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15 janvier 2010  
Vol. 07 - No. 01

Le hug 2010

J'ai le goût de retourner dans le passé! Je ne suis pas un "gaveux" de souvenirs cependant quelquefois, j'adore y retourner pour m'amuser, pour sourire, pour en rire.

A l'aube de l'an 2000, c'était l'hystérie collective… avec grand déploiement, on nous annonçait le "bug" de l'an nouveau à venir. Tous les ordis allaient arrêter de fonctionner… ce serait catastrophique. On organisait même des voyages pour entrer dans ce millénaire, à prix de millionnaire, taboire!

Comme je n'étais pas dans cette catégorie, j'ai décidé de faire face à la dure réalité, j'ai affronté l'an nouveau avec tout le génie de mon cerveau, seul sur le bord de la Rivière Beauport… seul avec les canards de mon ami Simon. Lui avait décidé de quitter la neige, détestant l'hiver et sa froidure.

Je décidai de confronter ce bug… Ce fut assez facile ayant déjà été un éminent vendeur de Raid. Je connais ça les bugs. Je restai éveillé sans peine, je me disais que j'avais beaucoup de veine… Ginette, la prudente compagne de Simon, m'avait juré de me téléphoner le premier de l'an nouveau, du siècle nouveau, quel gros lot!

Elle téléphonerait pour m'offrir ses vœux. Hypocrite va, elle voulait vérifier sûrement si Bell fonctionnait des plus belles.

Minuit, l'heure historique du bug… les lumières de l'arbre continuent à scintiller. La neige est toujours immaculée et même les canards me sont fidèles bordel, ils n'ont pas pris le bord le la Rivière Beauport.

Je me suis dis, peut-être qu'on s'est fait avoir… ils ne l'ont sûrement pas l'affaire six… boires! A votre santé, les sautés!

On dirait qu'à toutes les décennies, le Québec s'ennuie. Cette année, ils nous ont apeuré avec leur grippe A H1N1, faute de bug! On se serait cru au retour de José la panique, cet annonceur qui dès que quelques flocons de neige tombaient, nous annonçait la tempête… du siècle!

Entre toi et moi, j'aimerais que ça reste confidentiel, je n'ai même pas pensé à me faire vacciner… pas de panique, pas de "pique" c'était mon propre hic! J'ai continué à vivre mon mode de vie un jour à la fois et j'ai survécu. J'ai continué à bien me nourrir et à penser santé. Je n'ai pas eu peur du bug, des microbes!

J'ai plus eu peur d'un face à face avec une autre automobile… Partir c'est mourir un peu… mais mourir c'est partir en … martyr.

Pour la nouvelle décennie, je suggère au gouvernement d'investir plutôt dans l'année des hugs… les hugs sont plus bénéfiques que les bugs.

Tu arrives au bureau et tu donnes un hugs à ta secrétaire….ça c'est pas nouveau… pour faire nouveau tu donnes un hugs à ton boss… peut-être que tu t'attireras des bosses…

Tu rencontre un policier que tu as en horreur, donnez lui un peu de bonheur… un vrai hug, si c'est une policière, tu aimeras cela… si c'est un mâle… tu pourras peut-être t'attirer du mal!

2010, on participe au grand tour de l'amour. On "garroche" des je t'aime au lieu des roches.

On se donne des hugs… très souvent, je vous garanti que l'été venue, il n'y aurait plus de bugs…

André Bissonnette
le 15 janvier 2010

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29 janvier 2010  
Vol. 07 - No. 02

AU-DELÀ DU RÊVE

Récemment j’écoutais une interprétation magistrale de l’incomparable hymne à la gratitude de AMAZING GRACE. J’en avais la chair de poule…

À la même période l’an dernier, l’interprète de cette magnifique chanson était totalement inconnue.
Physiquement la nature l’avait oubliée en quelque part. Ça c’était l’extérieur.
Dès qu’elle se mit à parler, on a pu constater que le cœur et l’intérieur étaient au même diapason. Sa voix unique suivrait désormais la voie de son cœur.

Elle a décidé de participer à un concours. Elle est montée sur scène. Les membres du jury en la voyant se sont esclaffés de rire.
Oh jugement quand tu nous tiens!

Lorsque la dite amateure a entonné les premières notes, le jury a détonné. L’étonnement à son paroxysme.
Le rire a changé de couleur… le jaune à son meilleur.

Le monde a été sidéré… estomaqué. On venait d’assister à la naissance, à la découverte de toute une star… par hasard!
Commençait alors pour Susan Boyle… la célébrité. De la pauvreté à la richesse instantanée.

Susan Boyle a osé… rêver, elle a oser réaliser son grand rêve… chanter.

Osons réaliser nos rêves. Pourquoi pas?
Après tout c’est le Divin qui un jour les a placé secrètement dans nos cœurs. Dieu ose parfois semer les rêves les plus insensés dans les profondeurs de notre intérieur!
Pourquoi ne pas oser?

André Bissonnette
le 29 janvier 2010

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15 février 2010  
Vol. 07 - No. 03

UN PHARE DANS LA NUIT

Dans mon oasis de paix au Mont où je demeure, deux peintures représentant un phare ornent mes murs azurs comme ce bleu de la mer. J’ai aussi un autre phare, une magnifique « verrière » créée par une amie du bas du fleuve… quel œuvre!

Voilà je vous ai assez parlé de mes trésors… mes phares. Je ne vous laisserai pas entrer dans mon intimité davantage… je crains de me les faire… dérober.

Comme tout humain, la vie m’envoie parfois des pépins. Parfois de petites graines, parfois c’est la tempête qui se déchaîne. Il m’arrive parfois… de vouloir mener ma barque seul… survient alors la débarque! Je me bat, me débats et c’est l’abat! Je divague au travers les vagues. La peur me tenaille, me captive dans ses filets ensorceleurs. La quiétude… s’agite… l’inquiétude retrouve ses veilles habitudes… elle s’empare de toutes mes pensées, le moment présent s’est évaporé.

L’obsession devient maître à bord, impossible de lâcher prise dans de tels situations. Quelle déconfiture! C’est le drame total… man. L’Univers nous envoie parfois de drôles d’affaires qui ne sont pas du tout drôles, qui ne font pas du tout notre affaire.

Lors de ces drames, il nous arrive de perdre le nord, de ne pas parvenir à percevoir, apercevoir, voir le cap d’espoir.

Dans ces occasions le phare divin au lointain devient notre fort humain. La lumière qui émane du phare m’indique la plage, le rivage où séjourne le calme, la paix d’esprit et la sérénité.

Mes phares sont sources de rappel. Dieu est toujours là qui veille sur moi malgré les écueils qui parfois peuvent surgir.

Le phare est devenu mon fort. Je me sens sécure dans mon insécurité. Je sais sans l’ombre d’un doute que Dieu, le Maître à bord de ma destinée me mènera toujours à bon port.

André Bissonnette
le 4 février 2010

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15 février 2010  
Vol. 07 - No. 04

PAYERAU SUIVANT

Je voulais vous entretenir cette semaine des peurs reliées à la dépendance affective. J’ai plutôt changé d’idées… même si je suis rarement à court d’idées!

