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2008 - Vol. 05

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4 janvier 2008  
Vol. 05 - No. 1

AUBE 2008

Tôt en ce premier de l'an, je suis allé marcher à la plage Jacques Cartier. Comme mot de bienvenu, quelqu'un avait tracé " bonne année " sur la neige. Cette manne divine conserve sa blancheur, sa couleur originale, sur les rives du St-Laurent où seulement les piétons peuvent… déambuler.

Il n'y avait pas grand " chat " sur la plage à cette heure-là. J'ai cependant croisé deux gros matous humains qui m'ont " grogné " un bonjour. Le premier en particulier semblait d'une humeur massacrante, j'oserais écrire même acariâtre. Probablement qu'il était marié… qu'il endurait peut-être une alliance nuptiale qui perdurait depuis longtemps et puis le partage 50-50 d'un divorce… ça peut-être effrayant… à envisager.

L'autre matou m'a transmis un sublime bonjour des plus secs… que de sécheresse pour un début d'année. Probablement que lui aussi d'humeur massacrante avait de la peine, de la tristesse à la pensée de ne pas avoir de blonde à ses côtés pour débuter l'année…

Je décidai de poursuivre mon chemin, après tout peut-être suis-je dans le juge…ment et surtout que je ne suis pas un conseiller matrimoniale très réputé.

Un peu plus loin, un humain a tôt fait de me réconcilier avec la sérénité et la bonne année. Elle m'a lancé un tonitruant " bonne année " lorsqu'elle m'a croisé puisque c'était une humaine. Ses yeux scintillaient de joies pures comme la neige pure qui étalait sa beauté pure avec ses milliers de cristaux étincelants à mes côtés. La pureté à son paroxysme! L'humaine en question m'a semblé au début de la trentaine. Elle n'était pas vieille comme ces vieillards de 20 ans… les yeux livides rendus vides par la consommations de drogues prématurément… en très grande quantités. J'ai vu dans ses yeux… la vie. Je me suis dit… " la vie t'attend " en ce nouvel an.

Puis d'autres passants probablement entraînés par la " joviale " m'ont souhaité " bonne année "… les matous, les bourrus avaient disparus du décor pour mon propre confort.

J'ai marché près de 2 heures, mordillant puis mordant par la suite dans ces premiers instants du nouvel an. Cependant, mon mental menteur essaya de troubler ces merveilleux instants de quiétude et de sérénité. Doucement il me murmura… à la tête (sic)…" prends tes résolutions! ".

Mon cœur de son côté m'a murmuré… " André tu sais les résolutions… durent parfois quelques journées au plus ", le menteur m'a à nouveau incité; résolu il a voulu que je m'astreindre à trouver des résolutions pour la nouvelle année.

Mon cœur a eu le dernier mot… " sois résolu cette année à ne pas prendre de résolutions ou plutôt prends-en une rien que pour aujourd'hui… choisis le bonheur car la vie t'attend en ce nouvel an ". C'est la " bonne heure " !

André Bissonnette
4 janvier 2008

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11 janvier 2008  
Vol. 05 - No. 2

RÊVES 2008

As-tu écrit tes rêves pour l'année qui débute? Je ne parle pas de rêvasseries… " ça se rit "… de tes rêves. De vrais rêves qui sont à ta portée pour améliorer, changer ta destinée. Tu permets que je te tutoie, j'aime le faire parfois. Toi et moi nous commençons à devenir des intimes tu sais. Nous nous rencontrons depuis le 9 Août 2004. Le hasard a permis que nous nous croisons sur internet. Je raconte…

J'étais chez Gilles Vinet, un autre chroniqueur du site. Gilles m'a proposé… d'écrire et il m'a présenté Franck le " webmaster " que je n'ai jamais rencontré… personnellement jusqu'ici.

Depuis ce temps, 22 textes furent extraits de mes volumes " de la brume à la lumière " et " sur le chemin de la sérénité " en 2004. En 2005, 48 textes furent tirés de ces deux volumes.

Le 28 décembre 2005, j'ai pris une décision et non un résolution pour l'an nouveau… " écrire chaque semaine une chronique ". Je réalisais alors un rêve, moi qui jadis avait eu une chronique dans un hebdomadaire à deux reprises. Depuis ce décembre 2005, j'ai écrit près de 51 textes en 2006, et environ 47 en 2007.

Je suis réellement… fier de moi car je réalise ainsi un autre rêve à chaque semaine.

Quel préambule en ce début d'année! As-tu écrit tes rêves (bis) ? Moi, je suis énormément fier de moi… j'ai écrit les miens ce matin en ce 8 janvier. Pourquoi j'ai tardé en 2008, je voulais " réfléchir mes rêves ". C'est ce que j'ai fait durant une semaine. Hasard ou non, j'en ait écrit 8.

Mes rêves sont réalisables… puisque depuis plusieurs années, l'impossible devient le possible. Je me souviens d'une phrase écrite pour mon troisième volume : " les seules limites que possèdent mon Dieu sont celles… que je lui impose ". Si Dieu a placé de tels rêves dans mon cœur ce n'est pas pour que je " dorme " mes rêves mais que je les réalise… réveillé. Alors, dehors les rêvasseries… je fais mienne l'action pour la réalisation de mes rêves.

Je me permets d'emprunter la ligne de conduite secrètement prescrit dans le célèbre volume LE SECRET qui n'est plus un secret pour personne sur l'entière planète. J'en fais même un favori dans mes thérapies…

D emande
C rois
R eçois

D emande… tu écris tes rêves
C rois… éperdument à tes rêves
R eçois… vois tes rêves se réaliser.

Je me donne le droit de croire à mes rêves les plus insensés, c'est insensé… de voir combien de ceux-ci se réalisent!

Je te souhaite de beaux rêves à toi l'humain et surtout laisse le Divin les parachever.

Tant qu'à celui qui ne sait plus rêver, je le respecte de vouloir demeurer dans les rêvasseries!

André Bissonnette
11 janvier 2008

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18 janvier 2008  
Vol. 05 - No. 3

LIBERATION

Le ressentiment est l'ennemi " numéro un " des toxicomanes. Il détruit plus de toxicomanes que n'importe quelle autre cause, selon Bill Wilson, le co-fondateur d'Alcooliques Anonymes.

Cette semaine et la semaine prochaine, je vous entretiendrai de moyens pour vous aider à vous débarrasser de cet ennemi. Il s'attaque à la dimension spirituelle de la maladie de la dépendance.

J'ai vécu beaucoup de ressentiments qui ont crée de l'étouffement et de l'étranglement. Je me suis longtemps étouffé avec cette colère, je croyais même que c'était dans ma nature d'haïr, d'avoir des petits plans… de vengeance. Sauf que la vie s'est subitement vengée à son tour. J'ai passé de longues nuits d'insomnie en pensant à l'autre, en l'haïssant davantage.

