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2009 - Vol. 06

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2 janvier 2009  
Vol. 06 - No. 01

CENTRE LE PASSAGE

Le mardi 16 septembre dernier, j'avais le privilège d'être… l'invité d'Ellie Langevin et de Shana, une stagiaire, sur les ondes de CKRL 89,1 à Québec. J'ai pu parler de mes volumes et de mon cheminement. Apparemment j'ai bien fait cela… on me réinvitera peut-être un de ces jours. Ce fut agréable d'échanger en aussi agréable compagnie.

Je veux faire connaître davantage le Centre Le Passage de Québec. Le centre apporte un support incroyable en venant en aide à un nombre incalculable de personnes. Il est souvent dit qu'un toxicomane " dérange " au-delà de 40 personnes. Je sais que cela restera entre nous, j'en ai dérangé beaucoup plus que cela… même après avoir cessé de consommer. Je n'étais pas reposant… d'ailleurs je ne le suis pas encore aujourd'hui.

Merci à Shana pour l'information.

Le Passage…

Le centre d'aide aux proches Le Passage est un organisme à but non lucratif qui a pour mission de venir en aide aux proches des personnes dépendantes (à la drogue, à l'alcool, aux médicaments, au jeu, etc.) de même qu'aux proches de personnes judiciarisées, ainsi qu'aux personnes vivant de la dépendance affective et/ou aux prises dans des liens de codépendance. Les valeurs de l'organisme sont basées sur le respect de l'autre et le respect de la vie. Ces valeurs guident les actions des intervenants du Passage lorsqu'ils interagissent avec la clientèle. Plusieurs services sont offerts dans l'organisme car les besoins de chacun sont différents. On retrouve l'intervention individuelle, les rencontres de groupe, de couple et familiale. Le portrait type de la clientèle serait une femme âgée de 45 ans qui vit des problèmes relationnels causés par la dépendance à la drogue de son fils. Nous amenons les personnes à trouver leurs propres solutions grâce à un cheminement qui les amène à prendre conscience de ce qui guide leurs actions dans une situation donnée. C'est ainsi qu'ils parviennent à prendre connaissance de certains comportements, qu'ils apprennent à mettre leurs limites, qu'ils reprennent du pouvoir sur leur vie, qu'ils expriment leur valeur, qu'ils sortent de l'isolement, etc. D'autres services sont offerts, par exemple les activités thématiques externes et l'émission de radio au CKRL 89,1, le mardi matin de 9 à 10 heures. Site web: www.centrelepassage.org Téléphone: (418)527-0916

Témoignages

"J'aime venir au centre Le Passage parce que j'y trouve accueil, chaleur et support. Le groupe supervisé, comme outil thérapeutique, quelle merveille! Au fil des rencontres, j'apprends à supporter le regard et l'opinion de l'autre, à y voir non pas une menace, mais une interrogation qui me permet de visiter les coins ombrageux et lumineux de ma personne…"

"Merci pour tout. Je vous remercie de votre professionnalisme, votre écoute et dévouement. Je tiens à mentionner que j'ai adoré les ateliers et les personnes du groupe. Vous m'avez tous fait grandir et je me sens une personne meilleure."

"J'ai trouvé l'accueil et l'écoute qui m'ont permis de me choisir et de me respecter de plus en plus."

"J'ai trouvé dans vos ateliers les outils nécessaires pour m'en sortir sans jugement. Je me suis sentie vraiment comprise. Je voudrais que tous aient accès à ces ateliers qui furent pour moi une révélation sur moi-même."

"Dans la vie, c'est bien d'aimer les autres, mais c'est bon de s'aimer. Merci de toutes ces prises de conscience. Continuez votre beau travail et encore félicitation."

Voilà pour mon humble part à ce grand centre d'aide. Le Passage un sentier incomparable qui mène vers la lumière, le bonheur et la paix du cœur.

André Bissonnette
2 janvier 2009

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16 janvier 2009  
Vol. 06 - No. 02

Premiers pas dans l'an neuf!

Recommencer à neuf en 2009…! Laisser l'ancien dans l'antan. Me débarrasser des guenilles du passé. Je ne suis plus un gueux qui mendie, quémande le bonheur… dans les souvenirs, amèrement emmitouflé dans les murmures et les soupirs…

Me détacher de tout ce qui est encombrant dans ma vie. Le détachement peut inclure même des gens gênants, intimidants, contrôlant. Oui, il y a toute sorte de personne qui adore résonner sans raisonner!

Tu parles d'un début d'année… Je sais cependant que toi le lecteur tu m'accepte toujours… tel que je suis, tu n'essaies surtout pas de me changer. Si par hasard tu prétends le contraire… je me permets de te dire, j'ose même affirmer… que tu ne l'as pas l'affaire. La seule " affaire " que tu peux changer dans la vie, c'est toi l'unique patient et des fois la cure peut-être longue… Hélas, lorsque j'ai cru que je l'avais l'affaire, j'espérais changer l'autre, les autres… pour finalement m'apercevoir que je ne l'avais point l'affaire. C'était dans le temps où je croyais l'avoir l'affaire. J'étais alors dans l'avoir et le faire. Aujourd'hui, je tente de Vivre l'Être que je suis en recommençant à neuf chaque matin sous l'égide de mon coach de vie. Dieu, Lui l'a l'affaire… surtout… quand je le laisse faire! Je réalise que je suis réellement étourdissant en ce début du nouvel an!

En bifurquant.

Au début de décembre, j'ai installé mes décorations des fêtes. C'était divin, magique alors que tombait une belle neige tout doucement. J'écoutais doucement " Sainte-Nuit ", c'est mon favori parmi toutes ces douces… mélodies. J'ai appris que c'est d'ailleurs la chanson la plus " jouée " de tous les temps. Et dire que le compositeur l'a gardé jalousement pour lui au début craignant que les gens ne " l'accepterait" pas. Il devait être un vrai dépendant affectif n'ayant pas confiance en lui… et craignant de reconnaître les beaux talents que le Divin lui avait octroyé.

Le 4 janvier 2009, j'ai recommencé à neuf… j'ai enlevé les décorations festivales… sans musique traditionnelle cette fois. Je me suis plutôt payé McCartney, Dion et Reno en souvenir du 400ième… C'est plus vite à défaire les décorations qu'à faire. C'est parfois comme cela que ca se passe dans la vie. Je mets du temps à ériger ma destinée et quelquefois en une journée… toute ma vie peut-être chamboulée, s'écrouler. Ce qu'il y a de merveilleux, c'est que tous et chacun nous pouvons recommencer. Des forces intérieures insoupçonnées surgissent et nous rebondissons… le courage et la résilience étant de connivence!

Dans les semaines prochaines, à venir sur le menu…

Partage 2009, alors que nous étions 64 personnes pour débuter le nouvel an… que de dépendants.

… Je vous entretiendrais sur le 69% de gens qui se trouvent gros… qui font " maigrir" leur estime personnelle en se basant sur l'image véhiculée dans la publicité… développant l'obsession de la minceur.

André Bissonnette
16 janvier 2009

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30 janvier 2009  
Vol. 06 - No. 03

Partage 2009-01-26

Chaque année, nous nous rencontrons pour fêter sobrement et joyeusement le début d'une ère nouvelle. Nous " détruisons " le négatif, qui éventuellement tournera au positif, nous disons bys bye sans honte… à l'an qui se termine. Nous envoyons dans l'Univers nos rêves qui se réaliseront sûrement. Personnellement pour 2008, j'avais formulé 8 rêves à mon Monde Magique. Sûrement que " les anges " de l'espoir volaient dans un autre territoire, j'en ai réalisé 4. J'ose imaginer qu'aucuns de ces 4 rêves ne seraient parvenu à l'éclosion… si je ne les avais pas rêvé… dans mon cœur au préalable.

L'histoire de ces partages à débuté à l'Ile d'Orléans, une veille du jour de l'an 2003. Je reçois alors un téléphone ce soir-là, d'une très grande amie qui broyait du noir… qui vivait un terrible cafard. Comme j'étais seul en cette vigile de l'an nouveau, je lui offris d'aller la trouver de go. L'amie en question vivait une peine d'amour. Un manque d'amour en ces temps de réjouissances pèse énormément dans la balance, la souffrance est de connivence! J'ai songé " hey Denise si on brûlait ensemble 2003 et tout son négatif, ses coups durs en bas de la ceinture…" Nous avions hâte de " flamber " dans l'âtre… l'année dépouillée. Quelle délivrance pour nous… quelle torture pour elle…! Par la suite ce fut un délire, nous avons écrit nos rêves les plus insensés, les plus osés. Les rêves nous parfument l'humeur, nous gavent d'amour et sèment en nos cœur l'espoir d'une année meilleure.

… 2004, nous étions 2, mon amie et moi.

… Janvier 2005, nous avons quadruplé à 9 autour d'un spaghetti et nos douces folies encore à l'Ile d'Orléans, une terrible et belle tempête de neige n'ayant pas réussi à ralentir les élans de nos cœurs. Nous avons écrit, nous avons brûlés l'année terminée et écrit nos rêves encensés d'espoir.

… Janvier 2006, nous avons " doublé" 20 personnes se sont réunies cette fois chez mon ami Jean Blain au Lac aux Canards. L'âtre a encore flambé les restes de l'année qui venait d'agoniser. Nous avons encore édifié de beaux rêves pour le nouvel an.

