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2006 - Vol. 03

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6 janvier 2006  
Vol. 03 - No. 01

Au cours de l'année qui débute, je m'introduirai chez-toi chaque semaine pour partager ma vérité qui n'est pas la vérité, je tiens à le préciser. Ce que je croyais vrai l'an dernier n'est peut-être plus vrai maintenant pour moi et ce que je reniais en 2005 peut faire aujourd'hui partie de ma vérité. Comme je le préconise dans l'application du slogan " Vivre et laisser vivre ". À chacun sa liberté, à chacun sa vérité.

Les slogans ou devises sont importants pour moi dans mon rétablissement, dans mon cheminement. Aussi vais-je te partager mes idées sur ceux-ci probablement une fois par mois. Le slogan " let go, let God " fait partie intégrale de mon quotidien. Ce slogan… américain m'incite à lâcher prise face au déroulement de mon quotidien qui ne se passe pas… exactement comme moi je le… projette.

Les promesses font partie aussi de ma recouvrance… c'est ma récompense à l'application d'actions répétées pour m'améliorer, pour cheminer. L'une des promesses que j'affectionne le plus : " Nous constatons que Dieu fait pour nous ce que nous ne pouvions faire pour nous-mêmes. " N'est-elle pas puissante… cette promesse… puisqu'elle nous permet justement d'avouer notre impuissance…

Évidemment, j'aborderai le programme des étapes… je te propose de m'entretenir avec toi… une fois par mois sur les 12 étapes. J'intitulerai ces chroniques " Entretien sur les étapes " puisque je ne crois pas que je peux enseigner les étapes, ainsi que l'on ne peut enseigner la spiritualité. Nous pouvons nous entretenir, partager, échanger sur notre programme. Le mode de vie… se vit et la spiritualité est l'œuvre de l'esprit en nous. Je crois énormément à l'efficacité du programme des 12 étapes. Je suis assuré que sans ces 12 étapes ma vie ne serait pas ce qu'elle est devenue aujourd'hui. En date du 12 décembre 2003, 252 groupes d'aide différents utilisaient le mode de vie des 12 étapes aux U.S.A.. Les étapes, quelle merveilleuse alliance à notre recouvrance.

Enfin, je te partagerai quelques réflexions personnelles… évidemment, cela aussi une fois par mois. Je puiserai dans mon quotidien au gré des vents et marées cette inspiration qui émanera de mon intuition.

  • 2006 une année de délices
  • 2006 je me libère des mes peurs
  • 2006 je remplace mes peurs par l'amour…l'amour, la plus puissante des armes secrètes.
André Bissonnette

4 janvier 2006

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13 janvier 2006  
Vol. 03 - No. 02

Lorsqu'il m'arrive d'avoir de la difficulté à lâcher prise j'utilise le rituel qui corresponds exactement à ce que je ressens dans mon cœur.

Cet exercice du lâcher prise, je crois l'avoir appris en lisant l'un des nombreux volumes d'André Harvey. J'aime les volumes d'André Harvey, celui-ci n'hésite pas à nous communiquer ses vastes expériences. Ce prolifique auteur a d'ailleurs signé la préface de mon second volume " Sur le chemin de la sérénité ". J'emprunte donc ce rituel tout y ajoutant mes propres couleurs, quelques ingrédients de mon cru.

Je m'installe confortablement dans un fauteuil ou une chaise fin prêt à me détendre. Pour faciliter cette douceur que je m'accorde, je peux même inviter l'un des géants Jean Sébastien ou Ludwick en sourdine, bercé par les bruits de la mer. Je prends trois bonnes respirations profondes et lentes. En respirant j'accueille la Vie et ses énergies positives, en expirant j'éloigne de moi tout ce qui peut nuire à ma paix d'esprit.

J'ouvre grandes les mains, les paumes en dessus. Les mains ouvertes pour y déposer l'emprise de mon obsession, un événement ou une personne, l'enjeu avec lequel je ne parviens pas à lâcher prise. Puis, je referme mes mains, je serre de plus en plus jusqu'à ce que mes ongles touchent la paume de celles-ci. Je serre encore de plus en plus fort et c'est alors que mon corps, merveilleux messager de mes émotions me parle… Je sens et ressens une énorme tension à la nuque et aux avant-bras. Voilà comment je me sens lorsque quelque chose m'obsède et que je ne parviens pas à lâcher prise. La lutte acharnée du combat n'amène que tension et rétention dans mon corps.

Maintenant, je décide de remettre l'objet de mon emprise à l'univers, à la Vie ou à Dieu simplement. Je réfléchis quelques instants et lorsque je me sens prêt, j'ouvre tranquillement les mains. Oh quelle merveille, je me sens déjà détendu. Je n'ai plus à lutter, à me battre, combattre et débattre. Je viens tout simplement de lâcher prise, je remets le tout entre les mains de la Providence. J'accosterai à bon port… j'en suis certain, j'ai enfin lâcher le tout après maints et vains efforts.

Durant quelques instants je vibre de calme et de paix en écoutant la musique sublime de Jean Sébastien ou Ludwick, quels géants !

André Bissonnette
11 janvier 2006

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20 janvier 2006  
Vol. 03 - No. 03

L'escalier de la sérénité

Je compare souvent les étapes des anonymes à un vaste escalier, haut de douze marches évidemment. En autant que j'utilise chacune des marches de cet escalier au cours de mes journées, je demeure dans la sérénité.

Les étapes permettent aujourd'hui à des millions de gens de pouvoir changer le cours de leur existence quotidienne. Personnellement, les étapes me servent de guide pour être bien dans ma peau, goûter au bonheur incomparable de l'instant présent. Cet escalier de douze marches devient mon escalade quotidienne vers les sommets de la spiritualité qui peuvent m'apporté une si douce sérénité.

Les étapes m'ont amené à un éveil qui éventuellement a produit un réveil spirituel. J'ai commencé à croire, à sentir, à agir et à voir de façon différente. Oui, j'ai redécouvert à l'intérieur de mon cœur quelque chose qui sommeillait depuis toujours, qui ressemblait étrangement à la magnificence de l'amour.

Le Créateur de cet univers ne m'a-t-il pas créé dans l'amour pour l'amour? Cet amour fut toujours présent en moi depuis ce premier souffle de vie. Ne fus-je pas son plus grand miracle ?

Cependant la peur sous toutes ses formes a façonné dès ma tendre enfance ma manière de vivre ou plutôt d'exister. Lorsque la peur domine, il devient important de m'intérioriser, de m'abreuver à la source pour me désaltérer à moins que j'aie conservé un Dieu de peurs… Colère, haine, ressentiment, culpabilité et honte ne font jamais bon ménage avec l'amour. Les étapes à saveur spirituelle me permettent l'évacuation de la panoplie de peurs qui m'ont été inculquées depuis ma tendre enfance.

Les étapes fonctionnent à merveille pour des millions de gens. Bill Wilson, l'un des fondateurs des AA ne se doutait sûrement pas qu'elles allaient servir de tremplin pour plusieurs permettant d'émerger de la brume, des affres de la souffrance, de la dépendance. Les étapes favorisent l'émergence de la lumière en route vers l'amour. Quel beau programme de vie quotidien, quel mode d'actions pour des millions de gens !

Étant dépendant à l'alcool à prime abord, je fus heureux de constater que les étapes peuvent servir de guide pour la solution de tous problèmes, de toutes situations. J'ai fait cette précieuse découverte grâce à la complicité de mon ami Gilbert B. et sa grande simplicité.

En gravissant chaque jour les marches de mon escalier, j'ai de bonnes chances de demeurer dans la sobriété, dans la sérénité et surtout dans l'amour. Que la peur disparaisse, place à l'amour !

André Bissonnette
20 janvier 2006

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27 janvier 2006  
Vol. 03 - No. 04

L'important d'abord

Quel slogan si essentiel pour vivre notre ciel quotidiennement ! Ce monde nous invite tellement à nous éparpiller, à nous perdre dans son agitation. N'est-il pas important d'abord… d'établir mes priorités en ce jour qui naît ? En tant que toxicomane, ma priorité est de tout faire pour demeurer sobre quoiqu'il arrive dans ma vie en ce quotidien. N'aies-je pas tout fait jadis pour assouvir mon obsession de boire, de consommer ou de compulser ? Que deviendrais-je si je retournais dans les déboires… du boire ? Consommation, compulsion égalent très souvent désillusions, destruction, anéantissement.

L'important d'abord, lorsque je suis descendu dans le bas-fond d'un incroyable burn-out, j'ai crié, imploré mon Dieu de placer ma sobriété en tête de liste de mes priorités journalières. Mon Dieu de l'impossible m'a favorablement répondu… je suis demeuré sobre malgré les atroces souffrances de ce burn-out qui s'est éternisé durant deux ans. La vélocité des flammes extérieures n'a pas réussi à éteindre le mince filet d'espoir intérieur.

L'important d'abord… ajuster mes priorités au cours de la journée. Chaque jour contient des impondérables, des accidents de parcours, des inévitables. Aussi est-il important de revoir mes buts matinaux ! Je me rappelle toujours que je ne contrôle rien dans ce vaste et insolite univers.

L'important d'abord… choisir la sobriété au lieu de l'abstinence. Sobriété égale sérénité qui à son tour signifie l'absence d'agitation, calme et tranquillité d'esprit. Je ne laisse en aucun moment l'extérieur venir perturber l'intérieur.

L'important d'abord… conserver, entretenir ce contact divin établi au début de la journée… tout l'long de cette journée.

L'important d'abord… me rappeler l'importance d'admettre mon impuissance devant l'émergence de pensées de peurs nuisibles, dysfonctionnelles et négatives.

L'important d'abord… m'éloigner du ressentiment et de sa horde de belligérants… apitoiement, colère, jalousie, haine, intolérance. À bas tous ces belligérants belliqueux !

L'important d'abord… me tenir avec les gagnants qui s'unissent dans l'amour pour l'amour.

L'important d'abord, arborer une digne confiance en moi.

L'important d'abord, gonfler mon estime personnelle.

L'important d'abord, m'affirmer sans m'infirmer.

L'important d'abord, conserver ma santé spirituelle, mentale et physique.

L'important d'abord, prioritairement le vécu des " S " à satiété :

Spiritualité
Sobriété
Santé
Sérénité
L's sens même de ma vie !

André Bissonnette
27 janvier 2006

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3 février 2006  
Vol. 03 - No. 05

" Nous nous rendons compte tout à coup que Dieu accomplit pour nous ce que nous ne pouvions pas faire pour nous-mêmes. "

Cette semaine, je décide de vous parler de cette promesse qui s'est réalisé pour moi à plusieurs reprises et qui se perpétue très souvent dans ma vie de tous les jours.

Plusieurs auteurs aiment faire référence à cette promesse… " Des forces amicales attendent d'accomplir à votre place ce que vous n'avez pas été en mesure de faire par vous-même " - nous convie Guy Finlay dans son livre " Les clés pour lâcher prise ".

Melody Beattie y réfère aussi dans son volume " Savoir lâcher prise " de même Marianne Williamson dans le " Retour vers l'amour ". Nous savons tous que Beattie et Williamson ont survécu aux atroces souffrances de l'enfer des drogues. En avouant leur impuissance face à leur toxicomanie, elles ont pavé la voie au lâcher prise qui les a amenées par la suite vers l'abandon total.

Lorsque j'ai joint mon premier groupe d'entraide alors que l'alcool m'avait submergé, j'étais totalement battu. Je ne savais plus si je voulais vivre ou simplement mourir. J'ignorais également si je désirais boire ou cesser de le faire. Le mental menteur aime souvent nous faire vivre ces pensées aussi paradoxales qu'irréelles.

Ce jour du 20 août 1975, Dieu que j'appelle affectueusement le Dieu de l'impossible m'a servi de bouclier pour me protéger désormais contre les attaques sournoises de l'alcool. Ce même Dieu m'a enlevé cette obsession de boire le 5 décembre de la même année. J'avais pourtant tout essayé dans mon abstinence… pour ne plus avoir soif.

Le 14 juin 1990, moi qui fumais modérément… au-delà de cinquante cigarettes quotidiennement, suite à mon impuissance totale face à cette dépendance des plus nocives… j'ai vu à nouveau ce même Dieu de l'impossible récidiver. Dieu accomplit pour moi ce dont je n'aurais pas pu faire par mes propres forces. Jamais je n'ai eu d'obsession du tabac depuis ce temps.

Lorsque je fais un bout de chemin, Dieu prend la relève suite à mon lâcher prise, Il accomplit ce que je ne peux faire par moi-même.

Lorsque je Lui en donne le mandat… ce Dieu qui tient ses promesses… fait ce que je ne peux réussir à faire, tout doucement, tendrement… sans forcer…Lui !

J'ai commencé volontairement par la dernière des douze promesses, du moins le " Gros Livre des alcooliques anonymes " la situe en dernier, c'est celle-ci que j'affectionne le plus. Elle m'incite à l'action et à l'abandon dans tous les domaines de ma vie. J'en ai la preuve chaque jour… quelle merveilleuse promesse !

André Bissonnette
3 février 2006

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10 février 2006  
Vol. 03 - No. 06

Drogue

L'une des pires drogues qui crée subtilement une très grande dépendance, accoutumance est la Pensée Compulsive Perpétuelle… ce p.c.p. des plus nocifs.

En y regardant de près la pensée s'accapare de tout mon temps… en le propulsant la plupart du temps au futur et au passé. Cette pensée qui m'est d'une grande utilité dans l'action… peut devenir néfaste dans l'inaction devenant irréelle, peut-être dysfonctionnelle, peut-être négative. Les érudits prétendent que 85% de nos pensées sont inutiles naviguant dans les mers troubles du passé ou imprévisible du futur oubliant d'accoster au port d'attache que devient notre moment présent.

Essayons ensemble de nous rappeler un moment de notre vie… où nous avons vécu une paix sublime et divine qui dépasse tout entendement tout raisonnement. Un lever de soleil, un lac calme, un soir étoilé, une douce compagnie… combien de moments si paisibles où nous sommes alors écrié " comme je suis bien… enfin je ne pense à rien ".

Ajustons nos pensées à la plénitude du moment présent, quelle grille horaire incomparable faisant fi à la lourdeur du passé et à l'incertitude du futur. Interrogons-nous sur la qualité de nos pensées depuis le lever. Ces pensées d'avenir et de passé ont été nuisibles, d'une profonde futilité, incontestablement inutiles.

La pensée propulsée par le plus incroyable génie de notre cerveau est essentielle au moment de passer à l'action… d'une totale inutilité auparavant, même si j'ai tendance à penser… le contraire. Je pourrai puiser dans l'immense réservoir de mon ordinateur incomparable en temps… et lieux.

J'actionne donc mes pensées dans la réalité unique du moment présent. Je deviens abstinent pour aujourd'hui du P.C.P. de la Pensée Compulsive Perpétuelle. Je vis ce jour sans penser… sans dépenser d'énergie pour le passé ou ce futur incertain. Je suis un drogué de la pensée… je me gave désormais d'instants présents.

André Bissonnette
10 février 2006

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17 février 2006  
Vol. 03 - No. 07

K.O.T.

K.O.T. pour Knock Out Technique. En français s'il vous plaît, traduction libre : mise en déroute technique.

Récemment, je faisais le parallèle entre un escalier de douze marches et notre mode de vie de douze étapes. Si j'escalade… un escalier, je commence évidemment par la première marche. Première marche, c'est l'admission totale de mon impuissance à cent pour cent.

La première étape, c'est la clé précieuse qui me permet d'ouvrir l'écrin de mon cœur qui à son tour me permettra de bifurquer sur la voie de la sérénité. Cette première étape me permet enfin de découvrir l'autre bout du tunnel, la plus douce des lumières… l'espoir de vivre une nouvelle liberté. Je deviens libre de l'esclavage de ma dépendance.

J'aime beaucoup comparer cette étape à un combat de boxe incessant qui se termine naturellement par un verdict sans équivoque : knock out technique percutant. Enfin le boxeur ensanglanté, baisse les bras, rend les gants, s'avoue vaincu. Il peut désormais savourer sa première victoire en chemin vers la libération, vers la liberté.

Peu importe la situation qui l'assaille, l'obsession qui le tenaille, les blessures au fond des entrailles, notre boxeur tient mordicus à livrer une bataille… sans faille! Il poursuit le combat malgré les chutes et les rechutes incessantes au tapis. Chaque fois, notre athlète se relève, plus déterminé que jamais à poursuivre la lutte. Chaque fois, notre boxeur baigne dans la désillusion. Chaque fois, il semble prêt à exterminer cet adversaire invincible.

À nouveau, c'est la descente aux enfers, dans l'enfer de la souffrance, en " fer " et contre tous. Quelques rounds plus tard, l'arbitre de la vie compte, notre boxeur s'écroule, " tapisse " encore. Le visage meurtri, ensanglanté, malgré ce bain de sang… tente encore de se relever. Titubant, il s'écroule cette fois pour de bon, l'arbitre en vient à l'irréductible verdict : knock out technique, fin du combat.