Je veux vous partager une aventure qui a pris une drôle de tournure… Ayant laissé la lumière intérieure de mon auto allumée… depuis la veille, elle s’est doucement éteinte.

Alors commença la course au « boostage » sans embages. Ça ne me tentait pas de débourser 50$ plus la T.V.Q., la T.P.S. et peut-être une taxe d’amusement… pour la venue d’une remorqueuse. La dernière fois que cet incident m’était arrivé… j’avais vécu beaucoup de ressentiment… contre le remorqueur qui avait pris beaucoup de temps… contre son prix que je trouvais « cherrant »… contre notre P.M… notre premier ministre frisé… qui compulse dans les octrois de taxes… Pauvre nous, nous sommes assujettis aux taxes.

J’ai demandé premièrement à un touriste, (un tout risque) qui m’a refusé… il était pressé… il s’en allait faire du ski. Il ne pouvait me « booster ». C’était l’important d’abord… de mon bord… je lui ai souhaiter de se casse une jambe! Je me suis ravisé car je ne me suis pas trouvé gentilhomme… donc, je lui ai souhaité de briser un ski… ça brise une journée en sapristi.

J’ai demandé ensuite au gars de la maintenance… son boss ne l’autorisait pas à « booster » les clients…!

Ce fut ensuite la grande demande j’ai aperçue Julie une voisine, une parfait inconnue. Elle a acquiescé sur le champ… elle m’a « boosté » sur le champ.

Je ne suis pas certain si c’est Julie son prénom. Julie, sapristi a refusé d’être payée. Elle m’a simplement dit qu’elle aimait rendre service. Je lui ai offert un volume sur la spiritualité. Elle a refusé, je venais de rencontrer une athée, peut-être?

Je me suis trompé… Julie vit une très belle spiritualité. Elle adore rendre service sans laisser de sévices.

Elle prend plaisir à faire plaisir… avec le plus beau des sourires.

André Bissonnette
le 19 février 2010

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12 mars 2010  
Vol. 07 - No. 05

LA GANG À BIS…

Récemment, j’ai rajouté un valeureux personnage de surnoms attendrissants. Vous les connaissez… sûrement si vous avez lus mes livres. Par ordre alphabétique…

… C R É P I T, l’apitoiement à son meilleur pour notre propre malheur.

… GRIZZLI, le ressentiment et ses malheurs, nous empêche de connaître la paix intérieure.

… YÉLÀ KITOF, l’endurance à outrance, «qui tof» et «s’étof» avec…!

Cette semaine, je vous présente avec beaucoup de tendresse… le tout enrobé de délicatesse…

… A B N

J’ose espérer que A B N ne compétionnera pas avec ADN… Y parait que l’ADN était présent dans nos vies antérieures… qu’il est très utile dans nos vies… actuelles parfois pour notre propre malheur.
Si je décide de voler une chemise rose, 10 ans plus tard… on pourra m’identifier grâce à l’ADN.

En passant j’aime le rose c’est tendre… cela m’aide à «rosir ma vie», il s’harmonise très bien avec le noir… quel paradoxe… rose et noir, quelle palette de couleur… c’est «pas lette pantoute»!

J’ai une anecdote savoureuse. Il y a 2 ans, j’arborais une chose rose. Une amie à moi s’est fait sarcastique avec un peu de coustique… «Tu développe ton côté féminin, non?» et moi de rétorquer «toi ma tarbarnak…». Comme je sacre rarement, elle fut sidérée. «Ça c’est mon côté masculin». Elle a souri… allait même jusqu’à rire… puisque avec elle l’humour est de rigueur.

Quelquefois dans la vie… des gens nous horripilent, joue avec nos petits nerfs… cela n’est pas toujours une mince affaire. Nous essayons de trouver une solution pour régler cette grosse affaire…

Nous essayons tout… esquissons un beau sourire… faisons preuve de gentillesse. Nous tentons d’amadouer ce beau trésor que la Vie a placé sur notre parcours… pour notre inconfort. Nous essayons même de tenter de changer «l’horripileux» à son meilleur.

«Y-a-t’il un psychiatre dans la salle?». Rien à faire pour régler notre affaire, quelle mince affaire!

«Man, jamais tu viendras à bout de cet énergu…mène»

Aujourd’hui, quand je croise un A B N… je ne m’arrête plus à ce phéno…mène, man!

Je pratique le lâcher prise sur cette emprise… passionnante… mais obsédante.

J’utilise le slogan «Vivre et laisser vivre».

Je fais preuve de suffisance en m’imprégnant une totale indifférence.

Je luis «crisse de l’amour» ou lui envoie l’amour du Christ, mon maître spirituel.

Ça marche… la dite personne ne me dérange plus.

Un A B N peut s’améliorer, changer avec le temps… des souffrances s’étant amenuisées…!

L’ ADN lui se ré-incarne toujours!

AH, j’allais oublier… un A B N c’est un AIR BÊTE NATUREL.

André Bissonnette
le 12 mars 2010

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19 mars 2010  
Vol. 07 - No. 06

MATURITÉ

J’ai connu André Harvey en 1998, alors que je lui ai demandé. S’il accepterait d’écrire la préface d’un de mes volumes. Une semaine plus tard, je recevais la dite préface de mon volume « Sur le chemin de la sérénité ».

Ce gars au cœur d’or, ne dort pas… ses volumes ne servent pas non plus de somnifère. Du début à la fin vous êtes captivé… sans le savoir, faut le faire!

À cette époque, j’avais lu comme au-delà de 40 000$ acheteur… « L’Ultime pardon ». Nous sommes devenus des amis. On ne se voit pas souvent… cependant, les retrouvailles sont toujours sans faille.

Récemment, André fut mon invité à une session intensive sur la dépendance affective. Le joyeux troubadour donne avec beaucoup d’amour… toujours enrobé de beaucoup d’humour. Ce soir-là nous avons eu droit à son 3ième CD musical avec volume. C’était une première mondiale… nous fumes des privilégiées car le fameux CD n’était pas encore lancé sur le marché.

Ce CD musical incluant un volume se nomme la «maturité», c’était son 18ième livre. Être l’auteur de 18 livres sur le bonheur… faut réellement être à la hauteur.

2 jours plus tard, je fus le premier à recevoir le nouveau CD tout chaud… cela m’a énormément fait chaud au cœur.

La jaquette est très belle. Le texte… qui attire l’attention… chansons d’un troubadour du cœur.

Seul André Harvey pouvait composer, chanter, créer un tel bijoux qui nous réjouit dans l’écrin de nos cœurs.

Harvey chante «les tribulations d’un suicidé repentant», ce n’est pas triste c’est plein d’espoir face au désespoir…

«Mon fils… papa»… lettre de courage d’un fils qui dévoile son orientation sexuelle à son père. L’homo phobie en prend un coup… les préjugées aussi.

«Pour me faire aimer» un autre perle que je dédie à tous les drogués d’affection.

Maturité… quel CD.

Vous pouvez vous le procurer à www.andreharvey.info
Le prix 25,00$ taxes, frais d’envoi inclus.

Merci de te surpasser André Harvey.

