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2007 - Vol. 04

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5 janvier 2007  
Vol. 04 - No. 01

LES 7 CHANCEUX

J’écris ce texte au Lac aux Canards, près de La Durantaye. Notre hôte qui a toujours hâte de nous accueillir Jean Blain, un homme d’affaire généreux de nature, déroule toujours le tapis de l’amour pour nous, en ce merveilleux coin de nature. Nous sommes deux fois la douzaine pour souhaiter la bienvenue à 2007.

Chacun se débarrasse de sa " scrap " de 2006 pour ensuite écrire ses rêves pour 2007. En ce 2 janvier 07, le soleil est au rendez-vous semblant nous dire câlinement… bye bye les ténèbres… cette année en sera une de lumière. Tantôt chacun flambera 2006 dans l’âtre de mon ami Jean. N’est-ce pas magnifique un feu de camp en gang?

Pour moi 2006 fut une année de délices…, j’accorde une note de 90% à la Vie… ce fut suavement délicieux. L’autre 10% fut difficile, je dirais même… ardu. Cependant avec l’aide du divin et le programme des douze étapes… j’ai survécu sans trop de difficultés au naufrage sans ambages!

2007…
c’est clair et net, c’est notre année chanceuse, mettons un peu de superstitions de notre bord. Dans nos vies antérieures… n’avons-nous pas cru à toutes sortes de patentes? Je pense au gin… à lacocaïne, à la machine etc.. Alors cette année nous optons pour les 7 sans machine cependant.

2007…
c’est notre chance sans ambivalence. 36 fois le 7 chanceux reviendra nous séduire. On se laisse faire… on lâche prise.

2007…
je ne vis plus à genoux je vis l’Être debout… au bout.

2007…
a bas le contrôle, la manipulation d’autrui, je vis désormais ma propre vie.

2007…
J’ouvre grand les bras pour accueillir l’abondance en effervescences
Chaque matin, je réclame mon héritage divin.

2007…
Je ne laisse aucune place pour la violence qu’elle soit verbale
ou physique. A bas la trouille devant les fripouilles.

2007…
Debout c’est l’heure,
fini les heurts,
j’anéantis la peur
place au bonheur.

2007…
Bye bye la peur
Bienvenue l’amour
Je déroule le tapis
De l’amour, quel velour!

Ce 5 janvier 2007
André Bissonnette

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12 janvier 2007  
Vol. 04 - No. 02

PERSPECTIVES 2007.

L’an dernier, je m’étais fixé comme objectif : d’écrire 52 chroniques, entre autres sur les étapes, les slogans, les promesses ainsi que quelques réflexions personnelles. En ce début d’année, après les vœux, j’ai un aveu à vous faire. J’écris toutes mes chroniques à la main… à la plume car je n’ai pas d’"ordi" et je n’en veux surtout pas. Comme vous le savez tous maintenant, j’accroche sur n’importe quoi, sur tout ce qui bouge. Je suis un accro de nature… un compulsif parfois nocif. Alors je crains d’accrocher sur un "ordi" en maudit.

J’ai une amie compréhensive, patiente et très intuitive, elle réussit de peines et de misères à décortiquer mes pattes de mouches chaque semaine. Ce n’est pas une sinécure car il m’arrive souvent d’être moucheté en français "flyé". Cette amie qui travaille dans l’ombre est d’une fidélité extra"ordi"naire, chaque semaine elle convertit mes écrits sur "ordi"…, de façon "ordi"…naire en tendant vers l’extra "ordi"…naire. Diane Pedneault, cette alliée incomparable dotée d’un doigté incommensurable se met à table chaque semaine parfois avec peine et avec beaucoup de veine, pour vous permettre de lire mes écrits. Mme Pedneault je vous rend hommage pour votre grand courage sans ombrages.

Maintenant un projet majeur pour 2007, (c’est entre toi et moi lecteur, n’en parles surtout pas à personne) je vais tenter, oser, apprivoiser, apprendre et peut-être réussir à comprendre un… "ordi". Pas question cependant qu’un tel envahisseur s’infiltre chez moi dans mon condo, je ne veux pas devenir accro! Je compulserai ailleurs sur les"breaks".

Mon menu de chronique est déjà concocté, il ne me reste qu’à l’apprêter. Je le désire ce menu pour cette année… varié, parfois épicé mais jamais censuré. En passant, merci à Frank que je n’ai jamais rencontré, à qui je n’ai jamais parlé… Qui donc est Frank…? (j’ai tous ses coordonnées, j’évite cependant scrupuleusement de vous les dévoiler). Frank c’est le "master"… en français traduction libre… c’est le maître à bord après Dieu évidemment. Frank, je te remercie d’avoir créé un si beau site. Je suis heureux d’œuvrer pour toi, je crois que tu es un chef d’œuvre de la nature, c’est tellement naturel chez toi la simplicité, l’humilité et la spiritualité.

2007…

Je vous entretiendrai une fois pas mois sur une étape. Les étapes font partie intégrante de ma vie. Sans elles, je n’aurais pas d’ailes.
2007…
J’écrirai mes réflexions personnelles, je voltigerai en déployant mes ailes.
2007…
Mensuellement, j’introduirai cette année une chronique intitulée "cœur en bandoulière".
2007…
Une année palpitante… le retour de mon cellulaire (reçu hier)… l’apprentissage de l’"ordi" la publication de mon 3ième volume.
2007…
… je veux déplacer de l’air tout en demeurant terre à terre.
… je veux confier ma volonté au Grand Maître de ma destinée en me rappelant que c’est Lui qui l’a l’affaire
… je n’ai qu’à Le laisser faire, à me laisser faire!

Ce 12 janvier 2007
André Bissonnette

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19 janvier 2007  
Vol. 04 - No. 03

Cœur en bandoulière

Une fois par mois, je vous entretiendrai sur des histoires de cœur… vécues par des êtres de cœur… où l’amour a transcendé la peur, j’y mettrai tout mon cœur.

… Se laisser choir dans l’espoir.

Une très grande amie Francine s’est laissée caresser par les doux vents de l’espoir.

Ne désirant plus œuvrer à l’endroit où elle ne parvenait plus à s’épanouir, elle a décidé de laisser tout en arrière et de réaliser son rêve qui l’obsédait depuis quelques années. Elle désirait ardemment côtoyer les rives de la mer gaspésienne, séjourner quelques temps, quelques ans peut-être, à la Baie des Chaleurs. N’est ce pas original pour fêter ses 50 ans, se choisir et se laisser choir dans l’espoir?

Cette femme courageuse comme pas une n’a-t-elle pas un jour réglé sa dépendance à une substance, a tout enfilé dans sa voiture? Je m’en souviens, elle et moi avions réussi le tour de forces de fermer les portières. Même "fille" (quel nom pour un caniche…) son chien adoré a dû exécuter quelques contorsions pour s’infiltrer à l’avant de l’auto ayant même reçu l’ordre de ne pas trop s’étirer. Quelle vie de chien!

Quelques années auparavant, elle et moi avions pris quelques jours de farniente au tour de la péninsule gaspésienne. Je l’avais amené étrenner la Gaspésie… ce fut le coup de foudre sans foudres. Dès cet instant, Francine s’est façonné un rêve unique et savoureux… aller demeurer là-bas beaucoup… plus longtemps. 2004, trois ans plus tard… à l’aube de son demi-siècle, pleine d’espoir, elle s’est laissé choir sur les rives majestueuses et si belles de Maria. Je suis d’ailleurs allé à quelques reprises visiter ma grande amie.

La recherche de travail dans son domaine fut assez laborieuse. Au lieu d’œuvrer comme préposée aux bénéficiaires… dues à certaines circonstances et à certains… impondérables, elle devint préposée à la clientèle dans un supermarché d’alimentation, dans une pharmacie et dans un dépanneur. Malgré des revenus plutôt modestes, elle a décidé de persister, elle s’est laissée blottir dans les bras entr’ouverts de l’espoir et s’est laissé choir.

Au bout de 8 mois en terre gaspésienne, elle décida de résister à un retour dans la Capitale Nationale. Afin de donner un coup de pouce au lâcher prise en cette période stagnante, irritante et énervante, elle est passée à l’action. Remplie d’espoir, le cœur gonflé à bloc, elle a fait confiance à la Vie pour que ça débloque et pour mettre un frein à cette période noire… d’abondance. A presque 51 ans, elle est retournée à l’école… "cibole"! L’âge ne l’a pas arrêté, elle l’a même propulsée.

Elle a trimé dans ses études à Carleton, de septembre 2005 à mars 2006. Elle a obtenu son diplôme d’étude professionnelle le tout enrobé d’un légitime fierté. Elle est désormais revenue à Québec son patelin. Elle œuvre à plein temps dans la profession qu’elle adore et dans laquelle elle excelle… préposée aux bénéficiaires.

C’est super, tu peux être fière Francine, tu ne t’es pas laissée faire par l’univers… tu t’es laissée choir dans l,espoir… Le Divin n’abandonne jamais qui veut améliorer son destin!

Ce 19 janvier 2007
André Bissonnette

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26 janvier 2007  
Vol. 04 - No. 04

Nous avons admis que nous étions impuissants devant notre dépendance,
que nous avions perdu la maîtrise de nos vies."

1er étape

Qui aime admettre son impuissance? Faisons appel à Larousse pour venir à notre rescousse… "Admission, c’est reconnaître comme vrai, comme exact."

Rappelons-nous cette épisode du boxeur. Le pugiliste malgré le sang qui ruisselle sur son visage, en titubant décide de poursuivre le combat. Il se bat, se débat avant de se faire abattre par un adversaire plus coriace. N’avons-nous pas été souvent au plancher face à un adversaire téméraire? Chaque fois nous avons tenté de nous relever. Très souvent, il nous a fallu une décision irrévocable de l’arbitre… verdict KOT, Knock Out Technique en utilisant le bilinguisme. La victoire nous a échappé, nous avons décidé d’accrocher nos gants avant de peut-être nous accrocher.

Pour un belligérant comme moi ce ne fut pas une sinécure de lancer la serviette et baisser les gants. Il m’a fallu du temps… et avec le temps, je n’ai pas eu trop de difficultés à admettre que j’avais peut-être… un problème d’alcool. Au préalable, j’ai dû passer les tests de gradation… impondérables incroyables, accidents d’auto et de parcours, apparitions imprévues devant monsieur le juge, lendemain de veille ahurissants, pertes de mémoire non sélectives et surtout une cure d’amaigrissement de mon estime personnelle. Plus tard, ce fut la graduation cum laudes… sans louanges cependant. Le verdict fut irrévocable… je suis alcoolique, je souffre d’une maladie incurable… se soignant au quotidien par l’abstinence totale.

Impuissance, Larousse de poursuivre "manque de pouvoir pour faire quelques chose". Je rajoute… pour ne pas faire quelque chose. Pas de doute, je souffrais "d’une puissance", mes nombreux essais pour contrôler le problème m’ont causé beaucoup de problèmes. Oui, j’avais réellement "le trouble, j’étais constamment dans le trouble."

Pourtant la vie m’avait donné une grande volonté que je déployais à satiété pour exécuter beaucoup d’activités. Dans le domaine du travail, la volonté me servait à plein pour réussir à plein. J’étais un super vendeur parmi les "tops" du Canada s.v.p.! Cependant la volonté n’a guère de pouvoir face à l’alcoolisme ou à toutes dépendances nocives. Au contraire, le dépendant doit se doter d’une bonne dose d’humilité pour s’abstenir… de volonté. A bas l’orgueil et vite l’appel à l’aide.

Plus tard, j’ai réalisé qu’en tant que disciple invétéré de Bacchus, je m’étais souvent ramasser sur le bacul… j’avais perdu la maîtrise dans plusieurs domaine… famille, finance, travail, judiciaire. L’estime personnelle en avait également pris un coup grâce à mes nombreuses prise de coups…

"J’ai besoin d’aide" quel cri de détresse qui n’a permis de quitter l’enfer suffocant de la dépendance. Le pugiliste abdiquait enfin!

Ce 26 janvier 2007
André Bissonnette

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2 février 2007  
Vol. 04 - No. 05

…Les belligérants de l’ingérence

La plupart d’entre nous, avons appris et découvert nos propres slogans… Nous les utilisons pour notre bien-être et pour celui du commun des mortels…

En quelque part dans un livre dont je ne connais malheureusement pas l’auteur, il semble avoir été écrit que les américains seraient devenus riches en utilisant un merveilleux slogan. Cette devise apporte un bien-être incomparable de sérénité "Mind your own business" à l’américaine. Ce même slogan vulgarisé à la Bissonnette devient "De quoi je me mêle?"

J’utilise ce slogan régulièrement car il me rapporte beaucoup d’argent… de richesse et de sagesse. Il me garantit une paix intérieure incomparable tout en m’évitant quelques sautes d’humeur. Je veux devenir de plus en plus riche en me mêlant de mes affaires de plus en plus…

"De quoi je me mêle"…
quand je désire à tout prix vouloir avoir raison dans une situation qui ne m’appartient même pas… L’autre à sa propre solution.

"De quoi je me mêle"…
quand je transporte le poids des affaires de l’autre au lieu de simplement le porter, le supporter.

"De quoi je me mêle"…
quand je veux éperdument tenter de changer l’autre. Me changer garantit pourtant une "job" à plein temps jusqu’à la fin des temps!

"De quoi je me mêle"…
quand j’empêche l’autre de vivre… sa propre vie, ses projets, ses rêves, ses expériences. Pourquoi suis-je un éteignoir?

"De quoi je me mêle"…
quand je juge l’autre en paroles ou en pensées. Je n’ai qu’à me rappeler comment s’écrit le mot juge…ment.

Pourquoi un tel sujet de chronique, c’est parce que récemment… j’ai vécu… un hic! Quelqu’un en sourdine, mielleusement est venu se mêler de mes affaires… Je me suis alors rappelé qu’il m’arrivait aussi moi-même de ne pas me mêler de mes affaires… Personne ne l’a l’affaire… Chaque fois que nous croyons l’avoir l’affaire… nous sommes dans l’avoir et le faire loin de l’être, de vivre l’Être. J’évite de m’ingérer… pour mieux digérer!

Ce 2 février 2007
André Bissonnette

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9 février 2007  
Vol. 04 - No. 06

… Admire ce jour

Quelques réflexions personnelles sur ce magnifique proverbe sanscrit que j’affectionne beaucoup et qui a rejoint les tréfonds de mon âme dès la première lecture.

«Admire ce jour, car il est la vie, la vie même de la vie»

Ce jour est unique puisqu’il ne reviendra plus jamais dans ma vie. Je suis unique comme ce jour. Toute la vie est là et
la vie, c’est voir, regarder;
la vie, c’est entendre, écouter;
la vie, c’est toucher, palper;
la vie, c’est sentir, savourer.
Peu importe la couleur du temps à l’aurore, l’aveugle ne s’en plaint pas, j’ouvre donc mes yeux pour voir la vie en ce jour.

«Tout est là dans sa courte durée»

Un 24 heures, un a.m., une soirée, c’est si vite passé. Le jour de sérénité, de paix intérieure, de bonheur ne paraît-il pas si court?

