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Que sont les hallucinations ? 
Assesment of perceptions, pt.2
Original en anglaispar Richard J. Laban, Ph. D.
publié dans l’édition de novembre 1999 du Beacon
Revue de l’Addiction Intervention Association
traduit par Gilles Vinet, Au Centre de la Vie

Les hallucinations sont de fausses impressions sensorielles, que nous pouvons expérimenter sans de véritable base extérieure à nous-mêmes. Rappelons-nous que les hallucinations sont très différentes des illusions (une distorsion ou une représentation erronée et consciente à partir de sensations réelles, comme les ombres sur les murs qui ressemblent à quelqu’un ou le bruissement des feuilles dans un fourré que nous prenons pour des voix humaines). 
Or, les hallucinations sont médicalement reconnues comme un trouble psychique dans lequel le sujet a la conviction de percevoir un objet alors que ce dernier n’existe pas vraiment. Les hallucinations peuvent être associées à un trouble psychique primaire comme la schizophrénie ou peuvent être attribuées à certaines conditions toxiques qui sont exacerbées par l’alcool ou d’autres drogues. Si une personne qui nous consulte présente des expériences hallucinatoires, un historique détaillé s’avère nécessaire pour déterminer l’origine de ces phénomènes extraordinaires. Cette partie de l’«intake» (évaluation approfondie de la problématique de la dépendance) aura un impact et une incidence sur le traitement et sur les soins que cette personne devra recevoir. Par exemple, des hallucinations visuelles sont plus fréquemment associées à des troubles psychotiques induits par des substances toxiques, habituellement par des drogues. 
Des hallucinations auditives, d’un autre côté, seront plus associées à d’autres troubles psychiatriques. L’évaluateur devrait pouvoir solliciter une clarification de la personne à savoir si ces voix viennent de l’intérieur de son cerveau ou de l’extérieur, la clarté du discours, la netteté de la perception rapportée, l’intensité et la fréquence du phénomène Habituellement, les hallucinations sont associées à un ou plus d’un sens en particulier et la liste qui suit illustre les différents types d’expériences hallucinatoires :

  • Auditives (ouie — entendre des voix ou des sons (ce n’est pas l’acouphène qui se manifeste plus comme un bourdonnement ou un sifflement) 
  • Visuelles (vue — voir des choses qui ne sont pas là) 
  • Olfactives (odorat — peut être aussi inusité que sentir la mort) 
  • Gustatives (goût — avoir l’impression d’avoir bu)
 À moins que la personne soit évidemment en train d’halluciner devant l’évaluateur, ce dernier devrait toujours utilisé beaucoup de tact en parlant des expériences hallucinatoires avec un client ou en lui demandant des détails.  En évaluant les hallucinations auditives ou d’autres hallucinations perceptuelles, l’intervieweur peut poser les questions suivantes :

«Êtes-vous  sensible au bruit ?»
«Est-ce que les bruits dans votre tête ou dans vos oreilles vous dérangent ?»
« Est-ce que vous avez une imagination fertile ?»
«Dites-moi ce qui s’est passé ?»
«Avez-vous entendu vos propres pensées comme si c’était une petite voix qui vous parlait? »
«Est-ce que vous avez des cauchemars ou des rêves assez perturbateurs ?
«Avez-vous vu récemment des choses qui sortent de l’ordinaire ?»

Les hallucinations qui affectent les autres sens (olfactifs, tactiles et gustatifs) sont moins fréquentes mais peuvent être évaluées en se servant des mêmes questions. En faisant l’évaluation de ces perturbations, l’intervenant doit se servir de ses habiletés d’observateur et se centrer sur des indices comportementaux qui pourraient laisser croire à une psychose latente ou non diagnostiquée.

Des évaluations approfondies de l’état psychique sont habituellement faites par du personnel médical formé à cet effet comme les psychiatres. Cela ne nous empêche pas de raffiner notre expertise et nos habiletés d’évaluation de la problématique quand nous rencontrons une personne qui souffre d’hallucinations. Bien souvent nous découvrons par une évaluation plus poussée que nous avons identifié un syndrome, un trouble psychiatrique ou un problème de santé mentale avant qu’il ne dégénère et s’aggrave. Une référence à un professionnel de la santé mentale est alors nécessaire.

Le Dr. Laban a une entreprise de formation qui se nomme L.A.S.T: et qui distribue internationalement des cours en bandes vidéos en anglais.
Pour plus d’informations téléphonez 1-800-795-5278 ou visitez son site internet à l’adresse suivante : L.A.S.T.

 

Traduit et adapté par Gilles Vinet, Au Centre de la Vie
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