La filière - INFO 2002
QLDNP1J
gilles.vinet@quandladrogue.com
©2004-1999

 

Le trouble affectif saisonnier
de Phylameana lila Desy
  • Changement d'humeur selon les saisons
  • Quatre fois plus fréquent chez la femme
  • Selon le degré d'ensoleillement et la température
Explications biologiques générales
  • Désynchronisation entre les rythmes circadiens du corps et les variations de rythme de l'environnement
  • Cycle de sommeil inversé chez les personnes déprimées
  • Noyau suprachiasmatique de l'hypothalamus (lié aux yeux et à la glande pinéale)
  • La glande pinéale et la mélatonine
  • Traitement par la lumière — Luminothérapie (Kern & Lewy, 1990)
Définition

Le trouble affectif saisonnier est caractérisé par la récurrence d'épisodes de dépression qui débutent à l'automne et se résorbent ou se transforment parfois en manie au printemps, quand les jours commencent à s'allonger. Les personnes qui souffrent de dépression saisonnière se sentent fatiguées, ont des envies prononcées de manger des aliments riches en hydrates de carbone et ont tendance à dormir beaucoup. Quatre fois plus de femmes seraient sujettes à ce trouble et certains enfants présenteraient des symptômes similaires. Dans une des premières études menées sur cette question, 29 sujets souffrant de trouble affectif saisonnier ont tenu un registre, mois après mois, de leurs états d'humeur. L'analyse de ces données a permis de montrer que les états dépressifs étaient en corrélation directe avec l'ensoleillement et la température de chaque mois. Elle a permis de constater que les sujets qui avaient voyagé dans le sud pendant l'hiver avaient vu leur dépression disparaître au bout de quelques jours et revenir quand ils retournaient vers le nord (Rosenthal et al., 1984 ; Rosenthal et al., 1986).

Précisions sur le trouble affectif saisonnier
Explications biologiques

Une série d'études faites dans les années 1980 ont laissé entendre que la dépression serait parfois liée à une désynchronisation entre les rythmes circadiens du corps et les variations de rythme de l'environnement (Healy et Williams, 1988; Zerssen et al., 1985; Goodwin et al., 1982). Les rythmes circadiens sont, on le pense, régis par une sorte d'horloge biologique qui contrôlerait les changements réguliers de la température du corps, la sécrétion d'hormone et les périodes de mouvement oculaire du sommeil, d'une part, et, d'autre part, le cycle de repos et d'activité. 

 On constate en fait que le cycle de sommeil chez les personnes déprimées paraît être inversé. Contrairement à la plupart des gens, les déprimés atteignent rapidement le stade du sommeil où se produisent les mouvements oculaires après s'être endormi et ont de longues périodes de mouvements oculaires dans la première partie des cycles de sommeil et de courtes périodes de mouvements oculaires à la fin de leur nuit de sommeil (Buysse, Reynolds et Kupfer, 1993; Hirshfield et Goodwin, 1988; Gold, 1987; Wehr et Goodwin, 1981).

Il semble que la régulation des rythmes circadiens se produit dans le noyau supra-chiasmatique, un groupe de cellules situées dans l'hypothalamus et relié à la fois à la glande pinéale et aux yeux (Rietvald, 1992; Ballenger, 1988). Quand il reçoit un message lumineux, celui-ci est transmis au système nerveux central et à la glande pinéale qui cesse alors de produire de la mélatonine. La métatonine est cette hormone qui est secrétée quand il fait noir et dont la production est interrompue quand il fait clair. On ne comprend pas encore tout à fait le rôle de cette hormone chez les humains, mais chez les animaux, elle semble régir l'hibernation, les niveaux d'activité et les cycles de reproduction. Quand les jours raccourcissent à l'automne, les animaux se mettent à produire une quantité accrue de mélatonine qui ralentit leur activité et les prépare au long repos hivernal. À l'inverse, au printemps, quand les jours allongent, la sécrétion de cette hormone diminue et l'animal redevient actif. Chez les humains, la production de mélatonine est aussi fonction de la lumière reçue. La plupart des gens semblent bien s'accommoder de ces variations, mais certains y seraient sensibles au point d'avoir de la difficulté à poursuivre leurs activités (Dilsaver, 1990, Rosenthal et Blehar, 1989). Leur ralentissement saisonnier prendrait alors la forme d'une dépression dont les symptômes ressembleraient à ceux des animaux qui hibernent : fatigue, augmentation de l'appétit et du poids, tendance à vouloir consommer des aliments riches en hydrates de carbone et à trop dormir (Gupta, 1988). À la venue de l'été, certaines de ces personnes sortiraient de cet état végétatif avec une énergie remarquable et une hyperactivité proche de la manie (Faedda et al., 1993; Carney et al., 1988).

