentiment envers une personne, j'essaie de prier pour celle-ci. A certains, cela peut paraître insensé. 
Mais la prière fait son chemin. Elle m'apporte une plus grande paix intérieure. Elle m'aide à retrouver le calme grugé par le ressentiment. Mais ce dernier est parfois tenace. La prière ne suffit pas toujours à le dissiper. Il me faut parfois m'en remettre au monde divin. Je dépose alors entre les mains de Dieu la situation qui me dérange, et j'essaie de faire preuve de compréhension vis-àvis la personne envers qui je vis du ressentiment. Je réalise qu'elle est humaine, comme moi. Je m'efforce de comprendre son point de vue.

Il est humainement impossible d'aimer tous les gens que je croise ou avec qui j'ai des relations. Mais je peux les respecter et les accepter comme ils sont. Ainsi, je préserve un bien précieux: la tranquillité de l'esprit.

André Bissonnette

André Bissonnette, De la Brume à la Lumière, Éd.Dauphin Blanc p.41
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6 mai 2005  
Vol.02 No. 19

Mon frère a pleuré


À la fin d'une réunion, il y a quelques années, un homme s'approcha de moi avec un désir évident de causer, d'échanger quelques mots. Il me semblait hésitant. Il n'est pas toujours facile de se confier, de parler de soi. Il parvint à me raconter son histoire et sa large part de difficultés.

Soudainement, j'ai vu sur son visage perturbé quelques larmes couler. Oui, j'ai vu cet homme, mon frère, pleurer. Et alors qu'il pleurait, c'est Dieu que je rencontrais. A travers ses larmes, je voyais le Christ au mont des Oliviers, lui aussi en souffrance intérieure. L'homme se libérait par les pleurs, et moi je découvrais la présence divine dans sa douleur.

Ses larmes ont coulé, comme averse en été, puis se sont asséchées. Et je revoyais le Christ calmer les eaux et le vent sur le Lac de Gaulée.

J'ai vu par la misère de ce frère souffrant dans son coeur, la main tendue de Dieu, toujours prête à accueillir et à guider. Au-delà des larmes, l'amour m'est apparu plus fort que tout.

À la fin d'une réunion, j'ai vu un homme, mon frère, pleurer. Je l'ai écouté, je l'ai réconforté, je l'ai encouragé. Et à travers ses larmes qui ont coulé, je crois avoir un peu plus aimé Dieu.

André Bissonnette

André Bissonnette, De la Brume à la Lumière, Éd.Dauphin Blanc p.25
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13 mai 2005  
Vol.02 No. 20


Boomerang


Aimer tous les gens que je croise représente parfois un idéal surhumain. C'est pourquoi j'essaie de ne pas me laisser perturber par l'attitude d'autrui.

Lorsque je montre les griffes, je m'expose à de profondes écorchures. Si je hais et si je donne libre cours au ressentiment, je laisse alors l'autre me dérober le trésor si précieux de ma sérénité. Je deviens alors mon propre ennemi, je me laisse déranger et l'autre s'approprie toute la place.

Ouragan impétueux, cyclone dévastateur, boomerang sournois, ressentiment, tu peux tout détruire sur ton passage. Ressentiment, ressac, ressentiment, ressort, rebond, répercussion, retour... ressentir la vengeance au plus profond de mes entrailles. Chaque fois je m'immole, victime de ma propre illusion.
 

André Bissonnette

André Bissonnette, Sur le chemin de la sérénité, Éd.La Plume d'Oie, p. 136
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20 mai 2005  
Vol.02 No. 21


La souffrance de l'autre


La souffrance ne se mesure guère. Celui qui a connu la souffrance n'évalue jamais le poids de la souffrance de l'autre. Quelqu'un souffre, n'est-ce pas déjà un poids de trop dans la vie?

Devant la souffrance de l'autre, il me faut être présent et à l'écoute. Mais parfois, la souffrance me révolte. Je découvre des êtres si souffrants qu'ils songent à se détruire, à anéantir leur bien le plus précieux: la vie!

Il est vrai que la souffrance ne se mesure pas. Et pourtant, elle est lourde, si lourde à porter et à vivre. Simplement en accueillant sa souffrance, je procure à l'autre une sensation de légèreté et un soulagement salutaire. Si je peux l'aider à porter un peu sa souffrance, je le ferai. Mais prudence! Le poids de cette souffrance lui appartient avant tout.