Suite à de sérieuses discussions avec une connaissance psychologue, j'ai décidé de vomir ce venin hors de mon corps et de mon âme. J'ai écrit 42 lettres de ressentiments en un an. C'est tout un poids d'angoisse, d'anxiété à libérer. Je précise : 17 lettres à la gent féminine, je ne croyais pas en vouloir autant à ces dames et 25 autres lettres par la suite à ces messieurs… dont plusieurs détenaient une " position d'autorité ".

Je vous partage ma recette empruntée à ma psychologue, badigeonnée cependant à ma propre sauce pour lui donner encore plus de piquant… plus de saveurs.

Voici mes ingrédients :

Pour les besoins de la cause, j'utiliserai un prénom féminin, tiens une fleur… pourquoi pas… Jacinthe.

  1. J'écris à Jacinthe sans aucune retenue, rétention, restriction, réserve, fausse pudeur. La colère n'a pas de couleur. Je vocifère ma colère avec toute la splendeur de ma rigoureuse honnêteté. Ce n'est surtout pas l'occasion d'y assaisonner de l'empathie, de la sympathie, de la compréhension. Une saine colère épargnée de peurs et non de pleurs, sans artifices, tout un feu d'artifice à venir!
    Je me permets de crier pour décrier cette hargne qui m'habite. Quelques jurons à l'horizon, pourquoi pas une vraie colère dans toute sa splendeur ne réservant aucune place à la douceur pour libérer à plein la douleur?

  2. Je ne relis pas cette lettre sinon le mental menteur toujours à l'affût pourrait s'approprier toute la place avec ces sornettes habituelles pour me faire faiblir. Il tenterait d'amoindrir les situations, de justifier les actes commis, d'adoucir le scénario final.
À suivre la semaine prochaine pour d'autres ingrédients d'une recette… succulente.

André Bissonnette
18 janvier 2008

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25 janvier 2008  
Vol. 05 - No. 4

LIBERATION(suite)

La semaine dernière comme démarche de libération du ressentiment, je proposais l'écriture d'une lettre à la personne à qui j'en voulais. Inutile de rajouter… d'éviter d'envoyer la missive. Cela émoustillerais davantage la colère de l'autre!

Comme 3ième étape de ma démarche :

J'énumère la liste d'accusations. Formuler des accusations, c'est découvrir ultérieurement la source originale de mes propres blessures.

Jacinthe, je t'accuse de m'avoir abaissé.
Jacinthe, je t'accuse de m'avoir manipulé.
Jacinthe, je t'accuse de etc. etc..

Il est primordial pour moi de répéter le prénom de l'inculpé pour donner plus de poids aux accusations!

4ième étape :

Je peux maintenant envisager la démarche du pardon. Je me rappelle que le pardon est d'institution divine. Je n'ai surtout pas à forcer, m'efforcer (le contraire du lâcher prise) pour essayer de pardonner moi-même de mes propres forces.

EXERCICE DU PARDON

Je m'installe en toute quiétude une musique de relaxation en sourdine. Je dispose assez de temps pour cette démarche très importante.

À TOI DIEU L'INSTIGATEUR DU PARDON,
JE TE DEMANDE DE M'AIDER À PARDONNER À
" JACINTHE "

Que j'accuse de m'avoir abaissé
Que j'accuse de m'avoir manipulé
Que j'accuse etc. etc.

PEU IMPORTE OÙ SE TROUVE JACINTHE EN CE MOMENT,
JE LUI SOUHAITE BEAUCOUP D'AMOUR.

Jamais je ne reprendrai cet exercice du pardon à Jacinthe.

Si jamais la pensée de Jacinthe me revient, je me souviendrai que j'ai fait cette démarche du pardon avec ton aide.

Je fais totalement confiance à la Vie!

André Bissonnette
25 janvier 2008

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1er février 2008  
Vol. 05 - No. 5

CRÉPIT

J'aimerais cette semaine vous présenter un personnage que j'ai créé lors de mes interminables séances d'apitoiement alors que je me vautrais suavement dans la fausse pitié…

ON ME SURNOMME CRÉPIT

J'aime me prendre en PITié,
Faire beaucoup PIT
Me sentir affreusement PIToyable!

Je suis né pour une maigre PITance,
Aussi j'aime afficher un air PITeux;
Murmurant PITeusement mes malheurs!

Je m'accroche au PIToyable destin,
Qui imPIToyablement me poursuit
Se riant de moi avec ses éternelles PITreries!

Je m'appelle originalement PIT,
On me surnomme affectueusement CréPIT,
Car la vie m'en veut… sans réPIT!

J'ose enfin devenir un être PIToresque,
En combattant imPIToyablement…
Mes PIToyables semPITernelles lamentations!

Je recherche la gratitude sand réPIT,
Je vis désormais sans déPIT,
Qu'on ose plus me surnommer CréPIT!

André Bissonnette
1er février 2008

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8 février 2008  
Vol. 05 - No. 6

LE DRAMATISEUR

La semaine dernière, je vous ai présenté CRÉPIT qui adore se prendre en PITIÉ, qui croit en son imPIToyable destin.

Je vous soumet… ma recette pour me débarrasser de cet autre ennemi du toxicomane… l'apitoiement… qui adore amplifier et dramatiser tout!

Au préalable, quelques mots à retenir…

  • Abondance
  • Isolement
  • Ailleurs
  • Dédramatisation
  • Humour

Allons-y maintenant pour changer la tragédie… en comédie.

1. L'abondance

Je prends l'habitude quotidienne d'écrire les gratuités de la Vie à mon égard.

  • La sobriété : l'importance capitale pour la vie la survie du dépendant. Je suis privilégié.
  • La santé : les plus riches ne réussissent à l'acheter même leurs millions. Je suis encore privilégié.
  • La spiritualité : ma Puissance comble par sa douce présence le grand vide intérieur qui n'attend qu'à être rempli. Pouvoir dépendre de la présence de ma Puissance, l'unique dépendance qui n'est pas nocive… Je suis définitivement privilégié.

Donc, je recherche l'abondance au lieu de la pénurie.

" Peur importe la couleur du ciel au lever, l'aveugle ne s'en plaint pas "

" De la brume à la lumière "

Isolement :
N'est-il pas important de briser l'isolement?

Lorsque je commence à me fondre, me morfondre dans l'apitoiement… j'évite à tout prix de le garder " rien que pour moi " ce trésor… de cruauté mentale de pauvreté mentale. En le conservant précieusement… je me dirige " tout de go " vers l'obsession, l'ivresse mentale.

Je partage donc avec autrui ce qui me tracasse, me dépasse me rappelant que tout… passe! L'autre me permet de me retrouver, de m'énergiser pour poursuivre la route.

