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INDEX
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...le partage J'apprends à partager avec les autres, ce que je suis, ce que je vis, ce que je ressens. J'offre mes vibrations, mes émotions ainsi que mes biens lorsque c'est possible. Puisque je suis un être unique, je peux apporter une particu-larité à cette vie, à mon entourage, à mon travail. J'ai à découvrir mes qualités, à développer mon potentiel et à offrir en partage mon authenticité à l'univers. J'ai appris durement à l'école de la vie. Les expériences que j'ai vécues peuvent apporter réconfort à d'autres qui suivent un cheminement semblable au mien. Je peux leur épargner des détours inutiles. Alors pourquoi ne pas partager mes expériences ? Aujourd'hui, je vis d'une façon plus équilibrée. J'arrive même à connaître des instants de sérénité. D'autres aime-raient sans doute y parvenir aussi. Des gens autour de moi profiteraient sûrement de mon bien-être intérieur. Cela aussi je peux le partager. J'ai une facilité à motiver ceux que je côtoie. Je suis habile à redonner l'espoir. Voilà encore des occasions de partager. Si matériellement je me sens bien nanti, je peux peut-être songer aux plus démunis, partager sans être sollicité, selon mes ressources. La
vie nous offre de nombreuses occasions de partager. Et j'ai découvert
dans le partage un enrichissement exception-nel.
André Bissonnette André Bissonnette, De la Brume à la Lumière, Éd.Dauphin Blanc, p. 84 |
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le décor
Vivre deux ou trois jours à la fois, faire plusieurs choses à la fois, cela m'apparaît au-jourd'hui totalement insensé. J'échappe
tout si je laisse les événements ou les gens me transporter
dans les regrets ou dans le passé, ne serait-ce que quelques heures.
J'ai compris que dès que je ne vis plus dans le moment présent, le contact avec Dieu s'em-brouille, ou pire, il se brise. Dans de tels instants, je prends conscience que je ne suis pas encore rendu à la rivière que j'appréhende, qu'il n'y a pas encore de pont à l'horizon. Et
je reviens alors au décor du moment présent.
André Bissonnette André Bissonnette, De la Brume à la Lumière, Éd.Dauphin Blanc, p. 22 |
... le courage
Chaque jour, le dépendant qui vit ses premiers moments d'abstinence, a le courage de toujours recommencer. Un jour à la fois, dit-on. Moi, je dis qu'il faut même avoir le courage de vivre une heure à la fois bien souvent. Ne plus dépendre de l'alcool, de la drogue, du jeu, des pilules ni d'autrui, mais négocier avec courage constamment, afin de s'en sortir défi-nitivement. Le courage, c'est se lever même si, au fond du cœur, tout nous incite à demeurer couché. C'est affronter ces journées où la noirceur intérieure cache le soleil. Le courage, c'est croire comme mon ami Julien, que l'on peut s'en sortir malgré le cancer qui nous condamne. C'est rester serein comme Roger lors du suicide de sa fille. C'est rire, et même forcer le rire jusqu'au dernier instant. Le courage, c'est espérer au-delà des abandons. C'est médi-ter et prier. C'est persister à croire que bientôt on sera entou-ré, malgré la solitude qui nous pèse présentement. Le
courage, c'est affronter chaque événement en ne regar-dant
ni en arrière, ni en avant, c'est avoir la certitude de toujours
trouver une issue. C'est poursuivre notre action dans le monde et croire
malgré tout qu'il est beau et fonda-mentalement bon.
André Bissonnette |
La Peur
Le mental joue encore son rôle de premier plan. Il s'amuse à déformer la vérité, la réalité en puisant dans mon passé; il alimente alors mes peurs en se servant d'ex-périences douloureuses, imaginaires ou réelles. L'appréhension, la panique, la crainte établissent leurs quartiers généraux dans ma forteresse du moment présent. L'angoisse
m'étreint, elle me fait revivre les mêmes scènes déchirantes
du passé et m'empêche d'agir, de passer à l'action
dans l'immédiat.