André Bissonnette

André Bissonnette, De la Brume à la Lumière, Éd.Dauphin Blanc p.54
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27 mai 2005  
Vol.02 No. 22


Peur


Le mental menteur adore puiser dans mon passé pour me faire revivre des scènes douloureuses, traumatisantes, réelles ou imaginaires. Préambule de peurs indescriptibles I

Parfois ce mental menteur invite l'autre traquenard, demain, à alimenter mes peurs.
 

De son côté, l'effet rappel à aujourd'hui, à l'instant

présent traque la peur angoissante du passé et la crainte anxieuse de l'avenir.

J'explore les différentes facettes de mes peurs. Peutêtre le temps est-il maintenant propice à l'action?

Lindécision et la temporisation retardent parfois la disparition des peurs.

Je puise dans mes vastes ressources intérieures pour pallier la situation. Le courage refait surface, j'affronte mes peurs dans toute leur splendeur.

La foi agissante se veut toujours efficace. En remettant mon sort à la Puissance qui m'habite, je redeviens puissant. Quel paradoxe apaisant!

Labandon sans peur à l'Être Supérieur anéantit les effets désastreux de la peur
 

André Bissonnette

André Bissonnette, Sur le chemin de la sérénité, Éd.La Plume d'Oie, p. 125
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3 juin 2005  
Vol.02 No. 23


Ma seule certitude


Ne cherchons pas d'explications à la souffrance, que ce soit la nôtre ou celle des autres. Elle nous dépasse, à chaque fois. Mais heureusement, elle passe également à chaque fois. Invariablement, elle cède sa place à la joie et à la paix. Voilà la seule certitude que je peux transmettre à celui qui souffre.

André Bissonnette

André Bissonnette, De la Brume à la Lumière, Éd.Dauphin Blanc p.54
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10 juin 2005  
Vol.02 No. 24

La présence de Dieu

  Que ce soit à la renaissance du printemps, dans l'exubérance de l'été, dans les riches coloris de l'automne ou dans la féerie de l'hiver,

Que ce soit dans l'éclatement des bourgeons, dans la feuille que je palpe, dans le parfum de la fleur, dans la moisson de la terre ou dans un flocon de neige,

Que ce soit dans la paix de la nuit, dans la chaleur du jour, dans le vent qui me caresse ou dans la tempête qui sévit,

Que ce soit en contemplant l'infini, en m'étonnant de l'immensité, en vibrant de l'amour ou en m'instruisant de la vie,

Partout, en tout temps, je ressens la présence de Dieu. Face à la vie et à l'univers, je constate sans cesse que Dieu existe.
 

André Bissonnette

André Bissonnette, De la Brume à la Lumière, Éd.Dauphin Blanc p.66
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17 juin 2005  
Vol.02 No. 25


£'action


Très souvent, la peur utilise un tas de subterfuges. Elle se camoufle sous des déguisements tels que l'apitoiement, le perfectionnisme, la temporisation et la dépendance affective, créant ainsi un état d'inertie paralysante.

Passer à l'action devient donc prioritaire. Je vérifie ce que je peux faire maintenant pour atténuer ces craintes qui érodent ma force énergétique. Puis-je poser maintenant des gestes significatifs pour trouver une solution à cette situation angoissante

Je me rappelle que l'indécision doublée de la temporisation amplifie parfois des craintes injustifiées. Je confronte mes peurs... et je les affronte. Le courage, ce n'est pas l'ignorance ou la fuite de ma peur, mais la reconnaissance et le face-à-face.

Je me remémore aussi que, maintes fois, mes peurs antérieures n'étaient pas justifiées. Que de fantômes chimériques se sont évanouis dans la nuit des temps

André Bissonnette

André Bissonnette, Sur le chemin de la sérénité, Éd.La Plume d'Oie, p. 121
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24 juin 2005  
Vol.02 No. 26

Privilège


L'amitié véritable est une richesse inestimable. C'est un arcen-ciel dans un ciel d'orage. L'ami est celui qui se réjouira de ton bonheur dans les jours d'allégresse; celui qui se tiendra à tes côtés avec compassion et courage malgré les fortes bourrasques des épreuves; celui qui saura t'écouter sans te juger, t'éclairer sans t'éblouir.

L'ami est encore celui qui te témoignera sa confiance inébranlable dans la détresse des échecs, alors que la perte, l'éloignement et la solitude seront sous ton toit.
Écoute cet ami car Dieu parle très souvent par lui. Tu ne peux être seul avec un tel ami.

André Bissonnette

André Bissonnette, De la Brume à la Lumière, Éd.Dauphin Blanc p.83
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1er juillet 2005  
Vol.02 No. 27


Ce hier...passé


Je me méfie constamment de ce hier si sournois qui tente désespérément de négocier avec mon aujourd'hui. Même si on m'offrait tout l'or du monde, je ne pourrais me permettre de transiger avec ce marchand de bonheur illusoire.