J'évite de confondre l'isolement et la solitude. Le premier peut devenir destructeur puisqu'il gonfle mes malheurs. Quel exterminateur de ma paix intérieur! Le second facilite mon bien-être… mon calme sans tension et distorsion!
À suivre…

André Bissonnette
8 février 2008

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15 février 2008  
Vol. 05 - No. 7

LE DRAMATISEUR (SUITE)

Poursuivons notre démarche cette semaine en pulvérisant notre rongeur de paix intérieur créPIT.

Pour l'exterminer ce PIToyable personnage…

L'AILLEURS

Je promène mon aPIToiement ailleurs

  • Je fais la tournée des gens plus défavorisés, moins nantis que moi.

Lorsque je fais PITié, je me dirige ailleurs, je vais rencontrer des gens plus amochés que moi physiquement… suite à une maladie, à un accident, à une tentative de suicide ratée ou autres… Ces gens qui ont de la difficulté à se déplacer, qui quelques fois ne pourront plus marcher… osent me saluer avec un beau… sourire. Et moi… qui ose " médire " sur ma pénible situation! Et moi… qui ose geindre… me plaindre! Et encore moi… qui ose maudire mon sort qui a tort! WOW

Ces braves gens qui vivent d'espoir de guérison à l'horizon, de peut-être un jour parvenir à marcher… quelques pas ont troqué la résignation pour l'acceptation!

Je vais à la rencontre de d'autres personnes qui sont défavorisés… mentalement, qui semblent heureuses dans leur douce folie. Leur doux sourires ne peuvent mentir, elle ne se lamentent pas elle ne se mentent pas… à elles-mêmes.

Je reviens chez-moi… je n'ose plus me comparer… je n'ose plus faire PITié.

LA DÉDRAMATISATION

Le toxicomane a une tendance… vers le drame, il excelle dans le " pathos " le mélodrame! Il crie à l'injustice amplifiant les petits sévices à son égard.

Quelquefois ne m'arrive-t-il pas de croire que je deviens victime de l'injuste sort? Il n'y a plus de justice en ce monde… surtout dans mon mode… imaginaire!

Et puis après? Souhait en français! Dans quelques jours, quelques heures peut-être la tragédie injustifiable se transformera en comédie justifiable, le rire reprends sa juste… place. Ma grandeur d'âme sera parvenue à éluder encore une fois le mélodrame!

L'HUMOUR

  • L'humour devient l'irréversible complice de l'humeur.
  • L'humour rime toujours avec amour.
  • L'humour se rit toujours des infâmes drames.
J'apprends à rire de la situation, j'ose même rire de moi. Encore une fois je me suis laissé berner par mon monde empreint de… " sériosités ". Le malheur m'a pris au sérieux! CréPIT, adieu!

André Bissonnette
15 février 2008

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22 février 2008  
Vol. 05 - No. 8

J A C

J'aimerais vous présenter un autre personnage que j'ai créé pour me remémorer… de ne pas juger. Peut-être ne suis pas le seul humain qui sur notre planète Terre ose le faire… alors

V O I C I   J A C

J ugement

Je me juche pour mieux juger
Je m'installe sur piédestal
Je juge pour masquer mon mal
Je juge amèrement oubliant
que le juge… ment.

A ccusation

Je deviens l'avocat du diable
Je revêts la toge sans éloges
J'accuse sans procès il y va de mon intérêt
J'accuse impulsivement nonobstant
que le juge… ment.

C ondamnation

J'arbore l'emblème du suprême
Je condamne sans délibération
Je condamne sans explication
Je deviens indéniablement ma propre victime puisque
le juge… ment.

André Bissonnette
22 février 2008

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31 février 2008  
Vol. 05 - No. 9

REVIVRE ÀPRÈS LA DÉRIVE!

Tout récemment, j'étais l'invité de mon amie Diane pour assister à une conférence de Solidarité-Deuil d'enfant au Chul de Québec. Il y a longtemps que je souhaitais assister à une conférence du juge Michael Sheehan, ce parent endeuillé de son fils Philip.

Solidarité-Deuil d'enfant est la même composante que les Amis Compatissants ailleurs en province. Des gens endeuillés se rencontrent pour partager, échanger, tenter de vivre leur perte incommensurables. Un brin d'histoire s'impose.

Les Amis Compatissants ont vu le jour à Coventy en Angleterre en 1969. Dans la même semaine, deux enfants décèdèrent à trois jours d'intervalles. Quatre parents endeuillés mutuellement demeurant à proximité furent mis en contact par un aumônier le Père Stephens. Ce monde put échanger à la suite d'une telle perte. Plus tard, les deux couples ouvrirent leurs petites réunions à d'autres endeuillés. Plus de 600 réunions se tiennent chaque semaine aux

U.S.A. pour aider les parents d'enfants et de jeunes adultes qui meurent tragiquement annuellement. Au Québec les Amis Compatissants (Solidarité-Deuil d'enfant dans la ville de Québec) sont très présents. L'endeuillé doit évacuer, doit parler, vider sa peine, son désarroi. Une excellente façon de le faire, qui fait le plus de bien, c'est de parler avec des gens qui traversent les épreuves auxquelles on est soi-même confrontées. Nul doute que l'identification est mutuelle. Les rencontres des Amis compatissants sont anonymes et gratuits.

Le conférencier Sheehan a été vraisemblablement à la hauteur de la tâche, s'appuyant, s'assoyant parfois sur un bureau. Quelle belle simplicité, quelle intimité, quel rapprochement! Le 28 novembre 1995, son fils Philip âgé de 25 ans s'est suicidé. Michael Sheehan a eu l'impression de tomber dans une sorte de coma. Cette perte fut dévastatrice. Tour à tour il a vécu la culpabilité, le blâme, la colère, la révolte contre la vie, le sentiment de rejet en tant que parents... rejet de son amour. La peur sous toutes ses formes fut constamment présente... crainte qu'un autre de ses enfants puisse faire la même chose, peur aussi que son couple éclate.

Quelques temps plus tard, le juge Sheehan a posé des gestes concrets qui l'ont aidé à survivre à la dérive. Il a su profiter de l'aide de professionnels, de groupes d'endeuillés et d'amis. Il a fait de l'écoute au Centre de prévention du suicide à Québec durant 3 ans. Il se rend dans les Universités, les Cégeps et dans les écoles secondaires pour partager, prévenir et agir, tout cela au nom de la vie, de la survie parfois.

La conférence du 18 février 2008 était axée sur les 3 modèles de la relation affective. Le premier modèle basé exclusivement sur nos besoins à nous. Le second modèle où le besoin de l'autre prédominait et enfin le troisième modèle sur les besoins des deux partenaires. Ce dernier prototype est aidant pour les deux partenaires car il favorise la liberté individuelle.