André Bissonnette
le 19 mars 2010

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2 avril 2010  
Vol. 07 - No. 07

Quel beau site!

A la vue de ce nouveau site mon cœur fut rempli de reconnaissance de pouvoir collaborer chaque semaine à « Quand la drogue n’est plus un jeu ». Quel titre évocateur! On s’amuse avec les substances jusqu’au jour où celles-ci ne nous allument plus. Fini le jeu… le feu commence peu à peu à nous consumer… c’est la descente aux enfers. Quelle brûlante affaire! Désormais, nous vivons pour consommer… Quelle désillusion, quel désespoir. Dans notre recouvrance, il est bon de nous imprégner de reconnaissance.
Nous sommes des survivants un jour à la fois.

Quelques coups de cœur.

À Frank… qui il y a maintenant 11 ans créa ce site avec sa compagne je suis certain. Il y a du féminin là-dedans tellement c’est beau, c’est mignon. Depuis mes débuts de chroniqueur en août 2004, croyez-le ou non, je n’ai pas encore eue le privilège de rencontrer Frank… Je connais certes ses couleurs spirituelles… l’altruisme, le don de soi, le partage, la tolérance, l’endurance (il endure mes écrits sans les retoucher) donc le respect d’autrui. Je ne sais pas la couleur de sa chevelure… noire, blonde, châtaine, rousse…! Peut-être ose-t-il y rajouter du vert ou de l’orange…! Ou des teintes pastels, les couleurs du ciel?
Merci Frank pour ta création, ta réalisation. Quel beau site!

À Diane Pedneault, ma très chèque amie, mon gros lot… hebdomadaire. Elle a la laborieuse tâche de transcrire… mes textes. Toute une affaire… c’est une graphologue extraordinaire. Unique en son genre, elle est capable désormais de lire mes pattes de mouches sans me re-contacter pour vérifier.
Diane est amoureuse de la Vie, de son chéri, de ses chéris chérubins… ses 3 enfants. Diane c’est un être de douceur, qui ne garde pas de rancœur… dans son cœur. Un être de tendresse… un être de patience… un être assidu chaque semaine, qui fait partie de ma vie, quelle amie, pour tous cela je te remercie!

À Nicole Masse, celle qui transcrit mes textes pour chacun de mes volumes, je décerne un coup de cœur. Pour les suggestions… pour les améliorations, apporter à une chronique de ce nouveau site, je te dis avec mon cœur, merci.
Je sais que tu es déjà rendue au ciel et que tu déploies tes ailes… toi l’ange de la patience… toi l’ange de la tolérance et toi l’ange de la confiance.

Bientôt tu découvriras l’astuce des P.P.F… et nous ajouterons le tout à ce si beau site.

André Bissonnette
le 2 avril 2010

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23 avril 2010  
Vol. 07 - No. 08

AMEN ZEN

Cette semaine, je vous présente un autre personnage de ma joyeuse collection. Je pense que celui-ci est mon préféré. Il n’y a pas de hasard, dès notre premier regard… ce fut le coup de foudre… je n’ai pas eu peur… je ne crains aucunement le tonnerre.

Amen Zen à l’air cool… c’est pourquoi j’ai opté pour le nom familial Zen. N’est ce pas important de protéger les racines familiales surtout avec un perturbé… un agité comme moi. On se calme, on se cool… que ça coule!

Ce beau toutou a une saveur spirituelle, sa couleur prédominante est mauve… pas une teinte guimauve… comme dans certains temples… ennuyant à en mourir… comme les tristes funérailles d’autrefois. Un mauve flamboyant, un mauve attirant… séduisant… on relaxe de suite en l’apercevant.

Trêve de préambule, je vous présente Amen Zen, mon toutou d’abondance. Pourquoi je l’aime tant… je vous raconte sans ambages!

Primo, il a toujours les bras ouverts… il est toujours prêt à accueillir l’abondance dans tous les domaines. Pour lui, pas question de résignations. Il ne croise jamais les bras en attendant… en soupirant. Pour lui, les affaires sont toujours dans le sac en TABARSLAK, un terme slovaque… Comme dirait HALAK… le portier du CH.

Quand je le regarde, je peux voir ces travers sa couleur jaune (mauve et jaune ça « fit » bien) beaucoup d’espérance, il sourit tellement que ses yeux ont tendance à se teinter d’or. L’or, la couleur des biens nantis, des rois mages!

Secundo, dans son attitude, je peux déceler une confiance illimitée… il est déjà prêt à recevoir une grande abondance… dans tous les domaines. Pour lui, pas question de songer à des pensées de manque… pas questions de pensées de mérites… il se rappelle toujours que tu mérites… toutes tes … pensées. On dirait qu’il est venu au monde riche même richissime… Il semble me dire «mon père céleste est riche, riche même très très très richissime», donc jamais je ne manque de rien, car le vilain ne vit pas pour demain… il cueille toujours ses présents au présent.

Tertio, j’aime imiter Amen Zen même si j’ai ma propre personnalité. A chaque aube du matin de ma Vie, j’ouvre très grands les bras pour accueillir l’abondance dans tous les domaines… nullement question pour moi de limiter le Dieu de l’impossible. Aujourd’hui, j’accueillerai, je cueillerai l’abondance… c’est l’héritage du Divin à son Humain… sans taxage. J’apprécie, je remercie.
Amènes-en… que c’est cool… de recevoir… je me laisse cooler!

André Bissonnette
le 23 avril 2010

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4 juin 2010  
Vol. 07 - No. 09

EN BIFURQUANT

… J’ai pris un break… un arrêt de travail pour mieux bondir… rebondir. La beauté de chroniqueur hebdomadaire, c’est que je ne suis pas syndiqué! Moi j’aime toujours être « lousse », je déteste être encadré par des normes, des obligations… Tiens, ça me rappelle certaines religions.
C’est pour ça que j’ai défroqué avant de «  freaké ».

… La vraie raison de cette vacances… ma grande amie Diane qui transcrit mes chroniques chaque semaine était partie sous le ciel de COMPOSTELLE. Très bientôt j’aurais l’occasion de vous raconter les péripéties de ma grande amie. Cette femme d’une grande « capabilité », a fait face à plusieurs adversités… a développée un très grand courage sans ambages.
Je vous en reparlerais!

… Je vous fait une confidence, je réalise que plusieurs lecteurs vont me juger… je m’en balance royalement. Mon ordi chéri, acheté l’an passé… au mois de novembre… est demeuré… sous mon lit…, ainsi il ne fait pas de bruit! Au retour de mes vacances estivales, je vous le promets, je le sortirai et me mettrai à bûcher pour me familiariser avec cette belle « bébelle » cré bordel.
En attendant je peux compter sur Diane, sur Nicole et sur une autre Nicole pour mes envols épistolaires cibole c’est une mince affaire, il y a beaucoup à faire car je ne l’ai pas encore l’affaire.
Je vous en reparlerai!

… J’ai rencontré un éditeur à Montréal, il m’a « boosté » au boutte… mon 4ième volume « Le thérapeute » doit être terminé le 15 octobre. Il sera publié en mars 2011, à temps pour le salon du livre de Québec.
Je vous en reparlerai!