… Janvier 2007, nous étions une trentaine chez mon ami Jean toujours au Lac aux Canards dans son domaine. J'ai commencé le même rituel au centre de thérapie où j'œuvre " la Villa Ignatia" pour ne pas les nommer. 30 personnes additionnelles. 60 personnes décidées à édifier une autre destinée. Un simple calcul : 60 personnes, 5 rêves chacune minimum, ca donne minimum… 300 rêves dans l'univers. Voilà ce que c'est : le droit de rêver…

… Janvier 2008. Environ 50 personnes… beaucoup de monde. Même si le domaine de mon ami Jean est grand, nous étions tassés… nous avons célébré… du spaghetti… nos folies… 3 grandes tablées… Nous avons encore rêvées…!

… Janvier 2009. Nous avons changé de décor, nous avons célébré chez les Rédemptoristes à St-Augustin. Exactement 64 personnes ont dilapidé 2008 et souhaité la bienvenue à 2009. Nous sommes arrivés très " juste" dans le spaghetti. Quelle merveilleuse journée dans la gaieté, la sérénité et la sobriété. Que de rêves propulsés dans l'Univers.

Osons-nous détacher du passé.
Osons formuler nos rêves plus insensés.
Osons croire… osons les réaliser.

WOW!

André Bissonnette
30 janvier 2009

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6 févier 2009  
Vol. 06 - No. 04

OBSESSION QUAND TU NOUS TIENS NOUS RETIENS…

Récemment, je lisais un article qui " pesait " beaucoup sur l'estime personnelle des Québécois(ses). Le sondage indiquait que 69% de nous se considère trop gros. 2/3 des hommes croient avoir du poids à perdre tandis que 3 femmes sur 4… pensent avoir du poids en surpoids!

C'est l'obsession de la minceur à son meilleur. Tout comme l'alcoolique… qui a tendance à cacher sa réelle consommation, la personne qui a un problème de poids a aussi un problème… de franchise et d'honnêteté. Elle ment sans vergogne au sujet de son vrai… poids. Un peu comme moi qui adolescent exagérait le nombre de bouteilles de bière ingurgité. J'en buvais 3 seulement et le lendemain à la gang… la quantité était quantifiée pour épater la gang… me sentir dans la gang. Plus tard, ce fut le contraire lorsque j'ai eu à " dealer " avec le syndrome du verre de trop. J'en avais bu seulement une couple alors que la vraie vérité était que la vraie quantité pouvait être aisément quadruplée…

Lorsque le miroir nous renvoie l'image… de quelqu'un qui a un petit ventre grassouillet borné de belles poignées d'amour… paradoxalement on ne s'aime guère… c'est le début de la guerre, du combat avec l'incontournable panoplie de choix de régimes amaigrissants pour ne pas écrire " amoingrissants " … puisque la plupart de ceux-ci sont abandonnés et viennent " gruger " notre estime personnelle. C'est drôle notre estime personnelle… il convient de " l'engraisser " puisqu'elle… vit très bien avec un surpoids.

Je scrute les statistiques… 28% mangent du dessert, 26% du chocolat, 20% des croustilles, 15% des frites et 10% des bonbons. N'est-il pas important de " bouffer " nos émotions? Incapacité à se contrôler, impuissance devant un petit monstre envahissant… obsédant.

Personnellement, je n'ai jamais eu de problèmes de poids… même que j'ai déjà eu des problèmes de minceur. Ado, je mettais un " coupevent " pour me promener sur la plage (ça demeure entre nous deux…). J'avais honte de mes bras gringalets qui étaient dépourvus de biceps grassouillets…!

Je connais des gens qui se sont débarrassés de leur surpoids en se débarrassant de leur obsession. Quand Dieu l'a délivrée de l'obsession de grossir, l'excellente écrivaine du best seller " un retour à l'amour " Marianne Williamson n'a jamais affiché un kilo de surpoids. Elle s'en est " fichée "…

La nourriture n'est pas un problème, j'ai un problème avec la nourriture… ce qui est différent. N'est-il pas important que j'admette mon impuissance devant la nourriture. Admettre à 100% que " je capote " devant " la bouffe " Ouf…! Seule une force plus grande que moi peut me rendre la raison là où tous les régimes ont échoué… Dieu, Lui me connaît jamais d'échec.

Les mangeurs compulsifs continuent à manger… Dieu les a débarrassés de leur obsession de tout " bouffer "… de toujours manger… même sans faim… en n'y voyant pas la fin. Pour ces outre mangeurs anonymes… les " Joe Louis " s'ont encore présents, omniprésents tout comme l'alcool, la dope, le jeu, les " peanuts ". Il y a plus de combat, plus de régimes, surtout plus d'obsession.

A bas l'obsession de la minceur, j'engraisse mon estime personnelle de tout cœur.

André Bissonnette
6 février 2009

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20 févier 2009  
Vol. 06 - No. 05

Rêve hivernal

J'arrive d'un voyage de farniente en quelque part au Nouveau-Brunswick. Je suis allé refaire le plein (en passant j'ai payé le litre .77 cent sur le bord des lignes américaines… ce cher gaz est devenu une vrai obsession dis-donc ?).

Pas d'heures pour se lever, pas d'heures pour se coucher, pas d'heures pour bouffer, pas d'heures pour marcher, pas d'heures pour " raquetter ", pas d'heures pour méditer, pour lire. Ce fut un très beau voyage sans heures et sans heurts.

Pourquoi l'homme à-t-il inventé le labeur avec ses peurs et ses heurts… le stress avec sa détresse ? Je me plains pour rien car le boulot qui est mon gros lot je l'effectue sans gros maux, sans gros mots. Alors BIS boucle-là!

Je suis allé hiverner dans un immense Tee-Pee qui appartient à un grand ami Jee-Pee. Quelques fois les gens voient grand… Jee Pee m'a raconté qu'un jour 60 personnes se sont croisées bien à l'aise là-dedans… cependant Jee Pee avait dû enlever les 6 lits…! Un réel Tee Pee érigé sous l'égide d'un vrai autochtone Rosaire qui connaît son affaire… qui sans prétention l'a l'affaire.

Au cours de ce séjour, j'ai négocié avec mes peurs. J'ai pris un bain de neige nu comme un ver en hiver. J'étais vert… de peur. Le thermomètre en ce soir de pleine lune oscillait à 24 degré sous zéro… pas en Fahrenheit. Faut tout d'même pas que j'exagère… taboire!

Après un certain rituel établi par Jee Pee, après avoir songé aux différentes peurs de ma vie, j'ai affronté avec Jee Pee le vrai hiver, ce n'est pas un fait divers, je vous pris de me croire.

À go… nous avons couru très fort chacun de notre bord pour nous allonger sur le doux tapis blanc. Je n'ai pas siesté… longtemps, presque une minute… j'ai crié à fendre l'âme tellement fort que la peur elle-même n'a pas eu le choix de disparaître… comme elle était venue. La récompense, elle aussi est venue. Je me suis essuyé devant un foyer enflammé, chaud feu qui brûlait à chauffer l'âme cette fois ainsi que l'épiderme glacé. Quelles sensations! WOW

Quelle belle expérience, j'avais vaincu une peur majeure qui j'en suis certain me permettra d'éliminer à l'avenir (la peur n'existe pas au présent) d'autres petites peurs… mineures.

André Bissonnette
20 février 2009

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6 mars 2009  
Vol. 06 - No. 06

EN BIFURQUANT

J'arrive de La Tuque, précisément du Lac aux Brochets où je suis allé me détendre (pourtant je suis de moins en moins tendu) avant de reprendre les activités trépidantes du printemps. Évidemment là-bas c'est toujours " le festival du rire ", le rire dans le délire. A maintes reprises, nous avons frôlé la mort… nous fûmes pour ainsi dire condamnés à " mourir de rire ". N'est-ce pas la plus belle des morts…? " Bien sûr " que je n'ai pas peur de cette mort qui n'est pas douloureuse en passant. Quels propos morbides, on dirait un moribond qui a fait un mauvais bond à la vie.

Nous avons escaladé une montagne à pic très haute. Nous n'en finissions plus de grimper. Nous nous sommes " farci " cette montagne qui semblait elle aussi toujours prête à nous jouer des tours avec ses nombreux détours. Nous nous arrêtions en cours, parfois à court de souffle, avant de continuer cet interminable parcours façonné de nombreux détours…!

Au bout d'une heure, sans trop d'heurts, nous avons goûter au vrai bonheur… nous avons pu vivre intensément la plénitude du moment présent. La vue d'en haut sur le Lac aux Brochets était imprenable, incroyable et surtout inoubliable. Plus tu grimpes haut... plus le paysage en bas... est beau. Le Créateur a dû passer plusieurs heures à reproduire... une telle splendeur.

Ainsi en est-il dans notre vie. Nous avons parfois des chemins difficiles à parcourir. Parfois nous arrêtons, nous demandant si cela vaut la peine de suivre, de poursuivre ce chemin si abrupte. Nous tombons, nous nous relevons, nous recommençons. L'humain a des forces incroyable en lui pour continuer, passer au travers, envers les embûches de la vie... qui l'amènent parfois en enfer!

À l'arrivée, c'est la récompense ultime. Nous avons passer au travers. Quelle accalmie, c'est la victoire incroyable sur les périodes noués du désespoir... enfin.