Étendu sur la table dans le vestiaire, presque inconscient notre boxeur réalise enfin l'inutilité de poursuivre sa carrière. Il admet enfin son impuissance face à la situation, face à sa compulsion, face à sa dépendance.

Les blessures, de ses combats ensanglantés demeurent présentes pour quelques temps. Notre boxeur a tout brisé sur son passage pour tenter de vaincre cet adversaire invisible… sans succès. Il soignera ses plaies, recouvrira une santé sans pareil.

Notre pugiliste a enfin admis son impuissance à poursuivre le combat malgré sa volonté déchaînée. Il délie enfin les chaînes de sa captivité en route vers la vraie liberté.

André Bissonnette
17 février 2006

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24 février 2006  
Vol. 03 - No. 08

Laisser agir Dieu

Sur le mur de ma cuisinette, j'ai inscrit sur une feuille de bouleau " let go, let God ". Cette devise qu'utilise la fraternité des émotifs anonymes me sied à merveille. Ce slogan m'inspire en effet au plus haut point, spécifiquement dans la langue de Shakespeare parce que le jeu de mots go God laisse place à la mémorisation et à… la répétition.

Lâcher prise et s'en remettre à Dieu dans la langue de Molière… cette fois. Ce fameux lâcher prise semble facile à vivre certaines journées. D'autres jours ce n'est pas une sinécure, cela devient dur… de l'appliquer. J'ai parfois tendance à remettre à… demain et par conséquent en tant que " procrastinateur " invétéré… je lâcherai prise… demain.

Comme les programmes des mouvements d'entraide préconisent l'action, toujours l'action, il est important pour moi de bouger, de poser des gestes avant de lâcher prise… aujourd'hui. Je regarde ce que j'ai fait ou pourrais faire pour régler la situation obsessionnelle. Dieu me laisse le libre choix, j'ai par conséquent la liberté de choisir. Le ciel… exige que je fasse ma part, que j'apporte ma propre contribution à la réglementation de mes difficultés. Le proverbe : " Aide-toi… et le ciel t'aidera " est plus que jamais digne d'actualité. La magie blanche est à proscrire.

Ayant passé à l'action pour tenter de trouver une solution à la situation, avouant ma totale impuissance je lâche tout simplement prise aujourd'hui et non… demain. Je ressens subito presto un réconfort soudain, un confort certain.

Je m'en remets à Dieu, ce Dieu d'amour, ce Dieu de l'impossible qui a su toujours me mener à bon port. Avec un tel capitaine à bord, m'étant rangé du bon bord, ayant largué l'obsession, la résistance, je me laisse choir tout doucement en Dieu sur le rivage de la sérénité. De l'impuissance jaillit la puissance, de la faiblesse surgit la force et de la brume émerge la lumière.

Let go, let God… laisser aller, me laisser aller tout simplement, ne plus reprendre le gouvernail… laisser Dieu agir… à son tour. Quelle belle traversée à l'horizon en prévision !

André Bissonnette
24 février 2006

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3 mars 2006  
Vol. 03 - No. 09

Nous connaîtrons une liberté et un bonheur nouveau.
(1ère promesse)

C'est la toute première des douze promesses et ce n'est pas par hasard. En passant, le hasard n'existe pas… oui, oui il existe… dans le jeu, les lotos. Cette première promesse nous parle déjà de liberté, d'un bonheur nouveau, à nous qui étions enchaînés, à nous qui ne connaissions même pas ou plus du tout le sens du mot bonheur.

Lorsque j'ai cessé de consommer de l'alcool en quantité… volumineuse, l'une des principales caractéristiques qui m'a amené sur " le seuil de la liberté " fut la découverte du libre choix de dire non. Non merci, pas pour moi je ne bois pas, je ne bois plus. Si par hasard… l'on insistait, la réplique ne se faisait pas attendre longtemps " je suis allergique à l'alcool " sans plus d'explications, d'élaboration.

Plus tard lorsqu'à ma grande surprise… j'ai fait l'étonnante découverte que j'étais dominé par le joug de la dépendance affective, j'ai pu me libérer des chaînes que je m'étais forgé. J'ai appris aussi à dire ultime non malgré les instances insistantes ! Dire non avec le cœur lorsque la tête " le mental menteur rôdant " tente de nous faire dire oui. Le non qui semble négatif peut parfois emprunter la trajectoire du positivisme.

Nous qui appartenons à des groupes d'entraide sommes choyés… par pur respect de notre liberté, on nous propose des étapes suggérées. La force de ces groupes d'appartenance s'érige sur des suggestions et non sur des obligations, des impositions. Cette même énergie a permis une extraordinaire multiplicité de fraternités… plus de 250 associations d'anonymes existent aujourd'hui aux Etats-Unis. Le fondateur de AA Bill W., pour Wilson, avait du flair, il savait que la meilleure affaire était d'en faire… des suggestions. Liberté pour des gens enchaînés… wow quel prémisse, quel délice !

Bonheur nouveau, bonheur… la bonn'heure ! Oui, nous découvrons heureusement que le bonheur existe… non seulement dans les films. Notre propre cinéma quotidien nous permet de le visualiser ce fameux bonheur. Nous commençons à vivre au quotidien, à l'heure présente et de plus en plus à l'instant présent. Le moment présent, quel présent " n'est-ce pas le plus beau des cadeaux ? " quelle Présence. Dieu semble vivre au présent Lui. Lorsque je lui demande des choses pour l'avenir… ça ne fonctionne jamais.

N'est-ce pas paradoxal, moi qui illusionnait dans les vapeurs de l'alcool pour découvrir le bonheur durant quelques heures, j'expérimente désormais ce simple bonheur sans substance ? Je le goûte cet élixir quotidiennement dès la première heure, je le savoure jusqu'à la dernière heure de mon 24 heures… !

Plus je chemine dans le programme, plus je connais une liberté toujours renouvelée, un bonheur qui se fait constamment nouveau dès l'aube jusqu'au crépuscule.

André Bissonnette
3 mars 2006

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10 mars 2006  
Vol. 03 - No. 10

Y a de la joie !

Récemment, je rencontrais quelqu'un qui «osasse» me traiter d'être puéril. De plus ce sérieux personnage avouait sérieusement que je faisais preuve de «désinvolture enfantine». Je lui rétorquai candidement avec beaucoup de subtilité que l'une des pierres d'assisse de la spiritualité est la joie doublée d'un sens extraverti… de l'humour. L'humour, le baromètre de l'humeur prédispose à l'amour.

Drôle de monde dans lequel nous vivons. Ne serait-il pas plus plaisant de vivre dans un monde drôle? Ce monde se meurt du manque d'amour, il n'y a aucun doute désormais dans mon cœur, amour rime avec humour. Mon ami l'écrivain André Harvey auteur du best seller «L'ultime pardon» et de multiples ouvrages (11 à date en passant) aime beaucoup parlé d'un monde sérieux. Il évoque le commun des mortels qui aime prendre la vie au sérieux, monde qui aime s'imprégner de «sériosités» à satiété!

Rire, n'est-ce pas le moins dispendieux de tous les «reers», le plus payant dans l'ici maintenant. À la mode ces temps-ci spécifiquement, je peux y adhérer à ce «reer» chaque jours sans détour… et avec retour instantané sur le champ.

Rappelons-nous nos séances de fou rire? Quel bien être intérieur ressentions-nous! Cet élan de rire sans retenue… nous aidait à déconstiper notre trop grande «sériosité».

J'aime communiquer avec mon Dieu d'humour, pardon mon Dieu d'amour, en lui parlant, en lui écrivant ou parfois en utilisant la voie du silence. J'aime souvent utiliser beaucoup l'humour lors de nos… rencontres. Je suis certain que mon Dieu doit «rire dans sa barbe» ah, c'est vrai j'y pense mon Dieu a heureusement, dans mon cas, perdu sa barbe blanche. Dieu a un sens inné de l'humour, je n'ai qu'à regarder «sa créatoure».

Mentionnons entr'autres, les éléphants. Quelle éléphantesque idée Il a eu… ne nous a-t-il pas leurré avec leurs deux trompes? Autre cou espiègle du Créateur… la longissime girafe. Tout un coup de filet avec son long cou, n'est-ce pas? De là est né le slogan «de quoi je me mêle»! Que pensez maintenant des «chimpansés»? Fallait y «panzés»… ne perdons-nous pas tous sens de «sériosités» rien qu'à les regarder grimacer?

Le monde aime rire pourtant… cependant le guindage et la constipation en retiennent quelques-uns. Les humoristes remplissent les salles. L'humour sous toutes ses formes nous rejoint sans plus de détours. N'est-ce pas que nous retrouvons notre cœur d'enfant lorsque nous nous laissons bidonner lors de ces soirées où les rires se succèdent sans fin ? Du début à la fin c'est le délire parfois. On parle souvent de la thérapie du rire, n'est-elle pas bienfaisante pour notre santé mentale, physique et bien sûr spirituelle.

Le sourire illumine, le rire déconstipe et l'humour parodie la vie et sa supposée «sériosité».

Comme le dirait un auteur très sérieux dont j'oublie le nom «ne prenons pas la vie trop au sérieux… personne encore n'en est sorti vivant». Je vous souhaite de mourir… de rire le plus souvent possible. Quelle incroyable résurrection!

Que la joie éclate, c'est un geste de gratitude et de tendresse envers mon Dieu d'amour, mon Dieu d'humour.

André Bissonnette
10 mars 2006

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17 mars 2006  
Vol. 03 - No. 12

Découverte de son propre Dieu

«Nous en sommes venus à croire qu'une Puissance supérieure à nous-mêmes pouvait nous rendre la raison».
2e Étape

Croire en une Puissance Supérieure !

Août 1994, je venais de terminer mon partage dans un centre thérapeutique pour toxicomanes. C'est une minime partie de remise de la dette que je dois aux anonymes. C'est alors que je fis la connaissance de Carolyne, de souche beauceronne,… «les gars», un de leurs patois, à l'aube de le trentaine, toxicomane avouée qui venait de rendre les armes.

Carolyne avait déjà beaucoup voyagé. Elle avait parcouru l'itinéraire de toutes les drogues, à l'exception du territoire de l'héroïne et du crack qu'elle n'avait pas franchi. Évidemment, tout baignait dans l'alcool… le long de ses péripéties. Que de voyages ne menant nulle part sauf en enfer !

Après mon échange, elle m'accosta pour m'interroger sur l'identification de sa Puissance Supérieure. Elle ne croyait pas en grand-chose, encore moins à quelque chose de grand ! Elle songeait que peut-être sa cousine Julie, terrassée accidentellement par la grande faucheuse, pourrait l'aider dans sa démarche. Elle était si proche de cette cousine partie furtivement à 16 ans. Pourquoi pas? Après tout, les deux cousines étaient de connivence pour beaucoup de trucs. Carolyne a parcouru un bout de chemin aux côtés de Julie. Il suffit de croire à quelque chose de supérieur. L'important n'est-il pas de croire en quelqu'un, en quelque chose de plus fort que la bouteille ou les drogues captivantes, qui nous amènent séjourner dans les marasmes de l'enfer? Personnellement, combien de fois n'aie-je pas partagé mes états d'âme avec mon Dieu alcool?

Quelques mois d'abstinence ne garantissent pas absence… de problèmes, de situations parfois difficiles à vivre ! Carolyne, encore dans ses nuits de douleurs, cherchait à tâtonnements quelques filets de lumière. Tout d'un coup, elle décida de mettre beaucoup de lueurs de clarté dans sa vie. Elle adopta le soleil comme Puissance Supérieure. Pour elle, le soleil représente l'espoir, la chaleur humaine dont elle a tant besoin. Le soleil accueille, réconforte, énergise et brille… Une seule lacune, quelquefois le soleil brille par son absence et celle-ci peut perdurer plusieurs jours lorsque d'impressionnants nuages s'emparent de toute l'atmosphère.

Pour bien souligner son appartenance à sa Puissance, elle a décidé de se faire tatouer un beau soleil sur une épaule. Beau temps, mauvais temps, ce soleil la protègera contre toutes les intempéries de la vie. Son soleil ne l'a pas abandonné… le rétablissement n'est pas toujours sans sinécure. Le rétablissement s'établit au jour le jour, certains jours étant parfois parsemés de torsions, de distorsions et de tensions !

Un an après ses débuts d'abstinence, Carolyne a vécu un divorce, maman de deux jeunes enfants de trois et cinq ans, ce ne fut pas l'Éden. En même temps, beauceronne innée, elle s'est nationalisée américaine. Traînant son soleil partout, elle a su se démarquer des pénombres de la vie. Elle est une femme qui préconise l'action. En passant, l'action ne fait-elle pas partie du lâcher-prise? Son implication aux réunions anonymes l'a beaucoup aidée, le partage avec ses semblables facilitant la tâche. Elle n'a pas non plus hésité à demander de l'aide professionnelle.

Juillet 2004, Carolyne a fêté ses dix ans de sobriété… 3 juillet 1994 n'est-elle pas la date la plus importante de sa vie, elle qui était agonisante dans les méandres de l'enfer? En tant que " Canadian Sponsor ", confident du Canada depuis ses débuts, je suis allé lui remettre un précieux jeton de dix ans. À l'aube de la quarantaine, Carolyne est devenue une femme épanouie, heureuse et sereine. Sa beauté intérieure déteint sur l'extérieur. Elle est très belle, la Carolyne.

Elle peut désormais compter sur Dieu, qui est devenu sa Puissance Supérieure. Ce Dieu qui l'habite sillonne avec elle tous ses moments présents.

De Julie, en passant par le soleil, elle a découvert son propre Dieu, sa Puissance Supérieure… intérieure, qui la suit à la cadence du battement de son cœur. Dieu est désormais son souffle de vie, son soleil qui luit et celui qui prend soin de Julie. Carolyne vit l'Être.

André Bissonnette
16 mars 2006

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24 mars 2006  
Vol. 03 - No. 12

« Agir aisément »

Quelle inspirante devise pour un monde passablement agité, avouons-le. Le premier mot de ce slogan nous incite évidemment à l'action. Les gens disent qu'ils font partie d'un mouvement d'entraide. N'est-ce pas des plus explicites ? Le mouvement nous propulse dans l'action, l'entraide s'entoure d'actions. Action pour faire bouger les choses, action pour mieux vivre avec notre dépendance peu importe le visage qu'elle emprunte. Action pour atténuer la douleur, action pour partager le bonheur, action pour atteindre une certaine sérénité, action pour vivre à plein une sérénité quotidienne.

Notre programme de rétablissement nous suggère 12 étapes et 5 d'entres elles reflètent l'action dans toute sa splendeur. Ce sont les 4e, 8e, 9e, 10e et 12e étapes. Quel beau défi quotidien… nous est proposé pour toute notre vie ! N'oublions pas que la vie ça se passe aujourd'hui. Vivre, n'est-il pas nager avec les forces de ce courant qui ne s'arrête jamais ?

Si l'action revêt beaucoup d'importance dans notre rétablissement, n'est-il pas aussi important d'agir mollo, d'agir aisément ?

Lorsque nous étions dans l'effervescence de la consommation, de la compulsion, ne nous arriverait-il pas de poser des gestes regrettables de façon impulsive au nom de la colère justifiée ? Nous avons parfois détruit tout sur notre passage. Que de violence physique, parfois enrobée de violence verbale tout aussi destructive l'une autant que l'autre. Je me remémore l'ère où " Speedy Gonsalez " " la tornade " m'allait à vermeille. Je déplaçais beaucoup d'air… Je bâtissais et pouvais tout démolir sur mon passage au nom de la digne colère. Devenu abstinent, j'ai eu tendance à vouloir tout reconstruire en désirant absolument accélérer le processus. Cependant le rétablissement exige de perpétuels recommencements… en agissant aisément.

Il est important pour moi de bannir désormais de mon quotidien, la hâte et la précipitation. Je ne suis plus le pompier de l'univers. J'évite aussi de mettre le feu aux poudres…

Agir aisément… élaborer chaque matin mon plan de match quotidien en
compagnie de mon metteur en scène très futé, très « cool »…
le Dieu de l'impossible.

Agir aisément… remettre à demain… ce qui n'est pas essentiel de faire…
aujourd'hui.

Agir aisément… prendre quelques pauses pour aspirer… respirer lorsque la
colère gronde, qu'elle tende vers l'explosion.

Agir aisément… éviter le tracas, éluder le fracas, les éclats.

Agir aisément… une chose à la fois, un problème à la fois, un jour… à la fois.

Agir aisément… devenir « cool », laisser couler… que ça coule doucement…
aisément.

Agir aisément… agir et laisser les résultats advenir aisément avec la complicité
du Tout-Puissant.

André Bissonnette
24 mars 2006

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31 mars 2006  
Vol. 03 - No. 13

«Nous ne regretterons pas plus le passé que nous ne voudrons l'oublier.»
(3e promesse)

Les regrets ne servent à rien, ils ne savent que nous enliser, nous étouffer et nous paralyser. Pourquoi dépenser autant d'énergie à… penser ce qu'a été notre passé? Ce passé qui sans l'ombre d'un doute est maintenant désuet et totalement dépassé. Pourquoi regretter ce que je ne peux revivre… recommencer ne fut-ce qu'un seul instant ?