Le manque de lumière étant peut-être à l'origine du trouble saisonnier affectif, la solution pourrait être d'exposer la personne visée à une plus grande quantité de lumière. C'est d'ailleurs la solution qu'a proposée Herbert Kern, un chercheur qui a été le premier à se rendre compte qu'il y aurait probablement un lien entre ses propres accès récurrents de dépression et la longueur du jour et à chercher une solution scientifique pour y remédier. En 1972, il adhéra à l'American Society of Photobiology dans l'espoir d'arriver à mieux connaître l'effet de la lumière sur le cerveau. 

En 1978, il tenta, sans succès de se traiter lui-même par de brèves expositions à des rayons ultraviolets. Par la suite, il obtint la collaboration du National Institute of Mental Health des États-Unis et suivit, en 1980, un traitement par exposition à de la lumière reproduisant le spectre des rayons du soleil qui donna des résultats probants (Kern et Lewy, 1990).

Le traitement du trouble saisonnier biologique

Quand des personnes souffrant du trouble saisonnier affectif sont traitées à l'aide de sessions d'exposition à la lumière d'une durée de plusieurs heures en hiver, elles voient leurs symptômes de dépression diminuer ou partir (Avery et al., 1993; Anderson et al., 1992; Rosenthal et al., 1988; Lewy et al., 1987, 1980). Les théoriciens ne s'entendent toutefois pas sur les modalités d'application de ce traitement. Certains estiment que la lumière doit être très intense, d'autres qu'une lumière faible est suffisante (McIntyre et al., 1990). Certains pensent que la personne traitée doit être exposée à la lumière matin et soir, d'autres estiment qu'une exposition par jour est suffisante (Doghramji et al., 1990 ; Lewy et al., 1987). Plusieurs chercheurs estiment que la lumière du matin est particulièrement importante et que son retrait peut occasionner le retour des symptômes dépressifs (Hellekson et al, 1986; Lewy et al., 1987). Mais cette forme de thérapie ne se déroule pas toujours sans inconvénient. Plusieurs personnes qui y sont soumises éprouvent des maux de tête et de la fatigue oculaire. Une autre solution pourrait consister à prendre des vacances hivernales sous le soleil, de préférence près de l'Équateur, mais cette forme de traitement n'a jamais encore fait l'objet d'études scientifiques.

Des chercheurs commencent à soupçonner que ce n'est peut-être pas la quantité de secrétion de mélatonine qui cause la dépression mais plutôt le moment de la journée où cette hormone est secrétée. La mélatonine aurait donc peut-être pour rôle de régler l'horloge biologique du corps tous les jours. Si la sécrétion de cette hormone ne se produit pas au bon moment, les rythmes circadiens du corps peuvent être perturbés, conditions qui favoriseraient l'apparition de la dépression. C'est pourquoi certains chercheurs préconisent de remplacer la photothérapie par la prise de pilules de mélatonine à un moment approprié dans la journée. Une dose de mélatonine prise le matin retarderait le rythme circadien tandis qu'une dose prise en après-midi ou le soir l'avancerait. Ce traitement commence aussi à être appliqué à des aveugles donc le cycle circadien peut à l'occasion passer de 24 à 25 heures, car ils ne peuvent se fier aux indices lumineux offerts par la nature pour ajuster leur horloge biologique. 

Le trouble affectif saisonnier ou la dépression hivernale

En décembre, un mois où nous devrions nous attendre à ce que nous soyons joyeux à cause des activités du temps des Fêtes, nous pouvons être accablés par des sentiments de tristesse envahissants.  Chez nous, la saison de l'hiver est notoire pour ses cieux gris et sombres, pour ses précipitations froides, et pour ses chutes de neige occasionnelles et mornes.  La saison du TAS (trouble affectif saisonnier) commence avec ses symptômes dépressifs approximativement à la fin d'octobre où nous réglons nos horloges à l'heure normale de l'Est (dans le but de bénéficier du maximum d'heures d'ensoleillement disponibles). 