Au travers notre chevauchée la Paix intérieure nous murmurait doucement de poursuivre sur la voie extérieure malgré les heurts.

Dieu a de ses façons de nous accompagner.

André Bissonnette
6 mars 2009

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13 mars 2009  
Vol. 06 - No. 07

IVRESSE SANS CONSÉQUENCES

Récemment, j'ai séjourné en plein bois, au Nord de St-Edouard, ce petit village paisible du comté de Lotbinière. J'étais l'invité de mon ami Dany, un gars qui vit… son mode de vie… la plupart du temps. Dany, un robin des bois par surcroît, jadis un " tripeux " de… substances, tripe dorénavant sur la nature à plein temps. C'est un filleul à moi, un protégé comme les appelle Sœur Jeanne-d'Arc de Roberval.

Nous avons passé 48 heures où nous avons vécu en tranches de 24 heures… à la fois il va s'en dire. La vraie vie en pleine nature dont nous avons pu apprécier les secrets et la grandeur. La nature immense, si intense par son silence… un immense cadeau du Divin à son humain, du Créateur à ses créatures.

Je résume le tout… nous avons sillonné les rivières en ski-doo. Galarneau de ses rayons adorés brillait par sa présence… il a su faire vaciller le mercure. Du froid intense nous sommes passées à une température plus chaleureuse.

A l'intérieur de notre " shack " de paix… pour nous chauffer… un vieux poêle Bélanger. L'ardeur de sa chaleur nous pratiquement suffoqués. Nous avons échangé sur tout, nous avons goûté le silence sans interférences! Nous avons bouffé sans candilabres en toute simplicité.

Le deuxième jour, l'ivresse m'a frappé de pleins fouets. L'après-midi la Vie a été très cruelle à notre égard. Durant près d'une heure, nous avons eu droit à une visite cédulée… de 11 chevreuils (oui il en manquait un pour la douzaine… dommage) en face de notre " shack "… c'est vrai tabern…! Ce n'est pas une histoire de chasseurs. Le hic, c'est que je suis devenu euphorique, un autre versant de l'ivresse mentale. Contrairement à d'autres espèces de l'ivresse… le ressentiment, l'apitoiement et le juge…ment étaient absents laissant place à l'émerveillement, l'engouement faces à ces félins gracieux.

André Bissonnette
13 mars 2009

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27 mars 2009  
Vol. 06 - No. 08

RENCONTRES FORTUITES

J'aime rencontrer les gens pour échanger, écouter, partager. Tant de personnes se sentent si seule dans une foule.

La fin de semaine dernière, je me suis rendu au salon du livre de Trois-Rivières. J'ai pu durant environ 5 heures (étirées sur vendredi, samedi et dimanche) échanger avec les gens et dédicacer quelques volumes. En passant, ce n'est pas toujours évident d'écrire une dédicace, face à des inconnus qui en viendront à me connaître… au travers mes écritures.

A moins d'être Martin Gray ou Melody Beattie, ce n'est pas dans un salon du livre qu'un auteur vend des livres à la tonne. Évidemment à chaque fois j'en dédicace, c'est bien correct ainsi et mon éditeur m'approuve et est content de ma présence chaque fois!

Chaque visiteurs a son budget… littéraire et ne peut acheter tous les livres qu'il voudrait s'offrir.

Outre de dédicacer mes volumes, il m'arrive de souhaiter l'abondance en signant… les signets de mes livres. Les gens adorent et aiment recevoir des souhaits d'abondance et d'amour…

Dans ces salons du livre, j'ai le droit privilégié de recevoir toutes sortes de confidences. Les gens perçoivent que je suis aussi gradué de l'Université de la souffrance… comme eux.

Plusieurs en profitent pour me demander des conseils… sur la rédaction de volumes. Il m'arrive parfois de reconnaître les même gens qui reviennent annuellement. Il est important d'oser se rendre au bout de nos rêves. Tant d'écrivains à en devenir… " lâchent " en route!

Parfois quelqu'un me dit : " J'ai lu ton premier livre, j'ai acheté celui-ci et je l'ai bien aimé… aussi ". Un dépendant affectif comme moi… se gave d'une telle nourriture.

Ou " ton livre m'aide, je le lis avant de m'endormir… au li t ". Tant mieux madame s'il vous endort… C'est un livre de chevet… Alors j'écris des livres somnifères… Si je peux aider des gens à s'endormir, à vaincre leur insomnie… je remercie la Vie!

J'aime ce bain de foule… quelquefois le bain est froid. La souffrance est parfois si lourde à porter. Il est important pour moi de " tiédir " ce bain, de le rendre plus chaud par mon écoute, mon ouverture d'esprit. Changer le noir en vert d'espoir.

André Bissonnette
27 mars 2009

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10 avril 2009  
Vol. 06 - No. 09

CELLULAIRE (BIS)

Il y a 2 ans vers la même date à peu près, j'avais involontairement noyé mon cellulaire… je l'avais imbibé d'eau. J'avais échappé l'affaire noire dans ma baignoire… Quelle triste affaire!

J'ai encore récidivé d'une autre manière cette fois j'ai égaré mon cellulaire entre Rivière du Loup et le Mont Ste-Anne où je demeure… Probablement qu'il est tombé par terre le cellulaire lorsque je me suis arrêté à la halte routière pour soulager un besoin prioritaire…

Pourquoi est-ce que je vous raconte tout cela? Il me sert à rien de s'en faire même pour un cellulaire noir égaré de façon involontaire.

M'en faire pour mon cellulaire qui est entré dans ma vie de façon volontaire à mon insu. Quel intrus! Auparavant, j'étais un homme libre… j'ai pris quelques années avant de devenir prisonnier de l'affaire noire. Je l'apporte partout pour ne pas rater de rendez-vous. Ne suis-je pas un peu fou? Je dépends d'une affaire noire pour régler mes affaires. C'est extraordinaire… parfois ça devient ordinaire quand on égare l'affaire noire.

Je crois désormais aux miracles. J'ai avisé la compagnie sur répondeur… de bloquer mon numéro sur le champ…! Un intrus ou un dépourvu aurait pu… joindre Paris pour vérifier le temps Parisien.

Lorsque j'ai noyé mon cellulaire… en 2007, la compagnie avait pris 10 jours avant de m'en fournir un identique, ce fut la panique. Elle en manquait et moi durant ce temps, j'étais en manque. 10 jours c'est long, 24 heures sans mon plus grand bonheur, quelle horreur! Je craignais encore de vivre un tel cauchemar.

J'ai téléphoné à la compagnie… incroyable, invraisemblable, l'on m'a répondu du premier coup sans que j'ai à passer par le numéro 1, le 2 à 5 numéros. Premier coup, on aurait dit " Mon Fido " en personne…

Croyez-le ou non… j'ai évité la fin du monde. J'allais " cueillir " un autre cellulaire 16 heures plus tard après l'avoir égaré dans le brouillard. Je suis définitivement certain… l'inquiétude ne mène jamais loin.

J'ai un nouveau cellulaire, je redeviens un esclave émérite. La vendeuse m'a vendu un étui pour ceinturer l'affaire noire. Je n'ai pu résister… elle était si belle.

André Bissonnette
10 avril 2009

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24 avril 2009  
Vol. 06 - No. 10

MÉNAGE ET REMUE-MÉNAGE

Ménage printanier, j'ai déjà élaboré là-dessous et je récidive encore cette année… N'est-il pas important de faire un bon " clean-up " chaque printemps? N'ai-je pas lu en quelques parts que les Québécois se glorifient du titre peu enviable de collectionneurs? Nous aimons amasser, ramasser, tasser, entasser au cas où… un jour ça pourrait servir. Nous sommes asservis à l'inquiétude du manque… en manque de sécurité nous préparant à toute éventualité au cas où…

Compulsifs invétérés dans les achats parfois… nous aimons nous procurer des tas de trucs nous préparant éventuellement à devenir notre propre tête de turc… Ne nous arrive-t-il pas d'acheter des bébelles indispensables pour notre confort et notre confortable… sécurité? Ces bébelles précieuses, nous prenons soin de les placer dans un endroit bien approprié… bien serré, bien emmitouflé. Nous en prenons tellement soin qu'elles deviendront introuvables au moment où nous en aurons besoin… au moment approprié, notre tendre sécurité sera ébranlée.

Cette année, je suis réellement décidé… je vide la garde-robe. Je fais un inventaire rapide de ma tenue vestimentaire… sans retenue. Regard furtif sans égard pour la belle chemise que je n'ai pas mise une seule fois au cour de la dernière année… Voilà mon critère très sévère… tu n'as plus ta place, tu prends trop d'espace. Tu feras le bonheur de quelqu'un d'autre ailleurs… Je suis bien décidé… cette année, je jette, je donne ou je garde… plus de mégardes même si j'ai tendance à être sur mes gardes au cas où… garde à vous!

En ce matin printanier, je voulais me motiver, me remémorer que ma sécurité n'est pas à l'extérieur, elle demeure toujours à l'intérieur. Je n'ai pas à la chercher, je la trouverais toujours là au fond de mon cœur, là où subsiste la paix intérieure.

André Bissonnette
24 avril 2009

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1er mai 2009  
Vol. 06 - No. 11

La foire Brayonne

J'adore me rendre chaque année participer au Salon du livre d'Edmundston. C'est la foire Brayonne qui foisonne! Les Brayon(nes) des vrais bonbons! Le rire se transforme toujours en délire. Les gens du Nouveau-Brunswick aiment s'amuser, savourer la Vie. Aucune constipation pour les Brayons en toutes raisons.