Aussi dois-je demeurer aux aguets. Ce fantôme d'hier peut encore venir me hanter à l'improviste. J'évite les principales embûches que me tend ce hier passé, envahisseur si déroutant dans le sentier de mon quotidien, au tournant de chaque moment présent.
 

André Bissonnette

André Bissonnette, Sur le chemin de la sérénité, Éd.La Plume d'Oie, p. 22
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8 juillet 2005  
Vol.02 No. 28


Le calme


Le calme du soleil qui parcourt le ciel, sans hâte, presque nonchalamment, en réchauffant et en caressant de sa lumière...

Le calme de la pluie qui semble ajuster sa cadence afin de ne pas s'épuiser...

Le calme de la mer qui se perd à l'horizon, se blottit contre le rivage, baisse et remonte dans un rythme parfaitement synchronisé...

La nature m'invite sans cesse à bannir de ma vie l'agitation et l'énervement. J'apprends à apprivoiser le calme, à m'en nourrir et à l'entretenir.

André Bissonnette

André Bissonnette, De la Brume à la Lumière, Éd.Dauphin Blanc p.42
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15 juillet 2005  
Vol.02 No. 29


Le temps de sourire


Lorsque dans la vie, j'ai connu des séquences heureuses, exemptes d'épreuves, le rire venait spontanément, le sourire s'affichait facilement.

Mais quand surgirent les grandes tempêtes de la vie, sourire devint souvent un tour de force. Dans ces instants troubles, il m'a d'abord fallu afficher un sang-froid. Il s'agissait de devenir acteur, de jouer un rôle afin de parvenir à changer le décor et la scène.

Les autres ne sont nullement tenus de subir ma souffrance. Il me faut donc essayer de sourire malgré les situations. Rien ne sert de marcher la tête basse, de se complaire dans l'apitoiement. Il importe avant tout de se redresser et de sourire, même si la douleur persiste en dedans.

Même face à l'adversité, un sourire désarmera l'hostilité. J'emploie donc toujours mon meilleur atout pour vaincre: mon sourire! Le sourire adoucit aussi le destin qui peut me sembler parfois un peu cruel. La vie vacille entre les hauts et les bas. Les lourds nuages passeront bien un jour. Un sourire, et c'est déjà l'éclaircie.

Le sourire offre aussi chaleur et tendresse à ces frères et soeurs qui vivent aussi des moments de tristesse et de désarroi. Un sourire sera peut-être ce qui les motivera à poursuivre!
Prendre le temps de sourire. Bientôt, cette habitude rejoindra tous ceux et celles que je côtoie. Et puis, à notre époque où la tristesse a envahi presque tous les visages, sourire n'est-il pas un excellent moyen de ne plus passer incognito?

André Bissonnette

André Bissonnette, De la Brume à la Lumière, Éd.Dauphin Blanc
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22 juillet 2005  
Vol.02 No. 30


L'important d'abord


Avant toute chose, au début du jour, j'établis le contact avec ma puissance, source intarissable d'énergie. Je lui demande de me donner le courage d'affronter les impondérables du quotidien.

L'important d'abord, éluder les affres de la dépendance. Ne plus dépendre de la substance, d'autrui, de ses jugements, des événements. Je me méfie de l'obsession, de la compulsion. J'accorde une importance capitale à mon rétablissement.

M'accepter tel que je suis en prenant conscience de mes limites, de mes faiblesses, de mon potentiel divin et de mes forces. En m'aimant aussi, je permets à l'amour de se propager autour de moi sans restriction.

L'important d'abord, conserver ma santé spirituelle, mentale et physique. Pour sauvegarder ma paix d'esprit, l'intérieur doit primer sur l'extérieur. J'accorde de l'importance à ma condition physique, qui garantit la qualité de ma pensée.

L'important d'abord, tout ce qui contribue à assurer ma paix intérieure, assise de mon équilibre mental et spirituel.
 

André Bissonnette

André Bissonnette, Sur le chemin de la sérénité, Éd.La Plume d'Oie, p. 85
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5 août 2005  
Vol.02 No. 31


amitié


L'amitié véritable ne laisse aucune place à la tergiversation, encore moins à la méfiance. J'accorde donc une confiance sans ambages à l'ami.

Je n'ai pas à craindre l'échange de confidences avec l'ami. La médisance ne vient jamais ternir le lustre de l'amitié. L'ami discret préfère se désaltérer de partage plutôt que de commérage.