… Je suis aller à Montréal assister au tournage de Gerry, personnage incarné par mon très grand ami Mario St-Amand que j’appelle affectueusement « l’intense ». Mario vit une belle sobriété enrobée d’une belle sérénité. Il parle ouvertement de sa Puissance Supérieure… dans les magazines et à la télé.
Je vous en reparlerais!

On se rappellera…!

André Bissonnette
le 4 juin 2010

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18 juin 2010  
Vol. 07 - No. 10

L’INTENSE GERRY

J’ai connu Mario Saint-Amand lors d’une fin de semaine intensive sur la dépendance affective. C’est sa sœur Guylaine qui l’avait assigné. C’était à l’automne 2006. Nous nous sommes rencontré en individuel.
Dès lors je savais que l’intense et moi allions œuvrer ensemble.

J’ai introduit Mario au mode de vie du programme des 12 étapes. Sachant que j’étais thérapeute à Ignatia au Lac St-Charles il semblait intéressé à vivre éventuellement une telle démarche. A l’automne 2007, Mario était prêt, il a décidé de venir régler ses problèmes de drogues et d’alcool.

Je suis allé le chercher à la Gare du Palais à Québec. Notre ami avait eu un peu beaucoup de difficulté à quitter Miss Cocaine. Il avait « sniffé » une partie de la nuit… à bord de l’autobus… évidemment… subtilement. Il me l’a avoué de suite. Je savais que l’intense allait « plonger » dans sa thérapie.

Mario s’est investi à 100% dans sa démarche de près de 40 jours. L’intense a fait preuve d’assiduité et d’intensité à chaque jour. Il jouait son plus grand rôle à date. Il y aillait de sa survie… peut-être de sa vie.

Les 2 premières années de sobriété Mario s’est investi à plein temps dans sa recouvrance. Les contrats se faisaient rares… L’important pour lui d’abord était d’ériger sa sobriété sur des bases solides. Il vivait à plein le mode de vie des étapes.

Lui et moi savions qu’un jour… les contrats afflueraient comme auparavant. Personnellement, je me souvenais d’avoir vu l’intense dans 2 épisodes de l’Amour avec un grand A de Jeannette Bertrand. Dans un rôle, il jouait avec intensité le personnage d’un psychopathe et dans l’autre rôle, il était attendrissant dans le passage d’un sidéen.

Depuis 2008 je croyais aux chances de l’intense d’obtenir le rôle principal de Gerry Boulet. Je le voyais exploiter ses grands talents de comédien avec sa voix rauque, sa crinière longue dans le temps. Sur mes contacts cellulaires… j’avais même inscrit le prénom Gerry. N’est-il pas important de visualiser?

Puis en février quelques minutes après avoir su qu’il interpréterait Gerry, il m’a de suite appelé… oui j’ai pleuré de joie. J’ai eu le privilège d’assister une après-midi au tournage. Je réalisais le beau parcours de Mario depuis l’automne 2007.

Il a rencontré l’amour… son amoureuse c’est Sandrine, une perle de compagne. Les deux vivent une belle complicité.

Mario a ouvert la machine avec les médias, nombreux reportages ou il relate sa vie d’enfer dans l’alcool et les drogues. Il ne craint pas non plus de parler d’une puissance supérieure. Les portes s’ouvrent à nouveau pour lui enfin.

Mario l’intense dans l’abstinence retrouve l’abondance dans tous les domaines de sa vie.

J’ai toujours cru en toi l’intense, je sais que tu es l’un des plus grands acteurs au Québec.

Demeure toujours intense.

L’autre intense.

André Bissonnette
le 18 juin 2010

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9 juillet 2010  
Vol. 07 - No. 11

CADEAU DU DIVIN

Aujourd’hui, c’est le 14 juin 2010.
Hier, c’était le 14 juin 1990.

En effet le 14 juin 1990, le Dieu de l’impossible rendit possible… l’impossible.

Quel beau cadeau du Divin à son humain.

J’ai demandé à ce Dieu qui un jour m’avait sorti de l’enfer de l’alcool de récidiver en m’enlevant l’obsession du fumeur. Cette obsession me tenaillait à 50 reprises ou plus puisque j’étais un fumeur invétéré. Je fumais minimum 50 cigarettes par jour.

J’ai le goût de vous partager comment Dieu et moi on s’y est pris…

Premièrement, j’ai écrit une lettre à Dieu lui demandant de m’enlever cette dépendance à outrance. Je ne lui ai pas mis de pression. Quand Tu seras prêt… Cependant organise-toi … que ce soit le plus tôt possible… nous étions alors en février… Le déclencheur… j’avais le goût de sentir les roses… Je ne sentais plus rien à l’exception de l’odeur puante… (c’est la véritable vérité) du tabac.

Deuxièmement, j’ai décidé de donner un coup de main au Divin. « Aides-toi et le ciel t’aidera. » pas vrai? J’ai donc diminué le café, moi « caféinomane très assidu ». Je m’en tenais à une petite tasse matinale.

Troisièmement, je me suis allié une amie, pour la détermination, la motivation et l’action. Nous avons finalement fixé la date salvatrice… le 14 juin 1990.

J’ai été délivré de l’obsession du tabac à 14 heures le 14 juin.

Une séance d’acupuncture vient mettre un terme à mes tortures en m’aidant à me sevrer physiquement.

Je ne pouvais passer sous silence cette date qui a changé ma vie, mes habitudes et… ma santé physique, mentale et spirituelle.

J’avais aussi demandé à Dieu beaucoup de tolérance pour les autres fumeurs. Je peux vous assurer qu’en 20 ans, jamais une seule fois, j’ai fait preuve d’intolérance… en ce domaine, il va s’en dire.

Dieu a aussi permis que je garde mon poids à la même pesanteur fixe… tel que je lui avais suggéré.

Aujourd’hui, en ce jour de fête… je me remémore une promesse des Anonymes, je l’affectionne beaucoup.

« Dieu a fait pour nous ce que nous n’avons pu faire pour nous-mêmes »…

Je me rappelle aussi que les seules limites de mon Dieu de l’impossible, sont celles que je lui impose.

André Bissonnette
le 9 juillet 2010

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30 juillet  
Vol. 07 - No. 12

Pointe aux anglais

Récemment, je me suis rendu sur la Côte-Nord assister au congrès AA de Sept-Iles.

Des amis Latuquois partageaient leur joie pour ces belles retrouvailles des plus joyeuses. La sobriété pave souvent la voie de belles amitiés.

Jackie et moi avions rendez-vous aussi à cette occasion. Jackie m’a alors invité à souper chez lui. J’y ai connu sa douce moitié Nathalie qui avait concoctée un spaghetti sans salade pour moi.
Leurs deux belles filles nous accompagnaient Alexandre et Catherine. De vraies femmes à en devenir.

Je me suis ensuite rendu à Setp-Iles pour une nuitée. Suite à l’invitation de Jackie, je suis allé demeurer 4 jours ou presque à Pointe aux Anglais. Moi qui croyais connaître la Côte-Nord comme le fond de ma poche, je ne connaissais la Pointe. J’avoue que lorsque je voyageais dans ce coin en tant que représentant, mes poches étaient sûrement percées… embuées par les « vapes » de l’alcool.