Cette année j'ai rencontré un tas de gens aussi différents dans la joie qu'indulgents dans l'adversité. Parlant d'indulgence, une dame a fait preuve de tolérance à mon égard. Elle a osé me parler de ses sentiments à l'égard de certaines gens. La dame en question m'apparaissait malgré tout de bonne humeur. J'aime parfois rire des gens qui évitent d'identifier… le ressentiment.

Je les sens ces gens, j'ai un sens aiguisé de ce côté… ayant moi-même vécu tellement de… ressentiment assez souvent. Je m'en permets encore des petits ressentiments tout mignons qui heureusement ne durent plus longtemps. Même pas un 24 heures… il y va de mon bonheur. La dame a acheté " De la Brume à la Lumière " et " Vivre l'Être ", 2 volumes ou je traite par hasard du ressentiment…

Lors du salon j'ai séjourné chez mes amis Guildo et Diane à St-Basile en banlieue d'Edmunston.

J'ai un secret à vous dévoiler… j'aimerais que cela demeure entre nous deux car je suis gêné de vous en parler.

Samedi soir à mon retour du Salon vers 9 heures (une heure plus tard dans les Maritimes,) j'ai eu le privilège de vivre, de subir un évènement… unique que je suis assuré, (cela je vous le promets) de ne plus jamais revivre.

  1. Guildo un amateur de country avait syntonisé la radio pour écouter des artistes locaux, internationaux… quel gros lot. Toutes les voix western du monde… m'ont pavé la voie de la patience, de la tolérance. Quand même, j'ai pu apprécier Johny Cash…
  2. En même temps, j'ai pu " visionner " le match des Glorieux en " silence " oui " y avait pas de voix " Guildo avait utilisé son droit.

Durant ce temps Diane se berçait dans la même chaise que son Guildo adoré. Parfois elle osait fredonner du country. Guildo lui avait enseigné à … apprivoiser le country. Maudite dépendance affective!

Chaque fois que je rencontre mon amie Diane, je ne suis pas sorti du bois. La preuve l'hiver dernier on a fait un feu sur le bord de la route pour faire cuire nos chiens chauds… ce n'était pas chaud et je n'étais pas chaud…! Faut le faire, les automobilistes ralentissaient et s'interrogeaient.

J'y retournerai encore cette année pour m'amuser avec mes amis pour taquiner la Vie et ses douces folies. Wow!

André Bissonnette
le 1er mai 2009

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15 mai 2009  
Vol. 06 - No. 12

Il m’arrive rarement de publier un texte écrit par quelqu’un d’autre… Comme je suis très actif (pas dans la consommation) ces temps-ci, j’ai décidé de « lézarder » cette semaine.

Suite au dernier intensif sur la dépendance affective quelqu’un a écrit un magnifique texte. Cette dame nous a livré ses impressions sur ce week-end émotif…

J’intitule ce texte de mon propre chef…

PARTONS LA MER EST BELLE

19 petits bateaux vont au gré de l’eau
19 petits bateaux ballotés sur les flots
Accompagnée par eux j’ai fait partie du voyage
Je croyais y trouver mon havre pour amarrer mes peurs, mes limitations, mes dépendances affectives, mes imperfections
J’y ai trouvé une route, un chenal pour me conduire vers les eaux plus calmes.

19 petits bateaux vont au gré de l’eau
19 petits bateaux ballotés sur les flots
Acceptée par eux j’ai fait partie du voyage
Ils m’ont écouté sans me condamner
Avec générosité ils m’ont entouré
Parmi eux je ne me suis pas sentie coupable.

19 petits bateaux vont au gré de l’eau
19 petits bateaux ballotés sur les flots
J’ai puisé le courage avec eux pour partir faire mon voyage
Je pars en confiance car j’ai acquis du bagage avec des outils pour ce voyage
Dépendances, imperfections, limitations me suivront toute ma vie, ça je l’ai compris
Mais des cadeaux m’ont été donnés
Acceptation, compréhension, abandon, tolérance.
Je chérirai ces présents
Au gré de l’eau, ballotée par les flots vers mon havre de paix.

Très sincèrement…
Merci à chacun et chacune d’entre vous!

Christianne XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX

André Bissonnette
le 15 mai 2009

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6 juin 2009  
Vol. 06 - No. 13

EN M’ÉPIVARDANT

Salut la gang!
En écrivant ces mots… je retourne évidemment dans le passé… l’été 2008, sur les plaines. Je revois Sir Paul, la foule euphorique, c’était magnifique simplement électrique! Paul McCartney, quelle gentillesse, quelle délicatesse!
Quel fabuleux «Jab…quatre ».

Tu parles d’une introduction ce matin.
Il m’arrive parfois de retourner dans le passé… je me laisse nourrir durant quelques instants de doux souvenirs…! Je sais cependant qu’il est important pour moi de ne pas rêvasser toute la journée car je passerais à côté de la plus importante journée… aujourd’hui.
Je me rappelle qu’hier et demain sont des inventions de l’humain, le Divin lui demeure toujours dans son aujourd’hui crée par Lui.

Tu parles d’une introduction!
Je crois que le printemps sème en moi une panoplie de pensée euphorique. C’est beaucoup mieux que d’emmagasiner des pensées catastrophiques.

Il est 5 h 30 du matin en ce 28 mai 2009, j’ai ouvert la porte qui donne accès à mon patio et aux oiseaux. Les corneilles sont au rendez-vous, quelles merveilles, gare à vous si vous « stridés » trop fort les noises. Il y a quelques jours, j’ai osé planter mes fleurs, j’ai osé défier le gel. C’est vrai que je connais ça moi, le gel et le dégel. Dans le temps je me gelais, c’était agréable pour quelques temps mais chaque fois le dégel était larmoyant.+
Paniquant et très décevant. Les fleurs ont survécus sans heurts, sans pleurs pour mon grand bonheur. Sûrement la « bon’heur » pour le bonheur!

Tu parles d’une introduction!
J’ai l’impression d’avoir lézarder cette semaine et pourtant j’ai « bouké » quelques conférences, mes fins de semaine intensives (intensifs) et les salons du livre. Est-ce que ça vous arrive vous autres d’avoir l’impression de ne rien faire?
Cette semaine, je me suis laissé aller dans la facilité. J’ai laissé Dieu œuvrer à ma place, à mes côtés… Il s’en est bien tiré!

J’ai agi aisément… et Lui a fait le reste à son incomparable manière. Dans notre jargon on appelle ça le lâcher prise « sans emprise ».

Tu parles d’une introduction…

André Bissonnette
le 6 juin 2009

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15 mai 2009  
Vol. 06 - No. 14

ECHOS DE SALONS

Chaque année, je participe à 6 salons du livre.

Au printemps, Trois-Rivières, Edmunston et Québec m’accueillent. A l’automne, je suis présent au salon du livre du Saguenay Lac St-Jean, de Rimouski et je termine le tout à Montréal.
Je rencontre beaucoup de gens… je nourris à satiété mes caresses affectives!

Quelques rencontres intéressantes.

… J’ai croisé Denis qui m’a entretenu de son site « GRANDIR ». J’aurai l’occasion de vous en reparler ultérieurement. Un coup d’œil furtif sur internet m’a permis de me réjouir de cette belle créativité.

… J’ai rencontré une dame qui venait de terminer une convalescence au Centre de jour sur la Rive-Sud. Nous avons échangé sur sa grande colère. Oh ressentiment quand tu nous tiens, nous retiens et … revient.

… Une autre dame de la région de Lotbinière était tentée de se procurer mes volumes. Elle venait de perdre son emploi et malgré tout son moral était au beau fixe. Je lui ai mentionné qu’elle pourrait me lire dans les bibliothèques tout en lui souhaitant bon courage et ténacité.

Derrière chaque évènement, il y a une création.
Ce n’est que plus tard, quand l’adversité nous a quitté que nous réalisons vers quoi l’Univers désirait nous attirer. Le meilleur est à venir… malgré le pire qui parfois s’empire.

… Un toxicomane connu jadis dans le rétablissement, m’a avoué qu’il était retourné aux portes de l’enfer… au bout de 12 années d’abstinence. Il m’a avoué très humblement qu’il jugeait amèrement les gens du mouvement. Jugement quand tu nous étreins… revient et nous retient.
Je lui souhaite de retrouver un coin de paradis.

… J’ai conversé avec Lucie Deauville directrice générale de la revue Vivre, le magazine international qui traite de santé, de mieux-être et de spiritualité. J’aurai d’ailleurs l’immense plaisir d’écrire dans ce beau mensuel à compter de septembre.

… J’ai fait d’autres intéressantes rencontres. J’ai eu le privilège de connaître brièvement l’animatrice Christine Michaud de Salut Bonjour et du FM 91,9. J’ai pu constater qu’elle ne passe pas incognito avec son très beau sourire. Une belle joie de vivre l’habite.

André Bissonnette
le 29 mai 2009

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6 juin 2009  
Vol. 06 - No. 15

Le doc du Lac

Récemment, nous fêtions le 80ième anniversaire de notre directeur général, le docteur Ildebert Huard. Lors de l’étape du jubilais, j’ai affirmé que le doc à 2 fois 25 ans. N’est-il pas beaucoup plus jeune que ces vieillards de 30 ans, désabusés, déconnectés avec la réalité, n’osant plus rêver?