Je n’ai pas à chercher ailleurs dans le temps, je vibre de tous mes fibres à l’unicité de ce moment présent. J’ouvre donc les bras pour accueillir ce jour, recevoir ce présent et m’unir à la présence.

«Toute la réalité, toute la vérité de l’existence»

Dans ce court laps de temps, toute la réalité m’est présentée, toute la vérité m’est dévoilée, toute mon existence est en branle. C’est aujourd’hui seulement que tout se passe. Je prends alors conscience de l’évidence… de l’existence.

«La félicité de la croissance»

Naître, apprendre, grandir, cheminer, croître me permettent de sillonner le chemin de la sérénité.
Je goûte avidement les fruits du bonheur que m’apporte la grandeur de croître.

«La splendeur de l’action»

Ne plus regarder passer la vie, ma vie; vivre intensément ma vie, mordre dans la vie. L’action constante me permet de goûter toute sa splendeur.
Agir pour éliminer,
Agir pour expérimenter,
Agir pour découvrir.
L’action, l’avant coureur, le précurseur du lâche prise dans toute ma vie!

La suite… la semaine prochaine!

Ce 9 février 2007
André Bissonnette

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16 février 2007  
Vol. 04 - No. 07

La gloire de la puissance

L’aveu de mon impuissance fait jaillir toute la gloire de ma Puissance. Quel paradoxe insensé tout de même empreint de réalité. Je peux tout, je deviens fort en me rendant à l’évidence de ma faiblesse. La spiritualité s’éveille, s’anime au moyen d’étrange paradoxes.

Je m’auréole de la puissance du divin, je deviens glorieux… en bannissant l’orgueilleux!

«Car hier n’est qu’un rêve»

Je ne peux survivre un seul instant de ce jour passé, dépassé, démodé; ce jour qui n’existe pas, qui a toujours tenté de me prouver le contraire avec toute sa subtilité de mises trompeuses. Hier, c’est le mental menteur qui triche au jeu… de la vie. A quoi bon sortir les fantômes du placard pour me laisser hanter par les fantasmes qu’affectionne à satiété cet expérimenté tricheur… remords, regrets, culpabilité et honte sont son gros lot.

Je vis aujourd’hui à plein. Si je pense à hier (qui était lui aussi… aujourd’hui) je m’en sers comme riche expérience. Je suis heureux d’avoir goûté à hier, à ce quotidien qui m’évite aujourd’hui de commettre les mêmes bourdes.

Jamais mon bonheur ne peut vivre dans un autre ailleurs. Je vis donc aujourd’hui pleinement en ne me laissant pas envahir par la nostalgie des fantômes préférés de ce mental menteur, voleur invétéré de l’unique réalité : maintenant.

« Et demain n’est qu’une vision»

Combien de fois me suis-je laissé éblouir par le mirage d’attentes irréalistes face à ce demain toujours incertain. Déceptions, révoltes et frustrations furent toujours mon lot.

Aujourd’hui, ce demain à venir, deviendra encore aujourd’hui… demain!

Vivre n’est pas attendre.. Vivre n’est pas me laisser en tourbillonner par les remous de l’illusion utopique d’un demain qui n’existe pas dans le temps…, vivre c’est nager avec les forces du courant qui ne s’arrête jamais.

Vivre, c’est marcher allégrement sur les rêves du moment présent.

«Mais aujourd,hui bien vécu fait de chaque hier un rêve de bonheur et de chaque demain une vision d’espoir. Donc vis ce jour avec confiance»

En songeant à ce hier, qui dans le temps réel s’appelait aujourd’hui, je peux vivre avec confiance mon beau rêve d’aujourd’hui.

En pensant à ce demain, qui dans le vrai temps sera mon aujourd’hui, je peux vivre avec espoir, mon cheminement d’aujourd’hui. Un jour à la fois, c’est plus facile pour moi de me laisser porter, me laisser aller. Christ n’a-t-il pas incité à deux reprises à le faire. Quasi un ordre :

«Donne nous aujourd’hui notre pain de ce jour»

N’a-t-il pas été clair, net et précis?

Suis-je capable de me nourrir de cette manne quotidienne sans avoir peur de vivre quelques manques pour demain…?

Ce jour m’appartient pour aujourd’hui.

Aujourd’hui, je peux exister.

Aujourd’hui, je peux Vivre l’Être.

J’ai confiance en ce jour, je fais confiance à ma Puissance et sa grande providence d’abondance.

Ce 16 février 2007
André Bissonnette

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23 février 2007  
Vol. 04 - No. 08

Courage sans ambages.

Courage sans ambages.

Pour la plupart des gens... le 29 février revient à tous les 4 ans, c’est communément appelé l’année bissextile… Pour ma grande amie Diane, le 29 février revient chaque année, ce jour du 29 février l’a indélébilement marquée.

Février 2000 Diane a dû apprendre l’inévitable, affronter l’impitoyable réalité. Dominic son fils aîné qu’elle adorait a décidé d’en finir avec la vie… entrouvrant une porte lente et béante vers la mort. 23 ans, à l’aube de la vie. La mort n’a aucune considération pour l’âge. Ayant moi-même été confronté à deux reprises dans un face à face terrible avec le suicide, je ne peux parler de décision… tellement je fus indécis face à la vie, face à la survie. A bas le juge…ment bas des gens se croyant plus élevés…!

Dominic a mis fin à ses jours en ingurgitant une tonne de médicaments. L’agonie fut longue et cruelle pour mon amie Diane. Cinq longues journées et nuit s’écoulèrent avant que le grand courage de Diane l’enveloppe, lui intimant de débrancher son fils aîné qui n’avait plus aucune chance de poursuivre son périple terrestre. Courage surhumain pour parvenir à débrancher un humain qui par surcroît est ton lien, le tien.

Diane, si près de son fils a quand même vécu de la culpabilité. Culpabilité face à une circonstance ignorée, face à une soirée qui a mal tourné. Culpabilité face à une décision si irrévocable. Que peut l’humain face à un imprévisible destin?

Diane, cet être de douceur et de tendresse a fait toujours preuve de courage et de disponibilité incomparables face aux souffrances déconcertantes vécues par Dominic. Elle a toujours accompagné son fils aîné pas à pas durant les épisodes infernaux parfois hallucinants de sa maladie! Psychose très souvent signifie improvisations de toutes choses.

Diane est désormais une femme capable qui ne se sent plus coupable. Cet être doux, généreux à toujours fait preuve de "capabilité" ou de capacité d’écoute en amie, en mère sans frontières, sans aucun juge…ment!

Capacité de dévouement sans pareil, cœur grand de mise ne comptant jamais les heures, nonobstant les heurts.

Capacité sans bornes de générosité pour tenter de combler les grands manques de son aîné. Écoute, don, partage, accueil ne sont-elles pas les plus grandes qualités de l’amour?

Mon amie a quitté son patelin pour faire face à un nouveau destin. Elle demeure une super bonne mère pour ses trois autres enfants qui l’affectionnent tant. Cette tendre mère, pleine de courage et d’amour demeure l’alliée incontestable de ses chérubins adorés.

29 février 2007… 7 ans depuis le triste évènement. Diane n’a jamais oublié, le souvenir est à jamais incrusté dans l’écrin de son cœur.

Diane, tu es une grande dame, un vrai cœur en bandoulière. J’avais le goût cette semaine d’écrire sur toi, toi ma grande amie qui chaque semaine transcris mes pattes de mouches sur l’ordi. Quelle fine mouche tu es! Tu as accepté de transcrire mon texte pour peut-être en quelque part rejoindre le cœur d’un autre endeuillé. C’est là ta grande générosité, ton grand courage sans ambages.

Merci de tout cœur, tendresse…

Ce 23 février 2007
André Bissonnette

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2 mars 2007  
Vol. 04 - No. 09

"Nous en sommes venus à croire qu’une Puissance Supérieure pouvait nous rendre la raison"

2ième étape…

J’aime souvent comparer les étapes des fraternités à un vaste escalier, haut de douze marches. Lorsque dans mon vécu quotidien j’emprunte les marches de cet escalier, j’évite de bifurquer dans le clos, de me retrouver hors décor de prendre la clef des champs… tout simplement. Oui, complètement dans le champ!

L’importance primordiale pour moi est de déposer mes… deux pieds solidement sur le palier dès le début de la journée. Sinon, je pourrais demeurer cimenté dans l’absurdité… pour la balance de la journée… sans laisser les doux rayons de la sérénité me réchauffer.

La deuxième marche peut parfois me paraître plus haute… que d’habitude. La deuxième étape me rejoint dans le cœur de ma maladie… il m’importe donc de croire qu’une puissance plus forte que moi ne quelque part pourrait m’éloigner de mes douces folies. Je laisse donc cette Puissance me rendre la raison puisque la plus aliénante des folies n’est-elle pas de vouloir encore une fois contrôler… ma vie? Je me remémore que je ne peux contrôler grand-chose, je n’ai aucun pouvoir sur les gens, les évènements. Je n’ai qu’à me souvenirs que mes illustres plans peuvent rapidement s’évanouir dans la nuit des temps… Je n’ai même pas de pouvoir sur la météo malgré les pronostics rassurants émis désormais sept jours à l’avance! Leurs prévisions et mes projets tombent souvent à l’eau malgré les augures d’un beau temps!

En demandant à Dieu de me rendre la raison, j’admets qu’en quelque part, qu’il m’arrive de replonger dans les profondeurs de mes incroyables folies. J’ai identifié deux grandes pertes de raison qui peuvent "circuiter" ma boîte crânienne.

  1. Vouloir absolument contrôler quoi que ce soit, qui que ce soit. Je me rappelle les "incontrôlables" "pronostics" des diseurs de bonne aventure de la météo, ces sires malgré leurs instruments sophistiqués se retrouvent la plupart du temps dans les confitures, complètement déroutés…

  2. Consommer ou compulser à tout prix malgré le prix à payer pour retourner encore une fois séjourner dans les méandres de la souffrance. Perte de raison indéniable… lendemains de veille ahurissants, éveil sans pareil… souffrir des ravages de la veille et se laisser endormir encore pour recommencer quelques heures plus tard… la fête et la… débâcle.

Je lâche donc prise sur mon emprise, que mon contrôle s’envole. Je lâche donc prise sur mon obsession de consommation car c’est là la plus grande illusion qui me mène à chaque fois vers la perte de raison.

Encore une fois Dieu fait pour moi ce que je ne peux faire par moi-même. Quelle belle promesse de sécurité!

Ce 2 mars 2007
André Bissonnette

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9 mars 2007  
Vol. 04 - No. 10

Des mots qui créent des maux

Aujourd’hui, je me méfie du vocabulaire que j’utilise ou de celui qu’autrui tente de m’imposer.

Durant longtemps alors que l’abondance matérielle foisonnait dans ma vie, secrètement, subtilement même je pré passés la sécheresse en affirmant sans ambages l’insignifiance de cette manne importante. L’abondance matérielle ne favorise-t-elle pas si bien utilisée, une meilleure qualité de vie? J’étais bien nanti et ceux qui me le faisait remarquer se faisaient alors répondre " ce n’est que du matériel"… A force de le dire… j’ai pratiquement tout perdu ou presque matériellement. Même les pensées sur le matériel peuvent se matérialiser…!

Des mots qui créent des maux. Des mots précis qui s’incrustent au plus profond du subconscient, celui-ci ne raisonnant pas, se perpétuant à tout jamais pour changer le destin avec exactitude. «ce n’est que du matériel bordel». Quel péché plus que véniel!

D’autre expressions savoureuses…

"C’est l’enfer"…
Celui qui a inventé cette expression n’y est jamais allée. Qui a vécu les affres de la dépendance, de la souffrance avec un grand "S" n’ose plus jamais utiliser cette expression. Le retour à l’enfer, c’est l’enchaînement aux fers " en fer" et contre tous.

"Y a rien là"…
Je préfère minimiser en refusant de regarder la réalité en face, en camouflant certaines émotions (je crâne avec la peur, en étouffant ma colère, je l’avale difficilement) très souvent tout est là… à bas les masques!

"Prendre ce qui fait notre affaire"…
L’autre est du même avis que moi, pense comme moi, cela m’arrange bien… Pas d’interrogation, des progrès, de cheminement en vue… n’est-ce pas merveilleux? Je préfère m’étouffer en évitant de regarder quelques blessures encore saignantes! Je progresse en réfléchissant sur ce qui ne fait pas mon affaire… à bas le contrôle émotif!

Je surveille donc mon vocabulaire qui peut tout "foutre en l’air". Je proscris de ma vie certains verbes et adverbes qui peuvent me causer de graves ennuis et qui rarement me dirige à bon port. Une nomenclature s’impose : "jamais, toujours, impossible, immanquablement, devoir, falloir, sans oublier le sempiternel : c’est pas normal"…!

Je prescris dans ma vie certains adverbes et verbes qui peuvent redorer ma vie et devenir mon port d’attache quotidien. Je propose une nomenclature : "possible, pourquoi pas, choisir, vouloir, pouvoir". Rien n’est trop beau pour la créature du Divin.

Ce 9 mars 2007
André Bissonnette

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16 mars 2007  
Vol. 04 - No. 11

Nager avec les forces du courant

Récemment je suis allé "faire de la raquette" je ne suis pas sûr qu’une telle expression existe. Cependant dans une autre vie, il m’arrivait de "faire du racket"… à ne pas confondre cependant.

C’était par une journée merveilleuse qui avait déjà revêtu son allure printanière. Le soleil brillait pour rendre mon humeur savoureuse… mon humour délicieuse… mon âme amoureuse! La neige de teinte immaculée tapissait la divine randonnée. Marcher le long de la rivière Ste-Anne promet toujours une heureuse destinée. Des milliers de diamants scintillaient, agrémentant mon parcours… je ne me lassais pas de me laisser éblouir par la richesse de ces trésors gratuits.

Je n’avais point besoin de nicotine pour relaxer… ni d’obsessions éthyliques pour m’obséder… J’ai déjà fait du ski de fond en "nicotinant" à fond sur les sentiers. Tout l’long du parcours, j’humais déjà les vapeurs de l’alcool alors que j’avais hâte d’arriver à destination pour me récompenser… quelques bières dans le gosier… à l’horizon. Dire que je racontais à mes chums que je me mettais en forme en skiant (sic). Je me foutais éperdument de "ski" pouvaient penser… j’étais tellement absorbés à consommer. Cela aussi se passait dans une autre vie, une vie antérieure où je croyais trouver le plaisir et l’élixir en consommant. Que désillusions à tâtons!

Je reviens à cette journée splendide. Après avoir parcouru une couple de kilomètre, je m’arrêtai pour profiter de quelques instants de repos bien mérité, boire de l’eau… (tiens, ça fait changement avec antan) et me relaxer. Je regardais la Ste-Anne couler… couler sans forcer, je parle toujours de la rivière et non de la grand-mère du petit Jésus. Quelle belle prise… de vue, quel beau lâcher prise! L’eau glissait de façon très efficace au travers les glaces sans forcer, sans s’efforcer… juste en se laissant tout simplement aller. Je contemplais et je songeais que quand je nage avec les forces de ce courant, tout semble si facile dans ma vie. Je n’ai pas à livrer de bagarres, à faire d’efforts pour vivre. Pourtant quand j’étais petit l’on m’avait enseigné de belles comptines… "la vie est un combat, il faut faire constamment des efforts, ne jamais lâcher".