Pointe aux Anglais un paradis terrestre inconnu sur le bord de la mer… WOW!!!

Jackie a déjà vécu l’enfer de l’alcool. Récemment il prenait son jeton de 6 mois pour souligner sa sobriété. Un beau 6 mois sans sécheresse. Il est sobre dans toute la grandiosité du terme. Il s’implique dans son groupe, a déjà un parrain, confident en qui il a une grande confiance.

Il aime désormais son travail qu’il avait en horreur. L’ambition a repris du gallon. Avec sa charmante et jolie Nathalie, Alexandra et Catherine, Jackie vit un vrai bonheur inespéré depuis des années. Jackie un intense vit intensément… il est enthousiaste et aime partager sa belle joie de vivre.

Nathalie est heureuse aussi. Le couple est devenu tissé serré. Nath est une femme directe et franche qui ne parle pas en paraboles, une parole sans contours, sans détours. Elle a un sens de l’humour inné.
Le couple vit une belle histoire d’amour en s’épanouissant côte à côte.

J’ai adoré ce coin de paradis. J’ai pris le temps de goûter le spectacle. Étant inspiré… j’ai écrit. Dans mon prochain volume… romain d’amour, un chapitre sera consacré à Pointe aux Anglais.
Dire que je ne connaissais pas ce beau coin de paradis… fera partie de mes écrits.

Jackie et Nathalie, vous êtes des perles que j’ai trouvées dans un écrin de bonheur en quelques part sur la Côte-Nord.

Merci mes amis!

André Bissonnette
le 30 juillet 2010

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3 septembre 2010  
Vol. 07 - No. 13

MARCHE MATINALE

Je suis encore en vacances… Je suis toujours en vacances. Si la Vie n’est pas une vacance pour toi… changes ta vie, ce n’est pas plus ardu que ça!

Tu parles d’un « retour » de chronique. J’ai le goût de m’épivarder… de me laisser aller dans l’écriture sans fioritures.

Ce matin, je me promenais tôt dans les rues du Vieux Charlesbourg. Que c’est plaisant d’aborder le jour naissant… cette journée qui nous réserve tant de surprises… évidemment si nous l’abordons sans attentes… sans contrôle… sans hantise en lâchant tout simplement prise.

Quelques réflexions incongrues de mon cru.

J’ai vu une maison à vendre… c’est rien de phénoménal, c’est même banal. Durant quelques instants, j’ai plongé dans mes souvenirs qui m’ont fait sourire. Je me suis remémoré ma pancarte «à vendre». Les voisins étaient surpris, même ahuris. La cause vraisemblable… divorce… incapacité de ma part de tolérer plus longtemps une solitude à deux lassante lancinante comme un mal de «bloc» le lendemain de la veille.

Un voisin qui nous aimait beaucoup, nous avait proposé de nous prêter l’argent pour «sauver» notre bâtiment. Il ne se doutait pas lui… que la paix intérieure n’a aucune espèce de rapport… avec l’argent.

J’ai aussi vue une femme qui semblait stressée sitôt le matin. Elle courait la pauvre pour ne pas rater son bus. Imagines quel stress… quelle caresse imprévue. So what… tu prendras l’autre bus polluant avec son gaz puant. Si t’es en retard… peut-être que ton boss te «crisseras» dehors…! So what… enfin tu pourras te trouver un autre boulot que tu chériras… Tu pourras ainsi te lever plus tôt… sans courir tellement tu auras hâte de te rendre au boulot!

Et j’ai marché, marché durant près d’une heure… quelle bonn’heure! Je songeais que moi aussi il m’arrivait parfois de croiser le fer avec le stress. Ça dure pas longtemps… quelques minutes seulement car mon corps me «jase»… «Prends ça coll man… c’est stressant… le stress».

Lâcher prise sur le stress sans détresse… quelle gentillesse, quelle délicatesse à l’égard de ton corps. C’est aussi simultanément la sauvegarde de ta paix intérieure.

André Bissonnette
le 3 septembre 2010

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15 ocotbre 2010  
Vol. 07 - No. 14

COLORIS AUTOMNAL

J’ai déjà écrit que j’aime toutes les saisons en désordre… l’automne, l’été, le printemps et l’hiver. Je me sens privilégié ces temps-ci. Je dois subir le merveilleux décor du Mont Saint-Anne. La vie est si difficile parfois.
Alors je me bats et me résigne.

LA PENSÉE CRIE

Quelquefois les gens aiment bien se moquer de moi, cependant cela me dérange moins depuis que j’ai appris à me moquer de moi… l’imitation est quasi parfaite!

En voici un exemple. Je trouve toujours un stationnement… En entrant sur le terrain, j’envoie dans l’Univers ma demande… à tout coup il y a une place spécialement pour moi… pour garer ma voiture. Je pense et je crée. Cela vous parait simpliste… les choses simples ne font-elles pas parties de la vie quotidienne. Quelle trouvaille pour un être comme moi qui a tendance à compliquer la vie qui est pourtant si simple…!

La trouvaille ingénieuse… du parking, me sert de vertu de rappel… La pensée crée… plus je pense positivement plus je reçois. La lumière bannit la noirceur… c’est l’évidence même. Parfois cependant, c’est trop évident… nous préférons l’ignorance à l’évidence. Nous envoyons l’intuition, les perceptions aux calendes grecques… au lieu de les vivre ici maintenant qui est beaucoup moins loin.

EXPLICATIONS REQUISES

Au lieu de me mettre en colère, je voudrais que quelqu’un m’éclaire au préalable. Pourquoi la « pitouneuse » d’Ultramar pèse longtemps sur le « piton » pour engraisser le prix de l’essence? Ça grimpe de 8 à 10 cents le litre d’un coup. Je crois que Miss Ultramar a le pouce qui s’endort. Ultramar est mort de rire. Quel sens de l’humour à chaque coup!

Quand la « pitouneuse » décide de baisser le prix à la pompe… elle semble pomper l’air… 1 cent à la fois pendant dix jours. Y a-t-il un psychiatre dans la salle qui peut m’expliquer ce sale tour…?

Pourquoi aussi l’essence est-elle moins chère à Chicoutimi quand elle est « fabriquée » … ici dans notre cour… au cœur de la raffinerie de St-Romuald...? Ca me fait…!!!

Cela m’a fait du bien de vous en parler. Si vous m’entendez crier encore… c’est qu’Ultramar a décidé de grimper de dix degrés… le prix à la pompe.

André Bissonnette
le 15 ocotbre 2010

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31 ocotbre 2010  
Vol. 07 - No. 15

Je m'épivarde
De véritables gagnants

Cette semaine, je me suis rendu dans la Beauce pour aller dîner en compagnie d'une filleule Caroline.
Quel beau cheminement, quel beau parcours de ma beauceronne de souche, une vraie en passant ok les gars…!
Caroline demeure au Connecticut U.S.A.. Elle est sobre depuis 1994, le 4 juillet plus précisément. 16 ans de sobriété, un pas à la fois, un jour à la fois.