J’ai connu le doc en 84. A prime abord, je l’ai jugé… quel énergumène! Plus tard, j’ai réalisé que j’avais commis toute une erreur… le docteur était un vrai phénomène!

En 1986, cet altruiste émérite a fondé la Villa Ignatia sur les rives du Lac St-Charles, près de Québec. Je me sens privilégié d’œuvrer dans le plus beau centre de thérapie de la province.

René Levesque un autre gaspésien, le docteur Huard et Régis Labeaume ont un trait en commun, ils ne sont pas grands de nature!

Pour compenser leurs petites statures, le Créateur dans sa grande justice, leur a donné un très grand cœur…

Au-delà de 10 000 patients ont franchis la Villa. Ces toxicomanes qui sombraient dans l’enfer des drogues ont pu retrouver pour la plupart le chemin de la sobriété en toute dignité.
Le doc est un ergomane… il a la manie du travail. Depuis 25 ans il est à la Villa à 6 heures du matin, il anime chaque jour le 24 heures, il quitte vers 11 heures pour revenir vers 16 heures.

Après le souper il récidive… en venant séjourner… en soirée.
Le doc a une mission, aider, sauver les toxicomanes et il s’y prend de toutes les manières.

Sur le site, nous avons un lien avec le Passage qui vient en aide aux proches des dépendants. L’autre lien est la maison Odyssée pour l’aide aux joueurs.

J’avais oublié le lien… avec le centre pour toxicomanes où j’œuvre. Quelle bourde!

www.villaignatia.com

André Bissonnette
le 6 juin 2009

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26 juin 2009  
Vol. 06 - No. 16

L’ARE DE VIVRE

Quelques lecteurs, je présume, ont déjà trouvé l’erreur. Et si de toute cœur, je vous mentionnais qu’il n’y a pas d’erreur, vous présumeriez sans doute que je suis dans l’erreur… Ce que je suis certain, c’est que je ne suis pas une erreur ou une horreur car le Divin ne fait jamais d’erreur…
Allez subtils lecteurs, vous croyez encore que je suis dans l’erreur? J’ai le goût de vous accuser de plein gré… vous vous êtes trompé. La vraie vérité… c’est que le titre n’est pas… l’ART DE VIVRE… mais bel et bien l’ARE DE VIVRE. Gardons ça simple… et appelons ça… « VIVRE l’ARE ».


Arrêter
Regarder
Ecouter

Arrêter

Quelques fois la vie va vite et je ne prends pas toujours le temps de m’arrêter. N’est-il pas important de respirer sans constamment aspirer?
Qui d’entre nous n’a jamais en voyage… traverser un village sans s’en apercevoir? Quelques fois même un membre de la force constabulaire vous l’a subtilement rappelé… sans faire amende honorable pour sa perspicacité, sa vivacité. Cet intrus nous a donné droit à une amende à être remboursée ultérieurement.
S’Arrêter pour saluer, souhaiter une bonne journée, pour sourire à celui qui ne sait plus comment y parvenir. La vie va vite prenons le temps de nous arrêter pour regarder.

Regarder

Prenons-nous le temps de regarder?
Observons le caractère enjoué et joyeux d’un chien. Avant de se laisser flatter… il branle et chambranle la queue de tous côtés, nous accordant un véritable OK…! L’amour inconditionnel de cet être de race canine contraste énormément avec l’état intérieur de son maître de race humaine. Le chien est joyeux, heureux tandis que l’autre est peureux, semble malheureux… le proprio ne semble que ne voir que du noir, ne trouver absolument rien de beau. Le canin… vit au quotidien… son moment présent tandis que l’humain, le supposé maître oublie son « ici maintenant ».
Tout dans la nature mérite… d’être regardé. L’animal, l’arbre, la plaine, la montagne, l’eau, le ruisseau, la fleur n’ont-il pas été crées spécialement pour notre bonheur. Regarder pour apprécier, remercier l’incomparable Créateur. Prenons le temps de nous arrêter pour regarder, pour oser écouter!

Écouter

Écouter l’autre en s’arrêtant, en le regardant dans les yeux… le miroir de l’âme parait-il. Oser écouter l’autre sans juger, sans comparer. N’est-il pas l’être le plus important dans le moment présent?
Écoutons les sons de la nature… le froissement, le bruissement des feuilles au vent… les gouttes de pluie qui tombent en cadence nous invitant à la romance, le tonnerre nous remémorant nos douces colères, le chant des oiseaux à l’aurore, les tourterelles tristes qui malgré elles… nous incitent à la gaieté, les geais bleus qui étalent leur beauté dans toutes leur splendeur, quel bonheur!
Écoutons… laissons-nous aller… donnons-nous complètement à l’écoute.

ARRÊTONS, REGARDONS, ÉCOUTONS, c’est l’art de demeurer dans l’instant présent, l’Ici maintenant, l’unique réalité dans sa splendide beauté. L’instant qui passe sans repasser… m’appartient si j’y tiens. A moi d’y goûter.

André Bissonnette
le 26 juin 2009

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13 juillet 2009  
Vol. 06 - No. 17

En m’épivardant, en lézardant.

Je viens de terminer mon bilan mensuel de juin 2009. Ce fut un excellent mois. J’aime toujours à la fin du mois regarder où j’en suis… avec la Vie. Je scrute mes accomplissements… ce que j’aurais pu accomplir. Pas question cependant de vivre de la culpabilité.
Je suis un adepte de l’action, c’est ce que suggère le mode de vie des 12 étapes.

En juin, j’ai établi la cédule (tu parles d’un vocabulaire, je me le pardonne c’est l’été et je me laisse aller…) toujours au même endroit, toujours au même prix. Je serais entouré de la même équipe, dynamique pour ne pas écrire dynamite… par moment. Alors surveillez le site très bientôt vous aurez les dates quand je me mettrai à date… N’est-il pas important d’éviter de me battre? Me battre c’est le contraire du lâcher prise. Amour et acceptation valent beaucoup mieux que peur et combat, n’est-ce pas?
J’accepte donc de lézarder en ce début d’été.

Étant un golfeur émérite, je joue aux alentour de 120, je vous invite à la journée de gratitude du centre pour toxicomanes. La Villa Ignatia où j’œuvre. Pour les gens qui désirent s’amuser et remercier la Vie, je vous convie pour le 11 août 2009… quelle prémisse, quel délice en ce jour amusant à venir.
Pour de plus amples informations, vous pouvez rejoindre Hughes Piel au 418-657-4086.

Je le fais rarement dans mes chroniques, je salue Denise Pelletier de Fermont ou de Ste-Anne des Monts. Denise est une « cartes maniaques »… elle adore expédier de belles cartes à ses amis. Ces cartes sont bien choisies avec minutie tout comme ses amis… Au moment de lire ces lignes, elle aura reçu une carte de moi… cette fois.
Je veux souhaiter un bel été à elle et à Laurier, son compagnon de vie depuis 25 ans minimum. Heureux de connaître une femme si généreuse qui apprécie les talents reçus du Divin et les partages avec autrui.

J’écris cette chronique sur le bord de la piscine, je prends un bain de midi et non de minuit. Je trouve la vie cruelle et démentielle pour moi.
Merci quand même mon Dieu.

André Bissonnette
le 13 juillet 2009

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24 juillet 2009  
Vol. 06 - No. 18

TENDRE…MENT!

Combien de mots se terminent par un « ment »? La plupart de ces mots, de ces adverbes sont porteurs, transporteurs d’un message mensonges, trompeur… assuré…ment.

J’ai le goût de vous partager quelques subtils réflexions honnête… ment pour aujourd’hui seule…ment en gang volontaire…ment.

Le GOUVERNE…MENT

Celle-ci je l’emprunte à mon ami l’auteur André Harvey.

Tout d’abord, je me tiens loin de la politique. Je n’ai pas de temps à perdre dans les débats, les combats… d’idéologies.

Quelques fois le gouverne…ment nous en passe des petites solides. De belles promesses qui ressemblent beaucoup à nos authentiques promesses du temps de notre consommation.

Félix le grand, raconte une belle vérité dans une de ses chansons… « La veille des élections il t’appelle fiston, le lendemain des élections, il ne se souvient pas de ton nom ».

Je crois que le gouverne…ment…ment!

L’APITOIE…MENT

Quand pense Larousse? « Fait de s’apitoyer, d’être touché de pitié ».

Je me mens… subtil…ment.

Chaque fois que j’ouvre la porte aux drames, que je me verse dans les larmes, j’oublie l’abondance que la Vie déferle sur moi quotidienne…ment.

Je capitalise sur mes manques… en m’épanchant sur les mensonges de mon mental menteur…!

La gratitude me ramène vite au niveau du cœur…!

Le RESSENTI…MENT!

Une définition s’impose… je vous propose : Le fait de se souvenir avec animosité des mots des torts que l’on a subi comme si on les « sentait encore » WOW!

Une libération de la colère s’impose…

Je propose… une amorce vers le pardon.

Je me mens là aussi subtile…ment. Dans le fond c’et à moi que j’en veux, c’est à moi que je dois… pardonner.

Une belle phrase qui ne ment…pas. « Les fleurs vont jusqu’à parfumer la main qui les a écrasées »
Vladimir Ghika

Le JUGE…MENT

Emprunté aussi à l’autre André. Je me mens… encore. En jugeant l’autre… c’est à moi que je mens. C’est moi que je juge dans le fond.