Ce que j'ai vécu dans ce hier… passé faisait probablement partie de mon plan de match. Aujourd'hui, mon passé peut me servir de tremplin pour me propulser encore plus loin. Toujours plus loin, toujours plus haut aspirait Mme Reno. Aujourd'hui, je n'ai pas à risquer encore une fois la noyade, maintenant que j'ai appris à nager de peines et de misères. Aujourd'hui, je décide de me prélasser en plein soleil sur le rivage de la sérénité.

Mon passé empreint de souffrances, teinté de douleurs parfois atroces m'a permis d'apprivoiser l'amour. J'ai commencé à aimer cet être qu'auparavant je détestais tellement au point de vouloir l'anéantir à tout jamais. Graduellement je me suis découvert quelques qualités, au travers mes incroyables failles et faiblesses, j'ai constaté qu'un potentiel divin était le mien. Je peux désormais partager ave mes frères humains ce qui a, durant quelques années, été mon holocauste quotidien. Dieu m'a accordé durant cette descente aux enfers, durant les affres de mon alcoolisme plusieurs sursis quotidien. Il est donc important de me rappeler d'où j'émane et où je pourrais retourner car cette maladie est sournoise, subtile et déroutante même après plusieurs années de sobriété.

Je ne peux renié ce passé riche d'expériences… enrichissantes. Que de richesse Wow ! J'ai connu l'humiliation au travers des turbulences. Je ne suis abaissé, l'on m'a abaissé, je me suis laissé abaissé… Je ne peux renier ce passé. J'ai enfin connu, expérimenté l'aide… l'humilité me fut dévoilée dans toute sa nudité. J'ai crié à l'univers : " J'ai besoin d'aide ". L'univers m'a entendu, m'a répondu à sa manière.

Je ne peux pas renier ce passé plein d'aventures et de désinvoltures qui m'a permis de survivre à mes blessures. Je peux désormais vivre à plein cette vie remplie de joies simples et pures. Je n'ai rien à regretter, je vis désormais debout. L'amour a remplacé les peurs qui m'assaillaient, m'enterraient, m'étouffaient et me paralysaient. Je n'ai plus à gémir, a regretter… !

Non rien de rien, non je ne regrette rien, tout l'mal que je me suis fait ça m'est bien égal.

André Bissonnette
31 mars 2006

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7 avril 2006  
Vol. 03 - No. 14

Y a rien à comprendre.

Un ancien directeur de centre thérapeutique Émilien Maltais pour ne pas le nommer, m'a appris une belle leçon… expérimentale de compréhension.

Un de ces quatre, l'illustre directeur Maltais me convoque à son bureau. «J'aimerais t'expliquer quelque chose. » Et mon curieux personnage, joyeux luron des plus colorés, commença son exposé grandiose.

Il me raconta une histoire à dormir debout comme seul lui peut le faire en nous tenant réveillé. « Est-ce que tu comprends? » Je lui ait répondu dans la négative…« Non je n'ai pas saisi. »

Le coloré personnage y allant cette fois de moult gestes et de teintes encore plus vives pour dépeindre la situation et le paysage à la fois, m'interrogea à nouveau. « Est-ce que tu comprends cette fois ? »…. « Non je ne comprends pas du tout Émilien. »

« Alors j'efface et je recommence »... Démontrant quelques signes d'impatience, ajoutant quelques gestes grandioses de déploiements, il répéta son abracadabrante histoire. Émilien me dévisagea, il espérait recevoir une réponse qu'il désirait absolument…entendre. M'armant de courage, commençant même à mettre en veilleuse mon degré de quotient intellectuel… péniblement je lui ait rétorqué avant sa traditionnelle question …« Non je ne comprends pas.»

Je me préparais alors a subir les foudres de l'autorité suprême… et à déguerpir en même temps, ne pouvant plus faire face à ce curieux loufoque de personnage. Il me regarda, me dévisagea et avec son plus grand sourire angélique… il osa m'avouer…

« C'est très bien, très bien, tu as tout compris, très bien compris, il n'y à rien à comprendre.»

C'était bien là une de ses « Maltaiseries » drôles et sérieuse à la fois. « Il n'y a rien à comprendre.» Cette phrase m'a rejoint au plus profond de mon être et s'est imprégnée dans mon cœur.

Ne pas vouloir toujours comprendre, arrêter le questionnement, le bourdonnement obsessionnel du cervelet qui essaie toujours de vouloir absolument tout comprendre.

Ce fut l'une des belles leçons que m'a enseignée le prof coloré que j'ai toujours admiré. Lâcher la tête… pour descendre au niveau des tripes, atteindre le cœur. Vibrer au diapason des fibres du cœur.

Ce fameux cérébral avec tout ce questionnement, les qui, les quoi, les pourquoi, les comment… que d'interrogations qui ne mènent qu'à des bifurcations. Pourquoi je suis alcoolique, pourquoi je suis heureux, pourquoi je suis malheureux,… etc. etc. etc. Toutes ces interrogations perpétuelles ne servent qu'à éparpiller les morceaux du casse-tête…

Parfois, quelques années plus tard, après le vécu d'une situation difficile, on retrouve ces morceaux de puzzles qui finissent par s'intercaler. Parfois on finit par comprendre plusieurs années plus tard, si jamais l'on comprend.

Il n'y a rien à comprendre, seulement une leçon à apprendre, à expérimenter. Apprendre sans comprendre!.. Prendre l'instant présent à l'état pur sans le laisser se polluer par les qui, les quoi, les pourquoi, les comment, qui empoisonnent notre existence.

André Bissonnette
7 avril 2006

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21 avril 2006  
Vol. 03 - No. 15

Le Producteur

" Nous avons décidé de confier notre volonté et nos vies aux soins de Dieu tel que nous le concevions. " La 3e étape.

J'aime beaucoup la comparaison que nous présente le " gros livre ", au sujet de cette étape qui se vit chaque jour, maintes fois, plusieurs fois… par jour. L'on nous présente Dieu comme le principal metteur en scène.

Il m'arrive de prétendre être un très grand acteur… j'aime parfois contrôler moi-même l'exécution de chaque scène de cette fabuleuse pièce théâtrale qu'est la vie. Certains matins, je me lève très décidé… je veux moi-même exécuter cette mise en scène de façon minutieuse alliant même un perfectionnisme exagéré. Mon côté parfait, plus que parfait, refait surface. Je deviens, redeviens encore l'acteur par excellence… quelle prétention ! Aujourd'hui, je jouerai à ma manière… je redeviendrai puissant. Je contrôle chaque facette de mon jeu… j'aspirerai même aux grands oscars hollywoodiens.

Même si je prétends être un grand acteur… je ne peux jouer seul dans cette grande comédie qu'est la vie. D'autres acteurs se présenteront sur scène aujourd'hui rêvant aussi aux grandes récompenses californiennes du printemps. Je vis dans un drôle de monde, un monde drôle qui parfois aime me jouer des tours. Je ne le prends pas toujours et j'aime quelquefois me venger… à mon tour. La pagaille s'installe alors, c'est la bataille à savoir qui des belligérants deviendra le gagnant. Certains jours, le très grand acteur que je prétends être, fait mauvaise figure dans cette grande comédie qu'est la vie qui se change parfois en tragédie… ! Ce n'est plus drôle, je ne peux plus jouer mon rôle allant même jusqu'à échapper… mon grand contrôle.

N'est-il pas beaucoup plus simple de me fier au grand Metteur en scène qu'est Dieu, Lui qui connaît toutes les facettes, les péripéties de ma vie ? Ce très grand Producteur, à la fois mon Créateur, ne fait jamais d'erreurs. Il ne commet non plus d'injustices avec ses jeux de coulisses. Je n'ai qu'à revêtir mon costume d'humain chaque matin et m'en remettre au scénario divin prévu pour mon bien. Dieu ne demande qu'à m'aider, je n'ai qu'à lui confier ma destinée. Mon rôle à moi est de ramer, celui de Dieu est de diriger. Nul doute qu'avec un tel Capitaine à bord, j'accosterai à bon port… parfois avec quelques subtils détours puisque mon Dieu d'humour aime parfois me jouer des tours. Malgré la mer quelquefois agitée, même lorsque la tempête s'est déchaînée, je peux me sentir en toute sécurité, lui ayant confié ma destinée.

Je franchis donc le plateau chaque matin pour la levée du rideau. Je n'ai pas à performer, Dieu seul forme et transforme les différentes facettes de mon jeu… Lorsque je redeviens un simple acteur… me laissant guider en toute simplicité, je peux jouer avec beaucoup de facilités cette pièce enjouée… qui parfois devient endiablée. Je n'ai pas à défier Dieu, encore moins à m'en méfier, je n'ai qu'à lui confier la trajectoire de ma traversée m'assurant toutefois de ramer. Je deviens alors un véritable gagnant au jeu… de la vie, là où le hasard n'existe pas.

André Bissonnette
21 avril 2006

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21 avril 2006  
Vol. 03 - No. 16

Vivre et laisser vivre

Avec le temps, ce slogan a pris pour moi une tangente différente. Maintenant j’incorpore la souplesse, la délicatesse, la tendresse et en quelque part la sagesse… d’en connaître la différence.

Vivre ..….. éveil matinal où je peux retrouver le contact mis en veilleuse… la veille.

……. vibrer la vie dès l’aube pour étancher cette soif du sublime, du profond et de l’impalpable.

……. faire place à l’enthousiasme, ce plein du Divin pour m’émerveiller de la beauté du quotidien.
 

Vivre ..…..  me libérer de l’opinion de l’autre, ne plus donner autant d’importance à ses jugements qui peuvent me paralyser.

……. apprendre à dire non lorsque je n’ai pas le goût de dire… oui.

……. affronter la situation malgré l’hésitation, l’angoisse qui m’étreint,  la peur qui m’assaille et me tenaille. 
 

Vivre …….  debout, à bas "l’aplatventrisme", les courbettes, le contrôle d’autrui.

……. debout pour dénoncer l’absurdité et la cruauté de la violence.
 

Vivre …….  Laisser les flots de la tendresse m’inonder, imbiber l’autre à son tour…. "tendresser" la vie.
Vivre ……. m’éloigner, m’extirper des griffes déchirantes du ressentiment dès son apparition pour éviter… les lacérations.
Vivre ……. exprimer ce que je suis.
Vivre ……. l’Être.
Laisser vivre ……. permettre à l’autre de s’exprimer dans toute la grandeur de son authenticité ou la petitesse de sa mascarade. 

……. écouter simplement l’autre sans l’interrompre, sans chercher à trouver… sa solution.

……. partager avec l’autre… ses projets, ses utopies, ses rêves sans les amoindrir, les détruire. 
 

Laisse vivre l’autre ……. le laisser exprimer ce qu’il ressent.

    ……. le laisser vivre ses émotions sans restrictions.

    ……. le laisser vivre dans toute sa candeur… son bonheur.
 

Laisser vivre  vivre  …….  c’est de permettre à l’autre d’exprimer ce qu’il est.

A CHACUN SA VÉRITÉ.
A CHACUN SA VIE.

André Bissonnette
21 avril 2006

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28 avril 2006  
Vol. 03 - No. 17

«Nous perdrons le sentiment d'être inutiles et cesserons
de nous apitoyer sur notre sort».

…Promesse de bonheur.

La vie est remplie de paradoxe. Si je n'avais pas bu… je serais aujourd'hui mort, plus tard si je n'avais pas arrêté de consommer… je serais aujourd'hui mort. L'alcool m'a permis de vivre, de survivre à mes blessures béantes de mon enfance.

Disciple invétéré de Bacchus, je remplaçai la souffrance par la bombance, la tristesse par l'allégresse, la mélancolie par l'euphorie. L'alcool est venue à ma rescousse pour un certain temps. Cette substance m'a en effet apporté beaucoup de réjouissances.

De tempérament sociable, je devins un buveur… sociable. J'ai connu le ciel sur terre avec tous les artifices de la consommation. Plus tard, j'ai goûté la descente aux enfers… avec Lucifer. Le bas fond… refaisait surface après chaque cuite… quels ahurissants lendemains de veille et quel réveil. Me sentant seul au milieu de la foule, je devins volontairement un buveur solitaire me repliant sur moi-même et sur… le triste sort que me réservait l'univers.

Mon estime personnelle avait trébuché, piqué des vers de travers dans mon enfer. Estime personnelle grandiose, c'était l'apothéose, je m'affublais du titre très valorisant de "rat sale", "dirty rat" en anglais, c'était plus laid, plus vil. Comme je détestais l'humain éloigné du Divin à cette époque, les rats sales et laids du boulevard Décarie de mon enfance refaisaient surface. Je me trouvais tellement dégueulasse. Je m'écrasais seul dans mon coin pour consommer. Un rat c'est sale… un rat on écrase ça. J'avais le goût de vomir, d'en finir. Quel belle estime de moi la substance avait réussi à façonner malgré les succès extérieurs, la gloriole éphémère.

L'arrêt définitif de ce poison m'a permis de renaître à la vie. Grâce à un nouveau mode de vie, grâce à la fréquentation de nouveau amis, je retrouvai ma dignité d'humain.. Je redevenais un membre utile de la société. Je pouvais à nouveau donner, écouter, partager et aimer.

Graduellement l'apitoiement, ce repli incommensurable sur soi, s'est estompé au fur et à mesure que je revivais. Je n'ai plus le temps de geindre, de me plaindre.

Je compte l'abondance omniprésente dans ma vie. Au lieu de m'attarder à la pénurie, je calcule désormais l'abondance de la vie à mon égard.

Je suis un être très choyé, je peux saisir le bonheur… de 24 heures en 24 heures. L'anxiété, l'angoisse ont pratiquement disparu de ma vie. Je vis mon quotidien en présence du Divin.

Je vis debout désormais… le rat s'est volatilisé, s'est écrasé et l'humain s'est relevé, a retrouvé sa dignité.

André Bissonnette
28 avril 2006

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5 mai 2006  
Vol. 03 - No. 18

Détachement!

C'est le printemps… la saison du détachement, le temps propice au ménage. Le temps de créer des vides dans les garde-robes trop encombrant. N'est-il pas de notoriété mondiale que les Québécois aiment accumuler en cumulant le plus de choses possibles, qui un jour par hasard, pourraient servir…

N'est-ce pas plaisant, réconfortant d'ouvrir une garde-robe encombrée et d'y découvrir à chaque fois des vêtements qu commencent à s'user… au cas ou ils pourraient servir un jour peut-être? Ces garnitures vestimentaires pourraient éventuellement revenir à la mode pour des gens démodés… qui suivent invariablement… les tendances! La mode n'est pas personnelle? Je porte tout simplement ce que j'aime arborer et non pas ce que l'autre me dicte de porter! Mode créée par l'autre invitant à copier, à imiter… un peu comme l'ancien slogan d'un grand poste de radio montréalais…" tout le monde le fait, fais-le donc! " Wow… quelle trouvaille, fallait y penser!

Qui ne se souvient pas des fameuses plaques d'auto… " J'aime ma femme " quel possession!... " J'aime ta femme " quel insubordination! Un jour, j'ai moi-même songé créer des vêtements André B. pour faire compétition à TOMMY. Quel anonymat j'aurais camouflé!

Printemps, débarras de vêtement que l'on n'a pas endossés depuis un an. Débarras des embarras, pourquoi pas? Poubelles pour les plus… belles, les désuètes. Si le vêtement est encore beau, pourquoi ne pas en faire cadeau à quelqu'un qui croira recevoir le gros lot.

Printemps, détachement aussi… des gens encombrants. Le printemps, saison du nouveau, du… renouveau! Le temps de prendre le temps de me débarrasser des gens qui prennent inutilement mon temps. Donner congé à ces " téteux " d'énergie… qui n'ont aucune envie de vie… Pourquoi ne pas soumettre ces gens débordants… d'ennui au ballottage? Le club des perdants s'en accommodera sûrement rapidement.

J'ai fait du ménage dans certaines amitiés douteuses. Divorce qui ne coûte pas cher, divorce lucratif cependant pour la paix intérieure. Éloignement de gens devenus encombrants, qui n'ont que d'emplacement pour les jérémiades, les lamentations, des gens qui cultivent… constamment des idées négatives même maladives. Des mots qui créent des maux… nocifs.

J'ai le choix une fois l'an, d'épurer mon encadrement. Faire partie du club des gagnants ne signifie pas ignorer la souffrance de l'autre, éviter la compassion, mais opter pour le positivisme, l'optimisme et… l'action.

L'univers ne tolère pas de vide… il y aura désormais plus de place pour les winners. C'est un nouvel univers plus énergisant. L'énergie positive irrigue, symbiose, elle est contagieuse sans causer de congestions.

André Bissonnette
5 mai 2006

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12 mai 2006  
Vol. 03 - No. 19

"Nous avons procédé sans crainte à un inventaire moral,
approfondi de nous-même".

