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| Il y a plusieurs façons
de faciliter l’alcoolisme
chez quelqu’un qui en est atteint (1) Comme on le dit habituellement, vous n’êtes pas la cause du problème de consommation d’alcool de quelqu’un, vous ne pouvez le guérir et vous ne pouvez le contrôler son boire. Mais il y a bien des façons
par lesquelles vous pouvez contribuer à l’aggravation du problème.
«Il n’y a pas de problème avec ma façon de boire ! Le seul problème qu’on a, c’est ton attitude. Si tu pouvais juste arrêter de critiquer, de te plaindre, il n’y aurait pas de problème !» Bien évidemment, ce discours n’est pas très juste, bien que fréquent, puisque le déni, la négation du problème est une des caractéristiques principales des plus frustrantes du problème. D’un autre côté, cette façon de voir la situation peut ne pas être si fausse que ça. Comment réagissez-vous aux consommations d’alcool d’un alcoolique ? Avez-vous commencé à tenir certains rôles pour survivre dans votre famille ? Croyez-vous qu’il y a quelque chose que vous pouvez faire pour remédier à cette situation ? Ce qui suit est une description d’un évènement qui devrait servir d’exemple d’un comportement d’alcoolique et des réactions diverses du conjoint de cet alcoolique. Est-ce que ces situations vous semblent familières ? L’alcoolique rentre tard à la maison et il est saoûl, trop ivre pour trouver la clé sous le paillasson du perron. Après plusieurs tentatives infructueuses, il décide que c’est une cause perdue. Puisqu’il ne désire pas déranger qui que ce soit dans la maison et en même temps, leur apprendre qu’il est trop éméché pour débarrer sa propre porte d’entrée, il prend une brillante décision qui devrait résoudre son problème : il décide de se coucher sur le gazon dans la cour avant de sa maison et s’endort là très rapidement. Comment réagissez-vous à cela ? Le sauveur
À mesure que le problème progresse et que son boire empire, elle prend les responsabilités qui jadis étaient les siennes. Elle se trouve un emploi ou travaille en heures supplémentaires pour payer les factures qui s’accumulent. Et s’il a des difficultés avec la police et la justice, elle va faire des pieds et des mains pour payer la caution. Le provocateur
Elle ne lâche pas prise. La colère et le ressentiment continuent à grandir en elle à la mesure de la fréquence des incidents du genre. Elle s’assure qu’il n’oublie pas ses transgressions. Elle tient son bout contre lui et s’en sert comme arme dans les arguments qui suivent — même ceux qui surviennent des mois ou des années après. Le martyr
Qui est le facilitateur dans tout ça ? Les exemples décrits ici peuvent sembler être exagérés, mais ils peuvent aussi être très typiques de ce qui se passe dans un foyer atteint d’alcoolisme. Les rôles que le conjoint non alcoolique jouent dans cette famille peuvent ne pas être si définis que ces descriptions le suggèrent. Selon les circonstances, le conjoint peut jouer l’un de ces rôles ou peut valser de l’un à l’autre selon les besoins du moment.. Alors lequel des ces rôles
représente le mieux un facilitateur ? Laquelle de ces personnes
est en train en fait d’aider l’alcoolique à «régresser»
dans sa maladie ? Laquelle, bien qu’elle cherche à améliorer
la situation, est en train de contribuer à l’aggravation du problème
?
Note : La deuxième partie vous proposera la semaine prochaine comment chacune de ces réactions facilite le problème et comment réagir à ce dernier incident sans devenir vous-mêmes partie du problème.
Il y a plusieurs façons
de faciliter l’alcoolisme
Les
membres de la famille de l’alcoolique sont pris dans un piège :
Si vous découvrez présentement que vous êtes pris dans un engrenage où vous vous sentez obligés de jouer un certain rôle parce qu’il y a un alcoolique dans votre vie, c’est probablement le temps de prendre un «temps mort», une pause. La semaine dernière
nous avons décrit trois des rôles principaux que les membres
de la famille d’un alcoolique répètent et jouent pour composer
avec les comportements imprévisibles de l’alcoolique.
En
fait, tous !!!
Bien sûr, les deux
autres rôles «typiques» sont aussi des rôles de
facilitateurs. Voici comment et d’abord pourquoi. Parce que les réactions
à la conduite de l’alcoolique lui permettent de se centrer sur ces
comportements plutôt que sur les siens s’il se réveille
le matin suivant dans la cour en avant de la maison et entre à l’intérieur
pour se retrouver en face de la rage d’un provocateur ou de la honte d’un
martyr (ou d’une victime), alors sa réaction naturelle va être
de réagir à ce présent comportement plutôt qu’au
sien.
Alors la bonne réaction ? Quelle serait la bonne réaction
dans une situation telle que nous l’avons décrite ? Comment réagir
lorsque l’alcoolique sort un de ses trucs bien connus ? Ne pas réagir
du tout est la bonne réponse !!! Prétendez que rien ne s’est
passé !
Tout embarras ou toute honte
ressentie par sa défaillance sur le perron aux yeux de tous les
voisins lui appartient désormais et n’appartient qu’à lui.
C’est son problème, pas celui des autres. Ses comportements sont
son problème, et ce n’est pas la réaction de son conjoint
qui en est la cause.
Vous n’avez donc pas donné la permission à l’alcoolique la chance de «changer de sujet». Il est pris seul à faire face à sa propre douleur et à sa propre honte. Quand sa douleur sera assez forte, il va être prêt à demander et à recevoir de l’aide. Jusqu’à ce qu’il soit prêt à demander de l’aide pour son problème d’alcool, tous les reproches, toutes les manipulations et les efforts de contrôler la situation de votre part n’amèneront rien de bien et vous entraîneront plus loin dans l’enfer de la maladie de l’alcoolisme. Pour en savoir plus, vous pouvez lire la chronique en anglais de Buddy T, guide du réseau About.com, intitulée «Domestic Abuse» à l’adresse suivante http://alcoholism.about.com/library/weekly/aa990407.htm |
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