A mon arrivée, à cette première rencontre avec Michael Sheehan, j'ai aimé la poignée de mains franche et directe. Sa simplicité, son sens inné de l'humour, sa grande générosité m'ont de suite conquéri. Quel amour altruiste débordant!

Michael Sheehan aurait pu continuer à se rabrouer, se révolter, maudire le sort, s'apitoyer. Il a préféré agis pour remettre, transmettre un message d'espoir. Le juge est un véritable être de coeur. Je tenais à lui rendre hommage. Survivre à la dérive... avec le temps!

C'est ma chronique du 29 février 2008. Hasard ou non le 29 février 2000, le fils de Diane, Dominic en finissait définitivement avec la vie en se suicidant. Merci à toi aussi Diane pour ta participation très active avec Solidarité Deuil d'enfant, merci de ta présence incessante pour la " survivance ".

Un merci spécial de convertir chaque semaine mes pattes de mouches sur ordi... sans escarmouches.
J'en ai de la veine!

André Bissonnette
31 février 2008

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14 mars 2008  
Vol. 05 - No. 10

En vivant l'Être

Au moment d'écrire ces lignes, je me sens empreint de reconnaissance, enflammé par l'enthousiasme, sur la surexcitation par excellence! Il est important même primordial que je retourne dans le " le calme..." là où il n'y a pas de place pour l'énervement, l'agitation.

Je viens tout juste de recevoir la " jaquette " de mon 3ième volume... " jaquette " en language littérature veut dire " couverture ". Je la trouve très belle, elle saura sûrement séduire dans les librairies, les bibliothèques. Pour tout résumer, elle " flash " dans sa simplicité! Quel paradoxe!

Pour un auteur, c'est toujours l'apothéose en plein paroxisme... la vue du produit final de son oeuvre. Il y a 7 ans les premiers balbutiements de " Vivre l'Être " se réalisaient. Aujourd'hui, c'est la dernière couche. Je suis fier de m'être rendu au bout de mon rêve comme je le suggère très souvent aux gens.

Je devrais recevoir le volume au complet... vers le 15 avril (c'est primordial) puisque mes premières rencontres avec les médias pour la promotion débutent le 8 avril. Une semaine passablement chargée... télé à Rivière du Loup, entrevues journalistiques dans le Bas du Fleuve et séances de signatures au Salon du livre d'Edmundston les 12 et 13 avril 2008. L'autre semaine sera un peu plus chargée, je serai au kiosque de Béliveau Editeur pour rencontrer les lecteurs chaque jour durant le Salon du Livre de Québec les 16, 17, 18 avril en soirée, le 19 et 20 avril dans le jour.

Je suis très heureux d'être édité par Béliveau Editeur le même groupe qui publie les volumes de Melody Beattie et les Bouillons de Poulet! Je me dois cependant de demeurer humble et simple, l'orgeuil peut ressurgir à tout moment. Sérieusement je suis fier de ce volume, je l'ai écrit en compagnie du plus grand Thérapeute qui soit, sous l'égide de Dieu et son inspiration.

Je suis en mode changement... le titre de ma chronique s'intitule désormais Vivre l'Être, je change de " bette ", la nouvelle photo est l'oeuvre de Diane Pedneault, un chef d'oeuvre... sans retouche!

Vivre l'Être sera promu en France également. Je me suis quand même forcé pour ne pas trop écrire à la Française...

Je suis un compulsif littéraire... j'ai déjà amorcé mon 4ième volume!

Ce 14 mars 2008
André Bissonnette

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21 mars 2008  
Vol. 05 - No. 11

Suis-je prisonnier?

Je viens d'assister au congrès AA de Québec. J'ai eu l'occasion d'entendre quelques partages. Parmi ceux-ci j'ai écouté l'histoire d'un ex-détenu qui a découvert l'amour après avoir galvaudé ses immenses talents ayant gambadé... dans le ressentiment assez longtemps. Peu importe si ces mots sont d'une justesse inouie... lorsque je deviens prisonnier du ressentiment ma sérénité " sacre le camp ". Quelle belle poésie comme préambule épistolaire!

J'ai eu l'occasion à quelques reprises de visiter des détenus, hommes et femmes à " Orsainville les murs " soit pour partager, ou leur rendre visites tout simplement.

Chaque fois que je franchis ces lourdes portes, (elle sont pesantes probablement pour alourdir davantage de culpabilité des captifs de la société) je reconnais que j'ai été moi-même prisonnier. Oui en captivité par la substance, emprisonné par les vapeurs insidieuses de l'alcoolisme. Le divin liquide qui durant une certaine période m'avait apporté tant de liberté, m'a par la suite fait vivre la descente aux enfers.

Je ne savais pas m'aimer à ma juste valeur, je ne l'avais pas appris car on ne me l'avait pas enseigné. J'ai donc acheté l'amour, j'ai quémandé l'amour allant jusqu'à mendier ma pitance. Quel grand vide intérieur.

Les gars et les filles d'Orsainville n'ont peut-être pas encore découvert l'estime de soi l'amour de soi. Dans plusieurs cas, la toxicomanie a ouvert les portes de la délinquance, de l'augmentation des méfaits. Je ne veux excuser ni minimiser les actes criminels. Je suis pleinement conscient de la portée de nos actes. L'humain qui bifurque de la trajectoire devra un jour ou l'autre recevoir une facture et l'acquitter que ce soit en dedans ou à l'extérieur. N'ayons pas le jugement à la portée de la main. Qui peut présumer de l'avenir?

Ne sommes-nous pas enfermés dans nos propres prisons que nous érigeons?

Parfois nous devenons:

Prisonnier de l'envie
Prisonnier de la jalousie
Prisonnier du commérage
Prisonnier de l'opinion de l'autre
Prisonnier du travail
Prisonnier de la violence
Prisonnier de la dépendance
Prisonnier du jeu
Prisonnier de la cocaïne
Prisonnier des pilules
Prisonnier de la haine et paradoxalement PRISONNIER DE L'AMOUR

Puissions-nous devenir des Êtres libres!

Ce 21 mars 2008
André Bissonnette

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28 mars 2008  
Vol. 05 - No. 12

Réflexions pasquales!

Je suis en pleine villégiature... pas vraiment le mot juste, je suis en pleine nature. Je suis entouré d'un lac, c'est le lac aux Brochets sûrement congelés puisque le lac est gelé. Les bouleaux et les majestueux conifères qui s'élèvent dans les airs semblent co-habiter sans s'en faire. J'ai le goût de me laisser aller de m'épivarder, de lézarder. A propos les lézards se font rare.