Caroline a traversé certains écueils de la vie. Croyez-moi.
Divorce, chômage, insécurité financière, elle a toujours poursuivi sur le chemin de la sobriété. Ce qui lui a rendu la tâche un peu plus facile, c'est l'assistance assidue aux meetings Anonymes, l'échange avec sa marraine et le contact… avec son parrain du Canada.

Cet été Caroline a subi une opération majeure au cerveau. On l'a décousu derrière l'oreille, une super opération sans pareille, de vrais spécialistes pour une patiente très spéciale.
C'est une vraie ma Caroline, elle parle de vraies choses, vit une belle spiritualité quotidienne en mettant en pratique le merveilleux mode de vie, 24 heures à la fois.

Jamais Caroline au cours de cette période inquiétante, une opération de cette envergure n'est pas toujours une sinécure, jamais elle n'a songé à retourner en enfer de la consommation.
C'est ça le vrai miracle et Caroline est toute un miracle. Au cours de notre rencontre, nos conversations de " I'm a walking miracle. " Un miracle ambulant. Keep going sweet Caroline and let go, let God our succes ful slogan.

André Bissonnette
le 31 ocotbre 2010

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INDEX 2011
 
 

7 janvier 2011  
Vol. 08 - No. 01

L'INTENSE

Le 3 décembre dernier, j'avais le privilège de remettre un jeton de 3 ans à Mario Saint-Amand, l'acteur, le chanteur, le producteur.

Par un heureux hasard, j'ai rencontré Mario lors d'une de mes fins de semaine sur la dépendance affective. C'est sa sœur Guylaine qui me l'avait introduit. J'ai eu un entretien privé à sa demande. Tout de suite, " ça cliqué " entre nous. Nous avons réalisé que nous allions nous revoir et faire de belles choses en collaboration.

Les choses se sont précipitées pour lui. Il a collaboré à la révision de mes textes pour mon 3ième volume Vivre l'Être. Comme je l'ai écrit Mario a osé chambarder l'ordre de mes textes comme il l'a déjà fait d'ailleurs avec certaines pièces théâtrales. Il m'a aidé à me surpasser dans les derniers kilomètres de mon ouvrage. Ce ne fut de tout repos ce " check " chez lui dans le plateau. 2 intenses qui œuvrent ensemble. Des flammèches, " bâtêches " ont créé un beau volume.

En octobre 2007 Mario qui avait des problèmes de dépendance à l'alcool aux drogues a décidé de venir jouer son plus grand rôle au Centre ou j'œuvre à la Villa Ignatia du Lac St-Charles. L'intense s'est investi intensément… à chaque jour durant 40 jours approximativement. J'ai été intensément exigeant envers lui, j'étais son thérapeute après tout. Nous avons scruté les blessures d'enfance et nous avons épluché ensemble le mode de vi des étapes. L'intense est allé en profondeur avec tout son cœur… pour étudier notre programme merveilleux des étapes.

Durant sa thérapie, lui et moi sommes descendus ou monté à Montréal. Mario avait une pub à enregistrer à TVA. Nous sommes allés à la cafétéria, les connaissances se tenaient à distancer. La consommation érige parfois des barrières…!

Cette année, j'ai eu le privilège d'assister au tournage de Jerry à Longueuil. Quel changement, tout le monde était content d'œuvrer avec le vrai Mario. Je revois encore la scène où Jerry en est à son dernier kilomètre terrestre, le cancer ayant fait le reste. Quel acteur, je crois que lui seul pouvait rendre Jerry Boulet si vrai!

Jerry c'est son plus grand rôle à date… je sais que l'intense va se surpasser éventuellement dans un rôle bâti spécialement pour lui.

Sa première année de sobriété, Mario a érigé sa sobriété. C'était l'ultime priorité. La deuxième année, il a commencé à avoir des contrats quelques peu mais la troisième… ça fusait de toute parts. Le monde savait que l'intense avait changé… il osait même parler de spiritualité au travers d'entrevues journalistiques, télévisées.

L'intense est un attrait… il a découvert l'amour divin, l'amour humain, il développe sa foi et utilise son grand courage qui est sien.

Il poursuit sa sobriété en faisant des réunions anonymes et en s'investissant à la Maison du Père… tous les mardis soirs. Allez le voir… vous aurez droit à une belle poignée d'accueil, de tendresse et d'amour.

Merci " man ", toi l'intense!

André Bissonnette
7 janvier 2011

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18 février 2011  
Vol. 08 - No. 02

BIENVENUE 2011

J'aimerais vous souhaiter une heureuse année et le paradis en ce jour… L'éden est sur terre… il s'agit de le découvrir… à chaque aube de chaque matin. Nous n'avons qu'à le choisir ce bonheur en évitant d'écouter les faux prophètes de malheur qui peuvent venir nous hanter en ce jour.

En ce 22 janvier mes amis et moi nous nous sommes réunis pour partager… nos rêves. Au préalable nous avions écrit et brûlé la «scrap» le négatif qui nous a assombri en 2010. Nous étions réuni dans le rang du Brulé. C'est vrai pour le vrai. De Pont Rouge. Marc et Diane étaient nos hôtes. L'endroit situé en plein bois, loin de l'asphalte est idéal pour faire le vide… et le plein.

Le couple habite dans cette belle demeure tout de bois… Marc a lui-même construit cet oasis si chaleureux. Un immense foyer de pierre réchauffe constamment l'atmosphère.

C'est l'endroit idéal et rêvé pour écrire nos rêves. Pas fort comme style littéraire, pardonnez-moi c'est ma première chronique en ce début d'année.

Nous étions 7… le Lucky seven gang!

En 2010… j'avais écrit 10 rêves, j'en ai réalisé 4 seulement et pas les moindres… des rêves concernant la spiritualité. Je me suis dit… «Je n'ai pas réalisé les grands trips de voyage». So what la spiritualité n'est-elle pas l'essentiel, le sens de notre vie?

Ne me laissant pas abattre par ce 40%... j'ai redoublé d'ardeur et suis allé avec 20 rêves à réaliser et j'y crois… Les seules limites que l'on peut imposer à notre Créateur … sont nos propres limites… Déjà au bout d'une semaine, j'en avais réalisé 2… de la moitié de mes rêves achevés en 2010.

Est-ce que vous croyez en vos rêves vous autres? Osez y croire. Mettez de l'espoir rien que pour voir… En écrivant vos rêves vous avez des chances… d'en réaliser quelques uns.

Retrouver la magie de votre enfance… Écrire ses rêves c'est défier notre destinées. Ne faites pas comme ces gens qui se plaignent de ne jamais gagner à la loto… jamais ils n'osent défier la chance… ils n'achètent jamais de billets de loterie… qu'ils s'étouffent avec leur malchance!

Et sur ce rêve de gagner à la loterie du bonheur, je prends mon billet chaque matin à l'aube de l'aurore.

André Bissonnette
18 février 2011

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11 mars 2011  
Vol. 08 - No. 03

Au revoir

Il arrive des moments où tu ne t'amuses plus… avant que tu ne te prennes trop au sérieux… que tu deviennes constipé, il est temps de lâcher prise et de passer à d'autres choses.

