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Un éléphant dans le salon
de Diane Hunter de la «Guiding Light Foundation»

Briser le déni, reconnaître l'alcoolisme sont les premiers pas du rétablissement. 

Bobby : « Psssst ! Ne le dis pas à personne.  C'est notre secret !  Il y a un éléphant dans le salon, mais nous faisons semblant qu'il n'est pas vraiment là et ce n'est pas vraiment un éléphant. » 

Billy :  « Mais il sent, il pue et il est énorme ! » 

Bobby : « Ignorez-le.  Peut-être qu'il s'éloignera. » 

C'est tout un délire — assez souffrant, n'est-ce pas ?  Ignorer un éléphant qui vit dans le salon — Ah oui !  Comment est-ce que qui que ce soit puisse ignorer la présence d'un éléphant dans son salon ? 

Pensons juste une minute comment ça se passerait.  Un éléphant prendrait la majeure partie de la pièce.  Il serait difficile de regarder la télévision, de voir ce qui se passe dehors par les fenêtres, ou même de se parler.  En fait tenir une conversation avec un éléphant présent dans son salon serait quasi inconcevable.  Et aussi pensons à ce qu'un éléphant pourrait faire subir au tapis !  À savoir si le plancher tiendrait le coup, ça aussi ce n'est pas sûr.  Et s'il s'élevait sur ses pattes arrière, il briserait le toit et y ferait un grand trou.  C'est difficile de penser à autre chose que de planifier comment réparer les dégâts que tout mouvement de l'éléphant produirait.  Qu'allons-nous faire si nous désirons recevoir des visiteurs — allons-nous mettre une couverture ou une bâche par-dessus notre petite bête ou sur ses dégâts ?  Comment pouvoir avoir une conversation téléphonique quand il y a un éléphant qui s'égosille et trompette dans le salon ?  Et comment allons-nous convaincre les enfants, nos amis, notre famille, et nous-même qu'il n'y a pas un éléphant là tout près ? 

Ok, aucune personne saine et raisonnable ne garderait un éléphant dans son salon.  Alors, pensons maintenant à ce que la vie au cœur d'un foyer familial pourrait être avec l'alcoolisme... Est-ce que ça serait la même chose qu'avoir un éléphant dans le salon ?  Essayons de nier ou d'ignorer ce fait autant que nous le désirons, il ne peut pas rester caché.  Ça continue de créer des perturbations, ça persiste à dominer dans la maison, et ça persiste à nous mener vers la folie en dépit de tous les efforts de chacun de nier ce problème, cette maladie. 

L'éléphant est bien là.  Il est réel et il ne partira pas.  Ainsi pourquoi dire aux enfants que c'est un secret…?  Qu'il ne faut pas en parler ? L'alcoolisme perturbe évidemment les enfants.  Mentir à ce sujet ne fait qu'envenimer les choses.

Admettre que l'éléphant est bel et bien là est ce qui nous appelons en rétablissement briser le déni, sortir du carrousel de la négation. 

Admettre que nous sommes impuissants devant cette problématique et que nous avons besoin d'aide peut nous permettre de faire les premiers pas de notre cheminement. 

Au lieu de nous apparaître comme la fin du monde, reconnaître la présence de l'éléphant est souvent le début d'une toute nouvelle vie. 

Et curieusement, une fois que nous admettons que l'éléphant est réel, alors nous découvrons que probablement tous et chacun autour de nous étaient déjà au courant de toute façon.

http://alcoholism.about.com/cs/info2/a/aa061197.htm
 

Traduit et adapté par Gilles Vinet, Au Centre de la Vie
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