Ce changement de température et de luminosité a comme conséquence des journées aux heures plus courtes et apparaissant encore de plus en plus courtes.  C'est cela qui fait que nous ressentons les symptômes de ce TAS, et que nous sommes susceptibles de se sentir continuellement de plus en plus tristes à mesure que la saison progresse.  Cette tristesse plane au-dessus de nos têtes, avec ses nuages émotifs remplis de dépression, de mélancolie et d'inquiétude, et nous essayons à chaque jour de passer à travers cette période sombre. 
Bien qu'il m'arrive souvent de me sentir bien même une journée sans soleil et de me cacher quelquefois sous les couvertures pour y lire un bon livre ou de m'emmitoufler pour regarder un vieux film... beaucoup de jours privés de lumière peuvent me rendre très lunatique et somnolent.  Je n'ai jamais été diagnostiqué par des professionnels de la santé en tant que victime du TAS, mais je note que je suis pas mal affecté par les changements saisonniers d'automne et d'hiver, et également par le manque d'ensoleillement n'importe quand durant l'année.  Mes symptômes ne sont pas pour la plupart extrêmes... et c'est peut-être parce que je fais de mon mieux pour m'apercevoir de ce qui se passe chez moi et pour chercher des moyens d'améliorer mes humeurs. 

Par le passé, j'ai travaillé comme commis dans un bureau situé dans un sous-sol où il n'y avait aucune fenêtre.  Je suis demeuré à l'emploi durant les mois de janvier à juin et le manque de lumière du jour dans ce milieu de travail me rendait si malheureux que j'ai cessé de travailler là.  Je me suis juré que je ne travaillerais jamais plus dans un endroit sans fenêtre pour pouvoir voir dehors. 

Symptômes du TAS (trouble affectif saisonnier)

  • Changement des habitudes de sommeil 
  • dormir beaucoup sans se sentir reposer
  • ne plus être capable de sortir du lit
  • besoin de dormir l'après-midi
  • Sentiments de dépression 
  • Sentiments de désespoir, de misère, de culpabilité, d'inquiétude, de désespoir, etc
  • les tâches normales du quotidien deviennent extrêmement difficiles
  • séparation et isolement des amis et de la famille
  • éviter la compagnie des autres
  • empreint de susceptibilité et d'irritabilité
  • sans enthousiasme et sans perturbation
  • état persistant de tristesse
  • Léthargie 
  • manque d'énergie
  • tout est un effort
  • productivité limitée
  • Malaises et problèmes physiques
  • douleurs aux articulations
  • troubles digestifs (estomac)
  • résistance moindre à des infections
  • gain de poids
  • maux liés au syndrome prémenstruel (augmentation ou apparition des symptômes seulement en hiver)
  • Problèmes comportementaux 
  • changements au niveau de l'appétit (habituellement augmentation)
  • désir insatiable de manger des aliments riches en hydrates de carbone
  • la perte d'intérêt pour le sexe
  • difficulté à se concentrer
  • n'accomplit pas les tâches qui lui sont demandées
Le trouble affectif saisonnier, également appelée dépression hivernale, affecte approximativement 10 millions de personnes aux États-Unis seulement.  Les femmes sont trois fois plus sujettes que les hommes à souffrir de ce trouble affectif.  Les gens qui habitent des climats plus froids ont une incidence plus élevée de TAS que ceux qui vivent dans des endroits chauds et ensoleillés.  J'ai déjà lu que la population de la Norvège a eu le pourcentage le plus élevé des victimes ce TAS que n'importe où sur terre. 
Aux USA, les états de Washington et d'Orégon sont des secteurs bien connus comme à risque de TAS.  J'imagine que tous les citoyens Canadiens doivent aussi être assez sujets à être affectés par ce désordre.  Il est également bien documenté que les taux de suicide sont plus élevés dans les endroits où la privation de lumière du jour est à son maximum. 

Les traitements pour prévenir le TAS

  • régime ou diète alimentaire faibles en gras, sans trop de protéines
  • vitamines à tous les jours avec du magnésium, complexe B et minéraux
  • élimination de la caféine
  • réduction des éléments stresseurs
  • élimination des sucres et des farines raffinées
  • marche ou exercices aérobiques
  • Millepertuis (Hypericum perforatum) 
Attention !!! interactions avec certains médicaments prescrits
  • Essence de fleur de Moutarde noire ou sauvage (Brassica nigra koch sinapis)
  • Millepertuis (Hypericum perforatum)
  • Remèdes en herboristerie
  • 30 minutes par jour d'air frais (au soleil si le temps le permet et n'oubliez pas la crème solaire…)
  • Luminothérapie : la lumière, qu'elle soit normale ou artificielle, est essentielle dans notre vie. Voir ces deux sites pour des moyens artificiels:
Le trouble affectif saisonnier ou la dépression hivernale

En décembre, un mois où nous devrions nous attendre à ce que nous soyons joyeux à cause des activités du temps des Fêtes, nous pouvons être accablés par des sentiments de tristesse envahissants.  Chez nous, la saison de l'hiver est notoire pour ses cieux gris et sombres, pour ses précipitations froides, et pour ses chutes de neige occasionnelles et mornes.  La saison du TAS (trouble affectif saisonnier) commence avec ses symptômes dépressifs approximativement à la fin d'octobre où nous réglons nos horloges à l'heure normale de l'Est (dans le but de bénéficier du maximum d'heures d'ensoleillement disponibles). 