Lécoute revêt toute son importance dans l'amitié. Se mettre au diapason de l'autre, c'est écouter la réjouissance et parfois aussi la tristesse, la souffrance. Lécoute de l'autre sans interférence, voilà toute une différence.

Peu importe la vélocité des vents, l'ami loyal ne songe jamais à m'abandonner. Au contraire, il s'agrippe avec moi de toutes ses forces à l'espoir.

Authentique, pur, translucide, l'ami ne craint pas d'étaler mes petites faiblesses pour ensuite faire ressortir mes grandes forces.
 

André Bissonnette

André Bissonnette, Sur le chemin de la sérénité, Éd.La Plume d'Oie, p. 77
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12 août 2005  
Vol.02 No. 32


Se brancher
J'apprends à ne pas prendre la vie trop au sérieux, même si certains jours semblent affreux. Je dois être capable de jongler avec les événements et de m'amuser avec les gens. Je

dois aussi apprendre à me moquer de moi-même en tout temps. L'humour prédispose à l'amour. Si je ne m'amuse pas dans la vie, celle-ci pourrait bien me prendre au sérieux!

J'ai appris à développer le positivisme en regardant le bon côté de chaque événement et en gardant confiance dans la lumière qui reviendra malgré les nuages menaçants. Au lieu de broyer du noir, je mets du rose dans mon regard!

Chaque matin en m'éveillant, sans délai, j'ai pris l'habitude de presser automatiquement le bouton «positif». Je me hâte avant que le négativisme s'installe et ruine ma journée. Je me branche directement sur la Grande Puissance qui génère le courant vital. Chaque geste s'incruste au plus profond de soi, dans notre subconscient. Chaque parole trouve écho dans notre cheminement. Je récolte toujours selon la semence. Si je pense le bien, celui-ci s'ensuivra et m'enveloppera; si je pense la tendresse, la tendresse me serrera dans ses bras et me cajolera; si je pense positivement, le positif m'envahira et me transformera.

Chaque matin, dès le réveil, je me branche directement sur la grande génératrice divine, et je laisse un torrent d'amour et de lumière m'irriguer. Je suis rassuré; je sais que le courant circulera toute la journée.

André Bissonnette

André Bissonnette, De la Brume à la Lumière, Éd.Dauphin Blanc p.101
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19 août 2005  
Vol.02 No. 33


Vivre, c'est sourire


Vivre, c'est sourire! Quel bel héritage à léguer à ses frères humains pour qu'ils se souviennent que la vie est merveilleuse, au-delà du destin.

Vivre, c'est sourire, même si la maladie a pris ta destinée en main, te faisant calculer comme jamais auparavant chaque mois, chaque semaine, chaque heure, chaque instant qui s'étirent au bout de ta vie.

Cette fois, le numéro de mon ami était sorti du chapeau. C'était à son tour d'être sous le projecteur de la scène finale. Cette sentence sans appel aurait pu être l'ultime raison, l'indéniable prétexte à un retour à l'alcool, pour se soulager, se consoler ou fuir la réalité. Mais il avait choisi de vivre dignement et consciemment son dernier kilomètre terrestre. Il avait décidé de sourire, de rire et de faire rire. Vivre, c'est sourire, disait-il.

Il avait saisi, au plus profond de son âme, qu'il ne fallait pas prendre la vie trop au sérieux, les événements fussent-ils tragiques ou non. Au-delà de ses forces qui l'abandonnaient, au-delà de son énergie qui se volatilisait, au-delà du ravage de la maladie et de la douleur, au-delà de tout ce qu'il laissait derrière lui, mon ami souriait, comme il l'avait fait toute sa vie.

Vivre, c'est sourire, même à la fin de la tournée, lorsque le nombre de spectateurs est limité, que l'ambiance est quelque peu triste, que le rideau a déjà commencé à tomber.

Mon ami a démontré que le véritable amour s'entoure constamment d'humour. Il s'est éteint dans la sobriété, la dignité et la sérénité. Parfois, je le vois briller sous les feux des réflecteurs et s'élancer dans la lumière. Je le vois sourire, rire et faire rire quelques anges trop sérieux.

Vivre, c'est sourire. Jamais je ne l'oublierai. 

André Bissonnette

André Bissonnette, De la Brume à la Lumière, Éd.Dauphin Blanc p.100
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26 août 2005  
Vol.02 No. 34


L'intrigue


Je ne lutte plus, j'abdique sans aucune restriction. Je fais entièrement confiance à la vie, au temps et surtout à la clairvoyance de mon Dieu pour l'acte final de cette autre comédie. Terminé mon théâtre, au divin de jouer maintenant. Nul doute que, la critique sera excellente.