Tantôt je suis allé marcher dans le chemin forestier. En ce matin de Pâques, j'ai réfléchi et j'ai ri ma vie. J'ai vu beaucop de neige de quoi assouvir l'obsession de plusieurs cocaïnomanes... rendant jaloux ces pourvoyeurs qui s'enrichissent facilement aux dépens de ces dépendants, accros à miss Coca!

J'ai aussi vu des milliers de diamants qui scintillaient au travers de beau tapis blanc immaculé, dépourvu de " sloche " urbaine. Durant quelques instants je me suis laissé aller dans le temps me remémorant quelques moments de semaine sainte d'antan.

J'ai songé au jeudi saint avec son rituel de lavement de pieds. Durant les quelques jours précédants, j'appéhendais cette cérémonie avec beaucoup de torture car mes pieds mignons étaient nantis de deux orteils croches... Cette gêne n'était donc pas dû au manque d'hygiène me douchant quotidiennement... alors!

Le jeudi saint, c'était la visite des 7 églises... je les trouvais moins belles ces églises avec leurs statues voilées de noir et de mauves. Quel deuil à vivre pour un enfant de 8 ans environ. Plus tard dans ma carrière de buveur invétéré, j'ai remplacé la visite de saints lieux par la tournée des bars même en temps de carême, j'ose l'avouer sans gêne.

J'ai toujours adoré entendre le son des cloches. Je ne sais qui a pris cette mystérieuse décision, mais les cloches s'envolaient pour Rome (pourquoi pas ailleurs) jusqu'à Pâques. J'étais alors frustré. Je pensais en moi-même... quel esprit de clocher!

3 hres le vendredi saint, il y avait la mort du Christ. Chaque année, encore aujourd'hui, même si je ne suis plus pratiquant, je pense encore au petit Jésus que j'ai aimé, enfant et à l'adulte qui est devenu le Christ que j'admire encore.

Christ ne juge pas, ne condamne pas. Pour Lui, il n'y a pas de classe de religion, de couleur, d'orientation sexuelle. Christ, c'est un vrai mec. Pour Lui, le seul péché c'est de ne pas s'aimer et aimer. Le Christ a dû bambocher, qu'on se rappelle les noces de Cana, Il a changé l'eau en vin. Quel vainard, j'aurais voulu faire comme Lui dans mes virées éthyliques. La parabole de l'enfant prodigue m'inspire, c'est l'histoire de tous les dépendants du monde.

Samedi saint, les " mon oncles " qui avaient " toffé " tout l'carême à ne pas boire... en débouchent une rapidement suivi d'une douzaine assurément. Nous de notre bord, privés de bonbons et de chocolats pendant 40 jours (sauf les jours de tricherie) on s'empiffrait alors!

Pâques pour moi aujourd'hui signifie réssurection d'un mort vivant qui se promenait de bars en bars de tous bords! Dépendant, j'ai survécu aux affres de la souffrance, de la dépendance. Mourrir pour vivre, survire pour revivre. Ce matin, seul face à face avec moi, en pleine nature, mon coeur est empreint de gratitude. Nature, quel beau cadeau du Créateur à sa créature. Je suis sobre, je peux tant l'apprécier. Pâques fleuries dans mon coeur!

Ce 28 mars 2008
André Bissonnette

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4 avril 2008  
Vol. 05 - No. 13

Rire sa Vie

Comme je le mentionnais dans ma chronique pasquale, je suis allé dans la région LaTuquoise pour me ressourcer et puiser à la Source. L'humain a tant besoin du Divin pour vivre sereinement au quotidien. Je vous raconte quelques péripéties de mon séjour.

Dès mon arrivée vendredi soir, j'ai rencontré Mélissa. Elle était en compagnie de son père et du frère de celui-ci Michel. C'est toujours un plaisir de renouer avec mes amis Atikamecks. René et Michel sirotaient quelques bières... même avant la fin du carême! Mélissa 30 ans, c'est la fille de Suzanne et René, ces hôtes chaleureux qui m'acceuillent dans leur chalet sur le bord du Lac aux brochets à 30 km de LaTuque.

Mélissa est une déficiente intellectuelle fégère. Récemment c'était la semaine de la déficience intellectuelle et après notre star chanteuse a ouvert le show en interprétant un tube d'Annie Villeneuve en présence de plusieurs personnes (salle comble) au Centre Culturel Félix Leclerc. Elle est toute fière de me montrer les photos de cette soirée où elle a même signé des autographes... star oblige! Elle a amélioré son répertoire depuis qu'elle et moi chantions en duo en auto une tounne de Bryan Adams qu'elle adore... " Everything I do... just for you ".

Je l'aime la Mélissa, le jour de Pâques, elle m'a écrit une belle lettre d'amour qui m'a touché et que je conserverai ad vitam aeternam. Lorsque nous nous rencontrons nous rions notre vie ensemble. Ta couleur m'apporte beaucoup de bonheur Mélissa.

Tôt le matin sur le bord du lac, étant seul au chalet, j'en profitais pour me calmer dans le silence, je méditais, lisais écoutant la voix intérieure qui m'indique toujours la voie extérieure. Mentalement, je me préparais pour la visite quotidienne de 2 joyeuses personnes Suzanne et Diane des jumelles. Nous allions encore une fois produire une autre épisode du Festival du Rire sans retenue, quelquefois même dans le délire. A maintes reprises nous avons mis à profusion dans toute son effervescence l'expression rire aux larmes, notre arme commune favorite pour désarmer les coups vicieux qui parfois surgissent...!

Suzanne, femme très courageuse qui prodigue beaucoup d'amour et de soins à Mélissa depuis 30 ans et cela malgré les nombreux obstacles qu'elle rencontre parfois dans ses démarches pour trouver les soins appropriées pour sa fille légèrement déficiente. J'ai toujours vue Suzanne rire sa vie même au travers les larmes de la souffrance.

T'es courageuse ma très grande " malade " Suzanne puisque Mélissa m'appelle candidement le psychiatre à " ma ma tante " Diane et à ma mère. De quoi faire rougir le Doc Mailloux, mon favori! Suzanne rit elle aussi sa voie.

Diane qui traverse une période difficile m'a partagé ces états d'âme au travers d'infâmes scéances de rire... Cette femme généreuse qui doit vivre debout, vit aussi pleinement sa vie en la riant. C'est ça vivre entièrement Diane!

Durant mon séjour là-bas, j'ai eu l'occasion de me rendre visiter un endroit merveilleux près de LaTuque en compagnie de mes 2 luronnes du rire. L'hôtesse Axel, une française originaire de la Côte d'Azur, nous a acceuilli chaleureusement en compagnie de sonfils Thomas 5 ans. Nous avons dégusté un excellent café dans la grande salle à dîner où la chaleur du bois rond prédomine. Un endroit magnifique à faire rêver, à réveiller sa vie, à la rire. Ce site magnifique est situé sur les rives de la majestueuse rivière LaBostonnais. 2 magnifiques chalets en bois rond ayant des titres évocateurs... Le Trappeur, le Puisatier, le Forgeron san soublier la vaste salle à dîner l'Ébéniste. Un oasis en toutes saisons.