Depuis près de 11 ans, j'organise des «weeks end» intensifs sur l'autonomie. Cette semaine, j'ai décidé de passer à autres choses. Mon équipe et moi allons nous réunir sous peu pour élaborer quelque chose de … nouveau pour septembre à venir.

Au cours de cette décennie, nous avons accueillie au-delà de 1000 personnes et plus… Nous avons même provoqué un mariage… c'est vrai… deux participants ont convolé… Je ne suis pas contre le mariage… je ne suis pas pour non plus. Ça fait cependant un bon bout de temps que je n'ai pas eu de nouvelles des tourtereaux.

Pour le moment, je cancelle les intensifs à venir. Je vous remercie de votre compréhension.

Je poursuis ma chronique que j'écris depuis maintenant 2004. La première chronique a eue lieu le 28 juillet 2004.

André Bissonnette
11 mars 2011

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13 mai 2011  
Vol. 08 - No. 04

UNE FOIS PAR MOIS JE VOUS ENTRETIENDRAI DES ÉTAPES
K.O.T.

Pour prévenir une chute lorsque j'escalade un escalier, il est sage de déposer le pied sur la première marche, c'est naturellement franchir la première étape.

Cette étape, c'est la clé précieuse qui me permet d'ouvrir l'écrin de mon cœur qui à son tour me permettra de bifurquer vers la voie de la sérénité. Je peux enfin parvenir à l'autre bout du tunnel en voyant scintiller la lumière tamisée, gonflé d'espoir de connaître une nouvelle liberté. Je deviens enfin libre de l'esclavage de la dépendance.

J'aime beaucoup comparer cette étape à un combat de boxe incessant qui se termine naturellement par un verdict sans équivoque : «Knock Out Technique» percutant. Au préalable notre pugiliste malgré le sang qui ruisselle sur son visage, même en titubant décide de poursuivre le combat. Il se bat, se débat avant de se faire avoir par un adversaire plus coriace qui viendra à bout de ses écorchures de ses blessures.

N'avons nous pas été au plancher à maintes reprises face à un adversaire aussi téméraire? Chaque fois nous avons tenté de nous relever. Notre boxeur lui malgré les blessures au fond de ses entrailles tient mordicus à poursuivre la bataille. C'est l'obsession qui le tenaille. Il poursuit le combat malgré les chutes les rechutes incessantes au tapis. Chaque fois l'athlète se relève plus déterminé que jamais à poursuivre la lutte. Chaque fois indubitablement notre boxeur baigne dans la désillusion d'exterminer cet adversaire invincible.

A nouveau c'est la descente aux enfers, les chaines de la captivité l'étreignent… impondérables incroyables accidents d'auto et de parcours, apparitions imprévues devant monsieur le juge lendemains de veille ahurissants, perte de mémoire non sélectives «black-out» et surtout une cure d'amaigrissement garantie pour l'estime personnelle. Quelques rounds plus tard, l'arbitre de la dépendance compte, notre athlète s'est encore écroulé au tapis.

Le visage meurtri ensanglanté, les yeux amochés mi-clos, malgré le bain de sang… tente encore de se relever. Titubant il s'écroule cette fois pour de bon, c'est la fin du combat l'arbitre de la vie a rendu l'irréductible, l'irréversible verdict. Knock Out Technique!

Étendu sur la table dans le vestiaire presque inconscient, notre boxeur réalise enfin l'inutilité de poursuivre sa carrière. Il admet son impuissance face à la situation face à sa compulsion, face à sa dépendance. Les nombreuses blessures de ses combats coriaces demeurent présentes pour quelques temps.

Notre boxeur a parfois tout brisé sur son passage pour tenter de vaincre cet adversaire invisible (sic) et à la fois invincible sans succès. Éventuellement l'athlète soignera ses plaies recouvrira une santé sans pareil dans toutes les catégories… physique mental et surtout spirituel.

Le pugiliste a enfin admis son impuissance à poursuivre le combat malgré sa volonté déchainée. Il a lancé un cri désespérant «j'ai besoin d'aide» en toute humilité après avoir vécu parfois tant d'humiliations. Le désespéré a enfin abdiqué.

Il délie enfin les chaînes de la captivité déployant les ailes de la liberté dans tous leurs essors, leurs splendeurs.

André Bissonnette
13 mai 2011

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27 mai 2011  
Vol. 08 - No. 05

Le jour où je me suis aimé pour de vrai

Je me sens un peu paresseux cette semaine… c'est pourquoi j'ai décidé de vous refiler un très beau texte que quelqu'un m'a refilé. A conserver très précieusement et à relire… lire et relire!

Place à Charlie Chaplin.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j'ai compris qu'en toutes circonstances, j'étais à la bonne place, au bon moment. Et alors, j'ai pu me relaxer. Aujourd'hui je sais que cela s'appelle… l'Estime de soi.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j'a pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle n'étaient rien d'autre qu'un signal lorsque je vais à l'encontre de mes convictions. Aujourd'hui je sais que cela s'appelle… l'Authenticité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j'ai cessé de vouloir une vie différente et j'ai commencé à voir que tout ce qui m'arrive contribue à ma croissance personnelle. Aujourd'hui, je sais que cela s'appelle… La Maturité.

Le jour ou je me suis aimé pour de vrai, j'ai commencé à percevoir l'abus dans le fait de forcer une situation ou une personne, dans le seul but d'obtenir ce que je veux, sachant très bien que ni la personne ni moi-même ne sommes prêts et que ce n'est pas le moment… Aujourd'hui, je sais que cela s'appelle… le Respect.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j'ai commencé à me libérer de tout ce qui n'était pas salutaire, personnes, situations, tout ce qui baissait mon énergie. Au début, ma raison appelait cela de l'égoïsme. Aujourd'hui, je sais que cela s'appelle… l'Amour propre.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j'ai cessé d'avoir peur du temps libre et j'ai arrêté de faire de grands plans, j'ai abandonné les méga-projets du futur. Aujourd'hui, je fais ce qui est correct, ce que j'aime quand cela me plait et à mon rythme. Aujourd'hui, je sais que cela s'appelle… la Simplicité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j'ai cessé de chercher à avoir toujours raison, et je me suis rendu compte de toutes les fois où je me suis trompé. Aujourd'hui, j'ai découvert… l'Humilité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j'ai cessé de revivre le passé et de me préoccuper de l'avenir. Aujourd'hui, je vis au présent, là ou toute la vie se passe. Aujourd'hui, je vis une seule journée à la fois. Et cela s'appelle… la Plénitude.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j'ai compris que ma tête pouvait me tromper et me décevoir. Mai si je la mets au service de mon cœur, elle devient une alliée très précieuse! Tout ceci, c'est… le Savoir-vivre.

Nous ne devons pas avoir peur de nous confronter. Du chaos naissent les étoiles.

André Bissonnette
27 mai 2011

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Août 2011  
Vol. 08 - No. 06

EN VRAC !

Je vous reviens en ce mois d’août. J’ai pris des vacances… c’est faux… je suis toujours en vacances… chaque jour pour moi est une vacances… qu’en pensez-vous vous qui me lisez… au bureau ?