Peu importe l'intrigue, au lever du rideau, la paix m'envahira. Je demeure en parfaite confiance, guidé dorénavant par l'intuition, cet héritage divin si particulier.

Pour me motiver à conserver ce nouvel enthousiasme, j'utilise le slogan américain « Let go, let God ». Je me répète ces mots je me laisse aller, je laisse Dieu agir. Comme tout devient facile. Je n'ai plus aucune emprise je lâche prise. 
Ouf
 

André Bissonnette

André Bissonnette, Sur le chemin de la sérénité, Éd.La Plume d'Oie, p. 39
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2 septembre 2005  
Vol.02 No. 35


L'ennui


Un autre agent destructeur du moment présent est l'ennui. Je ne suis jamais bien nulle part, rien ne parvient à me combler. Je me sens seul dans la foule. Aucun spectacle ne parvient à m'émouvoir.

Tout mon être aspire à quelque chose d'infini, de tellement grandiose que rien ni personne ne peut parvenir à remplir le grand vide intérieur que je ressens. J'aspire constamment à quelque chose d'autre que ce que le présent peut m'offrir. J'en oublie les petites fleurs sauvages parsemées sur le sentier de mon quotidien. Je piétine la beauté à mes pieds. Si je m'ennuie, j'avoue mon incapacité à m'émerveiller devant l'unicité du moment présent.
 

André Bissonnette

André Bissonnette, Sur le chemin de la sérénité, Éd.La Plume d'Oie, p. 26
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9 septembre 2005  
Vol.02 No. 36


£e ressentiment


Contrairement à l'amour, le ressentiment m'entraîne subito presto hors du présent. Aussi est-il impérieux pour moi de me libérer de cet autre ennemi sournois dès que je le détecte.

Le ressentiment me fait revivre les mêmes scènes belliqueuses, il réussit à rouvrir de vieilles blessures mal cicatrisées. Il renoue des liens d'amitié douteux avec le jugement, la condamnation de l'autre.

Graduellement, cet importun s'infiltre lui aussi dans toutes mes pensées. Il draine toutes mes énergies quelquefois même tard dans la nuit. Tout doucement, lascivement même, il prépare son ultime plan de vengeance, ne me laissant aucun répit.

Avant qu'il n'ait causé trop de dommages, je m'en remets à mon monde divin pour l'éloigner. Je peux alors pardonner. En me libérant du ressentiment, je laisse l'amour se déployer dans ma vie. Je peux à nouveau séjourner au royaume du présent.
 

André Bissonnette

André Bissonnette, Sur le chemin de la sérénité, Éd.La Plume d'Oie, p. 29
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23 septembre 2005  
Vol.02 No. 37


Réfléchir la lumière


Sans cesse recommencer puisque rien n'est acquis, s'élever au-dessus des circonstances ou des événements qui viennent tout bousculer, savoir composer avec la fragilité du temps.

Puiser des ressources dans sa propre source, se tenir debout face à l'adversité malgré le courant qui nous entraîne vers le doute.

Poursuivre sa route à l'aube de chaque jour, peu importe les imprévus du destin;

Savoir chasser l'apitoiement pour sauvegarder ses énergies et vivre intensément le présent;

Cultiver l'humour pour alléger sa douleur intérieure;

C'est tout cela, réfléchir la lumière et y laisser des empreintes l'espace d'une vie.., l'espace de ma vie!
 

André Bissonnette

André Bissonnette, De la Brume à la Lumière, Éd.Dauphin Blanc p.102
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23 septembre 2005  
Vol.02 No. 38


Brindilles
S'efforcer sans forcer
Apprendre sans comprendre
Respirer sans aspirer
Pré tendre sans at tendre
Lâcher prise sans lâcher
Agir sans ré agir
Confier sans défier
Sentir sans res sentir
Faire sans parfaire
S'affirmer sans infirmer
Construire sans détruire
S'a mender sans qué mander
Sensibilité sans sensiblerie
Humilité sans humiliation
Affirmation sans confirmation
Solitude sans i sol ement


André Bissonnette

André Bissonnette, Sur le chemin de la sérénité, Éd.La Plume d'Oie, p. 22
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7 octobre 2005  
Vol. 02 No. 39

Écoute


Place à l'écoute
Je muselle le téléphone, je distance les rendez-vous, je suspends le temps. Je me rends totalement disponible.