Se pourrait-il que tous ces gens se seraient trompées? La vie peut-être si facile et si belle quand j’évite de vouloir la contrôler à coups de combats et de débats. Accepter ce qui surgit dans mon quotidien, sans préférer un autre dénouement sans vouloir absolument changer le décor à coup d’efforts… par contre la vie pour quelques-uns peut signifier livrer des combats constants enrobés d’agressivité pour pallier à la révolte et la frustration. Que de désillusions à tâtons.

Lâcher prise sans emprise, me laisser couler en ramant doucement… me laisser couler avec le courant le Capitaine divin saura bien me diriger a bon port.

Ce 16 mars 2007
André Bissonnette

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23 mars 2007  
Vol. 04 - No. 12

" Nous avons décidé de confier notre volonté et nos vies aux soins de Dieu tel que nous le concevions."

3ième étape

Quelle étape de décision pour quelqu’un comme moi qui parfois a de la difficulté à se brancher! Quelquefois en effet, j’aime que ça marche à ma manière croyant encore une fois que je l’ai l’affaire et je ne laisse pas Dieu faire. C’est la volonté déchaînée ou plutôt enchaînée… du dépendant qui croit encore connaître et exécuter le plan prévu pour sa vie. Le contrôle, la puissance, la résistance, l’emprise humaine se sont imposés, je veux encore m’en remettre à ma propre volonté…

Je me surprends parfois certains matins à remettre ma volonté, mon destin entre les mains du Divin. Quelques heures plus tard, croyant que la volonté de Dieu ne fait pas du tout mon affaire… je reprends la mienne (ma volonté) et vive la peine, les déveines quelques instants… plus tard. N’est-ce pas là un geste humain? Je crois que le Divin qui me laisse la liberté… de choisir, me laisse m’emmerder encore une fois avec ma volonté entêtée. Je ressemble au chat qui se débat pour se laisser ficeler par la pelote de laine tout emmêlée…

Dieu, qui es-tu pour que je te fasse confiance sans méfiance? Je ne t’ai jamais vu ou Tu ne m’as encore apparu. Pourtant je crois en Toi malgré ta "brillance" d’absence! Que de tâtonnements que de cheminement pour te découvrir. Ne m’a-t-il pas fallu chercher et chercher? Parfois, je t’ai blasphémé, vociféré quand ça ne marchait pas à mon goût alors que je voulais tenir mon bout. Les chaînes de la résistance mènent à un ultime combat entre le Divin et l’humain… parfois!

Qui es-tu Dieu de quoi t’as l’air pour que je te confie mes affaires?

Dieu,… tu es le souffle de vie, tu es la vie. J’aspire et ça respire tout seul sans que j’aie à intervenir.

Dieu,… tu es l’univers, je te vois au travers mes innombrables frères.

Dieu,… tu es le Grand Manitou, si je te laisse faire… tu peux prendre soin de tout.

Dieu,… tu es mon père, quand je retrouve mon cœur d’enfant et que je ne me complique pas la vie comme les grands.

Dieu,… tu es l’esprit qui choisit mes pensées… selon ta volonté.

Dieu,… tu es l’amour, je me sens si bien quand tes grands bras m’entourent et que toutes mes peurs s’évanouissent tour à tour.

Je pense que c’est ça que Tu es, je suis bien mieux de te faire confiance et de m’en remettre à ta divine providence, Ta seule volonté à toi… pour moi, c’est que je sois heureux pour aujourd’hui. Alors je choisis le bonheur!

Ce 23 mars 2007
André Bissonnette

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30 mars 2007  
Vol. 04 - No. 13

Cœur en bandoulières.

Surtout pas!

10 novembre 1998, la grande faucheuse, sans avertissement est venue terrasser à tout jamais ANNIK OUELLET. La route qui parfois peut-être meurtrière était aux aguets. La mort sans égards a frappé de pleins fouets sans se soucier de l’âge, de l’aube de la vie, du désir avide de vivre.

En 1998, Annik avait écrit ce merveilleux texte empreint de courage de ténacité et d’une grande profondeur. Je vous livre pour qu’il vous délivre peut-être…

N’abandonne surtout pas

Lorsque dans ta vie rien ne va plus,
Que les problèmes tourmentent ton esprit
Et que l’argent te cause des soucis,
Repose-toi s’il le faut
Mais surtout, n’abandonne surtout pas.

Lorsque trop d’erreurs ont été commises,
Que ton univers menace de s’écrouler
Et que fatigué tu sens la confiance t’abandonner
Repose-toi s’il le faut
Mais surtout, n’abandonne surtout pas.

Tu sais la vie est parfois étrange,
Avec son lot de surprises et d’épreuves
Et il ne nous est pas donné de savoir à l’avance
Combien d’étapes et d’obstacles nous devrons franchir
Avant d’atteindre le bonheur et la réussite.

Combien de gens ont malheureusement cessé de lutter
Alors qu’un petit pas de plus aurait transformé
Un échec en réussite.
Et pourtant, un pas à la fois n’est pas si difficile.

Tu dois avoir la ténacité et le courage nécessaire
Pour faire ce petit pas de plus en affirmant que la vie
Est une grande et puissante amie
Qui se tient toujours à tes cotés
Afin de te porter secours.

Tu verras alors que cette attitude
Appellera
Du plus profond de toi-même
Des forces de vie que tu ne soupçonnais pas
Et qui t’aideront a réaliser ce que tu entreprendras,
Mais surtout et avant tout
Rappelle-toi
Quant les moments difficile viendront :

Repose-toi s’il le faut
Mais surtout n’abandonne surtout pas

Annik Ouellet

La semaine prochaine, je vous entretiendrai de Jean-Paul, de Monique les parents d’Annik qui vivent la vie malgré la perte d’une vie. «J’ai perdu ma fille mais elle m’a sauvé la vie» m’a confié cet être de cœur en bandoulière.

Ce 30 mars 2007
André Bissonnette

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6 avril 2007  
Vol. 04 - No. 14

Cœur en bandoulières.
(suite)

MA FILLE M’A SAUVÉ LA VIE

Je vous entretiens aujourd’hui de parents qui ont perdu leur fille Annick, âgée de 21 ans en 98, le lendemain du jour du souvenir… le souvenir de cet être cher demeurant toujours précieux pour eux. Monique et Jean-Paul ne pourront jamais oublier cette date fatidique du 12 novembre 98 alors qu’Annick à franchi une autre ère en quittant la terre, la route ayant été la meurtrière. La mort est venue sans préavis avec la complicité animale d’un raton laveur qui avait bifurqué de sa trajectoire. En voulant éviter l’animal, Annick et son ami n’ont pu éluder l’ultime rendez-vous avec leur tragique destin. A peine majeurs débordants de joie de vivre… la mort cruellement sans se soucier à convier les deux convives… qui avaient un désir avide de vivre.

J’ai rencontré Jean-Paul à l’aube du nouveau millénaire alors qu’il faisait une démarche thérapeutique pour solidifier sa sobriété. Jean-Paul avait connu les méandres de la souffrance dans l’enfer de l’alcoolisme. Malgré la grande douleur et l’immense peine qui l’affublaient et dévoraient son âme, Jean-Paul est demeuré vivant. Il ne voulait pas retourner mourir à petit feu au travers ce brasier dévastateur de la consommation éthylique. Il vit maintenant une belle sobriété depuis 14 ans.

Issu de famille dysfonctionnelle, Jean-Paul très jeune a décidé de réussir dans la vie et croyez-moi matériellement tout a fonctionné. Jusqu’à juin 2006, notre ami et sa conjointe Monique avaient sous leur égide plus de 300 employés. La dépendance affective aidant, Jean-Paul est devenu un "ergomane" hors pair (en québécois "workalick") même le ciel n’avait pas de limite pour lui, un humain plein de dynamite. Oui ça sautait.

Tout comme l’auteur de ces lignes, Jean-Paul souffre de la maladie de la dépendance. Notre cheminement se ressemble beaucoup. Dépendant de l’alcool, drogué du travail, dépendant de l’affectivité, notre grand besoin de reconnaissance et de performance nous a amené à accomplir de grands exploits dans le "faire", ce qui faisait alors notre affaire.

"J’ai perdu ma fille mais elle m’a sauvé la vie". Ces paroles pleines de profondeur émanent d’un homme au très grand cœur "peu importe la taille d’une entreprise, ni la montagne d’argent à escalader chaque jour, rien absolument rien ne remplacera jamais le sentiment intérieur de plénitude et l’acceptation de soi" de poursuivre l’éminent gestionnaire. Le leader en affaires devint vulnérable suite au départ prématuré d’Annick.

Désormais Jean-Paul partait à la conquête de son monde intérieur après avoir connu la gloire éphémère du monde des affaires. Le "faire" et "l’avoir" ne pouvait plus le satis… faire. Jean-Paul et sa compagne Monique ont décidé de rapetisser leur entreprise à 30 employés l’an dernier. J’ai eu l’occasion de renouer connaissance avec Jean-Paul et de faire la connaissance de Monique tout récemment. On dit souvent que derrière un grand homme, il y a une grande femme. A bas l’adage, Monique a toujours marché aux côtés de son homme malgré et aux grés des fluctuations des marées de la vie quotidienne. Monique a su lors de cette terrible épreuve qu’est la perte d’un enfant, aller chercher de l’aide et tous les deux ont affronté le tragique destin mains dans la main pour vivre leur grand deuil, leur tristesse et leurs grandes peines.

Poursuivant sa conquête de l’être, Jean-Paul s’est installé un coin de méditation. J’y suis allé fouiné… un immense tee-pee, de plus petits tee-pees, le tout en pleine nature, favorisant l’écoute du silence et permettant de vivre la plénitude de l’être. Jean-Paul après avoir connu l’opulence du monde matériel, vit désormais l’abondance, la grande richesse du monde spirituel qui mène à l’essentiel. Cet être de cœur en bandoulière travaille moins d’heures, son fils Marc étant en charge des ressources humaines de l’entreprise de 30 employés, lui permet de mieux respirer et d’aspirer à la sérénité et à la paix intérieure.

Ce 6 avril 2007
André Bissonnette

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13 avril 2007  
Vol. 04 - No. 15

Vivre, survivre, revivre.

Récemment, je lisais dans un quotidien le récit d’une fille de 29 ans qui se trémoussait avec "obsession" parce qu’elle n’avait pas de prétendant. Elle croyait irréductiblement que la trentaine franchie, elle serait trop vieille pour trouver un compagnon de vie, un amant partageant et écourtant ses nuits.

Ça existent véritablement des vieillards de 30 ans même de 20 ans. Des gens qui vivotent, s’accrochant aux drogues, s’assujettissant aux dépendances si nocives, si incisives.

Il était là devant moi, appelons le Frankie pour les besoins de la cause. Devant moi… pas de vie dedans, un mort déambulant. J’avais l’impression d’halluciner, oui Frankie avait replongé dans l’atmosphère éphémère du paradis artificiel de la dope, se retrouvant encore en plein enfer. Lui si enthousiaste, si plein de vie, semblait devenu abruti, amorphe, quelle catastrophe! Son teint livide n’était plus avide… de vie. Ses yeux hagards, son regard plein de mort et de remords peut-être ne pouvaient mentir. Incontestablement, j’avais devant moi un vieillard de moins de 30 ans. La drogue avait tué toute forme de vie chez-lui… Lui qui quelques mois auparavant transportait le flambeau pour éclairer celui, celle qui se trouvaient dans le noir et leur redonner espoir.

Pourquoi tel bas-fond? Pourquoi retourner inconsciemment dans l’univers torride, horrible de l’enfer? Pourquoi connaître encore les tréfonds du fond? Il n’y a rien à comprendre seulement une leçon à apprendre. Quelques cons rateront cependant l’examen… la morgue, la prison, l’asile amorçant la fin de leur destin.

Vivre, survivre pour peut-être plus tard revivre. Vivre pour consommer ou consommer pour vivre. Que de déveines, que de peines et de… chaînes! Quand Frankie me quitta, je lui intimé de retrouver sa dignité, de mettre de la vie dans son regard, d’animer ses yeux morts. Je ne sais pas si Frankie survivra, tant de dépendants… meurent aux combats.

Je suis un être privilégié, je suis revenu à la vie, je fus jadis un errant dans cette vie dans laquelle on m’avait propulsé sans me l’avoir au préalable demandé. Je fus jadis un mort vivant, j’avais le regard hagard teinté de remords. Ma vie de survie, qui était endormie fut réveillé par les murmures de l’amour… par cet Amour qui sommeille le cœur de tout humain. Je n’ai pas crié au secours en vain, le Divin sans examen m’a tendu la main. Je suis un rescapé, un miraculé… plus grand que ceux de Sainte-Anne de Beaupré!

Survivre pour vivre, revivre. Se laisser couler par les flots de tendresse de la vie, marcher sur les rives apaisantes de la sérénité. Ne plus se battre et se débattre pour trouver, parfois quémander sa ration de consommation, de compulsion.

Laisser le Divin animer ma vie après l’avoir tant atrophié, tant amenuisé. Profiter à plein de ce sursis quotidien. Papillonner au lieu de ramper. C’est sûrement ça revivre, être plein de vie en dedans.

Ce 13 avril 2007
André Bissonnette

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20 avril 2007  
Vol. 04 - No. 16

Le grand ménage.

Au moment où j’écris ces lignes, je n’ai pas tendu ma ligne… Ce n’est pas un poisson d’avril, je ne dois pas me découvrir d’un fil, puisqu’il fait un temps exécrable, un temps épouvantable. De la neige entremêlée de pluies, saupoudrée de rafales époustouflantes de vents... qui ne sont pas des courants d’air. Je demeure optimiste et positif cependant… nous aurons sûrement un Noël tout blanc après tout nous ne sommes que le 17 avril. Les organisateurs du camping de Noël trépignent… de bonheur!

Dans ma vie lorsque les tempêtes se déchaînent, il est important pour moi de briser les chaînes de la peur pour sauvegarder mon bonheur intérieur. Malgré les déconfitures de la température extérieure, je garde de cap sur l’espoir, me rappelant que l’amour du Divin inonde toujours mon cœur.

Un temps extérieur maussade, lamentable et exécrable comme aujourd’hui a tout de même certains avantages… c’est l’occasion propice au grand ménage intérieur. Surtout qu’aujourd’hui je suis en congé, j’en profite pour me débarrasser des "trop" dans ma vie. Vite les grands sacs oranges même si les feuilles… brillent par leur présence ce matin.

Allons-y du côté matériel… débarras des "bébelles". Je fais le tour de ma garde-robe, pourquoi un tel nom, je n’ai que des habits sapristi!

Je vérifie si je ne deviens pas un "guérillo-phobe" du garde-robe! Je me débarrasse de vêtements inutilisés depuis 2 ans, des surplus d’antan. Si ces vêtements resplendissent encore de forme, je les donne. Le contraire… ils n’ont plus de carcasse… je m’en débarrasse… ils trouvent place dans le grand sac orangé.

Je fais également le tour de ma bibliothèque pour vérifier si je m’hypothèque pas d’espace, si mes volumes ne prennent pas trop de volume!