Il m'arrive rarement dans mes chroniques de promouvoir un commerce, je le fais cette fois. Une visite sur internet et vous en aurez le coeur net... domainelebostonnais@tlb.xympatico.ca. C'est un gite 4 soleils B&B.

Mardi soir alors que je soupais avec des amies, Lyne qui par hasard animait le meeting Al Anon, m'invita par hasard... encore à partager. J'ai accepté, je partage rarement dans cette fraternité et je ne l'ai pas regretté... j'étais seul entouré d'une huitaine de femmes. J'ai réalisé combien les gens aux côtés d'alcooliques peuvent devenir insécures. Vivre aux côtés d'un dépendant n'est pas toujours une sinécure... quelle aventure!

Ces membres Al Anon trouvent toujours le moyen de rire leur vie ne changeant les tragédies en comédies.

Ce 4 avril 2008
André Bissonnette

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11 avril 2008  
Vol. 05 - No. 14

07 avril 2008

J'ai le goût de vous raconter... la naissance de mon 3ième volume. Jour mémorable, moment incroyable, magie du moment présent vécu intensément. J'ai vécu l'Être à fond dans les tréfonds de mon âme.

Le matin de ce lundi 7 avril 2008, je reçois la confirmation de mon éditeur que mon livre " Vivre l'Être " arrivera en destinée en soirée à Rivière du Loup. Autobus Orléans servira d'intermédiaire pour l'urgente livraison de ces premiers exemplaires si précieux pour moi et la télé... de Rivière du Loup.

20 hres 15, j'attends fébrilement la caisse... tant attendue! Enfin... le colis arrive, je signe l'attestation de la réception. Juste à temps pour l'émission de télé du lendemain. Ouf... Wow! encore une fois j'ai la confirmation que Dieu n'est jamais en retard... c'est moi qui suis toujours en avance avec toute la grandeur éreintante de mon impatience.

Je n'ouvre pas de suite la caisse... j'attendrai encore quelques instants pour faire languir suavement mon impatience.

Quelques minutes plus tard, j'arrive chez mes amis Pierro et Denis à Notre Dame du Portage. Les étoiles brillent au firmament, j'entends le bruit si apaisant des vagues qui viennent atténuer ma fébrilité. Ce soir je réalise que mon étoile à moi peut elle aussi luire dans le firmament.

Denis est tout excité en me voyant, sa conjointe Pierro a aussi hâte que j'ouvre la précieuse caisse. Que de moments de joies pures pour nos trois. Je laisse durer le plaisir. Je remets un précieux jeton de 3 ans de sobriété à mon ami Denis qu'il prendra dans son groupe anonyme vers le 12 avril 2008.

Puis nous ouvrons le colis précieux. La couverture du volume est belle, attirante et apaisante. Je suite très fier du travail accompli par Béliveau Éditeur. J'ai tendu le premier exemplaire de " Vivre l'Être " à mon ami Denis. J'ai tenu ma promesse. Denis m'avait fait promettre de lui remettre le premier exemplaire. Comme aujourd'hui, je tiens mes promesses, je suis très fier d'avoir patienté au delà de ma fébrilité.

Ce soir du 7 avril 2008, c'est aussi l'anniversaire de mon ami Denis... moments mémorables pour notre trio.

Je vis intensément l'instant présent,
quel présent
et surtout quelle Présence.

Merci à toi Dieu de l'impossible!
Mon rêve s'est réalisé.

Ce 12 avril 2008
André Bissonnette

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18 avril 2008  
Vol. 05 - No. 15

En m'épivardant

J'arrive du pays des Brayons... du salon du livre d'Edmonston. C'est toujours pour moi un vif plaisir de retourner dans cette région du Nouveau Brunswick. Je rencontre alors des amis qui " garnissent " mon vocabulaire d'expressions pittoresques et savoureuses. J'ai " enjoyé "... ces belles rencontres.

J'ai séjournée à Baker Brook chez mes amis Monique et Jean-Paul Ouellet. L'an dernier j'avais écrit un texte sur mon ami Jean-Paul qui avait perdu sa fille Annick tragiquement dans un accident d'auto en 1998. Jean-Paul a survécu à cette dure épreuve sans retourner dans les méandres de l'enfer de l'alcoolisme.

Au cours de ce bref séjour j'ai eu l'occasion d'apprivoiser sa compagne brayonne. Monique est une femme chaleureuse, généreuse de son temps et de ses talents culinaires. Je vous recommande son jambon à l'érable... C'est une femme capable d'une grande ouverture et qui n'encombre pas sa vie de préjugés et de jugements. C'est une artiste dans l'âme qui peint de magnifiques toiles.

J'ai pris le temps... d'emprunter le sentier forestier qui mène au Ti-Pi. Le TeePee c'est une gigantesque tente qui sort de l'ordinaire. Jean-Paul m'a raconté qu'à une occasion plus de 50 personnes avaient pris un repas... ensemble dans cette éléphantesque Création d'un autochtone Rosaire. J'y ai moi-même vécu 4 jours en laissant place à l'inspiration, à la création de " Vivre l'Être ".

Au salon du livre, j'ai renconté un tas de gens avec qui j'ai échangé car les Brayons sont d'un commerce si agréable, ils débordent de joie de vivre. Aucun soupçon d'ennui en leur compagnie.

Un grand absent au salon du livre cette année, mon ami journaliste Jean Pednault qui a quitté notre terre pour une autre ère au printemps 2007. Jean que j'avais connu par l'intermédiaire d'un ami brayon Ti-phonse Belzile. Lors de ma première rencontre en mai 1995 Jean m'avais dit " tout comme toi, je vis un jour à la fois ". " J'ai maintenant 7 ans... " . Jean un être de coeur, un survivant à une transplantation de coeur.

Jean a vécu près de 20 ans avec un coeur transplanté. C'était l'un des plus anciens greffés du coeur. Jean Pednault, un homme de foi, un altruiste hors pair, un journaliste émérite. Où que tu sois en ce moment, je te sens, mon ami Jean.

Le salon du livre d'Edmonston, un évènement sans pareil. Désormais je me propose d'y retourner chaque année. Les brayons oeuvrent à leur manière particulière, tout y est chef d'oeuvre.

Quel accueil, quel chaleur, des êtres de coeur!.