André Bissonnette |
...
la joie
Être joyeux pour les milliers d'étoiles, pour le chaud soleil ou la pluie bienfaitrice; être joyeux pour le chant de l'oiseau, l'affection d'un chien ou le jeu d'un chaton; être joyeux pour le ruisseau, la rivière, la mer; être joyeux pour la belle nature qui m'entoure; être joyeux de l'instant présent, de l'amour de mes semblables; être joyeux pour les bras ouverts ou la main tendue; être joyeux pour tout et pour rien! Le monde peut me sembler hostile. On en parle souvent comme d'une jungle dans laquelle il faut survivre. Mais c'est dans ce monde que je vis, et c'est dans ce monde que je dois trouver la joie de vivre.
André Bissonnette André Bissonnette, De la Brume à la Lumière, Éd.Dauphin Blanc, p. 99 |
... la course à l'avenir Nous avons toujours hâte de quelque chose ou de quelque événement. Hâte de grandir, hâte de finir ses études, hâte de travailler, hâte d'être en amour, hâte d'acquérir des biens matériels, hâte de se marier puis hâte de divorcer, hâte que les enfants grandissent, hâte aux prochaines vacances, hâte d'être promu, hâte à la retraite. Bien souvent, lorsque l'on réalise ou atteint l'objet de notre hâte, on y découvre un regret: on était mieux dans l'enfance, l'école était le bon temps, le célibat était précieux, etc. Ces regrets nous démontrent que nous n'avons pas su vivre à plein chacun de ces instants passés, car nous étions occupés à vivre dans le futur. Il est navrant de constater à quel point nous ne savons plus conjuguer la vie au présent. André Bissonnette |
.... apprendre de la souffrance Puis un jour, j'ai découvert qu'en acceptant ma souf-france, qu'en en prenant conscience sans la fuir, je pouvais alors cheminer et grandir.
Et j'ai par la suite appris de ma souffrance. J'ai tout d'abord appris à me libérer des liens de dépendance.
J'ai aussi appris à ne plus juger ni ne condam-ner les autres, à ne plus me comparer à eux, à ne plus désirer tout ce qui semblait me manquer. J'ai appris à mieux com-prendre les autres, la vie et ma propre existence. Les larmes versées, la tristesse vécue, l'angoisse ressentie me permettent maintenant d'accueillir la souffrance, les événements et les gens sans imposer mes propres couleurs.
Aujourd'hui je sais que d'intenses souffrances ouvrent le cœur à un plus grand amour. La souffrance n'est pas le chemin le plus facile, mais elle pave la voie d'une plus grande compréhension de soi, des autres et de la vie entière. André Bissonnette |
£'amitié : une richesse
moi L'amitié, c'est l'abondance qui foisonne près de ..„. dans les périodes de sécheresse et de pauvreté ou dans les phases d'allégresse et de denrées. Je
n'ai pas à me méfier de mon ami. En pleine noirceur, je
peux avoir une confiance aveugle en lui, il n'y a jamais de tâtonnements.
Avec
l'ami, jamais d'inquisition. Mon ami ne me questionne pas, il ne cherche
point à découvrir quelque anguille sous roche.
André Bissonnette |
Dès que l'apitoiement surgit, je deviens inapte à recevoir les présents du quotidien. Cet autre envahisseur de mon moment présent s'approprie toutes mes pensées. Il me fait même croire que je suis la plus misérable des créatures. Il m'énumère l'interminable liste d'objets ou de circonstances qui manquent à mon bien-être intérieur. Il adore amplifier, dramatiser les situations. Ce grand manipulateur se joue de moi, en allant jusqu'à prétendre que la vie est injuste à mon égard. Pour donner plus de ton à ses affirmations, il m'invite à participer au jeu des comparaisons. Je me méfie toujours de ce grand tricheur qui dissimule constamment les atouts de mon abondance dans son jeu. J'éloigne ce grand ennemi de mon bonheur quotidien en cultivant l'habitude de découvrir l'abondance qui m'entoure sans cesse.