Je les fais changer d’espace, ils pourraient être plus utiles à d’autres faces.

En parlant de faces… en ce grand ménage de printemps, période du grand détachement, je me débarrasse des gens qui n’ont plus de place dans ma vie, j’opte pour ma survie… émotive. Printemps débarras sans tracas des gens encombrants, dehors les décombres qui ne font que semer des ombres dans ma vie ensoleillée.

Dehors ces têteux d’énergie, ces Jobs qui n’ont d’yeux que pour leur job qu’ils détestent, oubliant de regarder ailleurs pour connaître du meilleur. Dehors ces gens de malheur… qui optent pour le négativisme, le pessimisme, la maladie, le mal a dit "C’est là une fièvre printanière contagieuse, maléfique et merdique".

Je fais également ménage de certaines amitiés douteuses. Ces gens n’ont peut-être plus leur place dans mon espace. Les véritables amitiés s’imprègnent d’humour et d’amour. Certains amis ne sont que de passage dans notre vie…

Détachement ne signifie pas ignorer la souffrance de l’autre, éluder la compassion, mais choisir le positivisme, l’optimisme et l’action. Être en quête de bien-être, de paix intérieure et de sérénité.

Dire que j’ai écrit ce texte inspiré par l’incomparable température…!

Ce 20 avril 2007
André Bissonnette

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27 avril 2007  
Vol. 04 - No. 17

L’opinion de l’autre

Pour le drogué d’affection, l’opinion de l’autre peut servir de tremplin à la réalisation ou d’éteignoir à mes espoirs. Grand dépendant affectif, l’opinion de l,autre m’a souvent démoli anéantissant les fondations de mes réalisations en devenir… En d’autres occasions, l’opinion de l’autre a servi d’élément déclencheur à la réussite de mes rêves intérieur.

Je me rappelle de Firmin ou plutôt je le baptiserai… Fir…ment parce que l’autre qui affirme… ment la plupart du temps. Tout comme dans le juge…ment, l’autre ne connaît pas l’intérieur de… l’autre, il n’a pas toutes les données et les pensées même s’il pense… les connaître.

Je reviens à Firmin. A l’automne 94, j’accouchais mon premier volume "de la brume à la lumière". J’avais convié beaucoup de personnes au lancement de cette première publication.

Recevant l’invitation, Firmin avait alors tenu un très beau discours teinté de positivisme scandant à des amis quelques belles sornettes sur… Bissonnette!. "Pour qui se prend-il pour écrire des livres" il se prend sûrement pour quelqu’un d’autre, que peut-il raconter d’autre" etc. etc.! Faisant preuve d’un grand courage et ayant peut-être quelques doutes… Firmin a osé se présenter au lancement de mon volume. "Ce fut ma première vengeance à l’opinion de l’autre"… près de 300 personnes étaient venues assister à cet évènement important pour un auteur. Poursuivant sur le sentier de la vengeance… "De la brume à la lumière" s’est vendu à 1,500 copies, la demie d’un best seller… à ma première tentative de partager mes réflexions personnelles, mon cheminement.

Je garde pour le dessert… ma troisième vengeance sur Firmin… quel délice! Quelques années plus tard, croisant celui-ci, candidement, il m’avoua avoir apporté mon bouquin en voyage. Vivant alors une période de noirceur, mon livre lui avait redonné espoir m’avoua-t-il.

Je pourrais citer maintes exemples ou l’opinion de l’autre m’a servi de propulsion à la réalisation. Je pourrais également vous dévoiler candidement que l’autre avec ses opinions m’a fait dire non à des opportunités. J’ai permis à l’autre d’éteindre cet enthousiasme qui brûlait au fond de mon cœur. L’autre a éteint toutes brindilles d’espoirs en semant chez moi des idées noires de pessimisme, de négativisme et de peurs. L’autre avait brutalement, vulgairement brisé mes lunette roses.

L’opi-non de l’autre, peut m’anéantir, m’amenuiser. J’évite donc de boire ses paroles, elles peuvent me rendre soul de désespoir, de découragement, moi le drogué d’affection. L’autre ne détient pas la vérité… ultime. A chacun sa vie, à chacune son opinion et à chacun sa vérité. Je ne donne donc pas d’emprise à l’autre sur mon empire. L’autre n’est pas responsable de mon bonheur. J’en suis l’unique artisan de ce bonheur logé au fond de mon cœur.

Que la vengeance peut être délicieuse et suave face à l’opinion de l’autre. Nulle parole, nulle opinion de l’autre n’ont d’emprise sur moi sans ma permission.

Ce 27 avril 2007
André Bissonnette

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4 mai 2007  
Vol. 04 - No. 18

Nous avons procédé à un inventaire moral, approfondi de nous-même.

…4ième étape

Qui suis-je? Où en suis-je rendu dans ma vie? Telle est la simplicité de cette démarche de 4ième étape qu’évoque Jacques T. dans son remarquable volume " De l’alcoolisme à la paix, à la sérénité " (Éditions Leméac).

Avant de parvenir à cette paix, à cette sérénité dont parle l’auteur, il est primordial de replonger dans les eaux profondes, " troubles " de mon passé. Cette ère de noirceur fera sans doute remonter à la surface une kyrielle de peurs. En passant, je ne connais personne qui ne vit pas de peurs. La dernière personne qui a prétendu le contraire est justement morte… de peurs!

Je suis né dans l’amour, quelques temps plus tard sans autre discours, la peur est venu, elle s’est manifesté dans toute sa splendeur avec maints heurts… Très tôt dans ma vie, j’ai eu droit à l’héritage ancestrales de toutes sortes… d’espèces de peurs. Une nomenclature s’impose… peurs familiales, peurs "éducationales", peurs " religionales ", quel infernal arsenal pour palier aux secousses imprévisibles de la vie. A ma rescourse ça presse!

Voici la panoplie de peurs qui m’ont côtoyé sans répit durant longtemps, trop éternellement. Ces peurs très subtilement ont incrusté les profondeurs de mon subconscient.

En tant que dépendant affectif, drogué de l’amour sans bornes… je revendique ces quelques peurs qui heureusement se sont aujourd’hui volatilisées… la plupart. Que de peurs m’habitaient alors…

  • Peur de ce que les autres vont penser.
  • Peur de l’opinion des autres.
  • Peur de "JAC" * crainte du Juge…ment * crainte de l’Accusation * crainte de la Condamnation de l’autre.
  • Peur de communiquer.
  • Peur de communier à l’autre.
  • Peur de dire non.
  • Peur d’être obligé de dire… oui.
  • Peur du ridicule.
  • Peur de rire. Peur de pleurer.
  • Peur des peurs… de l’autre.
  • Peur du patron qui a toujours raison… qui dans le fond… est un être sans raisons.
  • Peur de ne pas être à la hauteur.
  • Peur de me lever debout et… j’en passe peut-être.

Je fais de mon " best " Dieu fait le reste.

Je suis venu au monde dans l’amour. J’ai laissé toutes ces peurs créer mes malheurs. Maintenant, je redécouvre l’amour qui a toujours sommeillé au fond de mon cœur. Cet amour me rappelle constamment que je suis l’unique artisan de mon bonheur.

Nous avons hérité de l’amour, la peur du prochain émane de l’humain devenu foncièrement humain.

Que l’amour renaisse.
Que la peur disparaisse.

Ce 4 mai 2007
André Bissonnette

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11 mai 2007  
Vol. 04 - No. 19

CŒUR EN BANDOULIÈRES.
Sœur Jeannot adore ses alcos.

Été 2007, je me suis rendu aux Iles de la Madeleine. Quelle ne fut pas ma surprise lors de la traversée entre l'Ile du Prince Edouard et les Iles de la Madeleine de savoir que sœur Jeanne d'Arc était de l'odyssée. Tout de go, je me suis précipité à sa rencontre calme et fébrile à la fois.

Mon amie Diane et moi avons eu droit à sa grande générosité d'accueil à sa simplicité déconcertante, elle la fondatrice du département St-Antoine de l'hôpital de Roberval. Jeannot semblait si radieuse, si heureuse d'être entourée de ses alcos. En ces courts instants, j'ai pu voir ses yeux pleins de tendresse et de bonté scintillés… quelle flamme intérieure!

Je me suis laissé encore une fois éblouir par cette lumière qui un jour m'avait permis de sortir de la grande noirceur des affres de la douleur en 1979, lors d'une démarche thérapeutique à son centre.

Sœur Jeanne d'Arc Bouchard n'a jamais eue de démêlés… avec l'alcool. Elle en a cependant démêlée des alcooliques qui ont tenté de lui donner du fil à retordre. Elle a toujours su les débobiner grâce à son fameux sixième sens… son gros bon sens.

Combien d'alcos a-t-elle traités? Combien d'alcos lui doivent le gros lot qu'apporte la sobriété? Je ne saurais le dire… des milliers sûrement sans aucun doute. Personnellement, je lui dois énormément.

Après ma démarche au Centre, je suis demeuré en contact avec elle. Chaque année durant une décennie, j'ai reçu une carte d'encouragement lors de mes anniversaires de sobriété… le 20 août. C'était primordial pour elle de garder le contact avec ses chers alcos en soulignant l'anniversaire de recouvrance.

Lors d'un congrès des Alcooliques Anonymes, j'ai eu l'occasion de l'entendre exposer son point de vue… "A. A. vu de l'extérieur". La salle du grand château était "full pleine" comme dirait une nouvelle génération. Sœur Jeanne d'Arc a élaboré sur le mode de vie des 12 étapes. Quelle joie pour moi de réentendre celle qui en 1979 m'avait initié au mode d'action des étapes. Elle nous donnait la fièvre de les vivre ces 12 marches d'un escalier infini. C'était contagieux.

A deux reprises, je me suis rendu à Roberval pour lui remettre un exemplaire de mes deux volumes, le cœur plein de reconnaissance. Chaque fois elle a pris le temps de m'accueillir chaleureusement. Jeannot c'est toujours du grand cru pour un alco!

Je voulais rendre hommage à ma manière à cette grande pionnière.

Merci Sœur Jeanne d'Arc Bouchard au nom de tous ces alcos que vous avez aidé et que vous aidez encore aujourd'hui. Vous êtes sûrement de la même race que Sœur Ignatia, assistante du Dr Bob, qui elle aussi à œuvrer auprès de tous ces alcos.

Être plein de tendresse et de générosité, je vous décerne cet hommage "CŒUR EN BANDOULIÈRE" avec beaucoup de reconnaissance pour ma propre recouvrance.

Ce 11 mai 2007
André Bissonnette

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18 mai 2007  
Vol. 04 - No. 20

Vivre en abondance

« Je me tiens debout à la porte… si quelqu’un frappe, j’ouvrirai. » J’ai entendu cela en quelque part. J’ai aussi ouïe dire : « frappez et l’on vous ouvrira ». L’autre citation qui me « sile » aux oreilles tous les matins : « demandez et vous recevrez ».

Il est bien reconnu que le dépendant a tendance à donner avec une grande facilité et que recevoir devient pour lui plus ardu. Je me rappelle mes… mémorables contorsions lorsque je recevais un cadeau. Probablement un « retour-éclair » de mon enfance qui a scintillé durant longtemps. Chez-nous le fric n’abondait pas, maman devenue veuve avec 12 enfants se contorsionnait elle aussi pour joindre les deux bouts. Quelquefois ça n’aboutissait pas à son goût. Je rends hommage avec beaucoup de reconnaissance à cette mère héroïque qui nous a épargné l’orphelinat afin de nous garder auprès d’elle… elle nous aimait tant. Au décès de papa l’aînée de la famille venait d’avoir 17 ans, Gaby, mom, c’est ainsi que je l’appelais affectueusement était déjà une « super woman » dans son temps. Cette femme émérite m’a laissé le plus bel héritage qui soit… son incomparable courage. J’ai pu grâce à ses gênes affronter le s plus grands naufrages pour parvenir au port de la sérénité chaque fois.

Enfant comme plusieurs dans les nombreuses familles, nous avons dû porter les vêtements du plus vieux, nous les avons même transporté d’années en années. Cependant jamais nous n’avons manqué de l,essentiel. J’ai vu Gaby se sacrifier sans s’apitoyer pour nous acheter une paire de souliers.

Peut-être est-ce un vestige d’enfance, j’ai toujours connu des vertiges face à l,abondance jusqu’à ces dernières années. Acculé au pied de la souffrance, j’ai davantage fait confiance à ma Puissance et par conséquent cela a donné naissance à une abondance de plus en plus grandissante. Que d’effervescence!

Désormais, en tant que fils humain, je frappe à la porte du Divin chaque matin. J’ouvre très grands les bras pour recevoir l’abondance. Je ne limite plus mon Dieu d’amour. Ce Père de bonté qui m’a tout donnée mérite d’emblée toute ma confiance, les denrées me seront données pour le présente journée.

Je suis très à l,aise de lui demande…

L’abondance spirituelle :

Je demande à mon grand Metteur en scène de bien jouer en ce jour au « grand tour de l’amour ». Je l’implore de bannir la peur sous toutes ses formes. Je le prie de me dépouiller de la horde de pensées négatives, nuisibles et dysfonctionnelles pour les remplacer par de belles pensées d’amour qui facilitent mon bien-être et celui… des autres. Dieu m’enrichit aux dépens de l’amour. Il comble par sa douce présence le grand vide intérieur qui n’attend qu’à être rempli. Dépendre de la présence de ma Puissance, la seule dépendance qui n’est pas nocive…

Ce 21 mai 2007
André Bissonnette

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25 mai 2007  
Vol. 04 - No. 21

JE SUIS À L'AISE AUSSI DE RÉQUISITIONNER…

L'abondance saine :

Je veux tendre vers un certain équilibre. Je demande donc l'abondance d'une vie bien vécue en ce jour. Ayant sous la main ma liste de mes mignons défauts, je Lui demande d'en faire disparaître les plus nuisibles. J'en profite aussi pour lui faire remarquer mes nombreuses qualités tout en l'implorant de m'aider à les développer davantage pour mon avantage… Une attitude positive est de mises me rappelant que des comportements adéquats maintiendront l'équilibre pour aujourd'hui.

Je Lui donne un coup de main en élaborant un programme, un laps de temps pour l'activité physique qui maintiendra ma santé mentale, psychique. La marche, la natation permettront la disparition du stress, de l'inquiétude… Dieu me veut cool après tout.

Je suis à l'aise aussi d'exiger…

L'abondance matérielle :

J'ai besoin d'un toit pour dormir, pas un château… une chaude chaumière c'est bien. Je ne désire pas être un sans-abri surtout pas l'hiver. Je demande aussi des vêtements, ne serraient-ils pas ajustés comme un gant, cela me laisserait indifférent! Je demande aussi de la bouffe… pas nécessairement du caviar… de quoi remplir mon estomac.

