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La violence domestique Pourquoi agissent-ils ainsi ? Que l’alcool et la consommation de drogues soient ou non des facteurs importants sur l’incidence de tels événements dans un ménage, la violence domestique est en tant que tel un problème très grave — tant pour les victimes que pour ceux et celles qui commettent ces abus. Nous avons déjà vu que les statistiques semblaient indiquer un lien certain entre l’abus d’alcool et/ou de drogues et la violence à la maison et malgré cela bien des intervenants et des professionnels y voient encore deux problèmes séparés. La violence conjugale ou familiale n’est pas tellement une «perte de contrôle» qu’une «recherche d’un contrôle total». Ironiquement, plusieurs abuseurs ne se voient pas comme les auteurs d’un crime mais plutôt comme des victimes. Ce raisonnement est fréquent chez les abuseurs La plupart entrent en traitement revêtu d’une armure à toute épreuve élaborée à l’aide d’un déni très bien construit pour justifier ou excuser leurs actions. Toute la question tourne autour du contrôle Il y a plusieurs théories qui font que les abuseurs violentent les personnes qui sont le plus proche d’eux. Une approche voit les abuseurs comme des criminels endurcis qui commettent leurs crimes consciemment et de manière préméditée pour renforcer leur domination qui, selon leurs croyances, leur est dévolue. D’autres écoles croient que l’abus est le résultat de blessures psychologiques et développementales profondes, qui ne sont pas spécifiques au sexe de l’abuseur. Les experts en sont arrivés à un consensus sur les plus fréquentes caractéristiques retrouvées chez les abuseurs — Ils sont contrôlants, manipulateurs, souvent se perçoivent comme des victimes et coient que les hommes ont un droit inné d’être en charge de tous les aspects de leur relation avec d’autres personnes. Un abuseur qui est passé en traitement disait : «Les coups et blessures, les cris et hurlements, toutes ces intimidations ne cherchaient qu’une chose, le contrôle. C’est comme si je venais de recevoir un nouveau jouet. J’avais tout le loisir de peser sur tous les boutons, de faire ce que je voulais avec. J’essayais de lui faire peur. Je désirais la contrôler pour la simple raison que moi, je savais que je le pouvais. Ça me rendait si fort, si puissant, si important.» Le cycle des abus Selon le groupe australien Women's Issues and Social Empowerment (WISE), il est essentiel de s’attarder sur les problèmes de pouvoir et de contrôle lorsque nous essayons de comprendre la violence domestique : «La violence à la maison se produit dans des relations où les conflits sont continuellement les résultats d’iniquité de pouvoir entre les conjoints et que l’un d’eux a peur d’ëtre violenté ou est violenté par l’autre.» Bien que ça puisse varier d’un cas à l’autre et que ça ne tienne pas compte de tous les cas de violence domestique, WISE utilise le terme «Cycle de la Violence» comme modèle graphique pour illustrer les divers comportements violents à la maison. Voici quelques brefs aperçus de ce cycle :
Aller chercher de l’aide
Le problème soulevé par une telle approche, soit l’implication du système policier et judiciaire puis celle du système carcéral, est que dans certains cas, ça peut être source de plus grandes explosions de violence par la suite. La menace de se voir infliger des blessures corporelles plus l’isolement économique et personnel qu’ils subissent sont les deux obstacles majeurs qui empêchent les victimes de cette violence domestique d’aller chercher de l’aide. Le fait aussi simple que de quitter le foyer familial peut souvent provoquer plus de violence. Il y a des moyens pour libérer ceux et celles qui se trouvent ainsi piéger dans des relations violentes. Nous allons en parler un peu plus tard dans une autre chronique.
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