…4ième étape.

Dans son volume " De l'alcoolisme à la paix, à la sérénité" Jacques T. décrit sa démarche de quatrième ainsi : " C'est savoir qui je suis et où j'en suis rendu."

Qui suis-je moi André Bissonnette, où en suis-je rendu avec moi-même? A quelle belle simplicité nous convis cet auteur que je prends toujours plaisir à relire. La simplicité n'est-elle pas une des pierres d'assise de la spiritualité? Gardons cela simple comme le suggère une maxime des anonymes.

Qu'est ce qui ultérieurement m'a empêché d'entreprendre cette démarche à la fois libératrice et salvatrice? Le célèbre Nazaréen a en quelque part prononcé cette aussi célèbre phrase " la vérité vous libèrera "

Savoir qui je suis : me connaître et me reconnaître. La connaissance de soi me permet d'éviter la répétition d'erreurs qui dans le passé m'ont amené très souvent inconsciemment, involontairement dans les méandres de la souffrance. Qui suis-je? Que sui-je venu faire sur cette planète terre? Sûrement pas pour demeurer par terre… à terre! Primordial de… revenir sur terre! Pourquoi l'amour qui était mien à mon arrivée terrestre a-t-elle disparu graduellement laissant place à la peur avec toute sa horde de belligérant? La haine, la colère, l'amertume, le ressentiment étouffent le pouvoir de l'amour.

La connaissance de soi me permet de franchir un immense pas vers la paix d'esprit, vers l'estime personnelle et vers l'autonomie affective. Plus je me découvre, plus je perçois l'humain "embryonné" par le divin. J'ai des failles, des faiblesses certes, il est important de regarder tout cela en face certes! La peur… oui la peur fut toujours l'évènement déclencheur de toutes ces failles.

Dans cette connaissance de soi, n'est-il pas aussi important d'aller voir mes forces, mes atouts, mon potentiel? Je prends conscience de mon héritage divin… Dieu ne lésine jamais, Lui…

La peur… héritage familial, ancestral, très souvent a obnubilé tous mes merveilleux talents. La peur inculquée, incrustée davantage peut-être par les gens responsables de mon éducation. Peur influencée quelques fois par l'opinion dévalorisante de l'autre. Certaines attitudes, certains comportements émanent d'un manque d'estime de soi déficient. Ces états d'âme dysfonctionnels m'ont permis de vivre… de survivre même.

Où en suis-je rendu? Est-ce que je sais désormais ce que je veux pur ma vie… dans ma vie? Je m'interroge et établi les assises, les balises essentiels à mon bonheur à la paix et à la sérénité. Ce que je ne veux plus pour ma vie… dans ma vie, revêt aussi une grande importance.

Je m'interroge aussi sur les… fresques artistiques du ressentiment. M'empoisonne-t-il l'existence cet ennemi numéro 1 des dépendants? Sentir, ressentir à maintes reprises la colère envers l'autre ne peut que me détruire, m'anéantir. Permettre à l'autre de venir dérober ma paix d'esprit… n'est-ce pas insensé?

Un inventaire, c'est une mise au point pour me débarrasser de mes mises aux poings.

Un inventaire, c'est un face à face en profondeur et non en surface malgré les heurts.

Un inventaire, c'est un arrêt pour mieux repartir.

Un inventaire, c'est faire face à mes peurs pour laisser place… à l'amour.

André Bissonnette
12 mai 2006

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19 mai 2006  
Vol. 03 - No. 20

"Nous avons procédé sans crainte à un inventaire moral,
approfondi de nous-même".

Un jour à la fois

Quel slogan qui un jour à la fois peut nous mener loin...très loin.

Un petit voyage dans le temps s’impose.  À l’époque… je consommais beaucoup d’alcool,  j’avais énormément de difficultés à vivre au jour le jour, à être un André bon temps comme on dirait. Un jour à la fois ne faisait pas parti de mon vocabulaire, encore moins de ma philosophie… quotidienne.  Mon directeur des ventes, pour calmer ma douleur,  mes peurs… m’implorait de faire comme les …AA, de vivre un jour à la fois.

Je parvenais rarement à vivre cette maxime… sauf lorsque je "décollais" même si je savais à chaque fois que l’atterrissage serait désastreux le lendemain de veille.  Après quelques verres du divin nectar, toutes les appréhensions s’évaporaient.  Je me fichais éperdument de mes peurs,  je me foutais énormément du temps à venir,  je goûtais pleinement l’euphorie du moment présent.  En l’air les affaires, je l’avais l’affaire… place à la quiétude éthylique.

Puis un jour après maints et maints essais infructueux pour boire… modérément, j’ai fait appel à une fraternité d’entraide.  Ces gens merveilleux m’ont enseigné à vivre un jour à la fois sans alcool.  Graduellement l’obsession de l’alcool s’étant définitivement évaporée,  cette maxime un jour à la fois est vite devenue ma préférée.  Graduellement, je n’ai plus crains ce demain… à venir,  je ne me suis plus laissé… hanter par ce fantôme envahissant de mon passé… désormais dépassé.  Je commençais à vivre l’intensité du moment présent… ma seule réalité… un jour à la fois.

Parfois vivre un jour à la fois peut devenir ardu quand ça… brasse et que le tout… me dépasse.  Rien ne m’empêche de diviser ma journée en trois périodes :  l’a.m., le p.m. et la soirée.  Cela devient plus aisé.
 

Un jour à la fois… pourquoi pas?

Un jour à la fois…malgré les peurs.

Un jour à la fois… parfois d’heures en heures malgré les heurts.

Un jour à la fois... malgré les accidents de parcours… qui peuvent advenir dans le détour.

Un jour à la fois… pour édifier ma destinée.

Un jour à la fois… pour solidifier ma sobriété.

Un jour à la fois… pour demeurer dans la quiétude… de la sérénité.

Vivre un jour à la fois… comme l’écrit si bien Martin Gray.

"Vivre ce jour comme si c’était le premier et aussi comme si c’était le dernier".

Vivre un jour à la fois… pour vivre à plein l’Être.

André Bissonnette
19 mai 2006

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26 mai 2006  
Vol. 03 - No. 21

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André Bissonnette
26 mai 2006

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2 juin 2006  
Vol. 03 - No. 22

"La crainte de l'insécurité économique nous quittera."
Promesse

Durant longtemps alors que l'abondance matérielle foisonnait dans ma vie, secrètement, subtilement même je préparais… la sécheresse en affirmant constamment sans ambages l'insignifiance de cette manne importante. L'abondance matérielle ne favorise-t-elle pas une meilleure qualité de vie ?

On me disait que j'avais un travail rémunérateur, moi je rétorquais : "qu'il n'y avait rien là… ce n'était que du matériel." Tu es chanceux d'avoir une auto fournie avec tout ce que cela représente me faisaient remarquer mes amis avec un mince filet d'envie " bah, ce n'est que… du matériel " la réplique ne tardait pas. Tu as une belle maison avec une vue splendide sur Québec. " Pis, ce n'est que du matériel ". Même les pensées sur le matériel… peuvent se matérialiser ! Suite à une série d'impondérables… perte d'emploi, impasse financière sérieuse, divorce, j'ai matériellement tout perdu ou presque. Dans la vie, rien n'est acquis, peu importe qui tu es, peu importe ce que tu as, tout peut se volatiliser en peu de temps.

La spiritualité s'imbibe de paradoxes quelque peu étranges. Moi qui minimisait " ce matériel ", moi qui était bien nanti matériellement, j'étais à l'intérieur un être profondément insécure… ! Étrange paradoxe, je devins sécure suite è mon dépouillement financier alors que je en pouvais plus me faire délester… financièrement.

Il m'a fallu puiser au plus tréfonds de mon âme, au plus profond de mon être pour enfin devenir sécure. L'humain au travers son destin, grâce à son héritage divin peut faire surgir des forces incroyables enfouies au plus profond de son… cœur.

Cette sécurité que j'avais cherché toute ma vie et tant désiré, je l'ai enfin découverte au travers mes deuils, mes détachements et mon incroyable lâcher prise. J'ai puisé à la source et je n'ai plus jamais eu soif tant mon abreuvement fut désaltérant. J'ai commencé à me nourrir de cette manne quotidienne, j'ai cru à l'abondance divine pareil comme ces gens autrefois dans le désert avaient cru recevoir leur… dessert. J'ai cru et à nouveau l'abondance est réapparue peu à peu le long du quotidien.

Désormais, je n'ai qu'à puiser des ressources dans ma source. La vraie sécurité inébranlable se trouve dans le vécu du quotidien en présence du Divin. " À chaque jour suffit sa peine " nous a légué le Nazaréen, mais à chaque jour suffit son pain nous a montré le divin… dans le désert.

Chaque matin, j'ouvre les bras pour accueillir l'abondance dans tous les domaines de ma vie… spirituel, santé, financier, mental sont divinement comblés. La peur de l'insécurité s'est volatilisée.

André Bissonnette
2 juin 2006

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9 juin 2006  
Vol. 03 - No. 23

Merci quand même

Dire merci lorsque tout va mal… n'est pas toujours une sinécure… quand même! Je me remémore une citation «si vous ne pouvez être heureux quand tout va mal, vous ne le serez jamais.» Le bonheur ne trouve-t-il pas son sens inné dans l'acceptation du présent, nulle part ailleurs ni en personne d'autres d'ailleurs.

Tout comme il m'a fallu réapprendre à prier, j'ai dû apprendre à remercier à nouveau. Jadis je priais lorsque «ça ne brassait pas à mon goût» et que ça allait mal. Je remerciais quand la mer devenait plus calme alors que la tempête avait laissé place à la sérénité. Je redevenais sagement un marin d'eau douce.

J'ai appris à prier ce Dieu d'amour, de l'impossible qui est désormais mien, en toutes circonstances peu importe ce que mon mental puisse percevoir, analyser ou juger. Je me méfie de ce menteur invétéré qui avec sa ribambelle de peurs arrive à me faire croire les pires calamités qui la plupart du temps s'évaporent dans la nuit des temps.

Il est très facile de remercier la Vie pour tous ces beaux cadeaux d'abondance, ces beaux événements, ces gens merveilleux, ces amitiés, ces amours, ces succès, ces réjouissances. Lorsque la lune de miel se termine, qu'un autre épisode s'amorce, l'amorce de la gratitude peut devenir des plus ardu.

Dire merci lorsque toute ma vie chamboule, quand le tonnerre gronde, que la tempête se lève, lorsque parfois l'ouragan balaie tout sur son passage, peut sembler quelque peu insensé.

Remercier pour le nouveau paysage, pour le triste passage vers un meilleur qui tarde à venir ne semble pas très approprié. Dans un autre tantôt en un autre temps sûrement, je repasserai… !

Merci quand même

Pour tout ce que je n'aime pas chez-moi,

dans ma vie, chez les autres, dans leur vie.

Merci quand même
Pour tous ces événements… indésirables

pour tous ces impondérables… récalcitrants

pour tous ces gens… intolérables.

Dire merci quand même en tout temps nous aide finalement à découvrir l'inévitable lâcher prise.

Remercier quand même car on ne sait jamais où les plans de l'architecte divin veulent nous mener.

Combien de fois ai-je vociféré le sort injuste (surtout lors de mes «élucubratives» période d'apitoiement et de ressentiment) qui pourtant quelque temps plus tard me menait à juste port?

Merci quand même dans la déveine.

Merci quand même la pire des journées, finit toujours par se terminer malgré sa longue éternité.

Merci quand même pour tous ces énergumènes que je ne peux changer quand même.

Merci quand même pour l'affreux temps me rappelant que derrière le plus sombre des nuages se camoufle le plus beau des temps.

Merci quand même car derrière l'affreuse laideur se dissimule une incomparable beauté.

Merci quand même

Amen !

André Bissonnette
9 juin 2006

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16 juin 2006  
Vol. 03 - No. 24

Chercher le bon côté.

Cette semaine, j'aborde une devise suggérée par les émotifs anonymes. J'ai découvert le bien fondé d'une telle fraternité, lorsque ça " brassait dans ma vie "… que je n'arrivais pas à gérer, à contrôler mes émotions. De suite, je rectifie les faits, je voulais simplement m'amuser… Selon ma vérité et non la vérité, un émotion ça ne se gère pas, c'est même très difficile à… contrôler, une émotion ça se vit à plein. Vivre mes émotions me permet de vivre l'Être à plein. Je sui un émotif à plein…, je vois cela comme tout un attribut du Créateur à sa créature… j'accepte donc l'héritage et ce cadeau du divin à mon égard. Chercher le bon côté… quel beau côté… à côtoyer. Au lieu de rechercher les petits nuages gris qui se pointent à l'horizon dans un ciel bleu, j'apprécie l'immensité de l'infini et dis merci à la Vie.

Chercher le bon côté…

dis le début de la journée, lorsque le ciel est teinté de gris, voir au-delà des apparences, de la pluie et tentes de rosir le paysage intérieur par l'apport de mes lunettes roses. Le rose, les nuages roses nous font flotter tandis que les gris nous alourdit…!

Chercher le bon côté…

parlons de température, évitons que cette journée ne représente que déconfiture à cause de son allure. Maugréer contre le mauvais temps ne fait qu'apporter d'autres inconvénients. Il pleut, il mouille, ça me chatouille, pourquoi ne pas sortir du placard, tous ces projets mis en veilleuse à cause du… beau temps. Le mauvais temps fait assurément parti des choses que je ne peux changer.

Chercher le bon côté…

croire que cette période noire sera suivi assurément d'un bout rose si je sais l'accepter. La mer s'agite, la mer se calme, la marée monte, la marée descend… au lieu de m'agiter je me laisse bercer par les flots moqueurs… je me moque éperdument!

Chercher le bon côté…

j'ai le choix de m'entourer de " losers ", des gens négatifs des chialeux, des têteux, des radoteux qui ne passent leur temps qu'à gémir, qu'a s'apitoyer. J'ai surtout le choix d'incorporer dans ma vie, des gens positifs qui ont opté de gagner au jeu de la vie, peu importe les circonstances.

Chercher le bon côté…

je n'ai pas le plan de la Vie à mon égard… heureusement. Savoir ce qui suggèrerait dans l'avenir… ne ferait que me flanquer dans le creux des attentes. J'oublierais de cueillir les petites fleurs sauvages qui parsèment le tapis… de mon aujourd'hui.

Chercher le bon côté…

je garde espoir… malgré le noir, le désespoir. Je garde Courage sans relâche tout en lâchant prise sur l'emprise…!

Chercher le bon côté…

chercher chaque aurores, mon trésor, mon étoile, ma bonne étoile qui fait briller malgré le temps, les inconvénients.

Chercher le bon côté…

croire que la Vie me réserve encore d'autres heureuses péripéties.

Je peux disposer les nuages parfois menaçants du destin,
reprendre ma place au soleil.

Je peux émerger de la brume et m'élancer dans la lumière.

André Bissonnette
16 juin 2006

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21 juin 2006  
Vol. 03 - No. 25

UNE PUISSANCE QUI S'ENVOLE PAS

De crainte que quelqu'un puisse l'identifier, je n'identifierai pas mon personnage… Il est venu à mon bureau, lui qui s'interrogeait depuis son arrivée au centre. Il se questionnait, tentait sans succès de s'identifier à une Puissance Supérieure qui pourrait l'aider dans sa démarche d'abstinence.

Je suggère souvent à la personne qui affirme ne croire en rien et qui aimerait cependant se servir d'une telle force de simplement demander à cette puissance de se manifester. Mon soldat, puisque c'est un militaire… j'ai accueilli tellement de gens de l'armée en thérapie que son identification devient impossible… démontra une grande ouverture d'esprit face à cette simple suggestion qui habituellement fait son chemin.

Le lendemain matin, mon gars, tout fier, exige de me rencontrer subito presto pour me raconter ce qu'il a vécu et trouvé. Imaginez… une mouche avait bougé dans sa chambre, comme c'est un gars d'action, il a décidé de choisir… la mouche comme Puissance Supérieure! Étrange comme choix, je n'ai donc pas à douter de la sélection d'un être humain qu'elle soit identique ou non à la mienne.

À un moment donné de la journée, son "coloc" qui avait un grand besoin d'air, eut le bonheur d'ouvrir la fenêtre de la chambre et, tout de go, la Puissance Supérieure s'envola dans l'atmosphère, totalement… irrécupérable.

Mon militaire vint me voir tout penaud, il venait de perdre son gros lot… En quelques instants…BZZZ BZZZ BZZZ… sa Puissance Supérieure s'était envolée.

Cette anecdote est absolument véridique, je l'ai racontée à maintes reprises pour… guider et aider davantage peut-être… mes clients. Il est important de me trouver une puissance sur laquelle je pourrai compter… peu importe les saisons… Que cette puissance puisse m'accompagner au travers les soubresauts de la vie puisque la vie… bouge constamment sinon c'est la mort… vivante. Important que cette puissance démontre une utilité plus efficace que l'alcool, la dope ou la machine, n'est-ce pas?

Une mouche ça "fly" vite!