André Bissonnette |
La peur Très souvent, la peur utilise un tas de subterfuges. Elle se camoufle sous des déguisements tels que l'apitoiement, le perfectionnisme, la temporisation et la dépendance af-fective, créant ainsi un état d'inertie paralysante.Passer à l'action devient donc prioritaire. Je vérifie ce que je peux faire maintenant pour atténuer ces craintes qui érodent ma force énergétique. Puis-je poser mainte-nant des gestes significatifs pour trouver une solution à cette situation angoissante ? Je me rappelle que l'indécision doublée de la temporisation amplifie parfois des craintes injustifiées. Je confronte mes peurs... et je les affronte. Le courage, ce n'est pas l'ignorance ou la fuite de ma peur, mais la reconnaissance et le face-à-face. Je me remémore aussi que, maintes fois, mes peurs antérieures n'étaient pas justifiées. Que de fantômes chimériques se sont évanouis dans la nuit des temps
André Bissonnette |
...SOUCI Souci,si je t'accorde la moindre place, voilà que tu fais la fête en moi, invitant tes amis indésirables: l'angoisse, l'anxiété et la tristesse. Tu t'installes confortablement dès les premières lueurs du jour, et tu étires ton séjour jusqu'à tard dans la nuit, volant mon sommeil, ruinant mon repos. Tu me renvoies à hier, pour ensuite me propulser vers un futur dont je ne sais vraiment rien. Le moment présent est ton inquiétude car dans le présent, tu n'es rien, tu n'existes pas. Souci, tu joues un grand rôle, tu es tout un acteur. Avec démesure, tu grossis les événements, tu les déformes à ta manière, voulant me faire croire à ta réalité. Si je te laissais faire ton cinéma, tu détruirais mon bonheur, tu emprisonnerais ma paix. Mais aujourd'hui je sais com-ment te déjouer. J'ai appris à te démasquer et à te sortir de moi. Je n'ai qu'à vivre ici et maintenant, dans la pleine con-fiance en Dieu, et tu n'as plus aucune emprise sur ma vie.
André Bissonnette |
André Bissonnette |
... prisonnier de la haine
Nous pouvons toujours choisir entre l'amour et la haine, entre le pardon et le ressentiment. Pourtant, nous semblons souvent prendre plaisir à haïr. Au fond, c'est soi-même que l'on déteste éperdument. Croit-on proclamer sa véritable identité en se laissant continuellement envahir par la haine? Cela ne démontre pourtant que notre inaptitude à aimer. On semble oublier que pour aimer, il faut d'abord commen-cer par s'aimer, et se laisser aimer sans aucune restriction, se laisser apprivoiser par l'amour. Si on ne s'aime pas, com-ment croit-on être en mesure d'aimer quelqu'un, ou même quelque chose ? Se décidera-t-on un jour à se pardonner, à se trouver au fond du coeur quelques qualités louables? Si Dieu lui-même nous pardonne un passé que l'on juge souvent négatif, pourquoi alors ne pas se décider à tout recommencer? Un jour, nous comprendrons que malgré ce que l'on pense de soi-même, Dieu nous aime comme nous sommes. Qui que nous soyons, nous sommes créés à sa ressemblance. N'est-il pas juste de s'aimer et d'apprécier nos qualités? Essayons de bâtir au lieu de démolir. Choisissons de nous aimer, nous sommes aussi grands que n'importe quel roi! Dieu nous a façonné pour aimer, non pour haïr. N'oublions pas que nous sommes d'essence divine. S'il
devient trop ardu de s'aimer, de se pardonner, alors laissons agir le Père
en nous. Laissons l'énergie du Christ nous diriger vers le pardon
et l'amour. Le seul véritable péché, c'est de ne pas
s'aimer et de ne pas aimer.
André Bissonnette André Bissonnette, De la Brume à la Lumière, Éd.Dauphin Blanc, p. 43 |
Ont? elles servi?