C'est drôle, ça prie mieux quand j'ai du fric dans ma poche, je ne crains pas de l'écrire. L'argent me permet de vivre un tas de trucs agréables tels les voyages de ressourcement. Actuellement les multinationales d'essence ne me font pas de " cas d'eau "… à ce que je pense! Un plein gratis au dix n'est pas pour demain. Du pécule pour me choyer et pour partager aussi avec les moins nantis. Comme cela me fait du bien de donner quand j'en ai…

Je n'ai pas à m'adresser à Dieu de façons maladroite. Mon Père qui crée tout, possède tout, se sent bien à l'aise Lui de me donner ce que je Lui réclame. Puis après… je ne voudrais pas arriver au paradis et que Dieu ouvre son vaste placard où s'empile… des montagnes de cadeaux et qu'il me reproche " ce fut toujours ton lot, tu m'en as rarement demandé… et il en reste bien trop ".

J'ouvre très grands les bras pour accueillir chaque matin l'abondance sans pareille de mon Dieu merveille. Le Dieu de l'impossible croit Lui au possible.

Ce 25 mai 2007
André Bissonnette

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1er juin 2007  
Vol. 04 - No. 22

Derrière la prétendue laideur.

La semaine dernière, par un beau jour ensoleillé, je déambulais dans les rues de Charlesbourg et j'écorniflais les terrains des gens. Je fus soudainement frappé par l'abondance accrue de dents-de-lion intimement appelé pissenlit. Pour la première fois, je les trouvais beaux ces pissenlits.

Lorsque j'avais maison et terrain, je leur vouais une haine mortelle, je l'avoue pudiquement. Dès que ces dents-de-lion osaient se montrer, je les pulvérisais parce que je les trouvais laids ces monstres jaunes. Ils étaient d'une laideur hideuse…

Étonnamment, cette fois-ci, je me suis arrêté pour les admirer, je leur trouvais même un semblant de beauté, particulièrement ces pissenlits isolés parmi les tulipes élancées. J'ai fait le lien entre les pissenlits, création de Dieu et certains humains, créatures du Divin. Oui, ces gens à qui l'on ne donne aucune chance de s'épanouir et que l'on pulvérise sans pitié. Ces êtres qui méritent d'être découverts… la beauté intérieure peut surgir et s'épanouir elle aussi. Nous en connaissons tous de ces humains, découvrons leur côté divin.

Durant la même semaine, j'ai vu les corneilles envahir mon patio chassant par leurs cris exécrables les douces tourterelles tristes. Elles sont belles les corneilles vêtues de leur noir luisant, cependant je les trouve laides quand elle craillent, grouillent et me tiraillent d'intolérance. Quels abominables cris pour attirer l'attention. A chaque cri, elle me font vivre une sainte colère noire. Noir c'est noir!

Ces oiseaux se pâmant me font penser à l'humain qui gesticule, parle des voix éraillante, crie fort pour capter l'attention, pour masquer sa douleur. Plus l'humain crie fort, plus il a besoin d'être écouté, il est en manque d'amour. Cet homme est dur à apprivoiser un peu comme les corneilles qui n'arrêtent pas de s'épiverder avec leurs cris stridents qui nous horripilent. Laissons l'amour vaincre la peur. Bientôt, l'énergumène se livrera pour se libérer, il a tant besoin d'écoute et de tendresse.

Enfin, j'aimerais vous entretenir de d'autres mal-aimés, les goélands que l'on appelle les charognards de poulets. J'ai cependant toujours admirés ces volatiles gracieux, n'en déplaise à leurs détracteurs haineux. Que deviendraient les mers gaspésiennes et acadiennes sans ces merveilleux et élégants goélands?

Peut-être que leurs ennemis aveuglés par les injustes jugements les envient dans le fond… telle la marée humaine qui aime radoter et ragoter sur l'autre.

Qui mieux que le goéland pour déployer les ailes de la liberté? Qui ne se souvient pas du merveilleux fils de Jonathan le goéland? Ce goéland ne nous a-t-il pas laissé un beau message de ténacité de courage et de fraternité. Laissons les ailes de la liberté se déployer dans toute leur authentique immensité.

Derrière toute laideur se camouffle la beauté dans toute sa splendeur. Cherchons la en toute candeur.

Ce 1er juin 2007
André Bissonnette

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8 juin 2007  
Vol. 04 - No. 23

Secrètement, le secret!

Tout " l'monde " connaît désormais ce fameux SECRET que tout l'univers connaissait… secrètement.

Je ne veux aucunement promouvoir ce fameux livre en question. Évidemment, je l'ai acheté ce volume tant attendu, sa version française tardait à venir. J'ai constaté que j,avais comme vous touts utilisé la technique du SECRET qui est la grande loi de l'attraction. Nous sommes l'unique artisan de notre bonheur ou de notre malheur… notre pensée fait foi de tout… comme dans le mariage… pour le meilleur pour le pire…!

Lorsque j'étais étudiant, j'appliquais déjà le SECRET et ça marchait. Je n'étais pas friand des études spécialement les langues latines et grecques m'horripilaient " full " comme diraient les jeunes d'aujourd'hui. Je préférais le hockey et le baseball à plein… Je n'étudias pas beaucoup durant l'année, parvenu au mois de mai, je me levais très tôt durant tout le mois pour me " bourrer le crâne "… juste assez pour passer. J'étais alors promu dans un autre grade. J'attirais les bonnes notes… je le croyais, je gardais mon SECRET pour moi seul. Évidemment, je n'en soufflais mots au prof.

Lorsque j'ai arrêté de consommer de l'alcool en 1975, je lisais les fameux livres du Dr Murphy, sur la visualisation, la pensée positive. Je me souviens d'un passage ou Murphy citait " l'alcoolique doit se voir sobre ", se " photographier " recevant les éloges de ses proches. J'ai alors cru à ma sobriété en toute intensité. J'y crois encore aujourd'hui… un jour à la fois. Avec l'aide de Dieu naturellement, secrètement, j'ai attiré le plus grand miracle de ma vie… devenir sobre. Je ne le garde plus SECRET… ce merveilleux mode de vie des 12 étapes.

Je ne voulais plus nicotiner moi qui abusais quelque peu du tabac… plus de 50 cigarettes par jour. Je désirais ardemment arrêter de boucaner. Avec l'aide du Divin, j'ai stoppé… d'inhaler depuis le 14 juin 1990. Ce n'était pas un SECRET que je voulais arrêter la nicotine. J'ai attiré l'abstinence et Dieu m'a délivré de l'obsession.

Ce que je pense, je l'attire SECRÈTEMENT.

C'est la loi de l'attraction.

Ce que je pensais, je l'attirais…

  • Je suis devenu annonceur de radio
  • Je suis devenu journaliste
  • Je suis devenu représentant
  • Je suis devenu écrivain
  • Je suis devenu thérapeute, je travaille dans un environnement extraordinaire sur le bord d'un lac, dans un centre pour toxicomanes.
  • J'ai ma chronique hebdomadaire sur Internet.

Je chasse la haine, l'envie, l'intolérance avec l'aide de ma Puissance. J'extirpe toutes les pensées de peur et j'attire l'amour, la tendresse, la paix intérieure.

Le SECRET un très beau livre, écrit sur du très beau papier… de quoi faire rêver à attirer… tout ce que je pense. Un volume qui a surtout " vertu de rappel ".

J'ai écrit ce texte secrètement pour toi et moi. Tu peux cependant le dévoiler ce fameux SECRET. Ce n'est plus un SECRET pour personne.

Ce 8 juin 2007
André Bissonnette

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22 juin 2007  
Vol. 04 - No. 24

Tendresser la vie.

Ce monde se meurt du manque d'amour. Suis-je obligé de participer à cet holocauste quotidien? En tendressant la vie, je peux stopper l'hémorragie.

Je tendresse la vie en écoutant.

Quel humain ne sent pas le besoin d'être écouté? Écouter l'autre peut créer une différence dans sa souffrance. L'écouter avec " souciance " sans aucunes parcelle d'indifférence.

Qui n'aime pas être écouté? Quelques minutes, parfois quelques heures pour panser les heurts. L'humain désire partager son inhumain. L'autre désire simplement être écouté. Il aspire à trouver une solution. La plus chaleureuse des caresses n'est-elle pas un brin de tendresse silencieuse émanant de l'écoute du cœur.

Je tendresse la vie en souriant.

J'ose sourire à l'autre inconnu et il devient tout décontenancé. Il ne s'attendait pas``a un tel geste de tendresse.

Lorsque je souris dans ma vie, j'éloigne la maladie et la constipation. Je "souris" ma vie au lieu de la grimacer. Lorsque je souris à l'autre, je lui présente un visage qui invite au courage.

La plus radieuse des caresses n'est-elle pas d'imprégner ma journée de tendresse souriante?

Je tendresse la vie en dormant.

Quelle créature divine n'aime pas recevoir? Je donne à l'autre pour alléger la douleur, diminuer le manque. Aussi paradoxal que ce soit, j'ai appris à recevoir en donnant. J'ai tendu la main, j'ai desserré les poings, j'ai ainsi amadoué le destin.

Le don de soi apporte beaucoup de joie. Plus je donne de l'amour, plus j'en reçois… la grande loi naturelle du retour. Plus je reçois d'amour plus j'en donne. Quel agréable cercle harmonieux!

La plus généreuse des caresses n'est-elle pas de partager le lot de tendresse qui se cache au fond de mon cœur?

Ce 23 juin 2007
André Bissonnette

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29 juin 2007  
Vol. 04 - No. 25

La St-Jean sobrement

Pour la deuxième année consécutive, nous étions une quarantaine pour célébrer cette grande fête des Québécois. Nous étions les invités de mon ami Jean Blais du Lac au Canards. Cet homme d'affaire si généreux de nature nous a choyé par sa présence et son abondance. A noter que mon ami n'a pas de dépendances… sinon la dépendance affective je crois! L'oasis de paix de Jean est situé sur le bord du lac.

40 personnes minimums pour s'amuser, célébrer la fête sans la dite substance si néfaste pour tous les toxicomanes. Évidemment Galarneau nous a comblé de sa luminescente présence. Oui, le soleil était au rendez-vous.

Après une après-midi de plein air… pédalos, sea-doo, ponton, partage entre toxicos, contact avec soi et la nature nous nous sommes concoctés un meeting plein air... sur le bord de la piscine. J'ai eu le plaisir d'animer malgré une terrible, irascible ulcère. J'ai pu par la suite recevoir un nombre incroyable de recettes de guérisons de la par de plusieurs experts qui se hasardais à se mêler de mes affaires.

Meeting hors de l'ordinaire où chacun a pu partager ses affaires. Au début de 2007, nous fumes 25 à écrire nos rêves pour l'année à venir. Nous l'avions fait chez mon ami Jean au pied de l'âtre qui flambait faisant des grimaces à l'air frisquet et au lac congelé.

En cette fête de la St-Jean, une quinzaine de personnes ont pu jeter un regard-éclair sur certaines réalisations accomplies depuis janvier. La plupart d'entre eux avait déjà rêvé leur vie à leur grand profit. Ainsi se concrétisait la grande loi d'attraction du "Secret" qui n'est plus un secret… "tu attires ce que tu penses". C'est également la grande loi d'amour… plus tu t'aimes, plus tu crois à l'amour, plus tu as des chances de réaliser tes beaux grands rêves d'amour.

La plupart des gens présents ont partagé ce qu'ils vivaient en cette St-jean qui pourtant auparavant n'avait été aussi charmant et enchantant. Tous encore une fois, avons constaté que la sobriété a bien meilleur goût. Oui, c'est possible de s'amuser sainement tout en festoyant et en appréciant les beautés de la vie. Tout cela avec l,absence de regrets de remords, de désillusions, d'hallucinations et surtout sans lendemain ahurissants.

En ce début d'année des 7 chanceux, j,avais opté pour 7 rêves. Des rêves audacieux pour défier les cieux. J'en ai réalisé 3 à date. 3 autres se sont avérés irréalisables… j'ai tout essayé. Les dieux aiment parfois nous jouer des tours… j'en ai réalisé un très grand mon écrit…!

Si quelques uns parmi vous n'ont pas encore écrit leurs rêves pour 2007… il est encore temps de le faire. N'oublions pas que le 7 juillet 2007 est propice à la chance de réalisations… le 7 du 7 de 2007 ne reviendra pas de sitôt…! Je vous le prédit ça ne vous coûte rien. Wow!

Ce 29 juin 2007
André Bissonnette

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13 juillet 2007  
Vol. 04 - No. 27

MERCI LA VIE

J'ai eu récemment l'occasion de vivre quelques jours de vacances en bordure le la Rivière Miramichi, un vrai coin de paradis. J'étais l'invité de mon ami Jean-Paul Ouellet, cet homme d'affaires de St-Hilaire N.B. Simplicité, accueil, générosité, spiritualité, humour sont les marques de commerce de Jean-Paul. Il a troqué le " faire " qui ne pouvait plus le satisfaire pour l'être qui lui n'a pas de limite.

Le moment présent, quel présent, quelle Présence! Je le répète encore : tout est dans l'instant présent qui passe. Au cours de ce bref séjour, j'en ai vu des choses qui passent croyez-moi. Je me suis promené sur la route forestière sans frontières…, je n'ai pas juste rencontré des conifères. J'ai vu aussi d'autres affaires que je vous énumère! Avant d'oublier, Merci la Vie.

Le premier soir, j'ai eu droit à la rencontre sur mon passage de vives images… 17 lièvres. J'ai donc couru deux lièvres à la fois minimum. Probablement qu'au cours de cette chasse aux images vivantes, j'ai croisé une base puisqu'à un moment donné, j'en ai rencontré 4 à la fois. Merci la Vie.

Pour clore cette première déambulation dans la forêt, j'ai croisé, pas vrai, j'ai vu au loin un ours ou une ourse noir. Je crois que c'était un mâle puisqu'il était seul. J'ai entendu dire que les ourses sont plus dépendantes d'affection et ne sont jamais seuls. Je vous livre une vraie confidence, " la chienne m'a pogné ". J'ai eu peur, je l'avoue, une vraie peur devant ce grizzli. Pour ne pas l'effrayer, je n'ai pas couru. Quel orgueil! Merci la Vie pour ce grizzli.

Le lendemain soir, j'ai sombré dans l'apitoiement, la marche en forêt ne m'a gratifié que de 2 lièvres. A bas le repli sur moi, le matin j'avais eu droit au spectacle gratuit d'un chevreuil qui s'est gambadé devant mon auto. Quel gracieux spectacle. Merci encore la Vie!

Je poussais ma cure géographique en forêt. Le lendemain matin, j'ai vu mon chevreuil ou son jumeau, je ne saurais le dire, ils se ressemblent tous comme les orientaux. Je marchais au petit trot alors que lui s'abreuvait dans une mare d'eau. Il s'est enfui furtivement lorsqu'il a entendu le bruit de mes sabots. N'est ce pas que je suis un veinard… lièvres, perdrix, chevreuil, nounours me tenaient compagnie? Merci la Vie.

Au cours de ces journées de vacances, alors que mon ami Jean-Paul taquinait, " attrapait ", remettait à l'eau de beaux gros saumons, moi je respirais à grands poumons cette belle nature. Que de leçons à capter en pleine villégiature forestière. Tôt la brume envahissait la rivière me laissant perplexe face à l'humeur du temps pour ce jour à en devenir. Plus tard le calme de l'aurore passé, la rivière grâce au vent ascendant se met à couler plus… agitement! En soirée la rivière retrouvait son calme, elle devenait lisse comme un miroir. Comme la vie, m'a raconté mon ami Ji Pi, l'agitation fait toujours place au calme. Ça brasse et ça passe, lui ai-je rétorqué. Deux philosophes à leur apogée.