Ce 19 avril 2008
André Bissonnette

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25 avril 2008  
Vol. 05 - No. 16

En m'épivardant

En ce matin ensoleillé du 22 avril, je me promène à la Plage Jacques Cartier. Le printemps et sa fièvre sont de connivence pour me séduire. Il y a un bon bout de temps que je ne suis pas venu ici. J'ai ait " l'ours " pour la plage... ma dernière randonnée remonte au premier jour de 2008. Je n'avais pas à cette occasion encore choisie mes résolutions de l'an nouveau. Je n'en ai pris d'ailleurs, elles s'évaporent ailleurs... vers le 6 janvier... alors!

J'avais ce matin du 1er, au travers la belle neige, rencontré 2 " constipés ". L'un avait l'être bête parce que sa belle sûrement venait de la quitter et l'autre vivait sûrement de la rage, il devait continuer à endurer... sa belle... sans avoir la force de la... quitter. A part ces 2 érudits de " l'airbêtisme " tout l'monde semblait heureux de consommer l'année.

...Je suis allé au Salon du livre de Québec. J'y ai vécu de belles et tendres expériences. J'aime échanger avec des inconnus qui parfois plus tard deviennent des connus! Ce fut décidément mon meilleur salon à date.

...Plusieurs m'ont mentionné qu'ils étaient venus suite à la publicité gratuite sur le site... Quel beau travail exécuté semaine après semaine par Frank, le web master de " Quand la drogue n'est plus un jeu ". Ce site je le trouve de plus en plus beau, intéressant. Frankie, bravo pour l'excellent boulot...

...Yvan des Escoumins est venu de la Côte-Nord spécialement pour moi... pas vrai! Heureux de le voir naviguer sur la mer sereine de la sobriété. Un gagnant qui sait nager avec les forces de ce courant qui ne s'arrête jamais. J'ai même eu droit à une chaleureuse invitation de pêche à quelques 40 Km des Escoumins....

... Agrippine (pour les besoins de la cause) a décidé de changer de nom pour son bien être commun... elle a décidé de se détacher de sa tendre famille à tout jamais! Je lui ai mentionné avec beaucoup de tendresse qu'un détachement avec le ressentiment serait aussi percutant et... " Bénificiant "...

... mon coup de coeur du Salon. Une personne me mentionne son admiration pour le grand acteur qu'est Mario Saint-Amant. Mario a écrit quelques lignes à l'arrière de mon volume. J'ai demandé à l'admiratrice de m'attendre quelques instants. En m'éloignant et utilisant la " bibitte noire " qu'est mon cellulaire j'ai rejoint Mario et j'ai tendu l'appareil à cette fan qui n'en revenait pas... Même estomaquée, elle a pu bavarder avec mon ami Mario...

... Une belle fille de 13 ans, m'a fait par de son rêve de devenir comédienne. J'ai marqué dans ma dédicace " Ose croire à ton rêve même si pour d'autres il est insensé ". En espérant qu'elle s'accroche à ce beau rêve avec son coeur et toutes ses tripes.

... Je viens d'apprendre le décès de mon ami thérapeute Gilbert Blanchette et de Guy Bouchard. On s'en reparle la semaine prochaine. 2 êtres de coeur.

Ce 27 avril 2008
André Bissonnette

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23 mai 2008  
Vol. 05 - No. 17

K A R N A C

Deux pionniers, deux grands qui ont contribué à l'essor des AA à Québec et dans toute la grandeur de la province. Jacques T comme dans Turgeon, Gilbert B. comme dans Blanchette avaient emprunté des chemins différents. Cependant tous les deux visaient le même but... propager le mode de vie des 12 étapes.

Jacques Turgeon est disparu depuis maintenant quelques années. Sas grande verve, ses envolées humoristiques ont laissé des traces mémorables. Son volume " De l'alcoolisme vers la paix et la sérénité " publié en 1979 se retrouve encore dans les librairies.

Gilbert lui a franchi les frontières d'une autre ère le 21 avril dernier. La terrible maladie l'a finalement emporté au bout de quelques années.

J'ai connu Gilbert à ses premiers pas dans les anonymes en 1976. Lui et moi faisions parti du même groupe d'attache. Nous avions eu l'inmmense plaisir... de " faire du café ensemble " et de servir les fromages (sic) à notre groupe de Sillery. Gilbert était toujours élégamment vêtu. Je ne me souviens pas de l'avoir vu souvent sans cravate... Karnac!

Par la suite je n'ai jamais perdu de vue Gilbert même si notre itinéraire nous a amené plus tard dans différents groupe de soutien.

Il n'y a qu'un Gilbert, inimitable même par un expert. Karmac a-t-il choisi comme patois dès ses débuts dans les Anonymes.

Karnac, il me semble que cela coule mieux que TABAR...N..AC mon pâtois de sacreur invétéré. A chacun son vocabulaire, hein Gilbert! A y penser Karmac c'est plus cool...!

Je me souviens de nos rencontres à son chalet dans Portneuf. J'y arrivais plein de ressentiments et de colère en vociférant quelques sacres... avec évidemment mon célèbre Taber... Lui me désamorçait toujours avec son désamparant Karnac. Il fut l'un des premiers à m'initier au lâcher prise, moi le contrôleur par excellence. Son " laisse faire la Vie " me mettait toujours en maudit...

Gilbert est devenu un excellent thérapeute. Dans ses rencontres individuelles... il savait écouter se contentant de suggèrer... C'était un catalyseur de foules aussi...

N'a-t-il pas réussi à réunir plus de 400 personnes le mercredi soir au Centre Francois Charron durant plusieurs années. Il aimait partager le mode de vie, les 12 étapes. Qui ne se rappelle pas ses fameux passages sur le Nazaréen?

A deux reprises, je lui ai dédicacé mes 2 volumes. Il était heureux pour moi que je sois parvenu à me débarasser de ma colère et du ressentiment. Il a fait connaître mes écrits, merci Gilbert.

Merci d'oser être toi.
Merci d'être un précurseur.
Merci d'attirer par ton charisme.
Merci de provoquer par ta loyauté.
Merci de croire en chaque humain.
Merci au nom de tous les anonymes.

T'es cool Karmac!

Merci quand même

Amen !

André Bissonnette
23 mai 2006

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30 mai 2008  
Vol. 05 - No. 18

LA RANCOEUR D'UN EX-FUMEUR

Ce matin, je suis entré au dépanneur pour aller me chercher un cadé car je suis... " caféïnomane ". J'abuse de ce breuveage jusque vers 13 heures, ensuite je deviens un " aquamane "... je bois beaucoup d'eau.