André Bissonnette André Bissonnette, De la Brume à la Lumière, Éd.Dauphin Blanc, p. 33 |
L'inquiétude
Devant l'inquiétude, je me tourne vers la puissance qui m'habite, cette puissance qui peut tout et ne demande qu'à m'aider. «TU AS DU PRIX A MES YEUX, TU AS DE LA VALEUR ET JE T'AIME». Ces paroles me redonnent confiance en la puissance qui se tient en moi depuis toujours. Je réapprends à l'utiliser, à la faire fructifier pour mon bien et celui de mes semblables. Cependant, je dois être patient. Tout ne me sera pas donné à l'instant même. Je dois m'accorder du temps. Dieu n'a pas d'horaire à respecter. Hors de mon univers corporel, le temps n'est rien. Un éternel présent règne. André Bissonnette |
La manne quotidienne
Dieu donne la manne quotidienne à tous et chacun. André Bissonnette |
L'humour
Tout comme la nature, la vie connaît des cycles imprévus. La vie peut se déchaîner : sans avertissement, le tonnerre gronde, l'orage éclate, parfois l'ouragan et la tornade peuvent terrasser. Peu importe son impétuosité, la tempête laisse toujours place à l'accalmie. Je ne laisse pas la vie me prendre au sérieux. J'ose changer la tragédie en comédie. Je me moque de moi, je badigeonne d'humour ces situations qui auparavant m'apparaissaient dramatiques. L'humour, le baromètre de l'humeur
André Bissonnette |
Échapper au ressentiment
Il est humainement impossible d'aimer tous les gens que je croise ou avec qui j'ai des relations. Mais je peux les respecter et les accepter comme ils sont. Ainsi, je préserve un bien précieux: la tranquillité de l'esprit. André Bissonnette |
Mon frère a pleuré
Soudainement, j'ai vu sur son visage perturbé quelques larmes couler. Oui, j'ai vu cet homme, mon frère, pleurer. Et alors qu'il pleurait, c'est Dieu que je rencontrais. A travers ses larmes, je voyais le Christ au mont des Oliviers, lui aussi en souffrance intérieure. L'homme se libérait par les pleurs, et moi je découvrais la présence divine dans sa douleur. Ses larmes ont coulé, comme averse en été, puis se sont asséchées. Et je revoyais le Christ calmer les eaux et le vent sur le Lac de Gaulée. J'ai vu par la misère de ce frère souffrant dans son coeur, la main tendue de Dieu, toujours prête à accueillir et à guider. Au-delà des larmes, l'amour m'est apparu plus fort que tout. À la fin d'une réunion, j'ai vu un homme, mon frère, pleurer. Je l'ai écouté, je l'ai réconforté, je l'ai encouragé. Et à travers ses larmes qui ont coulé, je crois avoir un peu plus aimé Dieu. André Bissonnette |
Boomerang
Lorsque je montre les griffes, je m'expose à de profondes écorchures. Si je hais et si je donne libre cours au ressentiment, je laisse alors l'autre me dérober le trésor si précieux de ma sérénité. Je deviens alors mon propre ennemi, je me laisse déranger et l'autre s'approprie toute la place. Ouragan impétueux, cyclone dévastateur, boomerang sournois, ressentiment, tu peux tout détruire sur ton passage. Ressentiment, ressac, ressentiment, ressort, rebond, répercussion, retour... ressentir la vengeance au plus profond de mes entrailles. Chaque fois je m'immole, victime de ma propre illusion.
André Bissonnette |
La souffrance de l'autre
Devant la souffrance de l'autre, il me faut être présent et à l'écoute. Mais parfois, la souffrance me révolte. Je découvre des êtres si souffrants qu'ils songent à se détruire, à anéantir leur bien le plus précieux: la vie! Il est vrai que la souffrance ne se mesure pas. Et pourtant, elle est lourde, si lourde à porter et à vivre. Simplement en accueillant sa souffrance, je procure à l'autre une sensation de légèreté et un soulagement salutaire. Si je peux l'aider à porter un peu sa souffrance, je le ferai. Mais prudence! Le poids de cette souffrance lui appartient avant tout. André Bissonnette |
Peur
Parfois ce mental menteur invite l'autre traquenard, demain, à alimenter mes peurs.
De son côté, l'effet rappel à aujourd'hui, à l'instant présent traque la peur angoissante du passé et la crainte anxieuse de l'avenir. J'explore les différentes facettes de mes peurs. Peutêtre le temps est-il maintenant propice à l'action? Lindécision et la temporisation retardent parfois la disparition des peurs. Je puise dans mes vastes ressources intérieures pour pallier la situation. Le courage refait surface, j'affronte mes peurs dans toute leur splendeur. La foi agissante se veut toujours efficace. En remettant mon sort à la Puissance qui m'habite, je redeviens puissant. Quel paradoxe apaisant! Labandon sans peur à l'Être Supérieur anéantit les effets désastreux de la peur
André Bissonnette |
Ma seule certitude
André Bissonnette |
La présence de Dieu
Que ce soit à la renaissance du printemps, dans l'exubérance de l'été, dans les riches coloris de l'automne ou dans la féerie de l'hiver, Que ce soit dans l'éclatement des bourgeons, dans la feuille que je palpe, dans le parfum de la fleur, dans la moisson de la terre ou dans un flocon de neige, Que ce soit dans la paix de la nuit, dans la chaleur du jour, dans le vent qui me caresse ou dans la tempête qui sévit, Que ce soit en contemplant l'infini, en m'étonnant de l'immensité, en vibrant de l'amour ou en m'instruisant de la vie, Partout, en tout temps, je ressens la présence de Dieu. Face à la vie et à l'univers, je constate sans cesse que Dieu existe.