Quel effet de miroir fracassant!

J’avais le goût de m’amuser… avec certaines vérités. Sérieuse…ment.

André Bissonnette
le 24 juillet 2009

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15 août 2009  
Vol. 06 - No. 19

EN M’ÉPIVARDANT

J’aime le matin très tôt me promener dans les rues désertes… de trafic et de trafiquants… Cette semaine, j’étais en visite à Charlesbourg, dans le très beau quartier du Trait Carré. Je me suis gavé de joies pures et simples qui me coûtent pas chères, qui valent cependant chères…!

J’ai osé « écornifler » les terrasses et les terrains en écoutant le doux son mélodieux et odieux des honorables corneilles.

Je me suis laissé prendre… envoûté par la beauté des fleurs, j’ai osé sniffer leurs ravissantes odeurs. Les gens aiment décorer leurs alentours… c’est un Noël perpétuel de fleurs et de plantes ici dans le Trait Carré et je me suis laissé « enfleurdelyser »…!

Rire la Vie, ma Vie!

Mon fils Éric et moi sommes allés avec une amie à l’Ile aux Coudres. Là aussi je fus admis au paradis… terrestre! Que c’est envoûtant l’Ile par beau temps évidemment!

Nous avions préparé notre pique-nique sur le bord de la mer. C’était la marée haute avec de beaux moutons blancs comme je les aime. Il y avait aussi de beaux grands hérons qui s’étiraient nonobstant la présence de ces moutons blancs.

Notre amis Lisa souriait à la Vie, elle riait sa Vie. Elle s’émerveillait devant un spectacle si beau. Elle humait la mer, la Vie à pleins poumons. Le bonheur inondait son cœur!

C’est beau la mer. J’adore la mer, j’aime l’eau davantage depuis que je suis… à l’eau. J’ai moins peur désormais de me mouiller… dans de drôles d’affaires.

Lisa c’est l’enfant qui découvre un paysage pour la première fois et qui voudrait que celui-ci s’éternise à perte d’horizon… sans raison.

Voyez-vous Lisa vit intensément le moment présent, elle y goûte vraiment. A 25 ans elle mordait dans la vie. Tout à coup la vie lui a montré ses morsures. Depuis maintenant 25 ans à l’aube de la cinquantaine Lisa vit avec la maladie de la sclérose en plaques. Elle ne marchera plus. Mon fils et moi l’avons soutenue pour qu’elle marche quelques pieds… quelques pas… pour admirer la Vie!

Lisa est toujours de bonne humeur, elle rit sa Vie de bon cœur, c’est un authentique Être de cœur.

André Bissonnette
le 15 août 2009

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4 septembre 2009  
Vol. 06 - No. 20

DE BELLES VACANCE

Qu’y a t il de plus agréable que de prendre des vacances sans au préalable prévenir le boss…! Le patron dont je fais mention, n’est pas mon directeur, le docteur. Si c’était lui, je l’entendrais encore vociférer car quelquefois il a une voix qui porte, qui transporte… une voix de stentor, de ténor… qui tonifie dans les corridors.

Le patron dont je fais mention ici, c’est mon web-master, celui qui s’occupe du site « Quand la drogue n’est plus un jeu » Frank, c’est un grand virtuose… ne créé-t-il pas des chefs d’œuvres de semaine en semaine? Je suis très fier de rédiger ma chronique chaque semaine et cela depuis maintenant 5 ans ce mois-ci. Je n’ai pas eu le plaisir de rencontrer encore Frank. Par contre s’il lit cette chronique, j’aimerais qu’il me donne ses coordonnés téléphoniques. J’ai égaré son numéros de téléphone durant les vacances…!

En débutant cette nouvelle année d’écriture, je prends la résolution de rédiger ma chronique chaque semaine.

J’ai le goût de partager avec vous chaque mois le mode de vie des étapes. J’ai déjà écrit il y a 3 ans sur les étapes. J’ai dû cheminer quelques peu depuis ce temps. Ma façon de voir, de vivre les étapes, évolue d’années en années. Nous n’avons jamais terminé de découvrir les immenses trésors de simplicité de notre mode de vie. La simplicité est l’une des fines fleurs de la spiritualité.

J’ai aussi le goût de vous présenter des gens ordinaires qui vivent des choses extraordinaires. Cette citation apparaissant sur les languettes des Peter Jackson autrefois. Aujourd’hui on a droit à des foies calcinées… pour prévenir le cancer. C’était moins lugubre dans le temps.

J’écris ces lignes à Pointe du Lac en Mauricie où je séjourne chez Daniel et Annabelle. Dimanche dernier, j’avais l’occasion de présenter un jeton de 17 ans à Annabelle… 17 ans de sobriété WOW! Annabelle une mère extraordinaire… une mère du tonnerre. Oui ça tonne chez elle… 4 enfants de 5 à 18 ans… ça bouge.

André Bissonnette
le 4 septembre 2009

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18 septembre 2009  
Vol. 06 - No. 21

DEPENDANCE

Dépendance à une personne,
À une substance, à une compulsion,
Quel enchaînement!

Je dépends de l’autre,
Soit toute ma vie est axée sur le bonheur de l’autre,
Soit l’autre est l’axe de mon propre bonheur ou malheur.
J’aspire à l’autre, je respire pour l’autre,
Je vibre à l’autre.

Je laisse l’autre admirer ma vie par sa vie,
Transgressant mes propres valeurs
Pour établir son propre bonheur.

Je dépends d’une substance,
J’organise toute ma vie en conséquence,
Piétinant mes propres valeurs
En croyant m’assurer le bonheur.

Absorption, ingestion, indigestion, dépression,
Tout est bon pour gérer mes émotions.

Je dépends d’une compulsion,
Je joue ma vie pour gagner,
J’achète pour combler le vide,
Je m’empiffre en mangeant mes émotions
Je boucane pour évaporer le stress,
Je crains de vivre mes émotions sans artifices.

…Dépendance à une personne

Je crois que je suis responsable du bonheur de l’autre ou peut-être de son malheur. Pour qui je me prends? Quelle responsabilité injustifiée… insensée!

Étant dépendant affectif, j’ai longtemps cru que j’étais responsable des humeurs changeantes de l’autre, de ses états d’âme variant d’une émotion à l’autre. Lorsque j’y pense… que d’énergie gaspillée et surtout quelle orgueilleuse prétention. Être aux commandes pour réaliser le bonheur de quelqu’un d’autre, n’est-ce pas une subtile forme de contrôle?

Vouloir absolument rendre l’autre heureux… nous amène a oublier notre propre existence, nous existons pour l’autre. Wow… comme c’est beau, quelle idylle, quel idéal, c’est génial. L’autre est dans un « high » je suis « high » l’autre pique en bas… je prends une « drop ». Je symbiose avec l’autre… Essayons de trouver notre propre équilibre. Soyons tout d’abord heureux avec nous-même et l’autre en bénéficiera par ricochet.

… Dépendance à une substance

Mon bonheur dépend du gel de mes émotions. Quelle illusion! Endormir ce que je suis, ce que je vis par peur de voir la vie. Le réveil sera éventuellement brutal. Que la substance utilisée se prénomme « gin », « cocaïne », « amphétamines », un jour je franchirai la barre de tolérance. L’irréversible me rejoindra, j’aurai droit à une belle descente aux enfers, taboire…!

… Dépendance au jeu

Je dépends du jeux de hasards, je défie la chance. Je crois rehausser mon estime personnelle en gagnant. Je prends une débarque en perdant… dans tous les domaines avec le temps. J’ai espoir de me refaire après avoir traversé une période de pertes noires… rien à faire! Je vais chercher de l’aide et je deviens un éventuel gagnant au jeu… de la Vie. Fini le pari avec ma propre vie.

Je suis un dépendant qui vit, parfois survit dans un monde de dépendance… qui cherche à maquiller sa douleur pour combler un grand vide intérieur.


… À suivre

André Bissonnette
le 18 septembre 2009

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2 Octobre 2009  
Vol. 06 - No. 22

DEPENDANCE (SUITE)

Poursuivons avec…

… DÉPENDANCE AUX ACHATS

J’achète pour combler le grand vide qui m’habite. Je me rappelle d’une certaine époque dans les années 80 où le rose pour les mâles émergeait des eaux troubles des couleurs… Je « rossisais » de plaisirs. Le rose est ma couleur favorite, j’ai même peint ma maison couleur « fuchsia ». J’avais alors acheté plusieurs chemises roses… car elles étaient à rabais et vue ma grande insécurité, j’avais peur d’en manquer!

Acheter pour combler… acheter des tas de trucs qui se payaient ma tête de turc. Des tas de babioles qui venaient combler mon vide et remplir mon espace. Cette semaine, j’ai rencontré un vrai consommateur « abuseur »… de toutes sortes de douceur. Cet ami, dont je cacherai l’identité, a acheté 18 livres de beurre (sic) en spécial. Le bonheur passe par le beurre…!

…DÉPENDANCE À LA BOUFFE

C’est un délicieux plaisir de manger. Certaines gens proclament même que c’est leur seul plaisir. Alors allons-y bouffon mes émotions. La société a inventé des heures de repas… des repas en ligne, parfois durs pour la ligne.