En entrant au dépano... j'ai presque tombé... à la renverse. Le gouverne... ment a décidé de mettre hors portée, hors de la vue... les cigarettes de " nicotinomanes " afin de diminuer la consommation... et d'éviter qu'un client commence à consommer sur le coup de l'impulsion... C'est un peu comme si les proprios de dépannos mettaient des draps pour cacher la panoplie de bouteilles de bière. L'illustre personnage qui a eu cette moins lumineuse idée a dû en fumer du très bon, non? Tant qu'à moi en tant qu'ex-fumeur je suis plus tolérant. J'ai le laisser vivre un peu plus facile. Quel imbécile... c'est vrai que je n'ai pas le jugement facile!

La vraie histoire de cette guerre a commencé un jour naguère. Je me permets de vous la dévoiler. Ca va rester entre nous deux, dac!.

Un jour un gars du gouverne... ment s'est levé sur le mauvais pied. La veille il a dû arrêter de fumer pour faire plaisir à sa dulcinée qui elle avait arrêté... de fumer... il y a quelques années. Ce fonctionnaire au sale caractère a décidé à son tour de se venger de tous les fumeurs invétérés de la terre... quelle sordide affaire.

Ce pantin de fonctionnaire s'est enfin levé debout... Une première lois, d'aures lois, plusieurs à la fois! Désormais, on ne fume plus dans les bars... une bière sans nico, c'est pas le gros lot! Ca doit être affreux. Interdit de fumer à moins de 40 pieds des édifices à moins qu'il se trouve un camion de pompier à côté!

Qui donc a piqué ce fonctionnaire encore en calvaire? Il a dû se lever de travers en envers, c'est l'enfer! Il en veut encore à tout cet univers de fumeurs pour briser l'esthétique de ces dépanneurs. Que d'argent gaspillé pour faire plaisir à un fonctionnaire hors planétaire.

Loin de moi de prendre la place des fumeurs mais là c'est rendu de la plus pure risée et dire que je paie cet halluciné avec mes taxes qui augmentent de plus en plus.

J'espère que la gang du gouverne... ment qui procède à la perception des taxes sur le tabac... ne fume pas en cachette à moins de 2 pieds de leur bureau au parle...ment.

J'espère que cet ex-fumeur fonctionnaire qui a arrêté de fumer ne mourra pas du cancer... causé par sa colère... contre les fumeurs qui ont causé son malheur.

André Bissonnette
30 mai 2006

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6 juin 2008  
Vol. 05 - No. 19

OBSESSION QUAND TU NOUS TIENS

Dans ma dernière chronique, je vous écrivais que j'étais un ex-fumeur qui vivait beaucoup de tolérance face aux fumeur... ce qui est très bien. J'ai tellement boucanné... au delà de 2 paquets de 25 unités... par jour... minimum des P.J... Peter Jackson.

En juin 90, plus précisément le 14 juin à 14 heures, j'ai cessé toute consommation de nicotine... ce sera donc mon 18ième anniversaire samedi. Merci la Vie, merci Dieu c'est pas par ma grâce à moi... Depuis ce jour je n'ai jamais fumé... même pas allumé une cigarette pour quelqu'un d'autre, ce qui est jouer avec le feu... Je n'ai plus jamais eu d'obsession pour le tabac depuis ce temps-là. Dieu forme, Dieu transforme et seul Dieu performe. Je peux reléguer aux oubliettes mes performances individuelles pour combattre... la nicotine.

J'ai le goût de vous livrer... ma recette. Pas dispendieux, pas de patch... ça ne vous coûte rien à part la foi grosse comme un grain de sénevé... disons en 2008... commen un petit pois Lesieur...!

1. J'écris à Dieu ou à l'Univers.

Je prends le temps d'écrire le but de ma missive.

2. Je Lui demande de m'enlever l'obsession. Derrière toute complusion se cache... une obsession. C'est la vérité de la police... Son heure de délivrance sur la mienne. C'est un genre de lâcher prise... ça!

3. Je lui demande de me donner la tolérance et la patience face aux fumeurs... me rapppelant que j'ai jadis beaucoup fumé.

4. Je le remercie.

Je me rappelle une promesse qui dit: Dieu a fait pour nous... ce que nous n'avons pas pu faire par nous même.

Merci la Vie, Merci Dieu d'avance.

Adieu boucane, adieu l'intolérance de ceux qui ont arrêté.

André Bissonnette
6 juin 2006

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20 juin 2008  
Vol. 05 - No. 20

Coeur en bandoulières

Cette semaine, je vous présente un athlète qui m'impressionne au plus haut point, un véritable gagnant... au jeu... de la Vie.

Il s'agit de Patrick Deschênes, l'excellent 3ième but des Capitales de Québec. Bien sûr Pat est un super athlète qui frappe des coups surs à profusion. Au moment d'écrire ces lignes, Patrick mène la ligue Can-Am pour les points produits avec 17.

Cependant, Patrick a réussi un très beau coup sûr... il a décidé de prendre sa destinée en main au mois de mai 2006. Patrick a réalisé que ses problèmes de consommation ne lui apportaient que des... problèmes et beaucoup de souffrances. Il a décidé de s'extirper des flammes dévorantes de l'enfer de la consommation.

J'ai eu le privilège d'être le thérapeute attitré de Patrick, de recevoir ses confidences, de lui remettre quelques travaux individuels. Patrick a aussi rencontré les autres thérapeutes de notre centre de toxicomanie du Lac St-Charles puisque nous travaillons en équipe à la Villa Ignatia.

Pat s'est investi à fond dans sa démarche comme il sait si bien le faire sur le losange avec son gant et son bâton. Il a suivi son programme post-thérapeutique à la lettre... suivi des anciens, l'assistance régulière aux réunions, il a plongé dans le tourbillon... de la réinsertion. Il vit concrètement son programme quotidien au présent. Il reçoit l'aide inconditionnel de sa famille qui en est très fière.

Au printemsp 2006, nous avions parlé de ses succès antérieurs avec l'organisation des Mets de New-York. J'avais été un de ceux qui croyait à un retour éventuel avec les Capitales de Québec de notre super cogneur. Et quel retour magnifique il a effectué en 2007, malgré une blessure à une jambe qu'il a trainée pour le reste de la saison, il a conservé une moyenne au bâton de .357, 3 circuits et 19 points produits.

L'hiver dernier Patrick a agi comme intervenant à notre centre de thérapie tout en poursuivant ses études en toxicomanie à l'Université Laval.

Le grand Pat aime partager, échanger, il sait écouter, donner des suggestions... en toute simplicité, ce qui augure bien pour lui dans sa nouvelle profession.

Je te souhaite une excellente saison mon ami Patrick, c'est bien parti à date. Tu es une inspiration pour tes coéquipiers par ton coup de bâton, ton sourire constant qui illumine et ta sérénité qui dégage...

Pat, tu as réussi le plus beau et le plus long de tes coups de circuits au printemps 2006...

André Bissonnette
20 juin 2006

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