André Bissonnette |
£'action
Passer à l'action devient donc prioritaire. Je vérifie ce que je peux faire maintenant pour atténuer ces craintes qui érodent ma force énergétique. Puis-je poser maintenant des gestes significatifs pour trouver une solution à cette situation angoissante Je me rappelle que l'indécision doublée de la temporisation amplifie parfois des craintes injustifiées. Je confronte mes peurs... et je les affronte. Le courage, ce n'est pas l'ignorance ou la fuite de ma peur, mais la reconnaissance et le face-à-face. Je me remémore aussi que, maintes fois, mes peurs antérieures n'étaient pas justifiées. Que de fantômes chimériques se sont évanouis dans la nuit des temps André Bissonnette |
Privilège
L'ami est encore celui qui te témoignera sa confiance inébranlable dans la détresse des échecs, alors que la perte, l'éloignement et la solitude seront sous ton toit.
André Bissonnette |
Ce hier...passé
Aussi dois-je demeurer aux aguets. Ce fantôme d'hier peut encore venir me hanter à l'improviste. J'évite les principales embûches que me tend ce hier passé, envahisseur si déroutant dans le sentier de mon quotidien, au tournant de chaque moment présent.
André Bissonnette |
Le calme
Le calme de la pluie qui semble ajuster sa cadence afin de ne pas s'épuiser... Le calme de la mer qui se perd à l'horizon, se blottit contre le rivage, baisse et remonte dans un rythme parfaitement synchronisé... La nature m'invite sans cesse à bannir de ma vie l'agitation et l'énervement. J'apprends à apprivoiser le calme, à m'en nourrir et à l'entretenir. André Bissonnette |
Le temps de sourire
Mais quand surgirent les grandes tempêtes de la vie, sourire devint souvent un tour de force. Dans ces instants troubles, il m'a d'abord fallu afficher un sang-froid. Il s'agissait de devenir acteur, de jouer un rôle afin de parvenir à changer le décor et la scène. Les autres ne sont nullement tenus de subir ma souffrance. Il me faut donc essayer de sourire malgré les situations. Rien ne sert de marcher la tête basse, de se complaire dans l'apitoiement. Il importe avant tout de se redresser et de sourire, même si la douleur persiste en dedans. Même face à l'adversité, un sourire désarmera l'hostilité. J'emploie donc toujours mon meilleur atout pour vaincre: mon sourire! Le sourire adoucit aussi le destin qui peut me sembler parfois un peu cruel. La vie vacille entre les hauts et les bas. Les lourds nuages passeront bien un jour. Un sourire, et c'est déjà l'éclaircie. Le sourire offre aussi chaleur et tendresse à ces frères et soeurs qui vivent aussi des moments de tristesse et de désarroi. Un sourire sera peut-être ce qui les motivera à poursuivre!
André Bissonnette |
L'important d'abord
L'important d'abord, éluder les affres de la dépendance. Ne plus dépendre de la substance, d'autrui, de ses jugements, des événements. Je me méfie de l'obsession, de la compulsion. J'accorde une importance capitale à mon rétablissement. M'accepter tel que je suis en prenant conscience de mes limites, de mes faiblesses, de mon potentiel divin et de mes forces. En m'aimant aussi, je permets à l'amour de se propager autour de moi sans restriction. L'important d'abord, conserver ma santé spirituelle, mentale et physique. Pour sauvegarder ma paix d'esprit, l'intérieur doit primer sur l'extérieur. J'accorde de l'importance à ma condition physique, qui garantit la qualité de ma pensée. L'important d'abord, tout ce qui contribue à assurer ma paix intérieure, assise de mon équilibre mental et spirituel.