Il faut déjeuner, il paraît que c’est le repas le plus important. Si en arrivant au travail, je vis des émotions… désagréables peut-être qu’une collation serait agréable pour changer mon atmosphère… intérieur!

Qui a inventé des heures fixes de repas, les journées de congé? L’humain pourrait manger lorsqu’il a faim non?

Le meilleur régime n’est-il pas de vivre mes émotions au lieu de les manger!

Oui, manger est un plaisir en abuser amènera un déplaisir… le désir de maigrir.

André Bissonnette
le 2 Octobre 2009

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10 Octobre 2009  
Vol. 06 - No. 23

LES GROUPES D’ENTRAIDE

Est-ce que je dois assister aux rencontres pour le restant de ma vie? Voilà la question que l’on me pose le plus souvent… et la question que je me suis moi-même posée à ma première rencontre en Août 1975.

Le reste de ma vie…, bien sûr puisque la vie c’est aujourd’hui… n’est-ce pas ? Un pas à la fois… un jour à la fois et le tour est joué… ce n’est pas compliqué… encore n’est-ce pas?

A mes débuts, je me souviens d’un conférencier. Je le prénomme François pour les besoins de la cause, pour respecter scrupuleusement son anonymat. Cet homme d’affaire, bien mis, bien dans sa peau, toujours de bonne humeur des plus accueillant… m’avait fasciné par ses propos. Il m’avait donné le goût de revenir. François était un attrait après avoir été un agrès… comme moi j’imagine.

Cet homme avait bien évalué ses possibilités et surtout ses priorités… Il misait en premier lieu sur sa sobriété (n’est-ce pas l’ultime priorité). Deuxièmement sa famille prenait toute la place et en troisième lieu son travail… Je répète… car le partage de cet homme m’a fortement influencé puisque sa philosophie n’était pas compliquée pour un « cérébral » comme moi (dans le temps) si compliqué…!

1) Sobriété 2) Famille 3) Travail

Sans sobriété, je suis « out » comme on dit… je perds ma famille et au travail la réussite… s’effrite. Quelle belle leçon d’humilité et de simplicité!

Depuis ce temps, j’assiste aux réunions anonymes car cela m’aide à demeurer sobre dans ma vie, l’ultime priorité dans ma vie sans cela c’est la « déconfite » en « bibitte » pour la rime!

Pourquoi je fais des réunions? Tout d’abord pour mon bien être personnel. C’est ma piqûre! Tout comme le diabétique qui se pique…! Alcoolique, diabétique, pas de panique tiens, ça rime. Je soigne ma maladie, je tends vers l’équilibre. C’est un programme de toute une vie… c’est ma vie et la Vie c’est aujourd’hui n’est-ce pas?

C’est mon gaz pour aujourd’hui… pour poursuivre ma route. Je ne dois pas oublier… que je peux devenir encore… « gazé »!

Je carbure… sans sinécure!

À suivre

André Bissonnette
le 10 Octobre 2009

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10 Octobre 2009  
Vol. 06 - No. 24

LES GROUPES D’ENTRAIDE (SUITE)

Mon confident (parrain) célèbrera bientôt son 35ième anniversaire d’abstinence, je pourrais écrire sans me tromper de sobriété. Il a renoué avec le bonheur depuis sa dernière consommation à l’âge de 25 ans. C’est un homme serein qui « carbure » aux « meeting » régulièrement.

Un autre exemple de rétablissement… une amie thérapeute, constamment dans le mode de vie de par son travail… continue son œuvre en assistant encore à des réunions de façon régulière. Elle occille vers sa 15ième année de sobriété. Une belle paix intérieure l’habite. Je pourrais poursuivre…

Allons maintenant regarder l’autre versant de la montagne puisque pour plusieurs « faire » des réunions semble montagneux.

2 ans passés, j’ai perdu une très grande amie. Celle-ci au bout de 16 ans de sobriété… a décidé… de retourner consommer. Malheureusement, l’insidieuse maladie l’a terrassée une dernière fois. La cirrhose du foie a finalement eu raison de sa foi en la… reconsommation.

La maladie est sournoise!

Suite à une relation affective infructueuse, une très grande amie a décidé… de retourner… consommer. Après 20 ans de sobriété d’une rare qualité, à cause d’un autre être humain… habitée d’un désir intolérable… une obsession intenable… elle a choisi l’impensable! 2 ans plus tard après d’atroces souffrances, 3 tentatives de suicide ratées… elle a trépassée. La maladie est insidieuse!

Michel 51 ans a vus sa vie écourtée de façon abrupte. Il avait en horreur les réunions anonymes, ce fut son grand malheur. On ne se bat pas avec l’alcool. La maladie est rusée.

Voilà pourquoi je suis toujours partout… « willing » à faire du « meeting ».

André Bissonnette
le 23 Octobre 2009

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6 Novembre 2009  
Vol. 06 - No. 25

LES GROUPES D’ENTRAIDE (SUITE)

Mon confident (parrain) célèbrera bientôt son 35ième anniversaire d’abstinence, je pourrais écrire sans me tromper de sobriété. Il a renoué avec le bonheur depuis sa dernière consommation à l’âge de 25 ans. C’est un homme serein qui « carbure » aux « meeting » régulièrement.

Un autre exemple de rétablissement… une amie thérapeute, constamment dans le mode de vie de par son travail… continue son œuvre en assistant encore à des réunions de façon régulière. Elle occille vers sa 15ième année de sobriété. Une belle paix intérieure l’habite. Je pourrais poursuivre…

Allons maintenant regarder l’autre versant de la montagne puisque pour plusieurs « faire » des réunions semble montagneux.

2 ans passés, j’ai perdu une très grande amie. Celle-ci au bout de 16 ans de sobriété… a décidé… de retourner consommer. Malheureusement, l’insidieuse maladie l’a terrassée une dernière fois. La cirrhose du foie a finalement eu raison de sa foi en la… reconsommation.

La maladie est sournoise!

Suite à une relation affective infructueuse, une très grande amie a décidé… de retourner… consommer. Après 20 ans de sobriété d’une rare qualité, à cause d’un autre être humain… habitée d’un désir intolérable… une obsession intenable… elle a choisi l’impensable! 2 ans plus tard après d’atroces souffrances, 3 tentatives de suicide ratées… elle a trépassée. La maladie est insidieuse!

Michel 51 ans a vus sa vie écourtée de façon abrupte. Il avait en horreur les réunions anonymes, ce fut son grand malheur. On ne se bat pas avec l’alcool. La maladie est rusée.

Voilà pourquoi je suis toujours partout… « willing » à faire du « meeting ».

André Bissonnette
le 6 Novembre 2009

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20 Novembre 2009  
Vol. 06 - No. 26

ORDI

Je me suis procuré un ordi… Il n’y a rien d’inouï… seulement que je suis un anti-ordi, sapristi! J’ai enfin concrétisé un rêve, j’ai réalisé… une résolution prise le 2 janvier 2007.

Je vous l’ai déjà mentionné… les résolutions du nouvel an, s’évapore dans la nuit des temps… quelques nuits même avant le 6 janvier…!

Tout comme l’achat de l’affaire noire que j’appelle dorénavant affectueusement… mon cellulaire, il m’a fallu plusieurs années pour me décider. Avant l’ère du cellulaire… je réglais passablement bien mes affaires… je me tirais bien d’affaires… calvert! C’est pas drôle l’esclavage. Moi qui transmettait constamment un virus… au slogan : « Tout l’monde le fait… fais le donc ». Voilà une autre dépendance à rajouter à mon panache… que je suis accro.

Je n’ai pu résister… à l’achat de mon ordi. Ce qu’il y a de stupéfiant… sans jeu de mot… c’est que je crains d’aimer cet extraordinaire affaire! Je n’oublies pas que très tôt dans mon enfance… je trouvais que ça puait la bière… et le hic m’habituant à la senteur, je suis devenu alco, accro. Par la suite, j’ai aimé la senteur, le goût et le feeling. Alors je suis sur la défensive… un peu comme les « glorieux » la Sainte Flanelle au centre Belle. Quelle belle affaire!

Eh! dépendance quand tu nous tiens nous retiens. Mon Dieu d’amour délivres-moi de la Cyberdépendance. Amen!

André Bissonnette
le 20 Novembre 2009

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4 Décembre 2009  
Vol. 06 - No. 27

EN VERDURANT…

Je suis allé à mon dépanneur… favori. Je me suis acheté un café… la caissière m’a rendu « vert » de colère. C’est ma nouvelle expression. Paraît que la colère passe mieux ainsi. J’ai décidé de passer au vert… j’étais de tra-vers avec l’expression « rouge de colère ».

La caissière m’a demandé avec son habituel questionnaire!

Avez-vous mis de l’essence… Non, j’ai l’habitude… habituellement de ne pas voler (sic) je suis désormais honnête (sic).

Avez-vous la carte du Club Automobile?... Non, (André prends une respiration profonde et lente) madame répondis-je.

Avez-vous votre carde de café… la semaine prochaine votre café sera gratuit… Tiens un 5 à 7 matinal. Que je suis veinard!

Un super Max… avec ça, le gros lot est de 20 millions cette semaine. Je sais que j’ai une chance sur 20 millions de gagner… Là elle m’a rendu vert de … colère. Je sais bien que Loto Québec a éliminé la super 7 pour la remplacer par la loto max… en augmentant simplement le prix. Un autre stratège gouvernemental qui m’a fait perdre le gouvernail et attraper le vert… cal… vert… colère quand tu me tiens!