André Bissonnette
21 juin 2006

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28 juin 2006  
Vol. 03 - No. 26

"Nous avons avoué à Dieu, a un autre être humain la nature exacte de nos torts."

(5ième étape)

En 1995, je fus invité à participer à l'émission " JAMAIS SEUL " animée par la journaliste Yolande Vigeant. Celle-ci émit alors un commentaire très juste à propos du… dévoilement d'un dépendant. L'un des handicaps de beaucoup de dépendants demeure la grande difficulté à se dévoiler, à parler de soi. Comme cette observation me " gantait " superbement, je venais alors de publier mon premier volume " De la brume à la lumière ". Pour la première fois publiquement, j'enlevais mes voiles… je me mettais à nu.

Plusieurs dépendants ont de la difficulté à se raconter à franchir le seuil de l'intimité là ou séjourne pourtant des blessures d'enfances qui ulcèrent encore à l'âge adulte. Parler des vraies affaires fait partie de notre itinéraire vers la sérénité.

Il est relativement facile d'avouer à Dieu la nature exacte de nos torts. Antérieurement dans notre démarche, dans notre face à face avec nous, Dieu nous accompagnait. Les marches précédentes escaladées nous ont permis de demander l,aide d'une puissance plus forte et de nous en remettre à Dieu (2ième et 3ième marches). Dieu étant amour, la peur de lui avouer notre passé avec ses bonnes et moins bonnes actions, ne nous terrorise plus, ayant démystifier le Dieu de peur parfois enraciné depuis l'enfance.

Dieu et nous avons senti Sa présence lors de notre introspection. Dieu étant désormais de notre… bord, nous a accueilli avec beaucoup de compassion d'amour et de tendresse. N'a-t-Il pas accueilli a bras ouverts… son enfant prodigue… ce fils qui avait voyagé… Quelle similitude avec nos propres trips… de dépendance! Nul doute ce Dieu d'amour nous accueille avec toutes nos… imperfections.

Par contre l'aveu de nos torts à un autre humain peut parfois causer certaines appréhensions. Nous devons donc nous assurer d'une totale étanchéité de la part de la personne qui reçoit nos confidences. Cette étape requiert une bonne dose d'humilité… ce qui sera relativement facile puisque la plupart des dépendants ont connu jadis… l'humiliation qui abaisse tant, qui avilit. Nous sommes désormais prêt à nous relever… place à l'humilité.

L'honnêteté sera aussi du rendez-vous. Nous nous sommes menti assez longtemps, à bas les masques, dévoilons notre véritable identité. N'oublions pas que nous nous adressons à un autre humain qui lui aussi arbore des limites, des failles. Qui ressemble le plus a un autre… être humain? Je présume déjà votre réponse. Alors allons-y avec notre cœur malgré peut-être l'absence de gaieté… de cœur.

Le Nazarien célèbre, le Christ, mon idole en passant, n'a-t-il pas déclaré «la vérité vous libèrera». Quelle belle libération de pouvoir transiger avec notre passé et nous en débarrasser. La libération est un immense pas vers la liberté. Nous ne sommes plus enchaînés à un passé de honte et de culpabilité.

André Bissonnette
30 juin 2006

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7 juillet 2006  
Vol. 03 - No. 27

"Nous comprendrons le sens du mot Sérénité et nous connaîtrons La Paix".

Promesse.

Sérénité : j'ignorais totalement la signification de ce mot à mes débuts dans les groupes de soutien. À mes premiers pas, lors de mes premiers balbutiements dans l'abstinence, combien de fois n'ai-je pas répété cette très belle prière de sérénité? Il m'a fallu alors apprendre par cœur cette oraison pour plusieurs années plus tard la réciter… avec mon cœur.

Un petit exercice d'histoire au sujet de cette prière si efficace est de mise. Cette prière fut introduite aux Etats-Unis par un théologien de Nouvelle Angleterre nommé Reinhold Niebuhs. Aujourd'hui la plupart des réunions Douze Étapes au monde utilisent cette prière pour débuter leur assemblée.

Sérénité : absence d'agitation, de trouble raconte "Larousse". Clair, pur et calme soutiennent l'adjectif "serein". Dans mon séjour dysfonctionnel, je n'avais jamais entendu ce mot même lors de mes grandes études… classiques. Je me souviens d'avoir lu des bribes sur Socrate… ce philosophe grec de par son faciès photogénique me semblait… très cool, assurément serein.

La sérénité n'est pas venu… d'un coup elle s'est plutôt présenté petit coup… par petit coup. Empruntant l'itinéraire de l'acceptation, elle s'apprivoise en compagnie du divin.

Au début lorsque la sérénité s'est mise à se répandre… à couler à l'intérieur de mon être, même si j'ai adoré… je l'ai quelque peu répudié. C'était trop beau pour moi, c'était trop gros, trop grand. J'ai dû m'y faire peu à peu… le calme de plus en plus faisant place à l'agitation. Plus j'émergeais de la brume, plus je découvrais la lumière, plus la sérénité se pointait.

Puis, au travers la sérénité, nous avons découvert de plus en plus des havres de paix. Nous avons trouvé la paix en vivant par tranches de 24 heures. La Présence nous est devenue essentielle, nous avons fait la découverte du moment présent. Nous avons désormais conjuguer notre vie au présent nous rappelant que le passé et le futur n'existent pas et que Dieu se réfugie allègrement dans le présent.

Quelle belle promesse! La paix qui dépasse tout entendement peut être nôtre si nous taisons les clameurs de l'extérieur, l'énervement et l'agitation. Désormais nous apprenons à accepter le plan divin quotidiennement sans nous rebeller. Nous nous laissons simplement couler… nous devenons de plus en plus cool, nous sommes désormais serein… quelle paix!

André Bissonnette
7 juillet 2006

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14 juillet 2006  
Vol. 03 - No. 28

Tout simplement.

J'ai eu le privilège de croiser PIERRE PÉLADEAU à quatre reprises. À chaque rencontre, je fus frappé par la simplicité de cet homme remarquable. PIERRE PÉLADEAU empruntait d'incroyables raccourcis pour parvenir à ses fins. Pourquoi s'embourber de complications, s'enfarger dans les mosaïques du tapis, pelleter des nuages de questions… quand la solution demeure à notre portée… dans notre intérieur, près de notre cœur.

PIERRE P., le plus connu des membres d'alcooliques anonymes, avait remplacé le verre au bout de ses bras par la simplicité des fibres du cœur. M. PÉLADEAU préconisait un merveilleux slogan, adage que plusieurs d'entre nous connaissent, mais que nous trouvons trop compliqué d'appliquer KISS!!!

KISS, leitmotiv emprunté aux Américains, qui peut nous permettre de nous rendre loin en évitant les sentiers " de broches à foin ".
KISS... pas le baiser, le " french kiss ".
KISS... non pas le groupe musical,
KISS... tout simplement.

K pour KEEP
I pour IT
S pour SIMPLE
S pour STUPID

Traduction libre en … français " Garde ça simple le fou "… faisant allusion ici au fou… du mental menteur qui aime nous étrangler pas sa complexité, sa complication, sa séquestration.

Moi qui ai quelquefois tendance à m'enfarger… j'utilise de plus en plus cette marque de commerce qui me démarque… dans mes démarches.

La simplicité, une des pétales de la fine fleur de la spiritualité. La simplicité, c'est le raccourci qu'emprunte le cœur pour nous éviter de bifurquer dans des cul-de-sac… crève-cœur !

La simplicité, c'est l'adulte qui retrouve simplement… son coeur d'enfant, nonobstant la compagnie de ses deux intrigants emmerdants : hier… et demain.

L'enfant bouge, s'active, prends des raccourcis, ne se laissant pas influencer par ce grand mental menteur qui s'évertue à ériger de grosses montagnes dans la vaste plaine de mes pensées compulsives… !

Je veux Être là tout simplement, laisser l'Être tout simplement… émerger la solution des profondeurs de mon cœur,

Être simple… ne signifie pas pour autant " faire simple "… vocabulaire emprunté à mes amis du grand lac… Être simple, c'est me démarquer de la complication.

J'ose désormais utiliser la simplicité pour solutionner même si celle-ci me paraît tellement facile… comme un jeu d'enfant. Je m'amuse au jeu de la vie… à défier la simplicité.

Vivre l'Être, Être tout simplement.

Simplement merci PIERRE PÉLADEAU.

André Bissonnette
14 juillet 2006

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21 juillet 2006  
Vol. 03 - No. 29

Par la grâce de Dieu

Ce slogan engendre magnifiquement la capitulation, le " lâcher prise " et l'abandon dans toute leur grandeur.

Lorsque j'ai amorcé mon périple vers la sobriété et la sérénité, cette maxime fut pour moi d'un immense secours à maintes reprises, j'y ai eu recours. Toujours d'actualité, elle m'aide à conserver ma sérénité au travers les incontournables soubresauts de mon existence, au travers les impondérables de mon intolérance…

Par la grâce de Dieu

j'abandonne ce contrôle qui m'incite à vouloir tout diriger, à intensifier les efforts pour que ça marche… encore à ma manière.
Par la grâce de Dieu
j'agis selon les méandres de mon esprit, selon le miroitement de mon âme et selon ce que mon cœur… me " palpite ".
Par la grâce de Dieu
je me remémore encore qu'une puissance plus forte peut accomplir pour moi ce que je ne peux faire par mon propre moi.
Par la grâce de Dieu
je lui confie mes plans pour aujourd'hui. Je soumets ces plans à l'Architecte divin, même mes plans de… vengeance.
Par la grâce de Dieu
je me rappelle de l'importance d'apprécier, de remercier
Je suis sobre en ce jour par sa grâce à… Lui.
Par la grâce de Dieu
je pratique le vivre et laisser vivre dans toute sa splendeur. Je vis… quel beau cadeau du Créateur à sa créature. Je laisse vivre… en songeant que l'autre aussi est une créature du Créateur, donc je ne m'attarde pas… à l'emballage.

André Bissonnette
21 juillet 2006

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28 juillet 2006  
Vol. 03 - No. 30

Nous étions tout à fait prêts à ce que Dieu élimine tous
ces défauts.

"Nous lui avons humblement demandé de faire
disparaître nos défauts."

Nous sommes maintenant rendus au milieu de notre escalier des douze marches. Tant que nous demeurons les pieds bien ancrés dans cet escalier, nous avons d'excellentes chances de connaître la paix d'esprit et de vivre le quotidien sereinement.

Les étapes 6 & 7 du programme permettent de séparer les enfants des adultes. Nous avons mûri, nous sommes maintenant prêts à entrer dans les grandes ligues majeures. Nous avons quelque peu expérimenté les différentes facettes de nos faiblesses et la plupart du temps celles-ci n'ont crées en nous que désarroi, peine, colère et peur. En effet nous nous sommes servi de nos faiblesses pour contrôler manipuler et surtout camoufler notre grande peur ! Ces défauts nous ont maintes fois été utiles pour nous dérober, éviter de faire face à la grande "game"… de la vie.

Suis-je prêt à laisser Dieu éliminer ces défauts ? Peut-être en quelque part suis-je hésitant à laisser le divin émonder quelques branches inutiles de mon arbre de vie ? Peut-être y a t il des faiblesses bien enracinées que je refuse de faire extirper par le grand "Pouvoir" ?

Il est important d'être prêt… nous rappelant que Dieu ne nous force jamais la main.

En tant qu'humain nous sommes laissés à nous-même… à moins de nous laisser aller… vers le courant divin.

Il est plus facile de demander à Dieu d'éliminer nos pires faiblesses qui nous lacèrent, nous entrelacent, nous emprisonnent dans la souffrance.

L'humilité, une des bases de la spiritualité nous sera d'une grande utilité. Tout comme nous avons besoin de l'aide du divin pour nous délivrer de l'obsession de nos diverses dépendances, n'hésitons pas à Lui demander de l'aide. Un appel à l'aide au "Divin" reçoit toujours écho.

Il ne nous sert à rien de tenter ou de vouloir éliminer ces défauts, nous ne faisons qu'empirer la situation…

L'étape est claire, nous laissons aux soins de Dieu l'élimination de nos défauts mignons. Laissons le faire en toute quiétude. C'est son œuvre et en lui donnant toute la marge de manœuvre peut-être fera-t-il de nous des chefs d'œuvres… qui sait ?

Dieu est amour, la peur n'a donc pas de place.

Dieu aime jouer des tours, peut-être remplacera-t-il ces vilains défauts par de mignonnes qualités ?

André Bissonnette
28 juillet 2006

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4 août 2006  
Vol. 03 - No. 31

Des fleurs… des plantes.

Parfois les gens ont des idées préconçues, saugrenues! Dis mon Dieu " est-ce que Tu as créé les fleurs, les plantes exclusivement pour la gent féminine?" C'est vrai que celles-ci sont du genre féminin grammaticalement parlant. C'est aussi véridique que les femmes sont belles, en les créant, tu y as sûrement ajouté ta touche féminine…

Au moment où j'écris ces lignes, j'ai un goût savoureux d'humour, j'ai un besoin obsédant… de rire ma vie. Bref de m'amuser avec la vie plutôt que de me laisser dévorer avidement par elle. Que de joyeuses élucubrations et si… j'en venais au fait. Au fait, les fleurs, les plantes sont-elles exclusivement l'apanage des filles d'Ève?

Ces dernières années, j'ai développé mon côté féminin… l'intuition, les plantes et les fleurs à leur paroxysme! Évidemment, les mâles qui n'ont pas encore effleuré ce beau côté exotique sont parfois très surpris de voir tant de plantes dans mon condo très éclairé mais non des plus spacieux. J'en ai exactement 24… au moment de rédiger ce texte sans inclure les fleurs qui ornent mon patio. Les plantes, c'est plein de vie et les fleurs, ça nous épanouit.

Chaque fois que mon fils Martin me visite, en ouvrant la porte, il s'écrie "c'est une vraie jungle ici" A deux reprises récemment deux mâles (peut-être un p'tit côté matcho sans juge…ment) ont soupçonné qu'une femme demeurait ici à cause des plantes si bien… élevées.

Comme quoi Dieu aurait créé les plantes pour l'exclusivité des femmes. En tant que fils divin, j'ai l'insigne honneur de faire croître ces magnifiques créatures. Je prends soin de mes plantes, je les arrose, je les saupoudre d'eau, je leur parle et je ne quitte jamais mon condo sans les forcer à écouter une douce musique classique. La musique adoucit les mœurs… dit-on, mes plantes sont belles et douces comme les femmes que je côtoie.

Il y a une quinzaine de jours, je cueillais des fleurs des champs, une dame m'a vu faire. Elle me fit souriante, la remarque suivant "c'est pour votre blonde?" "Non madame, c'est pour moi, je n'ai pas de blonde en ce moment et j'adore les fleurs. Madame, est-ce qu'un mâle peut cueillir des fleurs pour son propre plaisir sans les offrir…?"

C'était mon sujet de chronique… en ce premier jour d'août. Août pour moi c'est le mois de la gratitude… c'est vrai que je suis une vierge. J'aime davantage remercier en août probablement à cause de ce don de vie du Créateur.

Merci Dieu pour la vie, pour les plantes et les jolies fleurs… féminines.

André Bissonnette
4 août 2006

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11 août 2006  
Vol. 03 - No. 32

Vivre la vie !

Aimer la vie, y incorporer la souplesse, la délicatesse, la tendresse et en quelque part la sagesse pour en connaître la différence.

Bon matin la vie ! Dès l’éveil matinale, je peux retrouver le contact mis en veilleuse… la veille. Je me lève de bonne heure… de bonheur, de bonne humeur eet5 surtout de bon humour en ce jour.

Je vibre la vie dès l’aube pour étancher cette soif du sublime, du profond et de l’impalpable. J’empreins la vie, jefais place à l’enthousiasme, ce plein du Divin pour m’émerveiller de la beauté du quotidien.

Bonjour la vie ! Je me libère de l’opinion de l’autre, je donne pas autan d’importance à ses juge…ments qui peuvent paralyser, au nom de ma propre vie.

J’apprends à dire non lorsque je n’ai pas le goût de dire… oui, c’est mon propre choix de vie. Je fais face à la vie, malgré l’hésitation, l’angoisse qui m’étreint, la peur qui m’assaille et me tenaille, ma vie grandit chaque fois et dans la foi.

J’affronte la vie, je me tiens debout, à bas l’aplat-ventrisme, les courbettes, le contrôle d’autrui, Je vis ma vie debout pour dénoncer l’absurdité et la cruauté de la violence.<

Rebonjour la vie ! Je laisse les flots de tendresse m’inonder, imbiber l’autre à son tour, «tendresser» la vie… quel beau défi ! Je m’éloigne, je m’extirpe des griffes déchirantes du ressentiment dès son apparition pour éviter les lacérations. Je n’hais plus la vie, place au grand tour de l’amour, les peurs se volatisent !