André Bissonnette |
amitié
Je n'ai pas à craindre l'échange de confidences avec l'ami. La médisance ne vient jamais ternir le lustre de l'amitié. L'ami discret préfère se désaltérer de partage plutôt que de commérage. Lécoute revêt toute son importance dans l'amitié. Se mettre au diapason de l'autre, c'est écouter la réjouissance et parfois aussi la tristesse, la souffrance. Lécoute de l'autre sans interférence, voilà toute une différence. Peu importe la vélocité des vents, l'ami loyal ne songe jamais à m'abandonner. Au contraire, il s'agrippe avec moi de toutes ses forces à l'espoir. Authentique, pur, translucide, l'ami ne craint pas d'étaler mes petites faiblesses pour ensuite faire ressortir mes grandes forces.
André Bissonnette |
Se brancher dois aussi apprendre à me moquer de moi-même en tout temps. L'humour prédispose à l'amour. Si je ne m'amuse pas dans la vie, celle-ci pourrait bien me prendre au sérieux! J'ai appris à développer le positivisme en regardant le bon côté de chaque événement et en gardant confiance dans la lumière qui reviendra malgré les nuages menaçants. Au lieu de broyer du noir, je mets du rose dans mon regard! Chaque matin en m'éveillant, sans délai, j'ai pris l'habitude de presser automatiquement le bouton «positif». Je me hâte avant que le négativisme s'installe et ruine ma journée. Je me branche directement sur la Grande Puissance qui génère le courant vital. Chaque geste s'incruste au plus profond de soi, dans notre subconscient. Chaque parole trouve écho dans notre cheminement. Je récolte toujours selon la semence. Si je pense le bien, celui-ci s'ensuivra et m'enveloppera; si je pense la tendresse, la tendresse me serrera dans ses bras et me cajolera; si je pense positivement, le positif m'envahira et me transformera. Chaque matin, dès le réveil, je me branche directement sur la grande génératrice divine, et je laisse un torrent d'amour et de lumière m'irriguer. Je suis rassuré; je sais que le courant circulera toute la journée. André Bissonnette |
Vivre, c'est sourire
Vivre, c'est sourire, même si la maladie a pris ta destinée en main, te faisant calculer comme jamais auparavant chaque mois, chaque semaine, chaque heure, chaque instant qui s'étirent au bout de ta vie. Cette fois, le numéro de mon ami était sorti du chapeau. C'était à son tour d'être sous le projecteur de la scène finale. Cette sentence sans appel aurait pu être l'ultime raison, l'indéniable prétexte à un retour à l'alcool, pour se soulager, se consoler ou fuir la réalité. Mais il avait choisi de vivre dignement et consciemment son dernier kilomètre terrestre. Il avait décidé de sourire, de rire et de faire rire. Vivre, c'est sourire, disait-il. Il avait saisi, au plus profond de son âme, qu'il ne fallait pas prendre la vie trop au sérieux, les événements fussent-ils tragiques ou non. Au-delà de ses forces qui l'abandonnaient, au-delà de son énergie qui se volatilisait, au-delà du ravage de la maladie et de la douleur, au-delà de tout ce qu'il laissait derrière lui, mon ami souriait, comme il l'avait fait toute sa vie. Vivre, c'est sourire, même à la fin de la tournée, lorsque le nombre de spectateurs est limité, que l'ambiance est quelque peu triste, que le rideau a déjà commencé à tomber. Mon ami a démontré que le véritable amour s'entoure constamment d'humour. Il s'est éteint dans la sobriété, la dignité et la sérénité. Parfois, je le vois briller sous les feux des réflecteurs et s'élancer dans la lumière. Je le vois sourire, rire et faire rire quelques anges trop sérieux. Vivre, c'est sourire. Jamais je ne l'oublierai. André Bissonnette |
L'intrigue
Peu importe l'intrigue, au lever du rideau, la paix m'envahira. Je demeure en parfaite confiance, guidé dorénavant par l'intuition, cet héritage divin si particulier. Pour me motiver à conserver ce nouvel enthousiasme, j'utilise le slogan américain « Let go, let God ». Je me répète ces mots je me laisse aller, je laisse Dieu agir. Comme tout devient facile. Je n'ai plus aucune emprise je lâche prise.
André Bissonnette |
L'ennui
Tout mon être aspire à quelque chose d'infini, de tellement grandiose que rien ni personne ne peut parvenir à remplir le grand vide intérieur que je ressens. J'aspire constamment à quelque chose d'autre que ce que le présent peut m'offrir. J'en oublie les petites fleurs sauvages parsemées sur le sentier de mon quotidien. Je piétine la beauté à mes pieds. Si je m'ennuie, j'avoue mon incapacité à m'émerveiller devant l'unicité du moment présent.