Je laisse à Polichinelle le soin de divulguer ses secrets, je rends hermétiques les confidences d'autrui.

L'autre recherche l'écoute, j'évite les conseils vertueux. Je m'évertue plutôt à glisser au passage quelques modestes suggestions.

Si je note quelques différences, je fais preuve de tolérance. Je suis patient, le recommencement exige parfois du temps.

Qui suis-je pour Juger, Accuser et Condamner? N'ai je pas toujours exigé d'être écouté sans préjugés?

Écouter sans chercher à trouver des réponses. Chacun ne possède-t-il pas sa vérité au fond de son coeur? «La vérité vous libérera», a dit le célèbre Nazaréen.

Écouter, c'est parfois gratifiant, mais c'est toujours valorisant. L'écoute, privilège unique réservé au cour appauvri.
 

André Bissonnette

André Bissonnette, Sur le chemin de la sérénité, Éd.La Plume d'Oie, p. 48
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14 octobre 2005  
Vol. 02 No. 40

La tristesse

Un bon matin, à notre insu bien souvent, la tristesse nous envahit. Il ne faut pas qu'elle s'installe en permanence. Il faut éviter qu'elle ne s'enracine en nous, car la tristesse vient rarement seule: la mélancolie et l'apitoiement l'accompagnent.

Ne le nions pas, il y a de ces moments où l'on doit vivre sa tristesse. Mais il ne faut pas la prolonger. Les coups durs du sort peuvent survenir à l'improviste: perte d'êtres chers, la maladie qui frappe sans avertissement, la grande faucheuse qui sournoisement peut faire des siennes, un emploi perdu, et encore bien d'autres situations qui nous affectent avec raison.

Quelquefois, la tristesse trouve en nous une ambiance pro-pice à la fin de l'automne, lorsque les feuilles sont tombées, que la nature est dénudée, que les journées pluvieuses se succèdent, que le temps est gris. Triste réalité qui pave la voie de la morosité.
Cependant, le créateur désire que nous soyons joyeux. Toute sa création est imprégnée d'humour. Il s'agit de bien regar-der et de s'en inspirer. En tant qu'êtres humains, dignes enfants divins, nous n'avons pas le droit de traîner sur notre passage un univers de noirceur, d'attrister les autres. Non, nous ne pouvons pas nous promener partout en pleurant sur nos malheurs.

Secouons l'isolement, évitons le repli, balayons la tristesse et la morosité. Essayons de voir un peu plus de rose dans cette vie. Semons la joie autour de nous, meublons notre esprit de pensées de paix. Voilà de quelles façons nous récolterons légèreté, gaieté, joie et paix.
Nous rencontrons hélas trop souvent des visages taciturnes, inquiets et angoissés, comme si ces gens portaient lourde-ment le poids entier des soucis de l'univers.

Soyons des exemples de joie pour tous ceux que nous rencontrons. Graduellement, soyons de plus en plus joyeux. La flamme qui semblait quelque peu éteinte illuminera tout notre intérieur. Et alors, nous promènerons notre joie dans l’univers entier.
 

André Bissonnette

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21 octobre 2005  
Vol. 02 No. 41

La tristesse

L’absence de JAC

Mon ami « JAC » brille par son absence durant l’écoute. J’évite à tout prix le Jugement, l’Accusation et la Condamnation.

J’écoute l’autre qui me défile encore les mêmes phrases, entonne le même refrain, élabore le même scénario sans modifier aucunement l’interprétation de sa vie.

André Bissonnette

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28 octobre 2005  
Vol. 02 No. 42
... le ressentiment

Le ressentiment est un ennemi très menaçant, en particulier pour les dépendants. Le ressentiment nourrit continuelle-ment les mêmes scènes de rancune, de vengeance, de haine, de colère. Le dépendant étant un amplificateur naturel, il intensifiera le ressentiment jusqu'à ce que celui-ci prenne toute la place en lui, qu'il s'approprie toutes ses pensées. Que de ravages peut-il alors faire dans une vie!