Au cours de ce séjour de quelques jours sur les rives de la majestueuse Miramichi, j'ai pu lire, méditer, écouter, échanger avec mon ami l'homme d'affaires qui avait délaissé ses affaires pour s'occuper de ses vrais affaires.

Dans le silence, la quiétude de la nature a tissé nos précieux liens d'amitiés. La Vie nous a permis de recharger nos batteries. La bouffe de Jean-Paul fut délectable, incomparable même. De projets communs furent même mis sur la table. La Vie nous présente toujours une table bien garnie, c'est à nous de nous servir, de ne pas nous contenter de miettes à la sauvette. Comme " le Secret " nous le rappelle le D.C.R. mis en œuvre fonctionne toujours à plein! Demandons, Croyons et Recevons.

Avant de quitter, Jean-Paul a taquiné, séduit un autre saumon qui a mordu. Il a dû le remettre à l'eau puisque légalement, il était trop gros…

Merci la Vie, merci pour toute cette abondance du moment présent, quel présent et surtout quelle Présence.

Ce 13 juillet 2007
André Bissonnette

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20 juillet 2007  
Vol. 04 - No. 28

SENTIER DE LUMIÈRE

Il était une fois un jeune chevalier enquête de bonheur. Il avait gagné ses lettres de noblesse par une volonté de fer qui lui avait permis de remporter plus d'une victoire. On le disait invincible.

Un jour, le roi le fit venir à la cour pour le charger d'une mission que nul autre n'avait jusqu'alors accompli : rapporter la clé d'or et de diamants qui donnerait au roi le pouvoir de tout contrôler. Selon la rumeur et la croyance populaire, elle serait enfermée dans une grotte à la tête de la montagne qui surplombait le royaume. D'un pas décidé, le chevalier se mit en chemin sans plus attendre.

Après plusieurs jours de route cahoteuse et sinueuse, le chevalier sentait sa volonté de réussir diminuer. Les qu'en-dira-t-on lui commandaient de poursuivre son chemin. L'apitoiement n'était pas une option et il ne supporterait pas la critique. Il n'oserait jamais subir le jugement du roi qui lui ferait alors une sainte colère. L'ascension devenait de plus en plus pénible et le ressentiment envers son roi le gagnait. À chaque fois qu'il trébuchait, il se ressaisissait en se disant qu'avec de la volonté, il réussirait.

Près du sommet, il rencontrât une sorcière qui lui offrit diverses concoctions qui lui permettrait de rendre sa quête plus facile et son voyage plus agréables. Elle le mit en garde cependant contre tout abus. Notre homme s'en trouvât fort aise! À chaque embûche, hep! Une consommation et il poursuivait sa route. Il en vint à croire que la vraie vie se trouvait dans les consommations. Malheur lui en pris! Il avalât tout ce qui lui restait de potions. Il se crût maître du monde! Voulant accéder à une large pierre plate qu'il prenait pour une estrade, il perdit pied et se mis à débouler les flancs de la montagne. L'orgueil lui avait fait faire un faux pas et ce fût la chute sans fin vers le cœur de la vallée.

C'était la nuit sans nom, le désert nocturne, le pays de l'angoisse et de l'anxiété. Notre valeureux chevalier se sentait bien seul maintenant. Il avait perdu la raison à la faveur des potions. Notre homme était dérouté et la meilleure volonté du monde ne pouvait plus rien pour lui. Il pleurait sans trop savoir pourquoi. Lui qui avait vécu la gloire dans le regard des autres, qui recevait l,estime de tous les villageois, qui ne vivait que par sa volonté se sentait bien diminué maintenant.

Puis vint la première étincelle d'espoir. La première étoile de la nuit. Ensuite la lune se mit à danser dans les reflets d'un lac. Le doux vent d'été se levât et vint sécher ses larmes. Les animaux de la nuit le visitèrent pour ne pas qu'il se sente seul et suivirent ceux du jour. Le soleil fit ensuite son apparition et révéla au cœur de cette vallée une nature d'une beauté inestimable. L'aridité de la tête avait fait place à l'abondance du cœur.

Un vieil homme, sage, à l'œil étincelant, vint le rejoindre. Il s'enquit de son état et l'emmena chez lui. Chemin faisant, notre pieux gentilhomme lui racontât son infortune. Le vieillard lui offrit le gîte et le couvert, pensât ses blessures et lui enseignât cette leçon.

Malgré toute la volonté du monde, lorsque la tête gouverne et que les potions viennent faciliter notre quête de bonheur, on finit toujours par toucher le fond. Dans le nuit, le fond nous semble insupportable mais en acceptant d'y laisser entrer la lumière, on y découvre le cœur d'une vallée riche et fertile où l'amour coule en abondance. C'est au cœur de soi que se trouve la clé qui ouvre les cœurs et qu permet alors aux autres de donner le meilleur d'eux-mêmes et de s'accomplir.

Ce 20 juillet 2007
Nicolas Pomerleau

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27 juillet 2007  
Vol. 04 - No. 29

HEUREUX MATHIEU

J'aurais voulu écrire mon texte sur Mathieu auparavant. Je n'ai pas pu le faire, j'étais trop amer envers la vie, trop plein de colère envers l'univers.

Lorsque j'ai appris l'affreuse nouvelle, j'arrivais de lézarder dans le Vieux Québec. J'aime " m'épivarder " dans la marche. J'adore déambuler dans la plus belle ville du monde, moi qui suis de souche montréalaise…! Je prends le temps de vivre en épiant, observant les gens, vivant l'unique réalité du présent au ralenti. Évidemment pas d'affaire noire que j'appelle mon cellulaire pour cet itinéraire.

En arrivant chez-moi après avoir activé la " bibitte " noire, j'ai constaté que plusieurs appels en attente… attendaient. J'ai capté un message désarmant, assommant qui demeurera à tout jamais dans les tréfonds de mon âme. La voix pleurait, quelle voie désespérante dans l'inattendu. Mathieu a eu un accident, rappelle-moi j'ai un besoin urgent de te parler, Mathieu est mort! C'était Catherine la blonde aimée de ce dernier. Elle voulait partager avec son thérapeute cette grande tragédie!

De suite, j'ai rejoint Catherine m'assurant que quelqu'un pourrait l'encadrer. Ce qui rapidement fut fait. Tant qu'à moi, j'ai pleuré, j'ai crié, j'ai vociféré. J'ai illico presto rejoint une très grande amie Yolaine qui a écouté ma très grande peine. Son ami, aussi mon ami, Marcel, m'a écouté dans mon désarroi. Quel effroi! J'ai pu partager ma douleur, ma grande torpeur.

La mort si sournoise avait rendez-vous avec Mathieu qui s'en allait à un congrès de N.A. à Shawinigan. Une heure auparavant sa Catherine adorée lui avait parlé, elle ne l'a jamais plus revu. Un face à face avec une autre moto. La grande faucheuse sans avertissement, est venue foudroyer un gars heureux, en amour avec la vie, avec sa Catherine. La mort n'a aucun respect.

Mathieu aurait célébré son 3ième anniversaire de sobriété le 20 juillet dernier. La sobriété primait dans sa vie, il était Mathieu heureux, plein de sérénité.

25 ans, bien vivant, quelle fin abrupte pour un gars qui mordait dans la vie. Mathieu avait connu l'enfer des dépendances, avait pris la résolution de remettre à la Vie ce que la Vie lui avait gratifié… son heureuse sobriété.

Mathieu heureux s'est investi à plein dans sa démarche vers le rétablissement. Au dernier congrès N.A. à Québec à Pâques, il assumait de très grande responsabilités. Il devait aussi prendre d'autres engagements accrus pour le camping N.A. en juillet. Malheureusement la mort a devancé son heure. Tous les campeurs ont eu une pensée pour cet ami qui rayonnait de bonheur.

Au moment de son fatal voyage, Mathieu était R.S.G. de son groupe Renaissance. Inutile de rappeler la grande tristesse qui endeuillait l'atmosphère en ce dimanche soir, lendemain fatidique de la tragédie. J'ai remis un porte-clé d'un an à Myriam ce soir-là. C'est ainsi que l'aurait voulu Mathieu. Plus de 125 personnes soudaient le grand lien de la chaîne fraternelle de N.A. ce soir-là.

Quelques jours plus tard l'église de Ste-Appolinaire était remplie à craquer. De nombreux motocyclistes, amis, frères et sœurs N.A., étaient venus salué une dernière fois leur ami "heureux" et offrir leur condoléances aux parents endeuillés.

Mathieu heureux s'est toujours démasqué par son enthousiasme, il dégageait, ainsi on identifie un être serein.

Mathieu heureux, un gars plein d'amour, il donnait, écoutait, partageait et enflammait l'autre.

Merci à toi Mathieu heureux. Notre plus grande gratitude serait de transporter le flambeau comme tu l'as fait tout de foi avec ton enthousiasme si brûlant. Je suis certain que Catherine et plusieurs autre le feront en ta mémoire. Chacun d'entre nous te chantons avec beaucoup de tendresse et la complicité de Ciconné : "Je t'aime tout court". Comme coordinateur adjoint,

Ce 27 juillet 2007
André Bissonnette

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3 août 2007  
Vol. 04 - No. 30

Je me permets de VIVRE

MES CHOIX SANS DÉSARROI

J'ai le droit de choisir ce que je désire. J'ai surtout le droit de me choisir. Je n'ai pas à craindre qui que ce soit, quoi que ce soit. Je ne laisse plus les autres choisir pour… moi!

MES IDÉAUX LES PLUS HAUTS.

Pourquoi me limiter? Le Très-Haut m'inspire donc j'aspire à ce qu'il y a de plus haut. Comme le chante si bien madame Reno "Toujours plus loin, toujours plus haut". Les limites du Divin sont uniquement celles que moi humain je lui impose!

MES RÊVES SANS TRÊVE.

Je m'endors en songeant… à mes rêves les plus insensés. Je m'éveille à la Vie en reprenant mes aspirations de la veille. Je m'accroche à la réalité… de mes rêves. Celui qui ne rêve plus est un squelette ambulant!

MON ÉMERVEILLEMENT COMME UN ENFANT.

Christ a dit : "de redevenir comme des enfants". Je prends quotidiennement le temps de m'émerveiller. Je remise mon costume d'adulte, j'évite de m'imbiber de "sériosités". Je prends le temps de m'émerveiller devant la fleur qui s'épanouit, devant la plante qui croit sans forces…, devant le chaton qui s'étire, l'oiseau qui gazouille. Je m'émerveille devant l'enfant qui vit constamment… au présent!

MES SENTIMENTS SANS DÉGUISEMENTS.

Pourquoi tenter de cacher ce que sens, ressens, même le subtil… ressentiment. Je n'ai plus "à jouer une game", de toute façon les autres s'en rendaient compte! A bas les masques d'Halloween c'est pas pour aujourd'hui. Je m'amuse au jeu… de la vie!

MES ÉMOTIONS À FONDS.

J'évite de gérer mes émotions. Très souvent la "gérance d'émotion" ne m'apporte que frustrations, j'en paierai le prix plus tard en "pétant les plombs". Une émotion se vit à plein. Je facilite alors ma respiration, ma digestion tout en évitant la… constipation!

JE ME PERMETS DE VIVRE.

  • SIMPLEMENT MA VIE
  • DE VITRE L'ÊTRE SANS PÉRIMÈTRE

Ce 3 août 2007
André Bissonnette

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7 septembre 2007  
Vol. 04 - No. 31


Vacances quand tu nous tiens.


Au moment où je rédige ces lignes, c'est la fête du travail… Je m'interroge… ai-je droit à ce congé légitimement? Moi qui depuis plusieurs années ne sue pas, ne me morfond pas au boulot… N'allez surtout pas dévoiler le tout à mon P.D.G., le célèbre docteur, subito presto, il me couperait les vivres.

Depuis mon mémorable et suffocant burn out, j'ai appris par la force des choses à me payer des vacances quotidiennes. La souffrance ne pave-t-elle pas la voie de la réjouissance!

Donc, j'adore désormais mon boulot, c'est un véritable cadeau, un vrai gros lot. Tant de gens détestent leur boulot, en viennent même à vivre un peu de ressentiment envers un patron qui désire toujours avoir raison…

Tout ce monde qui " travaille à la sueur de leur front " qui n'ont pas leur patron en admiration on droit eux au congé de la fête du travail. Ces braves gens peuvent en profiter une fois par année. Tant qu'à moi, je ne la mérite pas cette fête car " je m'amuse dans mon boulot ", je ne sue pas tellement fort, oui je suis réellement un imposteur, je me sens coupable, j'ai quasiment honte!

J'ai un autre secret à vous dévoiler, je sais que ça restera entre nous deux bien sûr. Je suis en vacances pour 10 jours… Un gars qui est toujours en vacances qui " tombe en vacances…" Quelle indécence, quelle outrance. Vive quand même la farniente!

Des projets j'en ai, je me sacrifierai, j'irai passer quelques jours à Notre Dame du Portage. Au cours de ce séjour, j'aurai à supporter le bruit insupportable des vagues de la mer, je devrai malgré moi admirer les plus beaux couchers de soleil de la planète selon le National Géographical… avec Haiwaï tout cela en compagnies de charmants amis.

En fin de semaine prochaine, je prévois vivre quelques jours de rire dans le délire avec mes amis Latuquois. J'aime assister à des congrès des anonymes. Celui de La Tuque m'attire de façon particulière.

D'autres projets, après ces journées harassantes de vacances, figurent au menu à venir une macédoine d'activités.

Dès la mi-septembre, je commence à partager le programme des 12 étapes en compagnie de Lyne Verret, une charmante co-équipière. Nous appelons cette session " entretiens sur les étapes " Il est important d'échanger sur les étapes même si celles-ci n'ont pas changées depuis les écrits de Bill W. le fondateur des AA. Pour moi, les étapes ne s'enseignent pas… elles se vivent tout simplement avec le cœur.

Nouveauté pour cette session, nous ajouterons une méditation appropriée à chaque étape. Les gens émergeront de nos soirées en toute suavité. Cool, cool, cool.

Je récidive encore cette année avec des intensifs de fin de semaine… Démarches 4 et 5ième étapes; dépendance affective (émotions); dépendance affective (causes et effets). Bref un programme varié.

Vous pourrez consulter le calendrier des activités pour 2007 et 2008 sur ce site.

J'ai assez peiné au boulot… je retourne en vacances…
 

Ce 7 septembre 2007
André Bissonnette

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14 septembre 2007  
Vol. 04 - No. 32


NAGER AVEC LE COURANT


Je viens de vivre un très beau congrès des Anonymes à La Tuque. J'ai pu constater encore une fois que les Mauriciens sont hospitaliers, nous réservant à chaque fois un accueil sans pareil. Les Latuquois débordent de joie de vivre, il va sans dire.