Essayes surtout pas de me vendre une « Bud »… je ne bois plus de la bière… l’alcool me rend fou… de colère, je verrais rouge…!
Un peu plus tard durant la même journée, je m’en vais à mon super marché. En arrivant pour payer, la caissière me demande 5 cents pour le crisse… de sac vert. Encore une fois, au nom du vert… ça m’a mis en calvert.

Pour sauver la planète… on a tourné au vert… c’est payant aussi le vert. Qui a dit que l’argent n’a pas de senteur… de couleur?

Donc en ce jour, j’ai troqué mon rouge de colère pour le vert somnifère… quelqu’un en quelque part nous endort…

Je ne suis pas en colère… j’avais le goût de m’amuser. Je suis né comme vous tous… dans un monde fou… fou… et j’y contribue par ma douce folie. Soyons verts de colère, nous éviterons aussi la constipation…!

André Bissonnette
le 4 Décembre 2009

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4 Décembre 2009  
Vol. 06 - No. 28

A toi S I D A

J’adresse cette lettre à mon plus fidèle compagnon depuis 16 ans.

Lorsque tu es entré dans ma vie, tu y es entré comme un voleur, sur le bout des pieds sans même que je m’en aperçoive. Je dis comme un voleur car depuis ce temps tu me voles, tu as besoin de moi.

Depuis ta présence, ma vie a complètement changé. Tu prends ma santé petit à petit, sournoisement pour te reproduire, tu me voles mes cellules et tout au long de ta sournoise quête de mes cellules. Tu as enfin atteint ton but… tu m’as volé mon système immunitaire.

Comme si ce n’était pas assez, ta présence a fait en sorte de faire envoler mes rêves, mes ambitions et à perdre mes buts.

Lorsque mon entourage a su que je t’avais comme compagnon, j’ai vécu beaucoup de rejet, de honte, de jugement et de peine. Je me suis donc mis à te détester et à me détester.
Ta présence m’a fait perdre des amis, des membres de ma famille.

Plus tard j’ai du faire en sorte de te contrôler car tu étais sur le point de me faire mourir. Ton travail était tellement bien planifié que j’ai dû avoir recours à de l’aide extérieure pour te ralentir. Mais tu es tenace. Je t’attaquais avec de l’aide extérieure et tu mutais. Je ne savais plus comment faire pour te stopper.

J’ai donc voulu te tuer et la seule façon de te tuer était de me tuer. Ce n’est pas parce que je n’ai pas essayé. Mais j’avais en moi quelques chose de plus fort que toi… L’ESPOIR

Puisque je ne pouvais pas me défaire de toi, j’ai essayé de voir s’il y avait de bons côtés de t’avoir comme compagnon. Au début, je n’en ai trouvé aucuns. Mais pour ma survie, je devais en trouver.

Nonobstant tout le mal que tu me fais subir, j’ai réussi à voir du positif en ta compagnie.

Ta présence a fait changer ma perception des choses, des gens et des évènements.
J’ai appris à être humain.
J’ai appris à ne pas condamner mon prochain.
J’ai même appris à écouter le silence.
A travers ce que tu me faisais subir, j’ai appris à contempler.
Je suis devenu moins superficiel.
J’ai appris l’humilité en y laissant de côté mon orgueil.
A travers ma souffrance, j’ai pu me remettre à rêver.
Je connais maintenant la valeur d’un sourire.

J’ai même réussi à accepter que tu seras mon compagnon jusqu’à la fin de mes jours.

Jamais je te remercierai assez d’être mon compagnon. Mais grâce à toi, je me suis permis de grandir.

L’ironie dans notre vie à nous c’est que tu as besoin de moi pour vivre mais pas moi.
Grâce à toi sur ma prière tombale il y aura d’écrit : C’était un homme bon.

J’ai appris aussi à être généreux sous une autre forme que je connaissais. Généreux de ce que je suis. Généreux de mes expériences. J’ai appris ou plutôt, je commence à devenir un homme.

C’est fou de constater que tu m’as donné autant de belles choses!

Nous irons ensemble jusqu’au bout.

Un sidéen.

-30-

N.B. Je suis certain que le Nazaréen se réjouit… le sidéen a compris son sublime message. « Aimez-vous les uns, les autres. »

Je respecte scrupuleusement ton anonymat « le sidéen » comme tu m’as fait du bien!

André Bissonnette
le 11 Décembre 2009

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19 Décembre 2009  
Vol. 06 - No. 29

NOEL À VENIR

Un jour, j'ai arrêté de consommer de l'alcool. C'était en août… un 20 août… une vise où…!

Dès mes premières assemblées chez les anonymes, j'ai partagé mes craintes à savoir comment je passerais au travers "les fêtes…!". T'es pas rendu à Noël encore qu'on m'a dit, redit et… prescript!
Depuis ce temps, j'ai adopté ce slogan intensément et dans toutes les sphères de ma vie, quelle bonne affaire, sapristi!

Ce slogan "t'es pas rendu à Noël " s'allie très bien avec un autre… "tu traverseras le pont quand t'arriveras à la rivière " quelle autre merveilleuse affaire… qui crée toute une autre atmosphere, taboire!

Le 5 décembre 1975, Noël s'envenait, j'étais dorénavant presque rendu à Noël… j'avais peur de faillir, de défaillir " dans mon abstinence".
Suite à la suggestion d'Alain, l'un de mes parrains… j'ai demandé à Dieu… de m'enlever l'obsession si obsédante… si persistante… si tannante. Depuis ce jour, je n'ai plus jamais eu soif d'alcool, cibole! J'ai eu désormais soif d'eau… qui me rend pas "chaud", j'ai eu soif dorénavant de liqueurs désaltérantes mais non enivrantes…!

Depuis une quinzaine d'années, je persistais à vouloir travailler à Noël! Hors cette annéej'ai insisté pour ne pas oeuvrer à Noël… je me suis fait remplacer!

J'avais le gout cette année de passer Noël sans toxicos. Ce jour d'amour, je veux le vivre avec un alco que j'aime de plus en plus… moi-même, man.

"T'es pas rendu à Noël, man." Je me rappelle de l'importance des meetings anonymes pour partager, pour écouter. Décembre, c'est l'un des mois propice à l'ivresse mental… ça peur créer… de la nostalgie qui peut me faire… faire des douces folies!

Il y a quelques décennies, dans ma douce folie… je commençais à planifier Noël en septembre…! Je décidais alors "qui j'aillais inviter". Je songeais alors à eux "qui n'aillaient pas m'inviter".
Que d'arias, que de travers!

Aujourd'hui, c'est Noël tous les matins pour moi. Je déballe ce précieux cadeau qu'est devenue la Vie pour moi. Quel Divin cadeau… je n'ai pas soif aujourd'hui, je suis à l'eau. Je sais que la Vie est belle, sans bébelles, sans artificial.
Merci Dieu d'Amour, je suis privilégié.

André Bissonnette
le 19 Décembre 2009

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29 Décembre 2009  
Vol. 06 - No. 30

Bye bye 2009

Comme à chaque année, je vous propose de vous débarrasser de votre « scrap » de l’année qui se termine.

Une petite rétro s’impose. C’était la veille du jour de l’an 2004. Nous étions précisément le 31 décembre 2003… Wow quelle trouvaille, quel travail de mon intellect, c’est ben correct!

Mon amie Denyse vivait une séparation, elle vivait alors une grande tristesse elle qui habituellement « débordait de liesse ». Elle me téléphona et moi seul ce soir là, j’avais le goût de combler mon manque affectif. Un drogué d’affection comme moi, seul dans sa grande solitude, tout de go, je luis dis que j’accourerais chez elle, je courais même utilisant mes ailes…!

Vers 22 heures 30, il me prit une idée « sautée » saugrenue, peut-être farfelue. N’est-ce pas au travers mes douces folies que Dieu m’initie à sa grande philosophie.

A l’Ile D’Orléans en face de l’âtre, nous avons Denyse et moi brûlé toute notre « scrap » de l’année pratiquement terminée. Tous le négatif, toutes les frustrations, tous les rêves convoités… non réalisés, toutes les souffrances. Quelle belle flambée. Nous avons retrouvés nos ailes… notre vie d’ange après avoir « c’aliéné » nos vidanges. Après cette flambée de l’année écoulée, nous avons couché sur papier nos rêves à réaliser pour 2004. N’est-il pas important de rêver… pas de rêvasser… croire en ses rêves des plus insensés et les réaliser…

Puis la tradition s’est perpétuée… le 2 janvier… depuis ce temps.

2 janvier 2005, toujours à l’Ile nous étions 9, Denyse elle s’était envolée… vers un climat plus adéquat!
2 janvier 2006, cette fois au Lac aux Canards chez mon ami Jean Blain, nous étions près de 25…
2 janvier 2007… toujours au Lac aux Canards toujours chez Jean… au-delà de 30…
2 janvier 2008… toujours au Lac aux Canards… toujours chez Jean… au-delà de 50… dans sa vaste maison.
2 janvier 2009… nous avons transféré au pavillon St-Rédempteur à Cap Rouge le lieu de mes intensifs. Exactement 61…

Cette année, je retrouve mon intimité nous serons 4 ou 5 maximum dans le bois… dans un endroit top secret… très secret.

A l’an prochain…

André Bissonnette
le 29 Décembre 2009

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