Bonsoir la vie ! Aujourd’hui, j’ai exprimé ce que je suis. Aujourd’hui, j’ai vécu l’Être à en devenir. Aujourd’hui, j’ai laissé vivre la vie…j’ai permis à l’autre de s’exprimer dans toute sa grandeur de son authenticité ou la petitesse de sa mascarade. Aujourd’hui, j’ai laissé vivre la vie… j’ai écouté l’autre simplement sans l’interrompre, sans chercher à trouver… sa propre solution. Aujourd’hui, j’ai laissé vivre la vie, j’ai partagé avec l’autre… ses projets, ses rêves, ses douces folies sans les amoindrir, les détruire.

Bonne nuit la vie !

Aujourd’hui, j’ai vécu la vie en vivant ma vie
Quelle vie!

Merci à toi la Vie pour ma vie!

André Bissonnette
11 août 2006

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18 août 2006  
Vol. 03 - No. 33

Lâcher prise demain

Je lâcherai prise demain. Pour aujourd'hui, j'aime mieux contrôler, j'aime bien diriger même si en ce jour, encore une fois, je bifurquerai dans un cul-de-sac.

Je lâcherai prise demain. Pour aujourd'hui, j'aime mieux endurer, j'aime bien faire durer le plaisir même si en ce jour, encore une fois, la souffrance brillera par sa présence.

Je lâcherai prise demain. Pour aujourd'hui, j'aime mieux être dans l'emprise, j'aime bien vivre le stress avec détresse même si en ce jour, encore une fois, mon corps sera tendu comme une barre de fer… qui refuse de plier.

Je lâcherai prise demain. Pourquoi faire aujourd'hui ce que je peux remettre à demain? Je préfère contrôler aujourd'hui, que ça marche à ma manière même si je vocifère. Je préfère m'accrocher sans décrocher, faisant face à ces situations qui durent, perdurent. Comme je suis un dur!

Je suis KO, même au plancher, je veux encore me battre, me débattre… pour mieux retomber. Souffrance quand tu nous tiens.

Je lâcherai prise demain.

André Bissonnette
18 août 2006

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25 août 2006  
Vol. 03 - No. 34

NOTRE INTUITION NOUS DICTERA NOTRE CONDUITE
DANS DES SITUATIONS QUI AUPARAVANT,
NOUS DÉROUTAIENT

Quelle promesse!

N'est-il pas important pour moi de me brancher chaque matin sur la grande génératrice divine? Quel pouvoir inouï qui sait si bien pallier à mon impuissance. Ce branchement à ma Puissance m'indiquera l'itinéraire direct qui me mènera vers la sérénité de ce jour en toute sécurité.

Le divin me parle constamment… quelquefois cependant mes oreilles ne sont pas à l'affût et mes œillères sont omni présentes. Je me laisse envoûter… perturber par les clameurs extérieures qui m'empêchent de me relier à mon monde intérieur.

Si je me branche à ce très grand pouvoir qui m'habite, je peux être à l'écoute de mon grand intérieur qui me soufflera les paroles à prononcer. Il est toujours important pour moi de me rappeler qui je suis, un simple acteur dans cette grande comédie qu'est la vie. Mon rôle est de jouer, c'est le grand Metteur en scène qui régit la pièce théâtrale… En Lui laissant carte blanche, je suis assuré d'être gagnant… au jeu de la vie, à chaque mise…

Je développe l'intuition, ce très grand héritage du divin, en cultivant ma foi par l'éloignement de mes peurs, de mes pensées misérables, négatives et dysfonctionnelles. Je n'ai qu'à baigner dans l'Amour et je noie mes peurs instantanément. Je me suis débarrassé du Dieu de peurs… par conséquent, jamais le Dieu d'Amour ne me fera défaut.

Lorsque la Vie me parle…, il est primordial pour moi de l'écouter même si à prime abord l'esprit qui me murmure semble divaguer… Très souvent ne constatons nous pas avec gémissement et ressentiment que l'on aurait dû suivre la première idée. Nous aurions alors dû être toute ouie et dire oui… à l'intuition qui sait mieux que nous pour nous guider sur le sentier approprié.

Je n'ai pas à forcer, je n'ai qu'à m'efforcer de demeurer dans mon moment présent. Je n'ai qu'à me laisser aller au fur et à mesure et demeurer à l'écoute. Dieu qui est omniscience saura m'inspirer par ses tendres murmures.

André Bissonnette
25 août 2006

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1erseptembre 2006  
Vol. 03 - No. 35

AVOIR L'ESPRIT OUVERT

Ce slogan émane d'une fraternité anonyme.

Avoir l'esprit ouvert… déraciner mes préjugés, éviter de me laisser omni biller par mes jugements. Le juge… ment dicté par mon mental menteur qui à tout coup me mène directement à l'erreur. Je détiens la vérité… quel orgueil! Le juge… ment m'aveugle en utilisant la luminescence de préjugés préfabriqués.

Je me suis fermé à la véritable… vérité, homophobe, j'ai commencé à juger les gais. Tout était pour moi prétexte à des insignifiantes moqueries, à des imitations sans borne, à des pitreries sans respect pour l'individu qui optait pour le même genre. Parce que moi, j'aimais transcender mon genre masculin vers la gent féminine, il était inadmissible que le masculin s'encombre du même membre (sans jeu de mots) masculin et que le féminin symbiose avec un féminin. Quelle homophobie et quelle "homofolie" de ma part!

Un jour un type en thérapie de groupe m'a fait voir l'autre revers de la médaille. Il n'a pas du tout apprécié que je me moque de sa gaieté… de sa démarche déhanchante, de ses longs ongles et de sa diction pointue.

Peu après mon départ du centre, j'ai rencontré à nouveau mon personnage qui m'a demandé… ( devinez quoi ) de devenir son parrain… mot qui désigne confident dans les anonymes.

Croyez le ou non, poussé par une intuition divine, pleine d'adrénaline… j'ai accepté sur le champ.

En fin mes barrières sur l'homosexualité se sont volatilisées. Par la suite, je devins thérapeute, conférencier et écrivain. Imaginez, si j'étais resté guidé et guidé par mes préjugés sur les gais?

A chacun son orientation sexuelle peu importe les voix du haut de la chaire qui veulent tracer les voies de la chair…

Je suis content de m'être quelque peu rapproché du Nazaréen qui prônait le célèbre "Aimez-vous les uns les autres." Il a sûrement murmuré dans les coulisses, sans juges, sans préjugés. Le Christ n'a-t-il pas vociféré sa colère dans le temple contre les sépulcres blanchis?

Avoir l'esprit ouvert… ne plus demeurer fermé à d'autres vérités.

Avoir l'esprit ouvert… ne plus me séquestrer avec mes idées préconçues.

Avoir l'esprit ouvert… accueillir l'autre peu importe sa couleur, sa race, sa religion, sont orientation, sa classe.

Avoir l'esprit ouvert… maintenir mon parachute ouvert afin d'éviter l'enfer de la souffrance.

Avoir l'esprit ouvert… laisser l'autre se dévoiler en toute authenticité, en toute nudité.

André Bissonnette
1erseptembre 2006

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8 septembre 2006  
Vol. 03 - No. 36

" Nous avons dressé une liste de toutes les personnes
que nous avions lésées et nous avons consenti à
réparer nos torts envers chacune d'elle "

Étape 8

Lors de notre introspection en 4ième étape à savoir qui nous sommes et où nous en sommes rendus, nous avons été à même de voir les torts que les gens ont pu nous causer. Suite à cette revue de préjudices à notre endroit, nous avons vécu et ressenti à maintes reprises de nombreux ressentiments.

Nous avons pu établir lors de ce face à face avec nous que nous avions aussi causé nous-mêmes des torts à autrui. La 8ième étape nous incite à dresser une liste de toutes les personnes que nous avions lésées… non pas "laissées" comme nous l'entendions parfois lors des meetings anonymes. La seconde partie de cette démarche consiste à consentir éventuellement à réparer ces torts.

Allons-y de définitions simples. Léser : nuire à autrui sous quelques formes que ce soient, en paroles, en mutismes, en actions ou par de la malhonnêteté. Tort : dommages, blessures en paroles ou en actions.

Nous avons quelques fois certaines difficultés à admettre nos erreurs. Comme le juge… ment fait partie intégrale de notre vie, nous avons parfois tendance à blâmer les autres… Dieu, nos parents, nos amis, nos patrons etc. sur les troubles de notre vie. Nous constatons avec rigoureuse honnêteté en dressant la liste que très souvent nous avons été nous-mêmes les "prometteurs de troubles".

Pensons aux tristes épisodes de calomnies et de médisances alors que nous avons peut-être entaché des réputations. Oui la langue de vipère peut nuire… critiques, injures, insinuations, jugement accusation, condamnation, parjure etc.. Que de saletés, que de bassesses pour nous élever, pour abaisser ou pour nous justifier !

Peut-être aussi avons-nous été de sinistre personnages qui utilisaient la violence verbale pour manipuler, dominer l'autre afin qu'il parvienne à nos tristes fins ?

Nous avons pu aussi léser l'autre par notre mutisme, pensons ici aux verbes cacher, camoufler, bouder, refuser, s'exiler, taire etc. etc..

Nous avons aussi pu lacérer autrui par des actions pas trop vénérables mais vulnérables. Coups, blessures, détériorations de biens par vengeance, menaces de voies de faits, de mort.

En usant de malhonnêteté, nous avons nui à l'autre. Une nomenclature s'impose parmi les verbes à tendance négative… abuser, berner, déguiser, frauder, feindre, mentir, tricher, tromper et voler… même l'impôt… le travail au noir. N'avons-nous pas d'ambitions sur la société ?

La 8ième étape stipule que pour le moment nous consentons à la réparation des torts… plus tard.

André Bissonnette
8 septembre 2006

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15 septembre 2006  
Vol. 03 - No. 37

Simple appel

J'ai eu dans ma vie certaines périodes où j'aurais tant voulu écourter de façon dramatique celle-ci. Est-ce la peur de l'à venir après le geste fatidique ? Est-ce le manque de courage pour passer à l'acte ? Je ne saurais le dire… ! J'affirme aujourd'hui, sans aucune hésitation, que j'aurais raté les plus beaux moments de cette vie dans laquelle je mords aujourd'hui avec tant d'avidité. Oui, la vie peut être très belle lorsque je décide d'éviter ses morsures pour mordre dedans à pleines dents. Je plonge courageusement dans ses profondeurs immenses, sans me laisser attirer par ses remous qui glanent à la surface.

Je n'ai aucune honte à le partager. Dans les pires affres de ma souffrance, alors que je n'arrivais plus à trouver la solution dans tous ces méandres qui me tenaillaient, pareil à la pieuvre qui resserre ses tentacules pour mieux captiver sa possession, je croyais avoir enfin découvert la solution ultime: en finir avec l'ignoble destin. Dans un geste de survie, pratiquement inconscient de la réalité, j'ai " accroché " le téléphone avant de m'accrocher. J'ai crié à l'aide, j'ai appelé le centre suicide. C'était à l'automne 1991, en novembre par surcroît, alors que la noirceur extérieure parvenait à anéantir à tout jamais cette lueur intérieure qui, en temps normal, me permettait de garder le cap sur l'espoir. Désespoir quand tu nous tiens au point de ne plus voir, d'ignorer complètement tout le savoir, de ne voir que le noir ! J'ai crié, j'ai pleuré, j'ai parlé… quelqu'un avec une voix de tendresse m'a écouté, m'a donné un mince filet d'espoir, suffisant pour que je me faufile et puisse aller chercher de l'aide. Je ne sais plus où tu es, ce que tu fais désormais, toi la belle inconnue ? Tu dois être belle pour m'avoir livré les plus beaux secrets de ton immense profondeur qui m'a permis de sortir de ma grande et inerte torpeur.

Tu as sûrement connu toi aussi les vestiges d'en finir, créant chez-soi d'hallucinants vertiges. Merci de m'avoir ramené à la vie, de m'avoir permis de vivre à nouveau l'Être. Cette ultime conversation m'a permis de croire à nouveau en cette vie, de vivre avec tous les filaments de l'espoir, de sentir l'énergie divine couler et m'envahir.

Tu as été sans le savoir l'instrument, l'intermédiaire du Créateur qui a légué la vie.

André Bissonnette
15 septembre 2006


 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

22 septembre 2006  
Vol. 03 - No. 38

De la brume à la lumière

>Non, je ne veux pas vous vendre mon premier volume. D'ailleurs, je n'en ai plus. " De la brume à la lumière " s'est vendu à 1,500 copies… la demie d'un best seller… merci!

Pourquoi vous parler de brume en ce 20 septembre 2006 au moment où j'écris cette chronique? Je suis dans la brume depuis dimanche soir à Rivière du Loup en pleines vacances… J'ai besoin d'évacuer pour ne pas sombrer dans le désespoir. Trêve de plaisanteries, le soleil reviendra dans quelques heures comme il réapparaît toujours après la… brume.

L'inspiration de cette chronique, est venue dans le bain ce matin. Mon amie Hélène où je séjourne est partie travailler… j'en ai profité pour me laisser aller. J'ai piqué sa belle grosse chandelle, j'ai volé son shampoing au romarin, je me suis emparé de son encens, j'ai versé des algues marines… dans le bain. Place à la détente.

3 jours à Rivière du Loup sans soleil, c'est très rare. 3 jours sans marche à la Pointe, 3 jours sans visite au Portage, c'est très rarissime. Pourtant, je l'ai bien connu cette brume dans le Bas du Fleuve… j'y ai vécu mes ébats éthyliques durant 4 ans ayant demeuré ici même à Rivière du Loup.

Qu'est ce que j'ai fait durant ces 3 jours de brume… je suis demeuré dans la lumière. Je me suis reposé, j'ai un peu marché. À Cacouna, j'ai bouffé… les plats affûtés par Hélène. J'en ai profité pour écrire quelques pages de mon prochain volume " Vivre l'Être " qui devrait bientôt paraître. Bref, j'ai lézardé.

Dans quelques heures, le soleil traversera la brume opaque. C'est toujours ainsi… la vie fera place à l'automne, ma saison préférée même si j'aime aussi l'été, le printemps et l'hiver. Toutes les saisons ont leur charme tout comme toutes les femmes.

Place à l'automne, saison d'admiration de contemplation, de création. Admirons le plus grandiose des paysages. À date, nul peintre n'a plus l'exprimer. C'est le parachèvement du plus grand " Chef d'œuvre "… à l'œuvre.

André Bissonnette
22 septembre 2006

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29 septembre 2006  
Vol. 03 - No. 39

SI PROFONDE QU'AIT ÉTÉ NOTRE DÉCHÉANCE,
NOUS VERRONS COMMENT NOTRE EXPÉRIENCE
PEUT PROFITER AUX AUTRES.

Une promesse pleine d'espoir!

Rien n'est perdu dans cette vie. La déchéance, la souffrance peuvent parfois paver la voie de l'espérance.

En lisant cette promesse, je pense à Gilles. Celui-ci a dû subir ou vivre un minimum de 40 désintoxications ou thérapies. Il l'avait dans la peau cette soif de liquide qui n'était pas de l'eau. Gilles était un entêté, il a toujours recommencé malgré les heurts qui confrontaient son bonheur. Je me souviens d'ailleurs de sa dernière démarche thérapeutique lui permettant de devenir sobre en décembre 88. Notre ami a toujours recommencé, il a demandé et reçu beaucoup d'aide ce qui l'a conduit éventuellement vers un altruisme dépareillé.

Je parle de lui au passé, n'a-t-il pas dépassé ce temps en quittant cette terre éphémère à l'automne 2002… quelques jours avant son 15ième anniversaire de sobriété? La grande faucheuse cancéreuse l'a terrassé l'invitant cavalièrement dans une autre ère, dans une autre… atmosphère. J'ai eu le très grand privilège de l'accompagner durant une heure, quelques 48 heures avant son départ définitif de la planète terre. C'était à la merveilleuse Michel Sarrazin à Sillery, Québec, havre de paix pour les gens en phase terminale.

J'ai questionné la vie pour le cheminement si pénible qu'il aurait déboussolé le plus ardent des aspirants… Recommencer, vivre toutes ces années de désintox…, de thérapies pour atteindre cette fameuse lumière au bout du tunnel.

Tout ces recommencements l'amenèrent ultérieurement à vivre et à partager une très grande et belle sobriété jumelée à une profonde et apaisante sérénité. Ses yeux jadis si vitreux invitaient à la paix intérieure qui l'habitait désormais. La flamme intérieure éclairait l,autre humain qui en arrachait avec son incrédule destin.

Au cours de ces quinze années de sobriété, Gilles a aidé un nombre incalculable de toxicos en narrant ses nombreuses désintos…, son itinéraire vers la sobriété étant parsemé de nombreuses embûches obsessionnelles.

Rien n'est perdu même si je me sens tellement perdu… Nous verrons comment notre expériences peut profiter aux autres.

Merci Gilles d'avoir transporté le flambeau.

André Bissonnette
29 septembre 2006

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6 octobre 2006  
Vol. 03 - No. 40

Est-ce si important?

Une autre maxime empruntée à la fraternité Al-Anon!