Lors de ces rencontres, j'ai pu renouer avec mes amis ATIKAMEKS de la belle communauté de Wemotaci. J'y ai rencontré Marcel Pettiguay un véritable traditionnel, encore une fois l'énergie a passé entre nous. Peut-être ai-je été autochtone dans mes vies antérieures? Le courant coule, la chimie passe et pourtant deux langues différentes, deux cultures différentes. La langue du coeur n'a pas de couleur. Diplômé universitaire en toxicomanie, Marcel œuvre auprès de personnes dépendantes à La Tuque et dans les communautés Atikameks. Il a célébré cette années ses 14 ans de sobriété, de sérénité et de spiritualité au travers un parcours parsemé de grandes difficultés. KWE!

Ce bain de partage m'a permis de me tremper davantage dans mon mode de vie, de plonger dans les profondeurs d'une spiritualité vécue au quotidien.

J'ai constaté que les miracles se produisent à un rythme aussi régulier qu'à Ste-Anne de Beaupré. Nous les dépendants, ne sommes pas des miraculés qui survivront et avons droit à un sursis quotidien.

Ce qui a retenu mon attention lors de ces partages…

… tous on connus d'atroces souffrances après avoir fait tant de "bombances".

… tous ont admis finalement leur impuissance face à une coriace dépendance. L'alcool est un ennemi si déroutant, si subtil et si insidieux. Tous sans exception sont tombés… au combat… tous en sont venus à croire à une puissance plus forte que l'alcool, la dope.

… tous ont décidé… de confier leur destinées au grand Capitaine chevronné… qui sait toujours mener à bon port malgré la mer parfois agitée.

J'ai quitté La Tuque el cœur plein de gratitude envers ce merveilleux mouvement des AA et ses incroyables étapes qui donnent de fracassants résultats.

Quel mode de vie préconisant l,action quotidienne et garantissant une paix intérieure malgré les clameurs extérieures!

Je me sui remémoré la plus belle des promesses selon moi.

Dieu a fait pour nous, ce que nous n'avons pu faire pour nous-mêmes.
 

Ce 14 septembre 2007
André Bissonnette

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21 septembre 2007  
Vol. 04 - No. 33


Remercier pour apprécier.


J'aime toutes les saisons qui agrémentent l'itinéraire de l'année. Cependant, je vous énumère par ordre celles que j'apprécie le plus. Allons-y dans le désordre… l'automne, l'été, le printemps et l'hiver. Il m'arrive souvent d'être en envers…! N'est-ce pas une bonne affaire? J'ai tellement longtemps voulu être comme les autres pour me faire aimer, apprécier.

Le mois d'août qui précède ma saison favorite est pour moi… le mois de la gratitude. Le 20 août marque ma naissance et se démarque surtout par ma renaissance. Je suis en effet sorti de l'enfer de l'alcoolisme le 20 août 1975 et je n'ai pas retombé dans les méandres de la souffrance… de la dépendance PAR LA GRÂCE DE DIEU et en vivant un jour à la fois.

Il est évident que depuis ce temps, je suis toujours en action… en plein action. Le meeting demeure toujours mon timing! N'ai-je pas trouvé toutes sortes de raison pour boire? Aujourd'hui, je me fais une obligation d'assister régulièrement aux réunions. J'ai besoin de donner, de remettre ce que j'ai reçu par gratitude et j'ai besoin certaines fois de recevoir… pour conserver ma sobriété et ma … sérénité.

Récemment, j'ai vécu une très dure épreuve, un drame de la vie, un cauchemar dans ma vie. Des gens m'ont écouté, encouragé, soutenu par de beaux gestes de respect et de beaux témoignages d'amour. En passant merci à toi Diane, celle qui a l'insigne honneur de transcrire mes "pattes de mouches". Tu as réellement été une alliée à mes côtés.

Au cours de cette tempête imprévue, j'ai réalisé la très grande importance d'amitiés très précieuses. Je suis un être privilégié. L'amitié, c'est le grand chef d'œuvre de l'amour, n'ai-je pas écrit dans mon volume " sur le chemin de la sérénité."?

Autre incroyable miracle, en aucun instant, je n'ai songé à retourner vers l'alcool, aucune pensée de consommation s'est montré à l'horizon et effleuré l'esprit. N'est-ce pas merveilleux moi qui jadis engourdissait mes émotions de joies et de peines en buvant, en m'enivrant? J'avais une peur morbide… de vivre… mes émotions…, à sec, fallait que je les mouilles…! J'avais peur tout simplement de VIVRE MA VIE.

Près de ma table d'écriture, j'ai un écriteau… " Qui croît en moi, n'aura plus jamais soif " JN 6,35 dans la bible. Si " Johnny a écrit cela, c'est peut-être que le Christ lui a enlevé… la soif. Merci à toi Dieu de m'avoir enlevé cette soif insatiable de l'alcool.

J'aime le mois d'août pour sa chaleur, sa fraîcheur et parfois même sa douleur comme récemment.
J'aime le mois d'août c'est le mois aussi de ma naissance biologique et de ma renaissance.
J'aime l'eau, j'adore la mer.
J'aime le bleu et le vert de la mer, c'et pour cela que j'ai les yeux pers, parfois… pervers!

Merci la Vie pour cette épreuve à traverser, à vivre. La voie est aussi faites de bas et de hauts… comme les marées.

Je suis un être choyé car depuis mon burn-out en 90, je ne connais pratiquement que des hauts. Il n'y a rien à comprendre face au destin parfois tragique. Le hic c'est qu'après, ce même destin nous réserve de beaux cadeaux. Tout est à apprendre.
 

Ce 21 septembre 2007
André Bissonnette

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5 ocobre 2007  
Vol. 04 - No. 34


GRIZZLI


Bill Wilson, le co-fondateur des AA, a écrit que l'ennemi no : 1 des dépendants est le ressentiment. " Nous devons nous en éloigner, sinon celui-ci nous détruira " a-t-il poursuivi.
Je vous présente Grizzli, un personnage que j'ai crée pour m'aider à me rappeler que le ressentiment peut conduire à une rechute.

JE ME SOUS-NOMME GRIZZLY
RRRESSENTIMENT, COMME DANS GRRR…grognements!

Au lieu de mordre dans la vie,
Je réserve mes crocs pour l'autre…
Je n'en démords pas!


J'aime haïr, j'aime me détruire.
Je m'empêche de dormir.
Je laisse plutôt le ressentiment m'endormir.


J'aime séjourner dans les enfers.
Je me laisse enchaîner de fers.
Je n'arrive pas à laisser faire.


J'aime détruire, j'aime haïr.
J'aime démolir, me démolir.
J'aime souffrir!


GRRR, GRRR, GRRR!


 

Ce 5 octobre 2007
André Bissonnette

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12 ocobre 2007  
Vol. 04 - No. 35


Sérénité, courage et sagesse

" Mon Dieu donne-moi la sérénité
d'accepter les choses que je ne peux changer,le courage de changer les choses que je peux
et la sagesse d'en connaître la différence. "


Quelle belle prière, je la savoure de tout en tout. Combien de fois l'ai-je récité depuis 30 ans? Elle m'a accompagné lors de mes premiers pas sur le chemin de l'abstinence. Je l'ai appris par cœur, je l'ai récité sans réellement y penser avec mon cœur. C'était dans ce temps-là, ma prière de secours… d'ultime recours pour ne pas boire. Je la murmurais très souvent comme ces prières que l'on m'avait imposées dans ma tendre enfance. Que de marmottages, que de jérémiades, que d'implications sans fond. Combien de fois ai-je répété des Ave sans penser, que d'énergie ai-je dépensé pour faire plaisir à d'autres? J'ai cependant toujours aimé Marie, c'était ma préférée, je l'ai toujours trouvé très belle. Je n'ai jamais osé prononcé le mot " viarge "… dans mes élucubrations de sacreur invétéré.

La prière que je détestais le plus était l'acte de contrition. Que de tristesse, que de bassesse, la vraie prière de soumission, d'humiliation. L'auteur devait être un triste personnage qui avait beaucoup vécu de la culpabilité et de la honte. Le Dieu d'amour que je connais aujourd'hui a dû être offusqué de tous les bords.

Je n'en veux aucunement à cette religion de peurs que l'on m'a imposé sans consultation dans le temps. Aujourd'hui je pense que toute religion qui permet de vivre une spiritualité et de connaître la paix d'esprit est bénéfique… surtout si elle permet la communion avec d'autres frères humains pour le bien-être commun.

Un petit exercice d'histoire s'impose. Cette prière fut introduite aux Etats-Unis par un théologien de la Nouvelle-Angleterre nommé Reinhold Neibuhr. Aujourd'hui la plupart des réunions Douze Étapes dans le monde utilisent cette prière pour débuter leur assemblée.

" Mon Dieu "

Je m'adresse ici au Dieu d'amour que je me suis moi-même choisi. Je ne m'adresse plus maintenant à un Dieu vengeur, plein de rancœur qui s'amuse à semer la terreur. Désormais un Dieu plein de douceur et de candeur habite mon cœur… Lui désire mon bonheur. Place au Dieu de l'impossible.

À suivre…

 

Ce 12 octobre 2007
André Bissonnette

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19 ocobre 2007  
Vol. 04 - No. 36


" Donne-moi la sérénité "


Le Dieu d'abondance m'accorde la sérénité.


Sérénité : absence d'agitation, de trouble. Envisager l'avenir avec sérénité. Larousse 2003. Durant mon séjour dysfonctionnel, je n'avais jamais entendu ce mot même lors de mes grandes études classiques inachevées. Je me souviens d'avoir lu des bribes sur Socrate, ce philosophe grec qui par son faciès photogénique me semblais cool, assurément serein.

La sérénité n'est pas venue d'un coup, elle s'est plutôt présentée petit coup par petit coup. La sérénité emprunte l'itinéraire de l'acceptation, elle s'apprivoise avec la présence du Divin. Sérénité était un mot inusité, inutilisé dans les bars que je fréquentais et avec les connaissances que je toisais. Ce mot plein de quiétude ne faisait pas parti de mon vocabulaire lorsque je m'envoyais en l'air, c'était une toute autre atmosphère.

Sérénité, absence d'agitation. Au début lorsque la sérénité s'est mise à se répandre, à couler dans mon intérieur, même si j'ai adoré, je l'ai quelques peu répudié. C'était trop beau pour moi, trop gros et surtout trop grand. J'ai dû m'y faire peu à peu, le calme faisant place à l'agitation. Plus j'émergeais de la brume, plus je découvrais la lumière, plus la sérénité se pointait.

Sérénité, être bien à l'intérieur même si " ça brasse " à l'extérieur, couler avec le courant malgré les perturbations de son environnement, La sérénité est dépourvue d'analyse, elle ne s'explique pas, elle se vit tout simplement, tout doucement. C'est l'ultime passage de la tête au cœur.

" D'accepter "

Ne plus me soumettre, ne plus subir. Laisser couler la vie, lui dire oui, ok, tout est correct comme ça. Accepter pour aujourd'hui pour éventuellement avec le temps en venir à accepter l'inacceptable.

Accepter en toute sérénité ce qui surgit comme faisant partie du plan de la vie aujourd'hui pour moi, à mon égard.

Accepter en toute quiétude malgré l'inquiétude qui veut devenir omniprésente.

Accepter de faire confiance malgré peut-être la méfiance.

L'acceptation, une des fines fleurs de la spiritualité.

L'acceptation un cadeau inespéré du divin à son humain.

À suivre…

 

Ce 19 octobre 2007
André Bissonnette

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2 novembre 2007  
Vol. 04 - No. 37


" La sagesse d'en connaître la différence "


Je me rappelle de l'importance d'agir aisément, d'éviter la précipitation. Quelquefois les meilleures décisions sont celles que j'évite de prendre.

Cette décision que je veux prendre est-elle en conformité avec la volonté divine ? Est-elle plutôt dictée par la peur?

La sagesse amène la pondération, se farcit d'interrogation et de réflexions.

Pour en connaître la différence, je demeure à l'écoute de ma voix intérieure qui sait me guider doucement vers la voie extérieure. J'écoute les murmures de l'intuition divine.

LA DIFFÉRENCE…

  • Ne pas être enchaîné à une substance, à une dépendance.
  • Ne plus être assujetti à une obsession, à une compulsion.
  • Ne plus subir la domination d'un personne.

LA DIFFÉRENCE…

  • Choisir la vraie liberté.
  • Devenir prisonnier de l'amour.
  • Connaître la sérénité.
  • VIVRE L'ÊTRE

Dieu fait pour moi ce que je ne pouvais faire par moi-même, pour moi-même.
VOILÀ LA DIFFÉRENCE

Ce 2 novembre 2007
André Bissonnette

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9 novembre 2007  
Vol. 04 - No. 38


TOUT EST LÀ!


Récemment, de devais écrire l'avant propos de mon prochain volume " Vivre l'Être " et j'étais en manque… d'inspiration. J'étais à quelques jours du " dead-line ", je devais remettre mon manuscrit à mon éditeur.

Ce matin-là, je lisais une page quotidienne d'une de mes favorites Mélody Beattie. J'étais très absorbé par un passage intéressant sur le lâcher prise… Tout à coup, j'ai levé mon regard… tout à coup la vraie vie à commencé à l'aube de ce jour naissant. J'ai osé jeté un coup d'œil à l'extérieur, ce fut instantanément la vie en effervescence, dans toute la splendeur de sa magnificence. Ce clin d'œil furtif et répété m'a permis de cueillir l'abondance du Créateur pour sa créature… l'éveil de la nature.

En quelques instants, j'ai vu des nuages roses au travers le ciel bleu… c'était l'aube de l'aurore, le lever du soleil à venir. J'ai tourné mon regard vers la gauche, encore du rose, j'ai osé levé mes yeux vers le puits de lumière, j'y ai encore découvert une luminescence rosée. Merci la vie m'attendait. Accompagné de son cri strident traditionnel et déployant ses ailes, un magnifique geai bleu est venu atterrir sur mon patio. Puis ne voulant laisser celui-ci dans sa solitude, deux tourterelles tristes (des amoureux sûrement ) sont venus l'accompagner.

J'ai ouvert la porte de mon condo, suis allé sur le patio pour me gaver encore de beauté. De magnifiques pensées jaunes et bourgognes me faisaient un clin d'œil à moi ainsi qu'à ce bel automne coloré qui voulait s'éterniser cette année. Mon regard posé un peu plus loin a vu une feuille se détacher d'un frêne sans gêne. Elle a tournoyé, virevolté et atterri sans forces. Le lâcher prise m'a frappé de face, quel prodigieux face-à-face!

Tout est là dans ce jour qui naît spécialement pour toi songeais-je. Pourquoi chercher le bonheur dans un autre ailleurs! Je n'ai qu'à cueillir ce présent dans le présent en rendant hommage à la Présence. Comme nous le présente si bien l'écrivaine acadienne de Tracadie Sheila Louise Fontaine " N'attend pas après la vie… la vie t'attend ".

Tout est là…! Quel avant-propos!

Ce 9 novembre 2007
André Bissonnette

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16 novembre 2007  
Vol. 04 - No. 39


CŒUR EN BANDOULIÈRES


HUMOUR RIME AVEC AMOUR.