Une de mes techniques pour me débarrasser du ressentiment consiste à dresser une liste des personnes envers qui ai entretenu du ressentiment. J'essaie de trouver la raison exacte pour laquelle j'ai entretenu un tel sentiment envers ces personnes. Cela demande une introspection, un «grand ménage» en soi. C'est une véritable fouille aux événements douloureux ou désagréables afin de les mettre à jour. Sou-vent, avec le recul, ces événements n'apparaissent plus aussi dramatiques qu'autrefois. Le ressentiment s'estompe alors de lui-même. Et si pour certains cas, il demeure encore un sentiment négatif comme la vengeance, la rancune ou la haine, je m'efforce de pardonner et de comprendre afin de ne plus nourrir en moi de tels états dévastateurs. Dans ces derniers cas, il m'arrive également d'écrire une lettre à la personne envers qui je vis un ou des sentiments négatifs. Le but est alors de sortir hors de moi tout le flot d'injures, de colère, de reproches que j'ai entretenus en silence. J'exprime mes sentiments afin de les libérer. Évidemment, je n'envoie jamais cette lettre à la personne en question. Mais l'exercice permet un déblocage, un défoulement intérieur, bref une libération.

Si je parviens à me libérer entièrement du ressentiment, je sais que la haine sera bannie à jamais de mon existence, et que l'amour se déploiera plus librement dans ma vie.

André Bissonnette

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4 Novembre 2005  
Vol. 02 No. 43
Vertu de rappel

Quotidien
 
  • Aujourd’hui, je reçois le cadeau de toute une vie; empreint de gratitude, je déballe minutieusement ce merveilleux présent.
  • Passé et futur deviennent dorénavant des temps périmés, car je conjugue désormais ma vie au présent.
  • Le sobre décor du moment présent m’envoûte, je vis divinement l’ultime instant, ici et maintenant.
  • Aujourd’hui, j’annihile la peur, j’agis et ma foi grandit, l’action m’épargne les tortures de l’angoisse, je n’entends plus les propos inquisiteurs de l’anxiété bourdonner sans cesse.
  • En prenant conscience de ma précieuse valeur aux yeux du divin, j’élude instantanément les affres de l’inquiétude.
  • Le long de ce périmètre quotidien, je demeure aux aguets, évitant de me laisser piéger par les sentiments de culpabilité.
  • Je me débarrasse de l’ennui en m’émerveillant des petits riens quotidiens; je m’habitue à la présence du silence, à la rencontre de la puissance intérieure.
  • J’accepte le déroulement  de chaque événement, de chaque moment, je respecte l’œuvre de l’architecte divin.
  • J’évite la frustration de l’attente, je vis, je nage, énergisé par ce courant qui me mène inévitablement à bon port.
  • Aujourd’hui, je ne me laisse pas envahir par la fièvre euphorique de la hâte; j’enthousiasme plutôt mon moment présent.
  • Je prends le temps de vivre, d’être et d’agir. Je donne beaucoup d’importance à chaque geste, à chaque action et à chaque regard; je relègue la précipitation aux oubliettes.
  • En tout temps, j’évite de verser dans les regrets, les remords moribonds; je retiens les expériences enrichissantes.
  • J’évite de me plaindre, de geindre. Au contraire, j’apprécie l’abondance si présente dans mon quotidien, je suis reconnaissant de l’unique privilège d vivre.
  • Je demeure toujours impuissant face au rebondissement du ressentiment, je laisse la puissance de l’amour désarmer cet ennemi si vengeur.
  • Aujourd’hui, je séjourne au royaume du présent en me rappelant que la vie, ma vie, a la longueur d’une longue journée. À moi d’en profiter, de vibrer à l’instant présent.


André Bissonnette

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11 Novembre 2005  
Vol. 02 No. 44

Vertu de rappel


Don
  • Le don me permet de retrouver le merveilleux sens de l’humour qui vient parfois dissiper les séquelles d’une récente crise.
  • En donnant, j’éloigne le ressentiment. En me donnant, je retrouve mon estime personnelle, je n’ai plus le goût de me venger.
  • Je n’ai pas à passer de test de performance. La peur est inexistante. Dieu seul s’assure des résultats.
  • Faire don de tendresse à l’autre en ouvrant les bras, en tendant la main, en posant la main sur l’épaule pour devenir complice. Entourer sans ceinturer !
  • Je prends le temps de donner, j’écris, je téléphone, je visite quelqu’un pour peut-être atténuer la solitude.
  • Le don me permet de déterrer les talents enfouis. Quelques « galons » de plus pour jalonner mon estime personnelle.
  • Donner sans attendre, sans prétendre. Remercier simplement la vie pour tant de cadeaux reçus.
André Bissonnette
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18 Novembre 2005  
Vol. 02 No. 45

... Notre Père

Lors de son passage parmi nous, le Christ nous a laissé un précieux héritage, une merveilleuse prière: le Notre Père. Cette prière répond adéquatement à tous nos besoins et vient nous rassurer dans nos espoirs quotidiens. Quel merveilleux mode de vie nous est ainsi offert. À chacun sa propre inter-prétation. je vous partage la mienne.

