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Un enzyme pourrait être activé pour contrôler la dépendance
Traduit et adapté par Gilles Vinet

« La découverte d'un ' interrupteur de la dépendance ' moléculaire présent dans le cerveau de certains mammifères offre des possibilités intéressantes de contrôler le processus de la compulsion à consommer chez les toxicomanes » affirment des chercheurs de l'Université de Toronto. 

Une étude scientifique publiée dans l'édition en ligne du 18 janvier 2004 de Nature Neuroscience nous révèle qu'une région du cerveau nommée VTA siège de récepteurs qui, une fois expo-sés à un certain enzyme, pourraient permettre à une personne intoxiquée de devenir abstinente et vice versa. 

« Cette recherche semble aller à l'encontre des concepts antérieurs affirmant que la dépendance aux substances psychotropes entraîne un changement permanent dans le cerveau », nous apprend le chercheur Steven Laviolette (qui a mené cette étude alors qu'il était étudiant au doctorat au département de biologie anatomique et cellulaire à l'Université de Toronto avec le professeur agréé Derek van der Kooy).
« Nos résultats suggèrent que plutôt qu'un changement permanent au cerveau, il y ait réellement un bouton, un interrupteur qui se situe entre deux systèmes distincts (un qui module la réaction du cerveau aux drogues chez la personne alors qu'elle n'est pas encore intoxiquée et l'autre qui module la réaction une fois que celle-ci est intoxiquée) » nous a exposé S. Laviolette. 

«Nos recherches suggèrent également que nous puissions manipuler pharmacologiquement ce commutateur cérébral pour ramener des toxicomanes à l'abstinence dans une période relativement brève afin qu'ils cessent d'être obsédés par la consommation de drogues.» 

Ce bouton interrupteur est un récepteur de cerveau connu sous le nom de GABA-A;  un enzyme — l'anhydrase carbonique — produit par le corps, contrôle le fonctionnement de ce récepteur.  Dans des études avec les rats, les chercheurs ont pu recourir à cet enzyme en association avec une drogue pour vérifier si l'interrupteur était ouvert ou fermé. 
 Sans une telle ingérence, le cerveau peut retourner à un état de non-intoxication après une période de sevrage des drogues — un processus souvent mesuré en semaines. Cependant, en se servant de cet enzyme pharmacologiquement, ce retour à l'abstinence chez les rats a été réduit à une question de quelques heures, a dit S. Laviolette ( qui a maintenant complété des études post-doctorales à l'Université de Pittsburgh). 

 « Les mêmes avenues anatomiques que nous utilisons chez les rats existent aussi chez l'homme et nous espérons que ce sera tout aussi bien applicable à la dépendance chez les êtres humains toxicomanes,» a-t-il rapporté. 

Les collaborateurs à cette étude subventionnée par les Instituts Canadiens de Recherche en Santé, sont Roger Gallegos et Steven Henriksen de l'Institut de Recherche Scripps en Californie. 

Texte original :
Brain Receptor Switches Addiction On, Off
http://alcoholism.about.com/cs/sa/a/blut040120.htm
Steven Laviolette, tél.: (412) 624-7332 — courriel: Laviolette@bns.pitt.edu
Traduction : Gilles Vinet, Au Centre de la Vie

Note :  Cet article fait référence à un communiqué de presse 
de l'Université de Toronto paru sous le titre Brain receptor switches addiction on, off : study findings suggest that enzyme may be manipulated pharmacologically to control brain receptor 
écrit par Jessica Whiteside
Relations publiques U of T , tél.: (416) 978-5948 ; courriel : jessica.whiteside@utoronto.ca

Un récepteur du cerveau sert d'interrupteur au niveau de la dépendance :  les résultats d'études scientifiques suggèrent que l'enzyme puisse être manipulée pharmacologiquement pour contrôler ce récepteur du cerveau 
par Jessica Whiteside — 20 janvier 2004 

Traduit et adapté par Gilles Vinet, Au Centre de la Vie
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