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Dossier compulsion alimentaire - Gilles Vinet

 
Pour les obèses qui mangent compulsivement, il y a de bonnes et de mauvaises nouvelles.
par Gilles Vinet

04 janvier 2011

Une nouvelle étude portant sur des personnes qui mangeaient compulsivement et qui ont participé à une psychothérapie dont l’objectif était de réduire leurs comportements de frénésie alimentaire a découvert que ces personnes sont plus susceptibles de réussir à se défaire de leur trouble alimentaire que celles qui participaient à un programme d'amaigrissement et cela sur une période de deux ans après leur traitement initial. Mais, parmi les mangeurs qui mangent compulsivement et qui sont obèses, aucun traitement n’a réussi à les aider à maintenir leur perte de poids à long terme.

Ces constats confirment que la compulsion alimentaire un trouble de l’alimentation fréquent où les pertes de contrôle sont accompagnées de culpabilité et de honte, des facteurs contribuant souvent à l'obésité peut être traitée à l’aide de modèles thérapeutiques d’intervention clinique adaptés à traiter ce trouble. Mais cette recherche suggère également que l'obésité qui touche entre autres la plupart des outremangeurs compulsifs est très compliquée à traiter, et que ce trouble probablement ne disparaîtra pas à la suite d’une simple intervention clinique, même si les comportements de rage alimentaire cessent. Cette étude est publiée dans les « Archives of General Psychiatry » alors que l'Association Américaine de Psychiatrie cherche à savoir si la compulsion alimentaire doit être reconnue comme un trouble de l'alimentation distincte de la boulimie et de l'anorexie. Cette société vouée au développement de l’évaluation psychiatrique est en train de réviser et publiera une mise à jour de son Manuel de Diagnostic prévue en 2013.

L'étude a comparé trois types différents de traitement : une psychothérapie interpersonnelle, une forme de psychothérapie comportementale et cognitive décrite comme « groupes d’entraide dirigés » et un programme d’approche behavioriste de perte de poids le tout pendant 24 semaines. Immédiatement après cette période d’interventions cliniques et même un an plus tard, les trois semblaient avoir à peu près le même succès dans la réduction des symptômes psychologiques de la compulsion alimentaire. Toutefois, le programme d’approche behavioriste de perte de poids, a eu de meilleurs résultats dès la première évaluation.

Un an plus tard, tous les trois traitements avaient encore l'air d'avoir des taux de réussite assez intéressants dans la réduction des symptômes et des crises de frénésie alimentaire. Mais après deux ans suivant la thérapie, les résultats des deux formes de psychothérapie semblaient de loin supérieurs à ceux de l’approche behavioriste dans le maintien de la rémission des symptômes et des crises de frénésie alimentaire. Pendant ce temps, les participants au programme avec une approche behavioriste ont progressivement regagné le poids qu'ils avaient perdu ; à la fin, il y avait peu de différence statistiquement dans les trois groupes d'intervention clinique quant au nombre de sujets qui avaient perdu plus de 5% de leur poids sans le reprendre : 21% des patients en psychothérapie interpersonnelle, 23% des patients en thérapie cognitivo-comportementale et 27% de ceux qui avaient été soumis au programme de l’approche behavioriste ont été capables de maintenir une perte de 5% de leur masse corporelle.

L'étude, menée à l'Université Rutgers par le psychologue Terence G. Wilson, souligne que, dans le traitement de la compulsion alimentaire, traiter uniquement le symptôme de l’obésité n’est pas productif à long terme. Et ce n'est pas efficace non plus.

Si vous croyez souffrir d’un problème de compulsion alimentaire, un bon moment pour trouver une solution c’est de commencer tout de suite, ici et maintenant, et aussi de lire notre plus récente documentation sur le sujet, ainsi que sur une nouvelle organisation qui défend la cause de la compulsion alimentaire comme trouble alimentaire dans le Manuel de Diagnostic.

Bien des personnes disent qu'ils ont eu beaucoup de succès avec Outremangeurs Anonymes, un programme d’entraide mutuelle à l’aide de Douze Étapes qui décrit la compulsion alimentaire comme une forme de dépendance. Pour obtenir plus d’informations sur l'un des meilleurs programmes thérapeutiques au pays, consultez le programme des troubles alimentaires à l'Université Duke.

- Melissa Healy

traduit d’un texte publié sur internet à l’adresse suivante : http://latimesblogs.latimes.com/

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