NOTRE PÈRE QUI ES AUX CIEUX
Père très bon, Tu n'es, pour moi, pas si loin que ce ciel que je vois d'en bas. Ta place, tu l'as voulue très près de chacun de nous. Tu es si proche, tu es en nous. Oui, les cieux sont accessibles en tout temps par l'intérieur.

QUE TON NOM SOIT SANCTIFIÉ
Je souhaite que tous les hommes qui appellent ton nom te trouvent et te reconnaissent comme un Dieu d'amour, tou-jours présent quoiqu'il advienne.

QUE TA VOLONTÉ SOIT FAITE
Ta volonté, c'est vivre le quotidien en acceptant tous les événements, même ceux que je ne comprends pas. Tout ce qui survient est une parcelle de ton merveilleux plan divin pour moi. Tout ce qui est, t'appartient.

DONNE-NOUS AUJOURD'HUI NOTRE PAIN DE CE JOUR
Aide-moi à vivre à chaque instant l'intensité du moment présent. Pour cela, je dois sans cesse oublier ce hier disparu à jamais et ignorer ce demain qui ne m'appartient pas encore. Je dois acquérir la certitude au fond de mon coeur, sans aucune inquiétude, que tu pourvois à tous mes besoins, non pas à tous mes désirs. Si je sais que les oiseaux du Père ne manquent de rien, pourquoi moi, fils divin, m'inquiéterais-je inutilement?

PARDONNE-NOUS NOS OFFENSES
Tu n’es pas ce Dieu vengeur et rancunier que l’on m’a si souvent présenté. Puisque tu sondes le fond des cœurs, tu donnes le véritable pardon, instantanément et sans égard à la faute, par ta bonté infinie.

COMME NOUS PARDONNONS
Ce n’est pas toujours facile de pardonner à l’autre, surtout si il nous semble avoir tort. Cependant, si j’oublie ou refuse de lui pardonner, c’est à moi que je cause des blessures douloureuses qui peuvent parfois durer longtemps. Je choisis d’apprendre à pardonner.

ET NE NOUS SOUMETS PAS À LA TENTATION
Père, garde-nous de choisir délibérément le négatif, la haine, l’apitoiement, ainsi que toutes ces couleurs grises qui assombrissent l’intérieur de notre coeur.

MAIS DÉLIVRE-NOUS DU MAL.
Le mal, c’est de ne pas t’aimer, Père. C’est de m’éloigner de toi. Aide-nous à demeurer dans l’amour, le don, l’écoute, l’accueil, le pardon, le partage et l’abondance. Ce sont ces couleurs pastels qui établissent la paix intérieure.

André Bissonnette

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25 Novembre 2005  
Vol. 02 No. 46
Les regrets

Je voudrais ne pas avoir commis d’erreurs, mais elles sont faites et je n’y peux rien maintenant, Et puis, avec le temps, ces erreurs ne deviennent-elles pas enrichissantes ? Les regrets ne me servent à rien. Ils ne savent que m’enliser, m’étouffer et me paralyser. Si je larmoie dans les regrets, je m’empêche de me réjouir du présent.
 

André Bissonnette

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2 Décembre 2005  
Vol. 02 No. 47

Les remords


Si je laisse la chance au coureur, le remords peut me poursuivre jour et nuit. Le remords me ramène constamment dans le passé chaque fois avec un peu plus de… mordant. Les gestes posés, parfois sous le coup de l’impulsion, parfois par ignorance ou par inconscience, les paroles acerbes qui ont laissé leurs marques refont de plus en plus surface.

Le remords me projette également dans le futur en semant sur mon chemin une multitude de peurs, la crainte d’être découvert, mis à nu, exposition brutale de la réalité.

La rigoureuse honnêteté, la transparence peuvent parvenir à bannir à tout jamais le remords, ennemi envahisseur de mon aujourd’hui, du moment présent.
 

André Bissonnette

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9 Décembre 2005  
Vol. 02 No. 48
Le Christ

Parce qu’il a connu lui aussi la souffrance, le jugement des autres, la condamnation, le rejet, l’abandon et la solitude.

Parce qu’il n’a jamais jugé no condamné autrui,

Parce qu’il accueillait les mal-aimés dans leur dépouillement complet,

Parce qu’il ne s’attardait ni à la couleur, ni à la race, ni à la classe, ni même au passé des gens,

Parce qu’il était l’incarnation de l’amour, de la compassion et du pardon,

Parce qu’il nous a montré un chemin à suivre,

J’ai fait du Christ mon maître spirituel.

André Bissonnette

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