Cette devise sied très bien aux dépendants de tout acabit, de toute nature. Le dépendant n'a-t-il pas un penchant naturel pour l'inquiétude, l'appréhension et l'anxiété? Le mental menteur joue très bien son rôle créant de pénibles et lancinants maux de tête. Les riens et les peccadilles s'emparent de toute la place… en laissant place aux tracasseries.

Est-ce si important?

J'y mets toute l'ardeur de mon objectivité. J'évite encore une fois de m'enfarger allègrement dans les fleurs du tapis.

Est-ce si important?

Pourquoi donner autant de pouvoir, de prédominance aux paroles d'autrui parfois prononcées sous le sceau de la colère?

Est-ce si important?

J'ai pris une décision qui implique peut-être des répercussions. Est-ce si important de me le remémorer constamment?

Est-ce si important?

L'autre ne détient pas le monopole… de la vérité. Je laisse couler le tout comme sur le dos d'un eider… et je lâche prise.

Est-ce si important?

Pourquoi brûler tant d'énergie pour changer l'autre? De toute façon, jamais j'y parviendrai…

Le dépendant en quête d'affectivité a souvent tendance à donner une importance outre mesure aux évènements, aux attitudes et comportement d'autres. Il adore son rôle d'amplificateur naturel.

Est-ce si important?

Dédramatisons par coups… d'humour et d'amour. Transgressons la tragédie en comédie. Après tout est-ce si important? La semaine prochaine… ou demain j'aurais oublié l'évènement qui accapare toute la place… aujourd'hui.

André Bissonnette
6 octobre 2006

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13 octobre 2006  
Vol. 03 - No. 41

NOUS AVONS RÉPARÉ NOS TORTS DIRECTEMENT ENVERS CES PERSONNES
DANS LA MESURE DUPOSSIBLE, SAUF LORSQU'EN CE FAISANT,
NOUS RISQUIONS DE LEUR NUIRE OU DE NUIRE À D'AUTRES.

9IÈME ÉTAPE!

Une préparation adéquate est essentielle pour cette démarche. Aussi, je prends le temps de bien mesurer la taille de celle-ci en priant et en méditant au préalable. Quelques points forts pour faciliter cette démarche… un bon jugement, le moment opportun, du courage et de la prudence.

Un bon jugement prévaut avant de faire amende honorable. J'évite les amendes honorables qui pourraient causer plus de tort que de bien.

Le choix du moment opportun est essentiel. Certaines réparations de torts exigent un délai… Il n'est pas souhaitable d'aborder un individu qui souffre encore profondément d'injustices commises à son égard. Quelques fois des individus fraîchement émoulus d'une thérapie ont tendance à vouloir précipiter les évènements. La patience pourrait être de mise. N'oublions pas qu'une trop grande hâte et une certaine témérité pourrait ouvrir de nouvelles blessures.

Je demande à Dieu d'augmenter ma dose de courage en me débarrassant des peurs qui m'assaillent. Je le prie d'augmenter ma dose d'amour… pour le prochain parcours. Il me sera alors plus facile de parler franchement de mon attitude et comportement du passé à autrui ainsi que des torts causés.

Si la patience est de mise… une prudence vigilante demeure aussi une alliée indispensable. Certaines situations exigent un examen spécial très minutieux… Il est préférable d'agir lentement. Une partie de l'étape spécifie bien… " En cas d'infidélité affectives, quelquefois il serait préférable de pratiquer le statu quo… en ne disant pas un mot… tout en témoignant une totale affection ".

N'oublions pas la personne à qui nous avons fait le plus de torts… nous-mêmes, il va sans dire vient en tête de liste. Alors nous devons être disposé à nous accueillir, nous aimer et nous pardonner nos frasques...humaines. Le divin peut sûrement nous aider de ce côté.

Les ailes de la liberté se déploieront, nous libèrerons notre culpabilité et notre honte. Nous pourrons désormais VIVRE DEBOUT!

André Bissonnette
13 octobre 2006

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20 octobre 2006  
Vol. 03 - No. 42

Rien n'est acquis

Parfois le destin s'amuse avec des riens, d'autres fois le sort change de bord. Peu importe qui tu es, ce que tu fais, peu importe ce que tu as, tout peut se volatiliser en peu de temps. Parfois la vélocité des flammes peut étreindre en quelques instants sans vouloir jamais s'éteindre.

Suite à une série d'impondérables… burn-out, perte d'emploi, impasse financière, divorce, j'ai en quelques temps, quelques ans, matériellement tout perdu ou presque. J'ai pu conserver cependant mes deux millions… mes deux fils adorés toujours fidèles à mes côtés.

La spiritualité s'imbibe de paradoxes quelque peu étranges. Moi qui jadis était bien nanti matériellement, j'étais intérieurement un être profondément insécure. Hallucinant paradoxe, je devins sécure suite à mon dépouillement financier. Il m'a fallu puiser dans les tréfonds de mon âme, au plus profond de mon être pour enfin devenir sécure. L'humain au travers son destin, grâce à son héritage divin, peut faire surgir des forces incroyables enfouies au plus profond de son cœur.

Cette sécurité que j'avais cherché toute ma vie et tant désiré, je l'ai enfin découverte au travers mes deuils, mes détachements et un incroyable lâcher prise. J'ai puisé à la Source et je n'ai plus jamais eu soif tant mon abreuvement fut désaltérant.

J'ai commencé à me nourrir de cette manne quotidienne, j'ai cru à l'abondance divine comme ces gens qui autrefois dans le désert avaient cru recevoir leur dessert. J'ai cru et à nouveau l'abondance est réapparue peu à peu au cours mon voyage quotidien.

Désormais, je n'ai qu'à puiser des ressources dans ma Source. La véritable sécurité inébranlable se trouve dans le vécu du quotidien en présence du Divin. " À chaque jour suffit sa peine " nous a enseigné le Nazaréen, mais à chaque jour suffit son pain nous a montré sans équivoque le divin dans le désert avec son dessert.

Chaque matin, j'ouvre les bras pour accueillir l'abondance dans tous les domaines de ma vie… spirituel, santé, financier, mental sont divinement comblés. La peur de l'insécurité s'est volatilisée.

André Bissonnette
20 octobre 2006

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27 octobre 2006  
Vol. 03 - No. 43

«Nous avons poursuivi notre inventaire personnel
et promptement admis nos torts
dès que nous nous en sommes aperçus».

(10e étape)

Cette étape demeure très significative dans ma vie. La découverte de son importance a été un catalyseur très utile dans mon cheminement. Cette étape d'entretien fait partie intégrale de mon vécu… quotidien. La 10e me permet d'entretenir… ma sobriété, ma sérénité, ma santé et ma spiritualité.

Maintenir ma sobriété exige de moi un programme d'actions au quotidien et cette étape favorise hors de tout doute le maintien de ma sérénité. La 10e est un face à face inconditionnel avec mon être le plus profond… moi-même ! C'est parfois aussi une rencontre avec autrui pour l'admission de mes torts le plus rapidement possible pour mon bien-être… pour le bien-être commun.

Si la 10e demeure un impératif… elle peut s'effectuer de la façon dont chacun se prédispose… Je peux faire cette démarche seul ou avec quelqu'un d'autre, oralement ou par écrit. J'opte pour la manière qui me sied le mieux.

La période du jour ou de la nuit pour l'exécution de cette tâche peut se faire à ma guise… le matin au réveil, le midi ou le soir avant le sommeil. L'important est de créer l'habitude d'entretenir ma sobriété et ma sérénité. Au bout de 21 jours d'actions, d'efforts sans forcer, l'habitude devient dorénavant FORGÉE. L'omission de cette démarche me manquerait terriblement… tellement ses empreintes me marquent dans mon bien-être… !

Personnellement, j'opte pour l'écriture matinale, à l'aube pour cette rencontre entre Dieu et moi. J'écris à Dieu dans mon journal intime. J'aime ce calme qui m'enveloppe, ce silence qui me permet de sentir la Présence. Quel délicieux moment avec ma Puissance pour assaisonner ce début de 24 heures. C'est cool, très cool, man… ! WOW !

Si au cours de cette introspection ou au cours de la journée, je dénote quelques torts (actions blâmables en parole, en geste) je tente de les réparer le plus tôt possible.

L'avantage de la 10e permet l'évitement d'un transport de ressentiment… dans un autre temps… dans plusieurs temps parfois. Je ne laisse pas autrui venir perturber ma paix intérieure en éternisant mon ressentiment.

J'entretiens chaque matin mon jardin. J'extirpe les ressentiments, les pensées nuisibles et négatives qui peuvent aisément étouffer ma croissance intérieure. J'en profite pour y semer des graines d'amour en abondance. J'expulse aussi tous les syndromes… de panique et d'inquiétude que mon mental menteur a semé au moyen très ingénieux… de la peur sous toutes ses formes.

En ce début d'aurore, je peux laisser poindre à l'horizon… une moisson de gratitudes. Je dis merci au Grand Jardinier qui fait pousser allégrement les fleurs de ma sobriété.

André Bissonnette
27 octobre 2006

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3 novembre 2006  
Vol. 03 - No. 44

Délire dans le rire

Récemment, je passais quelques jours au Lac aux brochets près de La Tuque. J'aime venir séjourner à cet endroit, c'est un lieu magnifique, j'adore venir me ressourcer, puiser à la Source. C'est un endroit calme et serein. Puis le chalet de mes amis Suzanne et René est situé sur le bord du lac ce qui favorise davantage la paix intérieure. Je suis venu pour peaufiner mes derniers textes de mon livre " Vivre l'Être ".

J'écris ce texte en pensant à mes amis latuquois. Quand je rencontre ceux-ci, c'est toujours la foire… sans produits éthyliques, nous vivons une délirante sobriété !

J'ai connu Annabelle alors qu'elle débutait son cheminement dans la sobriété. C'était en 1995, depuis ce temps, nous cheminons ensemble. Je suis son confident (parrain) mais la filleule aime aussi recevoir mes confidences. Le 12 juin dernier Annabelle a franchi le cap de 13 années de sobriété. Elle déborde de joie de vivre malgré quelquefois où les affres de la souffrance sont présentes. Cette maman mère de 4 enfants est constamment dans l'action. Elle vit en agissant selon son programme d'étapes.

Sa mère Suzanne fêtera au printemps si je ne m'abuse ses 10 ans de sobriété. Ces deux-là n'ont pas arrêter de consommer pour pleurer, pleurnicher et s'apitoyer sur leur sort. Tout comme l'auteur de ces lignes, elles aiment s'amuser avec la vie, elles aiment tourner les tragédies de la foire quotidienne en comédies. Elles vivent leur sobriété dans l'humour, l'humeur, l'amour, le bonheur.

Lors de nos retrouvailles, il n'est pas question de pagaille. Nous adorons rire la vie parfois jusque dans le délire. Personnellement, lorsque j'ai arrêté de consommer le divin nectar, je n'ai pas arrêté de vivre, j'ai conservé mon humeur de joyeux fêtard… sans tragiques conséquences.

Malgré les impondérables de la vie, le rire, parfois le délire viennent à notre rescousse pour mieux apprivoiser les secousses…

Rire, le moins dispendieux de tous les REERS (rires).

André Bissonnette
3 novembre 2006

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10 novembre 2006  
Vol. 03 - No. 45

Nos attitudes et notre façon de voir la vie
changeront complètement.

Une autre promesse qui se concrétise au bout d'un certain laps de temps. Dans notre programme de recouvrance, on nous parle très souvent du 15% axé sur la consommation ou la compulsion. La balance, c'est-à-dire le 85% fait partie intégrale de notre relèvement.

Combien de gens vivent une abstinence… elles s'abstiennent de consommer de compulser point final? Ces personnes ont seulement stoppé l'hémorragie de la dépendance.

Ayant été moi-même un "champion de l'ivresse mentale", je peux élaborer quelque peu… sur ce mot abstinence. La sobriété… quelle différence, me sied a merveille aujourd'hui. Mes premiers pas sur le chemin de l'abstinence de l'alcool furent des plus salutaires pour les miens, plus de présences physiques, moins de problèmes financiers, moins de tumultes. Je ne dérangeais plus 40 personnes… sauf que j'en perturbais encore…. Quelques uns par mes attitudes et mes comportements. Mon orgueilleuse et légitime fierté… m'empêchait d'entrevoir à l'horizon ce fameux 85%... qui exige une participation quotidienne pour l'avancement… de ma sérénité.

Arrêter de consommer et demeurer constipé… n'est guère salutaire pour l'épanouissement personnel.

Pour connaître un bien-être serein, il m'a fallu "œuvrer" avec l'aide du Divin sur mes attitudes et mes comportements. J'ai commencé graduellement à Vivre l'Être.

Ma façon de voir la vie a changé complètement. Soudainement et de plus en plus j'ai rencontré la Vie quotidiennement. La prière et la méditation m'ont permis des regards différents sur l'existence. Je me suis réveillé, j'ai pris mon grabat et commencé à marcher.

J'ai vu la vie différemment. J'ai commencé à voir l'invisible, à croire l'incroyable, a sentir l'inodore et à vivre… l'invivable. Graduellement, j'ai fait place à l'amour qui sommeillait en moi depuis ma naissance. Les peurs de l'enfance qui très souvent s'associaient avec l'abstinence ont commencé à se volatiliser… Jamais la peur ne peut co-habiter avec l'amour… avec un Dieu d'amour.

Ce 10 novembre 2006
André Bissonnette

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17 novembre 2006  
Vol. 03 - No. 46

Apprendre

N'est -il pas important pour ,moi de me brancher chaque matin sur la grande génératrice divine? Quel pouvoir inouï qui sait si bien pallier à mon impuissance! Ce branchement sublime à ma Puissance Supérieure m'indiquera l'itinéraire direct qui me mènera vers la sérénité de ce jour en sécurité… sans bifurquer.

Le divin me parle constamment … quelquefois cependant mes oreilles ne sont pas tendues à l'affût et mes oreilles sont omniprésentes hermétiquement closes. Je me laisse envoûter, perturber par les clameurs extérieures qui m'empêche de relier à mon monde intérieur. Les deux voleurs s'introduisent clandestinement dans mon univers. Ce passé dépassé, oblitéré à tout jamais tente de s'insurger, ce futur à venir, plus subtil désire lui aussi captiver mon unique réalité qu'est mon moment présent. N'est il pas bon de me remémorer que ma Puissance Supérieure ne fonctionne qu'au… moment présent? Hier et demain ne sont-elles pas des inventions créées par l'humain?

En me branchant à ce très grand pouvoir qui m'habite, je peux être à l'écoute de mon cœur. Celui-ci me soufflera les paroles à prononcer, parfois… à taire. Il est important pour mois de me rappeler qui je suis, un simple acteur dans cette grande comédie qu'est la vie. Mon rôle est de jouer, c'est le grand Metteur en scène qui régit la pièce théâtrale. En lui laissant carte blanche, je suis assuré d'être gagnant… au jeu de la vie, à chaque mise, jamais je n'y perdrais ma chemise, Dieu est un incroyable croupier.

Je développe l'intuition ce très grand héritage du divin, je le fais fructifier à mon avantage. J'affronte et confronte mes peurs avec courage. Je chasse mes pensées négatives, défaitistes. Je baigne dans l'Amour et je noies mes peurs instantanément. Je me suis débarrassé du Dieu de peurs… par conséquent. Jamais le Dieu d'Amour ne m,e féra défaut.

Lorsque la Vie me parle, me chuchote, il est primordiale pour moi de l'écouter, même si à prime abord l'esprit qui murmure semble divaguer. Très souvent, ne constatons-nous pas avec gémissement et retentissement que l'on aurait dû suivre la première idée? Nous aurions alors dû être toute ouie et dire oui à l'intuition qui sait mieux que nous comment nous guider sur le sentier approprié.

Je n'ai pas à forcer, je n'ai qu'à m'efforcer de demeurer dans mon moment présent. Je n'ai qu'à me laisser aller au fur à mesure et de demeurer à l'écoute. Dieu qui est l'omniscience saura m'inspirer par ses tendres murmures.

Ce 17 novembre 2006
André Bissonnette

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24 novembre 2006  
Vol. 03 - No. 47

"Nous avons cherché par la prière et la méditation
à améliorer notre contact conscient avec Dieu
tel que nous le concevions,
lui demandant seulement de connaître sa volonté
à notre égard et de nous donner la force de l’exécuter."

La 11ième étape que l’on qualifie d’étape d’entretien me sied à merveille. Aussi est-il important pour moi dès le lever de me brancher sur la Grande Génératrice qui me fournira lumière et chaleur pour la durée du jour.

Dans ma maladie de la dépendance, j’ai été atteint spirituellement. En effet, l’aspect spirituel de ma maladie a été aveuglé, atrophié par l’obsession… incessante de consommation. Lorsque j’ai joint les groupes d’entraide, j’étais incapable d’entrer en relation avec mon intime, mon intérieur. Toute ma vie se centrait sur les aspects extérieurs… sur le faire et l’avoir, négligeant l’être et… surtout l’Être.