Faut être bien « fucké » pour éculubrer comme ça. Un «  fucké » heureux… vaut mieux qu’un prétendu équilibré malheureux. Je veux rester « fucké ». Ce n’est pas pour rien qu’à chaque début de thérapie, je m’introduis comme le plus « fucké » des thérapeutes… So What ! Pis après ! Comme disait l’auteur Emmet Fox.

Depuis la fin de mai, je me suis évadé. J’ai assisté à des congrès anonymes… Sept-Iles, Rivière du Loup et Rimouski.

Je me suis rendu au Havre Saint-Pierre j’ai renoué avec leur mer que je n’avais pas vue depuis une vingtaine d’années. La ville est de plus en plus accueillante. J’ai marché beaucoup au bord de la mer… j’ai pu voir de vraies pierres. De vrais beaux trésors ces dinosaures de pierre.

À Rimouski, j’ai retrouvé des connaissances qui n’étaient plus des connaissances. J’y ai rencontré des Gaspésien, des Brayons, des Acadiens… Quel plaisir de renouer connaissance en toute connaissance… !

J’ai une grande nouvelle… au moment où vous lirez ces lignes, je séjournerais à Rivière Moisie sur la Côte-Nord encore. J’ai découvert ce très beau coin de pays. J’espère que les baleines se montreront la queue.

Je vais pour écrire… j’ai trois autres livres à publier à temps… pour le salon du livre de Québec au printemps 2012… !

Août est un de mes mois favoris… C’est mon anniversaire de sobriété, c’est également mon anniversaire… de naissance !

Je suis une vierge n’ayez crainte je ne suis pas pur… ! Je suis père de deux fils… et ils me ressemblent… je n’ai pas de doute. Alors la virginité s’est réellement envolée.

Comme cela me fait du bien de renouer avec vous.

Mon premier diaporama doit être sur le site auquel je participe. Je le trouve très beau ce site et ce diapo. Je me permets avec la collaboration de Sylvie Deschenes.

André Bissonnette
Août 2011

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Octobre 2011  
Vol. 08 - No. 07

CHANSON DE SEPTEMBRE

Peut-être craignez-vous que je vous la chante cette belle mélodie… je ne le ferai pas.

J'ai déjà écrit que j'aime les saisons en envers en désordre. Alors je vous remémore… J'adore l'automne, j'aime l'été, je hume le printemps, je respire l'hiver.

J'écris ce texte en ce merveilleux matin d'automne. Il fait très beau, ce n'est pas surprenant, depuis quelques années les automnes sont jolis sans merci. C'est un prolongement de l'été et d'après les érudits c'est la planète qui se réchauffe… je m'en balance de l'opinion des savants… j'adore tout simplement.

Je m'organise toujours pour me garder une semaine de vacances vers l'Action de grâces, j'en profite alors pour remercier le Créateur pour ses magnifiques couleurs. A date nul peintre n'a pu reproduire un tel chef d'œuvre et dire que ça revient à chaque année, quel synchronisme.

Ayant fait le plein de gaz sans plomb (tiens il commence à baisser spécialement pour moi) les vacances de la construction sont terminées… je sillonnerai les routes du Québec vers le Nouveau Brunswick pour aller voir leurs beaux sites… il paraît que l'automne commence une heure plus tard dans les Maritimes. Un peu plus loin dans le temps, j'irai à La Tuque plus précisément au Lac aux Brochets… directement sur le bord du Lac. J'y passerai une semaine complète à voir sauter les Brochettes!...

Je profiterai de ce temps pour pondre mon cinquième volume… (Vivre l'Être au quotidien). Ce sera un autre quotidien pour tous les dépendants. A l'automne, j'aspire, je respire et je m'inspire en toute quiétude.

En ce 21 septembre… j'ai le goût de vous fredonner c'est une hantise une obsession la chanson de Bécaud.

21 septembre 2011

André Bissonnette
Octobre 2011

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INDEX 2012

Octobre 2011  
Vol. 09 - No. 01

Au revoir Isabelle

Samedi le 7 janvier 2012 en l’église de Baie St-Paul, au travers ce plein de monde, je me suis remémoré les évènements vécus entre nous deux. Tu sais Isabelle moi les églises, les curés (pas tous) c’est pas mon fort. Tu le sais j’avais jadis un faible pour le fort…!

Au centre ou je travaille quand tu es arrivée (un retour aux sources, tu étais légèrement ¨feeling¨). Tu as crié André, André comme tu étais contente de me revoir. L’infirmière de service a voulu restreindre tes ardeur ça n’a pas marché. Tu m’as étreint sans te restreindre… rien ne pouvait t’éteindre. Toi et moi on est habité par la délinquance, le défi infini.

Je me suis souvenu ou dès le début de ton relèvement, tu t’es impliquée à l’accueil au 24 heures de St-Hilarion. J’avais partagé mon cheminement… et tu étais venue m’entendre.

Je me rappelle aussi qu’il y a 2 ans ½, lorsque je t’ai rencontré sur la Côte Nord à Bersimis nous avons ri ensemble même durant les partages… On aimait partager… notre façon de vivre… la constipation c’était pas pour nous… on se laissait aller, on lâchait prise. Je t’avais alors confié que le lundi suivant je célébrai mon anniversaire de sobriété… tu t’es exclamé… ¨Man¨ je vais y aller et tu es parti de la Baie pour venir célébrer ma fête en compagnie de ton père.

Je te revois encore la fanatique avec ton gilet des Canadiens au centre Vision d’Espoir. Stéphane avait mis son gilet des méchants oursons. Je rois qu’on avait gagné toi et moi ce soir là. Tel que promis j’étais parti de Beaupré pour y assister. Nous on aime avoir du fun dans l’auditorium n’est-ce pas?

25 juin 2011 ce fut le début d’un long calvaire, le feu a fait des siennes dans ta chambre. Ton père Rémi a failli y perdre la vie pour sauver sa fille adorée. Depuis ce temps-là l’Enfant Jésus fut ton domicile jusqu’au 29 décembre 2011 à 23 heures 37… ton frère Moïse, Élyse ta mère adorable ainsi que Rémi ton

père lui aussi adorable étaient à tes côtés… ton dernier kilomètre terrestre était franchi. Péniblement on t’a débranché.

L’an dernier durant les fêtes tu m’as offert ce trésor qui décorait la table des invités, tu l’aimai pourtant, tu savais que je l’aimais et tu me l’as donné. Ce vase est sur ma table dans mon living-room, il y est toujours demeuré… jamais je m’en départirai.

Je dois maintenant te parler au passé

Tu étais déterminée

Tu étais de la dynamite

Tu aimais taquiner

Au buffet après la cérémonie dans l’église ou j’ai pleuré, j’étais si triste, ta mère m’a consolé en me disant… ¨toi et elle vous aimiez vous taquiner… elle t’aimait beaucoup tu sais¨

Et moi aussi Isabelle Boucard de Baie St-Paul 31 ans tu m’as marqués ¨Women¨. WOW!!!

André Bissonnette
Janvier 2012

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