André Bissonnette |
£e ressentiment
Le ressentiment me fait revivre les mêmes scènes belliqueuses, il réussit à rouvrir de vieilles blessures mal cicatrisées. Il renoue des liens d'amitié douteux avec le jugement, la condamnation de l'autre. Graduellement, cet importun s'infiltre lui aussi dans toutes mes pensées. Il draine toutes mes énergies quelquefois même tard dans la nuit. Tout doucement, lascivement même, il prépare son ultime plan de vengeance, ne me laissant aucun répit. Avant qu'il n'ait causé trop de dommages, je m'en remets à mon monde divin pour l'éloigner. Je peux alors pardonner. En me libérant du ressentiment, je laisse l'amour se déployer dans ma vie. Je peux à nouveau séjourner au royaume du présent.
André Bissonnette |
Réfléchir la lumière
Puiser des ressources dans sa propre source, se tenir debout face à l'adversité malgré le courant qui nous entraîne vers le doute. Poursuivre sa route à l'aube de chaque jour, peu importe les imprévus du destin; Savoir chasser l'apitoiement pour sauvegarder ses énergies et vivre intensément le présent; Cultiver l'humour pour alléger sa douleur intérieure; C'est tout cela, réfléchir la lumière et y laisser des empreintes l'espace d'une vie.., l'espace de ma vie!
André Bissonnette |
Brindilles
André Bissonnette |
Écoute
Je laisse à Polichinelle le soin de divulguer ses secrets, je rends hermétiques les confidences d'autrui. L'autre recherche l'écoute, j'évite les conseils vertueux. Je m'évertue plutôt à glisser au passage quelques modestes suggestions. Si je note quelques différences, je fais preuve de tolérance. Je suis patient, le recommencement exige parfois du temps. Qui suis-je pour Juger, Accuser et Condamner? N'ai je pas toujours exigé d'être écouté sans préjugés? Écouter sans chercher à trouver des réponses. Chacun ne possède-t-il pas sa vérité au fond de son coeur? «La vérité vous libérera», a dit le célèbre Nazaréen. Écouter, c'est parfois gratifiant, mais c'est toujours valorisant. L'écoute, privilège unique réservé au cour appauvri.
André Bissonnette |
La tristesse Un bon matin, à notre insu bien souvent, la tristesse nous envahit. Il ne faut pas qu'elle s'installe en permanence. Il faut éviter qu'elle ne s'enracine en nous, car la tristesse vient rarement seule: la mélancolie et l'apitoiement l'accompagnent. Ne le nions pas, il y a de ces moments où l'on doit vivre sa tristesse. Mais il ne faut pas la prolonger. Les coups durs du sort peuvent survenir à l'improviste: perte d'êtres chers, la maladie qui frappe sans avertissement, la grande faucheuse qui sournoisement peut faire des siennes, un emploi perdu, et encore bien d'autres situations qui nous affectent avec raison. Quelquefois, la tristesse trouve en nous une ambiance pro-pice à la fin de l'automne, lorsque les feuilles sont tombées, que la nature est dénudée, que les journées pluvieuses se succèdent, que le temps est gris. Triste réalité qui pave la voie de la morosité.
Secouons l'isolement, évitons le repli, balayons la tristesse et la morosité. Essayons de voir un peu plus de rose dans cette vie. Semons la joie autour de nous, meublons notre esprit de pensées de paix. Voilà de quelles façons nous récolterons légèreté, gaieté, joie et paix.
Soyons des exemples de joie pour tous ceux que nous rencontrons. Graduellement, soyons de plus en plus joyeux. La flamme qui semblait quelque peu éteinte illuminera tout notre intérieur. Et alors, nous promènerons notre joie dans l’univers entier.