Émilienne est partie si jeune dans une autre sphère. 95 ans et 7 mois, c'est si jeune dans son cas. Elle a tant aimé la vie et c'est cette joie de vivre qu'elle a légué à ses 8 enfants. Tant qu'à moi, j'ai failli devenir son gendre… J'ai pu quand même bénéficier de sa verve incomparable au téléphone comme en personne. Sa joie de vivre pétillait dans ses yeux, elle marquait ceux qui la croisait sur son passage. J'avais le goût de lui rendre hommage. Après tout c'était ma deuxième mère en quelque part, n'a-t-elle pas remplacé Gaby qui s'est éteinte il y a plusieurs années.

Le 27 septembre dernier, je revenais d'un périple dans le Bas du Fleuve. Une intuition très forte m'incita à arrêter à l'hôpital de Lévis. Je voulais accompagner mon amie Francine la fille d'Émilienne. Je ne savais pas que ce 27 septembre serait son dernier 24 heures. Elle ne faisait pas partie des Anonymes, cependant elle avait heureusement appris à vivre 24 heures à la fois envers vents et marées. En passant elle était fière de ma sobriété… Ce 27 septembre fut un moment pénible pour moi de la voir tant souffrir, elle qui avait conservé son humour, son amour de la vie.

Le 29 septembre marque son adieu terrestre. Le salon funéraire de St-Gervais était bondée, Émilienne avait laissé une telle marque de générosité parmi les gens de ce beau village. L'église paroissiale était aussi remplie à capacité. Des gens étaient venus lui rendre un dernier hommage pour un grand courage. Il y avait de l'amour dans l'air en ce jour, même le soleil était de connivence avec madame Émilienne. L'un de ses petites filles lui a rendu un touchant hommage. Isabelle a terminé l'éloge par un retentissant ATTABOY, le cri de ralliement d'Émilienne. Ce cri du cœur, elle le lançait avec tant d'ardeur à tous ceux qui en quelque part vivaient une période de noirceur.

Merci pour ta joie de vivre, pour ta grande générosité.

Merci aussi pour les histoires grivoises, Saint-Pierre a sûrement ri en les écoutant, tu étais incomparable pour raconter.

Merci de m'avoir montré qu'humour rime toujours avec amour. L'humour c'est une des fines fleurs de la spiritualité.

Émilienne, j'ai décidé de te " tutoyer " en terminant parce que je disais " tu " à ma mère Gaby.

Je sais que tu es dans un endroit merveilleux. Ta verve habituelle, ta joie de vivre et ton humour incomparable ont dû dérider quelques anges trop sérieux là-haut. Je te soupçonne même d'avoir amorcé un méchant party.

L'amour ça vit, ça meurt et ça revient comme le racontait une chanson. Toi cependant tu vivras éternellement dans nos cœurs.

ATTABOY!

Ce 16 novembre 2007
André Bissonnette

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30 novembre 2007  
Vol. 04 - No. 40


CŒUR EN BANDOULIÈRES
LA SOBRIÉTÉ AU QUOTIDIEN

Les mois de novembre et décembre sont parfois difficiles pour les dépendants. Ce sont des mois propices à l'ivresse mentale… entre saisons, journées plus courtes, saison des fêtes parfois nostalgiques, solitude se pointant parfois à l'horizon.

Je suis déjà allé en thérapie au mois de novembre à Roberval sous l'égide de Sœur Jeanne d'Arc. J'étais saoul sans avoir consommé… avec en prime le retour des comportements anxieux… la peur à son meilleur! Cette peur omniprésente qui d'ailleurs aime s'entourer de voleurs… du moment présent. La gang de belligérants qui livre la guerre à ma sérénité et mettre en péril ma sobriété. JIM CRAC me paye une visite intolérable en insupportable. Encore ce visiteur impoli, la peur en est ravie! Voici la gang d'imposteurs

J alousie
I ntolérance
M alhonnêteté


C ritique
R essentiment
A pitoiement
C olère

JIM CRAC dans tout s splendeur avec ses maudites peurs.

N'est-il pas important de savoir que nous ne sommes plus jamais seuls? La première fois que j'ai franchi le seuil des Anonymes, j'ai senti que je ne serais plus jamais seul. Dans la douleur comme dans le bonheur, je n'ai jamais été seul depuis ce soir d'août 1975, quelle grâce de Dieu!

Cette semaine et la semaine prochaine, je vous entretiendrai sur LA SOBRIÉTÉ AU QUOTIDIEN. Bien sûr plusieurs d'entre nous connaissant ces recettes gagnantes mais prudence… la suffisance n'est pas signe d'appartenance. Tant qu'à moi, ces vertus de rappel teinteront à mes oreilles pour demeurer en éveil… la substance est tellement subtile et déroutante. Je n'entrevois d'ailleurs aucun signe de guérison… à l'horizon et cette nomenclature de rappels m'aides à traverser les fêtes plus sainement et plus sobrement…!

Afin de consolider ma sobriété, je me rappelle en vrac… ces points de consolidation. Je me laisse aller tout comme dans ce qu'on appelle en quelque part le lâcher prise…!

… Contact régulier avec mon confident ( e ).

… Rencontre avec des membres.

… Assistance plus régulière aux meeting, peu importe la fraternité… c'est le même mode de vie qui nous unit.

… Implication aux réunions, accueil, café, lecture animation etc. etc., c'est pas lucratif… mais payant…!

… Vivre le principe du 24 heures, demeurer abstinent un jour à la fois. Je ne suis pas encore rendu à Noël… d'ailleurs le petit Jésus m'accompagnera dans ma sobriété ce jour là… comme les autres jours de l'année!

… Vécu des 12 étapes au quotidien. Le mode de vie se vit… chaque jour de l'année. C'est un mode d'action au quotidien.

À la semaine prochaine…

André Bissonnette
30 novembre 2007

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7 décembre 2007  
Vol. 04 - No. 41

LA SOBRIÉTÉ AU QUOTIDIEN (suite)

Comme je l'écrivais la semaine dernière, plusieurs d'entre nous connaissent ces ingrédients de recettes pour demeurer sobre. Il est tout de même bon de nous les rappeler en ce mois de décembre. Peu importe le temps d'abstinence, la dépendance, elle ne prend jamais de vacances surtout en ce temps de fêtes ou très souvent le matériel a préséance sur le spirituel!

Quelques autres points de consolidations…

… La 10ième étape se vit chaque jour sous différentes formes : inventaire de bord, journal personnel, écriture etc. C'est une étape d'entretien qui nous évite de transporter le ressentiment dans un autre 24 heures et peut-être de souffrir davantage à notre désavantage.

… Surveiller le surmenage physique, prenons le temps de relaxer… de prendre du temps pour nous. Aller au-delà de nos limites… limite notre bien-être et notre sérénité.

… Exprimer ses émotions. Ayons souvenance que la dépendance est une maladie… d'émotions. Ne nous rendons pas malades en nous étouffant avec celles-ci. Nous digérerons mieux ainsi et évacuerons sans… constipation!

… S'occuper sans se préoccuper. Pour éviter d'avancer en arrière, nous demeurons dans l'action. Notre programme de rétablissement nous prescrit l'action quotidienne.

… Demeurer avec les gagnants. Évitons les négatifs, les " chialeux ", les " toffeux ". Détachons-nous subtilement de ces belligérants. La vie nous attend… en tout temps.

… Lâcher prise, s'en remettre à Dieu. Ne plus laisser l'empire avoir prise sur mon contrôle. Me rappeler toujours que je ne contrôle pas grand-chose… même la météo erre parfois.

En rafale… les slogans!

"L'important d'abord "
(la sobriété)

"Agir aisément"
(éviter la précipitation, l'impulsion)

"Vivre et laisser vivre"
(à chacun son opinion, à chacun sa liberté)

"Par la grâce de Dieu"
(les résultats appartienne à Dieu)

"Penser, méditer, penser"
(l'importance de la méditation, du silence)

André Bissonnette
7 décembre 2007

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14 décembre 2007  
Vol. 04 - No. 42

VIVRE, C'EST SAVOIR POURQUOI L'ON VIT

Ce titre d'article c'est la dédicace que m'avait écrit Martin Gray au Salon NOUVEL ÂGE au printemps 92 à Québec. C'était ma toute première rencontre avec l'illustre écrivain si humain. Je fus très impressionné… toute rencontre avec Martin Gray… impressionne. 2 ans plus tard, ce même personnage signait la préface de mon premier volume " De la brume à la lumière ".

VIVRE, C'EST SAVOIR POURQUOI L'ON VIT

Martin Gray a toujours aimé la Vie même si sa propre vie a été mise en péril dès l'âge de 17 ans. Aujourd'hui, âgé de 85 ans, l'homme mord encore dans la Vie.

Je possède 10 des 12 volumes de Martin Gray. Voici quelques titres évocateurs rappelant l'importance de la Vie…

… Le livre de la Vie
… Les forces de la Vie
… Les pensées de notre Vie
… La Vie renaîtra de la nuit
… Vivre debout

Personnellement j'aime dédicacer avec cette phrase " Vivre c'est nager avec les forces de ce courant qui ne s'arrête jamais " pou rappeler au lecteur l'importance de l'action.
Je peux m'interroger…
Est-ce que je vis ou existes?
Pourquoi est-ce que je vis?
Ai-je un but dans ma Vie?
Est-ce que je vis ma Vie?
Si je vis pour l'avoir, je me fais avoir!
Si je vis pour le faire, je n'arrive pas à me satis…faire!
Donc, je vis pour être, je vis l'Être.
Voilà pour ma chronique de cette semaine.

L'inspiration m'et venue en fouinant dans ma biblio, en feuilletant le " Nouveau livre " de Martin Gray, en trouvant sa dédicace…

VIVRE, C'EST SAVOIR POURQUOI L'ON VIT

André Bissonnette
14 décembre 2007

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21 décembre 2007  
Vol. 04 - No. 43

Au pays de Blanche Neige.

En ce 19 décembre 2007, au moment où je rédige ces quelques lignes au Mont Ste-Anne, la neige est super blanche pareille à des beaux cristaux… blancs. N'est-ce pas merveilleux pas de " slush ", une neige blanche pure comme Blanche Neige avant qu'elle ne succombe aux charmes… de l'autre.

Dire que l'an dernier à pareille date l'on craignait un Noël tout vert… tout écolo. J'ose espérer que cette année nous connaîtrons un Noël tout blanc. Je veux me faire rassurant la dernière tempête du 16 décembre 2007 à laissé une très belle épaisseur de 42 cm… Wow!

Je suis content mes raquettes et mes skis de fond sont affilés, bien astiqués… Tombe la neige comme le chantait Adamo. Lors du 42 cm époustouflant, je suis allé chercher du liquide blanchâtre communément appelé… lait au cas où la tempête perdurerait quelques jours et quelques nuits. Je n'avais pas besoin de lait… la vrai vérité, c'est que j'avais le goût de ces vents de fraîcheur, je voulais marcher dans les sentiers blancs et ainsi retrouver mon cœur d'enfant. Vivre n'est ce pas marcher au travers vents et vallées, bien emmitouflées? Et tant pis pour ceux et celles qui détestent l'hiver. Moi j'aime troquer le vert pour le blanc… en " hi-vert" !

L'année se termine en beauté pour moi, mon 3ième volume sera publié à temps pour le salon du livre de Québec en avril 2008 chez moi. Moi qui es de souche montréalaise, je suis désormais " nationalisé " Québécois, quel accommodement raisonnable! Autre excellente nouvelle tant qu'a y être : " De la brume à la lumière " et " Sur le chemin de la sérénité " seront réédités avec une nouvelle face et arrière, un nouveau facing…! Il était grandement temps, un écrivain qui n'avait plus de livres disponibles depuis un an… c'est pas fort.

Amis lecteur où que tu sois, qui que tu sois, je te souhaite un Noël de paix, de sérénité et d'amour, en bonus… un Noël blanc scintillant! En ces temps de festivités, j'aime me rappeler que la haine qui m'a jadis habité est désormais remplacé par l'amour. Aimes-toi aussi tu es plus grand que n'importe roi ou mage.

Paix à l'humain de bonne volonté… qui sait s'ajuster à la volonté du Divin!

André Bissonnette
21 décembre 2007

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28 décembre 2007  
Vol. 04 - No. 44

RÉTRO / RÊVISSIMO

En route vers le plus beau

Dans quelques jours, 2007 sera reléguée aux calendes grecques… une sorte d'accommodement raisonnable.

Pour quelques-uns 2007 aura été une année veinarde et pour d'autres une année bâtarde… pour la rime. Ainsi quelques braves ont osé s'épouser le 7 juillet 2007 pour attirer la veine. Je ne les envie nullement. En passant je ne suis pas contre le mariage et je ne suis pas… pour. Je suis simplement au… neutre. Quel préambule, je fabule!

Une " RÉTRO " s'impose. En décembre 2003, une amie à moi me téléphone, vous ne pouvez deviner laquelle, j'ai beaucoup d'amies, j'aime développer mon côté féminin, j'ai le droit je suis célibataire, " taboère ". Cette personne avait des idées pessimistes, broyait du noir au travers son désespoir. Une récente perte d'amour l'affligeait beaucoup. Elle était vidée énergiquement, un grand vide intérieur habitait son cœur, elle ressentait un infâme vague à l'âme! Je lui proposai de terminer cette dernière vigile 2003 ensemble. Je lui ait exprimé que cela me ferait du bien aussi puisque je vivais bribes de mélancolies aussi!

En arrivant chez mon amie, le feu qui flambait dans l'âtre eût vite fait de remplacer, de réchauffer la froideur qui glaçait mon âme. Probablement inspiré par le divin, je suggérai à l'amie d'écrire… ensemble… chacun de notre côté!

RÉTRO :

Nous avons écrit tout le négatif, tous les deuils, toutes les pertes, toutes les déceptions, toutes les frustrations, toute la noirceur, toutes les ombres de l'an 2003. Après cela, nous avons flambé le tout, chaque bout de papier griffonné… Plus chacun de nous " flambait " plus la chaleur humaine nous enveloppait et " doullettait " notre âme cajolée par l'espoir du Divin dans notre cœur. C'est drôle parfois l'écriture peut venir à bout de toutes les déconfitures qui peuvent venir tartiner notre pain du jour.

RÉVISSIMO :

Par la suite nous avons écrit nos rêves les plus insensés pour 2004 à venir. Plus nous écrivions nos rêves, plus l'étincelle divine scintillait dans nos cœurs. Les peurs s'évanouissaient, l'amour à nouveau renaissait. Nous retrouvions notre cœur d'enfant comme dans l'antan… alors que nous prenions le temps de rêver.

2 janvier 2005, nous étions… 9 à flamber à festoyer et à rêver.

2 janvier 2006, plus de 30 à flamber, à festoyer à bouffer à échanger des cadeaux et à rêver bien éveillés et cela chez Jean Blouin un très grand ami personnel (J'ai aussi de rares amis mâles…)

2 janvier 2007, encore près de 30, encore au Lac aux Canards chez Jean… à flamber à festoyer, à échanger à rire jusqu'au délire… près de 30 dépendants… sobres.

Ami lecteur, je t'invite à flamber ou déchirer l'an 2007… puis écrit tous tes rêves pour 2008…

" Je me permets ce RÊVE, c'est l'ascension vers la RÉALISATION "

André Bissonnette
28 décembre 2007

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