La 11ième étape joue un rôle essentiel dans notre recouvrance. Nous l’identifions comme l’étape par excellence de la spiritualité. Elle nous permet de connaître la paix intérieure, de goûter à ce bonheur que nous avons recherché dans les artifices extérieures au travers les substances, les compulsions et les diverses dépendances.

Le jour où j’ai pu différencier religion et spiritualité, j’ai franchi une étape très enrichissante dans mon cheminement. La religion, créée par l’humain aime s’affubler de règles, de lois, d’obligations qui ne me convenaient plus. Je ne voulais plus d’imposition, de soumission. J’ai préféré d’emblée la spiritualité qui relie directement à l’esprit, à l’âme qui m’habite et m’abrite. Nul doute la spiritualité émane du divin!

Dès le début du jour, je cherche à améliorer ce conscient avec Dieu tel que je le conçois, quelle liberté ça! Pour créer une ambiance propice au … silence, l’atmosphère est de la plus haute importance.

J’affectionne deux prières particulières… le Notre Père et la prière de sérénité où l’acceptation, le courage et la sagesse s’entremêlent. Mes prières plus personnelles impliquent le remerciement, la demande et l’écoute.

Chacun trouve la façon de méditer qui lui convient. Je me souviens d’avoir déjà tenu mordicus à la position du lotus… Aujourd’hui je m’imprègne de silence, je tente d’écouter la voix du silence qui m’indiquera sa volonté. J’essaie de connaître la volonté de Dieu à mon égard… oubliant mes propres intentions qui peuvent m’apporter de grandes déceptions.

Je me rappelle que la volonté de Dieu se reconnaît dans la liberté de l’homme. La volonté de Dieu s’effectue sans… effort. L’intuition ne se comprend pas, elle me dirige vers la solution, la réalisation.

J’ai lu en quelque part… prier, c’est demander à Dieu ce que nous voulons et méditer, c’est écouter ce que Dieu veut.

Ce 24 novembre 2006
André Bissonnette

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1er décembre 2006  
Vol. 03 - No. 48

Le plus beau des cadeaux

Au moment ou vous lisez ces lignes, décembre sera au rendez-vous… décembre, prétendre sans attendre, décembre, apprendre sans comprendre. Décembre, l’ambre attirante contrastant avec l’ombre de la pénombre de novembre. J’avais tout simplement le goût de rimer… de "m’épivarder" quelque peu avant de noircir cette page blanche. Tiens novembre pour noircir, décembre pour blanchir. Sûrement que nous aurons un "white christmas"… Assez lézarder!

Pour beaucoup de gens, décembre est un mois ardu, parfois nostalgique et parfois aussi absence d’amour et de tendresse. Parfois aussi le matériel subjugue l’essentiel… que de cadeaux pour respecter le traditionnel… "bebelles" choisies par l’autre à son goût… qui aboutiront inévitablement dans le ring du "boxing" le 26 décembre. Le plus beau cadeau des fêtes n’est-il pas de recevoir de l’amour, de la tendresse, présent non négociable et surtout non échangeable?

Novembre et décembre pour les dépendants sont des mois propices à l’obsession mentale. Aussi, il est primordial d’ajouter à votre agenda pour décembre une hausse… de rencontre (meeting) avec les fraternités anonymes. Resserrer le contact pour éviter l’embâcle, éluder la débâcle. Me tenir avec des gagnants en cette période de réjouissances et de festivités facilitera la répétition quotidienne de ma sobriété et surtout de ma douce sérénité.

Un voyage dans le temps parfois s’impose… c’est ce que le 5 décembre 1975 me propose. En passant dans le temps, j’avais énormément de difficultés à dealer avec mon moment présent. Dès septembre, j’élaborais mes plans pour décembre. J’élaborais ma longue cédule de "partys" bien arrosés. Combien de fois n’avais-je pas cependant pu assister à ces "partys" illuminés, allumés, le buveur invétéré ayant tombé au combat sans débat… et ayant dû se coucher prématurément. Je peux désormais en rire car si l’alcool m’a procuré beaucoup de plaisirs durant quelques temps, le divin nectar m’a procuré beaucoup de déplaisirs ultérieurement.

Décembre 1975, abstinent depuis un peu plus de 3 mois, j’appréhendais les fêtes dans ma famille à Montréal ou l’alcool coulait à flot, ce n’était pas un cas d’eau. C’étaient mes premières fêtes à jeun… comment allais-je passer au travers avec cette soif qui m’obsédait? Je décidais donc de téléphoner à Alain, (un ami de la fraternité, sobre depuis 4 ans) avec qui j’avais jadis foiré. Nous nous rencontrâmes, il me suggéra de demander à ma Puissance, à Dieu tel que je le conçois, de m’enlever l’obsession de consommer. Si cela avait marché pour lui, cela ne fonctionnerait-il pas pour moi? Sur le boulevard de la Capitale (Québec, PQ)… en conduisant, j’ai imploré Dieu de m’enlever cette obsession, je ne voulais plus retourner dans cet enfer qui ne m’avait apporté que désillusions. Les plus belles prières implorantes se font pas nécessairement à genoux…, Dieu nous entend dans n’importe quelle position… suppliante.

Je n’ai jamais eu d’obsession de boire depuis ce temps, mon cœur est empreint de reconnaissance envers ma Puissance. Un "alco" qui n’a plus d’obsession de boire, c’est le gros lot, c’est tout un cas d’eau… l’un des plus beau cadeau que j’ai reçu dans ma vie et comme la vie c’est aujourd’hui, je le déballe avec minutie chaque matin de ma vie.

Ce 1er décembre 2006
André Bissonnette

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8 décembre 2006  
Vol. 03 - No. 49

" Ayant connu un réveil spirituel, comme résultat de ces étapes nous avons alors essayé de transmettre ce message à d'autres toxicomanes et de mettre en pratique ces principes dans tous les domaines de notre vie. "

12e Étape

Quelque chose en quelque part dormait, sommeillait depuis longtemps à l'intérieur de mon être. Mon état comateux m'empêchait d'être, c'est ainsi que j'appelle mes périodes de paraître, de faire et d'avoir !

J'utilisais le paraître pour masquer mon estime personnelle des plus déficientes. En vivant mon programme des étapes, par l'application du mode de vie présenté, le paraître a été subjugué. J'ai enfin commencé par… être celui qui à l'intérieur depuis longtemps désirait être. Je suis désormais l'être à en devenir.

J'ai longtemps usé du verbe faire égoïstement pour me faire voir, nourrir ma dépendance affective qui se gavait de parfaire. J'ai appliqué le programme et la mise en pratique des étapes m'a permis de faire… un bout de chemin. Je n'ai plus constamment à faire, croire que je l'ai l'af…faire, je n'ai qu'à laisser Dieu faire, Lui l'a l'affaire. Donc je fais et Dieu parfait…

J'ai également tenté d'amasser… du matériel, ayant longtemps cru que c'était l'essentiel. Quelquefois la vie prend une autre destinée et peut tout raser sur son passage… le burn-out est venu et s'est subtilement emparer de tout mon avoir. Grâce à mon mode de vie, j'ai écrit graduellement le verbe à voir en deux mots… à voir. J'ai commencé à voir la vie sous un nouveau jour.

Après avoir vécu des dures périodes éthyliques et sombré dans un lancinant état comateux, le réveil spirituel fut ardu, long et laborieux. Guérir les blessures, guérir la vie peut parfois devenir comateux pour ultérieurement devenir contagieux.

Avant de transmettre le message, j'ai dû côtoyer certains personnages, longer certains passages. Mon réveil spirituel (en passant l'esprit, le divin sommeille depuis toujours dans le cœur humain), se poursuit dans chaque quotidien. C'est ce qu'il u a de merveilleux ! Le réveil m'apporte une nouvelle façon de croire, de voir, de sentir et de vivre. Cette nouvelle façon de vivre m'amène par conséquent à appliquer le mode de vie dans tous les domaines de ma vie… !

Nouvelle façon de croire : Opter pour un Dieu d'amour qui m'accompagne toujours ne s'éloignant jamais de moi malgré mes accidents de parcours.
… Dieu demeure constamment blotti contre mon cœur.
… Croire en ce Dieu d'amour qui m'aime tel que je suis.
… Croire que les seules limites que possède mon Dieu… sont celles que je Lui impose.
Oui, j'ose désormais croire à l'incroyable.

Nouvelle façon de voir : Voir le quotidien avec les yeux de l'enfant retrouvé pour qui hier et demain n'aboutissent à rien.
… Voir et non seulement apercevoir.
… Regarder l'autre humain avec les yeux du cœur sans l'analyse, l'accusation et la condamnation du mental menteur.
… Apercevoir, voir l'espoir même dans mes nuits de douleur.
Oui, j'ose encore voir l'invisible.

Nouvelle façon de sentir : J'ose me sentir… ressentir mes émotions, les vivre à plein.
… Je suis l'Être, je vis l'Être, les émotions, les sentiments, ça vient du dedans.
… Je sens, je ressens la présence de Dieu à la renaissance du printemps, dans l'exubérance de l'été, la magnificence de l'automne, dans la féerie de l'hiver.
Oui, j'ose sentir l'inodore au travers un regard.

Nouvelle façon de vivre : J'ose aimer la vie. Je ne fais plus qu'exister.
… Je ne me laisse plus mordre par la vie. Je vis ma vie à pleines dents, en plein de dedans.
… J'ai relégué aux oubliettes les verbes dominateurs : faire et avoir. J'ose trouver la vie belle même au travers ses laideurs.
… Je suis bien éveillé, allumé, le réveil est enfin arrivé.
Tout m'est désormais permis, je vis doucement debout.

Ce 8 décembre 2006
André Bissonnette

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15 décembre 2006  
Vol. 03 - No. 50

PRISONNIER DANS LA CELLULE

Récemment, il m’est arrivé une aventure quelque peu loufoque. J’étais bien installé dans mon bain en détente parfaite… musique relaxante avec bruits de mer en sourdine, encens pour évaporer tout soupçon de pensées négatives qui peuvent surgir dans des moments de détente. Deux ou trois chandelles diffusaient une lumière tamisée dans la pénombre. Tout était cool , mais… sauf que je n’avais pas prévu les impondérables.

J’attendais avec impatience un appel inter et pour répondre aux instances de ce besoin prioritaire, j’avais apportés dans la baignoire mon précieux cellulaire…alors que je venais d’échanger avec cet ami La Tuquois, mon autre appareil téléphonique a sonné, c’était la grosse panique. Je me suis dépêché d’aller répondre. Et pourtant j’avais besoin de relaxer ce jour-là, surtout que depuis quelques temps, j’étais sur les dents… je n’étais pas très cool, ça coulait… plus rapidement, j’avais même revêtu un habit euphorique de speedy… Donc, je racontais que le téléphone rouge vibrait à toute allure, je me suis dépêché et ce faisant… j’ai échappé mon beau téléphone noir cellulaire… dans la baignoire. Ce fut la noyade instantané, pas question de respiration artificielle ce n’était pas superstitielle... tout en profondeur au fond de l’étang gisant dans la mousse euphorisante de la détente. Oui, j’ai noyé mon cellulaire, quelle affaire, me ne l’avais plus l’affaire noire.

Suite à une série d’impondérables, d’incontournables, d’accidents de parcours, de détours, je serais privé de "cell durant près de 21 jours. Oui, prisonnier du cellulaire…

J’ai opté pour un cellulaire… il y a seulement 18 mois, je ne voulais pas embarquer dans cette galère de cellulaire, je n’ai pas pu résister à la vague… Je fus contraint de le faire suite à certains changements majeurs dans la périphérie qui me permettait plus de faire des inter… donc j,ai opté de peine et de misère pour un mignon cellulaire noir.

Il a fallu cette immersion inattendu pour m’apercevoir combien j’étais devenu prisonnier de mon cellulaire. Je le traînai partout ou presque… partout oui même dans le bain! Tranquillement, subtilement, lascivement même le cellulaire s’est infiltré dans ma vie. Je ne pouvais désormais vivre, survivre sans ce cher cellulaire qui certains mois… coûtent cher, peuchère!

Je sais que ma boîte vocale est pleine, elle déborde même de rage… pour ceux et celles qui m’y ont laissé de doux messages. Entre vous et moi cependant.. ça me fait du bien de l’avoir échappé dans le bain! Cela me donne un peu de répit et tant pis pour les "ceux" qui attendent un… retour d’appel… même si ce n’est pas gentil.

Je songe même à devenir autonome en me débarrassant de mon téléphone, d’agir à ma manière et d’ignorer l’appartenance à mon cellulaire.

Je suis un dépendant… ce pendant, je l’avoue… je demeure prisonnier de mon cellulaire, quel air polluant, accaparent et surtout si surtout si fragile au bain moussant.

Ce 15 décembre 2006
André Bissonnette

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22 décembre 2006  
Vol. 03 - No. 51

Joyeux Amour.

Nous sommes en cette période des fêtes communément appelé Noël. C’est la naissance du petit Jésus qui plus tard est devenu le grand Christ. Quelle renaissance! J’ai fait de ce dernier mon maître spirituel. J’aime ce qu’il a fait, j’opte pour ses comportements et j’adopte ses attitudes.

Le Christ de par son vécu, nous ressemble beaucoup nous les dépendants de toutes sortes de substances, de tous genres, de compulsions. On ne raconte pas beaucoup d’histoires sur le Christ. Ma propre histoire à son sujet est quelque peu aléatoire et cela fait très bien mon affaire. Je ne voudrais pas de toute manière vous imposer mon affaire…

Je crois que le Christ à "fouairé" il a lâché son fou, s’est envoyé en l’air… N’a-t-il pas dilapidé en peu de temps le fric de son père en gambadant…? Il est parti sur la galère, il a foutu en l’air les bonnes manières. Après toutes ces odyssées, ses échappées, ses nuits épicées (pensez tout ce que vous voudrez, évitez surtout de juger…), le Christ s’est repenti et est revenu au logis. Veinard comme toute toxico, le Père l’a reçu à bras ouverts… le retour de l’enfant prodigue, du Christ prodige! N’ai-je pas moi-même eu droit après d’intenses déjeuners causeries à quelques soupesé attendris?

Christ adorait fêter… lorsqu’il a manqué d’alcool, il s’organisait pour en… fabriquer. Qu’on se rappelle les Noces de Cana, n’a-t-il pas changer l’eau en vin comme ça sur le tas? Je suis privilégié, lors de mes fresques éthyliques, je n’ai jamais au grand jamais manqué du divin nectar, quel veinard! J’aurais sûrement utilisé son machin truc.

Christ avait un faible… pour le sexe fort, il aimait beaucoup la gent féminine. Dès ma crise d’adolescence moi aussi, j’étais plein d’effervescence, j’ai accueilli les Marie-Madeleine en déveine… qui avaient beaucoup de peine. J’étais aussi un sauveur à ma manière.

On ne raconte pas du tout ce que le Christ a fait de 18 ans à 30 ans. Je ne crois pas qu’il soit allé au séminaire, encore moins au monastère. J’ai le goût d’embarquer dans le juge…ment pour quelques instants. Après sa crise d’adolescence, le Christ déprimé tout "décrissé" s’est bâti un moral, est parti en cavale. Durant une dizaine d’années, ce fut le "foirage", les voyages, c’est mon propre adage et cela m’avantage. Au cours de ses trips de vagabondages, de voyages, Christ a dû croiser le fer avec le sentiment, frôlé quelque peu la haine. Le Christ a dû suivre quelques thérapies, et est revenu à a vie. Le Christ, cet être plein d’amour à sa naissance, a connu la plus grandes des renaissance suite à ces accidents de parcours.

Le Christ ce grand maître spirituel nous souhaite en ce temps des fêtes et pour 2007, avec beaucoup de tendresse…

Joyeux Amour… Soyons tolérants les uns envers les autres. Ne nous attardons pas à la couleur, à la race, à la classe, à l’orientation sexuelle, au passé des gens.

Joyeux Amour… Accueillons les mal aimés dans leur dépouillement complet, ils sont si frisquets.

Joyeux Amour… Anéantissons à tout jamais la peur et toutes ses couleurs teintées de négativisme, d’odyssées nuisibles. Déroulons allègrement le tapis de l’amour.

Joyeux Amour…Délions les chaînes du ressentiment, soyons libres d’aimer sans répudier.

Joyeux Amour… Osons le pardon malgré l’affront, c’est notre créneau vers la libération.

Joyeux Amour… Aimes-toi, tu es aussi grand que n’importe que soi!... pour le bien être commun, aimons-nous les uns, les autres.

Joyeux Amour… Rappelles-toi je fus jadis humain…

J’ai connu moi aussi la souffrance le juge…ment des autres, la condamnation, le rejet, l’abandon et la solitude.

En tant qu’ami divin, je te souhaite l’abondance, la réjouissance, l’estime personnelle, la paix intérieure qui dépasse tout entendement Jamais je ne t’abandonnerai, tu es mon plus grand miracle et tu Comptes pour moi TU AS DU PRIX À MES YEUX.

Encore un fois, JOYEUX AMOUR!

Ce 22 décembre 2006
André Bissonnette

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