André Bissonnette |
La tristesse L’absence de JAC Mon ami « JAC » brille par son absence durant l’écoute. J’évite à tout prix le Jugement, l’Accusation et la Condamnation. J’écoute l’autre qui me défile encore les mêmes phrases, entonne le même refrain, élabore le même scénario sans modifier aucunement l’interprétation de sa vie. André Bissonnette |
... le ressentiment
Le ressentiment est un ennemi très menaçant, en particulier pour les dépendants. Le ressentiment nourrit continuelle-ment les mêmes scènes de rancune, de vengeance, de haine, de colère. Le dépendant étant un amplificateur naturel, il intensifiera le ressentiment jusqu'à ce que celui-ci prenne toute la place en lui, qu'il s'approprie toutes ses pensées. Que de ravages peut-il alors faire dans une vie! Une de mes techniques pour me débarrasser du ressentiment consiste à dresser une liste des personnes envers qui ai entretenu du ressentiment. J'essaie de trouver la raison exacte pour laquelle j'ai entretenu un tel sentiment envers ces personnes. Cela demande une introspection, un «grand ménage» en soi. C'est une véritable fouille aux événements douloureux ou désagréables afin de les mettre à jour. Sou-vent, avec le recul, ces événements n'apparaissent plus aussi dramatiques qu'autrefois. Le ressentiment s'estompe alors de lui-même. Et si pour certains cas, il demeure encore un sentiment négatif comme la vengeance, la rancune ou la haine, je m'efforce de pardonner et de comprendre afin de ne plus nourrir en moi de tels états dévastateurs. Dans ces derniers cas, il m'arrive également d'écrire une lettre à la personne envers qui je vis un ou des sentiments négatifs. Le but est alors de sortir hors de moi tout le flot d'injures, de colère, de reproches que j'ai entretenus en silence. J'exprime mes sentiments afin de les libérer. Évidemment, je n'envoie jamais cette lettre à la personne en question. Mais l'exercice permet un déblocage, un défoulement intérieur, bref une libération. Si je parviens à me libérer entièrement du ressentiment, je sais que la haine sera bannie à jamais de mon existence, et que l'amour se déploiera plus librement dans ma vie. André Bissonnette |
Vertu de rappel
Quotidien
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Vertu de rappel Don
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... Notre Père Lors de son passage parmi nous, le Christ nous a laissé un précieux héritage, une merveilleuse prière: le Notre Père. Cette prière répond adéquatement à tous nos besoins et vient nous rassurer dans nos espoirs quotidiens. Quel merveilleux mode de vie nous est ainsi offert. À chacun sa propre inter-prétation. je vous partage la mienne. NOTRE PÈRE QUI ES AUX CIEUX
QUE TON NOM SOIT SANCTIFIÉ
QUE TA VOLONTÉ SOIT FAITE
DONNE-NOUS AUJOURD'HUI NOTRE PAIN DE CE JOUR
PARDONNE-NOUS NOS OFFENSES
COMME NOUS PARDONNONS
ET NE NOUS SOUMETS PAS À LA TENTATION
MAIS DÉLIVRE-NOUS DU MAL.
André Bissonnette |
Les regrets
Je voudrais ne pas avoir commis d’erreurs, mais elles sont faites et je n’y peux rien maintenant, Et puis, avec le temps, ces erreurs ne deviennent-elles pas enrichissantes ? Les regrets ne me servent à rien. Ils ne savent que m’enliser, m’étouffer et me paralyser. Si je larmoie dans les regrets, je m’empêche de me réjouir du présent.
André Bissonnette |
Les remords Si je laisse la chance au coureur, le remords peut me poursuivre jour et nuit. Le remords me ramène constamment dans le passé chaque fois avec un peu plus de… mordant. Les gestes posés, parfois sous le coup de l’impulsion, parfois par ignorance ou par inconscience, les paroles acerbes qui ont laissé leurs marques refont de plus en plus surface. Le remords me projette également dans le futur en semant sur mon chemin une multitude de peurs, la crainte d’être découvert, mis à nu, exposition brutale de la réalité. La rigoureuse honnêteté, la transparence peuvent parvenir à bannir à tout jamais le remords, ennemi envahisseur de mon aujourd’hui, du moment présent.
André Bissonnette |
Le Christ
Parce qu’il a connu lui aussi la souffrance, le jugement des autres, la condamnation, le rejet, l’abandon et la solitude. Parce qu’il n’a jamais jugé no condamné autrui, Parce qu’il accueillait les mal-aimés dans leur dépouillement complet, Parce qu’il ne s’attardait ni à la couleur, ni à la race, ni à la classe, ni même au passé des gens, Parce qu’il était l’incarnation de l’amour, de la compassion et du pardon, Parce qu’il nous a montré un chemin à suivre, J’ai fait du Christ mon maître spirituel. André Bissonnette |
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