Ce changement de température et de luminosité a comme conséquence des journées aux heures plus courtes et apparaissant encore de plus en plus courtes.  C'est cela qui fait que nous ressentons les symptômes de ce TAS, et que nous sommes susceptibles de se sentir continuellement de plus en plus tristes à mesure que la saison progresse.  Cette tristesse plane au-dessus de nos têtes, avec ses nuages émotifs remplis de dépression, de mélancolie et d'inquiétude, et nous essayons à chaque jour de passer à travers cette période sombre. 
Bien qu'il m'arrive souvent de me sentir bien même une journée sans soleil et de me cacher quelquefois sous les couvertures pour y lire un bon livre ou de m'emmitoufler pour regarder un vieux film... beaucoup de jours privés de lumière peuvent me rendre très lunatique et somnolent.  Je n'ai jamais été diagnostiqué par des professionnels de la santé en tant que victime du TAS, mais je note que je suis pas mal affecté par les changements saisonniers d'automne et d'hiver, et également par le manque d'ensoleillement n'importe quand durant l'année.  Mes symptômes ne sont pas pour la plupart extrêmes... et c'est peut-être parce que je fais de mon mieux pour m'apercevoir de ce qui se passe chez moi et pour chercher des moyens d'améliorer mes humeurs. 

Par le passé, j'ai travaillé comme commis dans un bureau situé dans un sous-sol où il n'y avait aucune fenêtre.  Je suis demeuré à l'emploi durant les mois de janvier à juin et le manque de lumière du jour dans ce milieu de travail me rendait si malheureux que j'ai cessé de travailler là.  Je me suis juré que je ne travaillerais jamais plus dans un endroit sans fenêtre pour pouvoir voir dehors. 

Symptômes du TAS (trouble affectif saisonnier)

  • Changement des habitudes de sommeil 
  • dormir beaucoup sans se sentir reposer
  • ne plus être capable de sortir du lit
  • besoin de dormir l'après-midi
  • Sentiments de dépression 
  • Sentiments de désespoir, de misère, de culpabilité, d'inquiétude, de désespoir, etc
  • les tâches normales du quotidien deviennent extrêmement difficiles
  • séparation et isolement des amis et de la famille
  • éviter la compagnie des autres
  • empreint de susceptibilité et d'irritabilité
  • sans enthousiasme et sans perturbation
  • état persistant de tristesse
  • Léthargie 
  • manque d'énergie
  • tout est un effort
  • productivité limitée
  • Malaises et problèmes physiques
  • douleurs aux articulations
  • troubles digestifs (estomac)
  • résistance moindre à des infections
  • gain de poids
  • maux liés au syndrome prémenstruel (augmentation ou apparition des symptômes seulement en hiver)
  • Problèmes comportementaux 
  • changements au niveau de l'appétit (habituellement augmentation)
  • désir insatiable de manger des aliments riches en hydrates de carbone
  • la perte d'intérêt pour le sexe
  • difficulté à se concentrer
  • n'accomplit pas les tâches qui lui sont demandées
Le trouble affectif saisonnier, également appelée dépression hivernale, affecte approximativement 10 millions de personnes aux États-Unis seulement.  Les femmes sont trois fois plus sujettes que les hommes à souffrir de ce trouble affectif.  Les gens qui habitent des climats plus froids ont une incidence plus élevée de TAS que ceux qui vivent dans des endroits chauds et ensoleillés.  J'ai déjà lu que la population de la Norvège a eu le pourcentage le plus élevé des victimes ce TAS que n'importe où sur terre. 
Aux USA, les états de Washington et d'Orégon sont des secteurs bien connus comme à risque de TAS.  J'imagine que tous les citoyens Canadiens doivent aussi être assez sujets à être affectés par ce désordre.  Il est également bien documenté que les taux de suicide sont plus élevés dans les endroits où la privation de lumière du jour est à son maximum. 

Les traitements pour prévenir le TAS

  • régime ou diète alimentaire faibles en gras, sans trop de protéines
  • vitamines à tous les jours avec du magnésium, complexe B et minéraux
  • élimination de la caféine
  • réduction des éléments stresseurs
  • élimination des sucres et des farines raffinées
  • marche ou exercices aérobiques
  • Millepertuis (Hypericum perforatum) 
Attention !!! interactions avec certains médicaments prescrits
  • Essence de fleur de Moutarde noire ou sauvage (Brassica nigra koch sinapis)
  • Millepertuis (Hypericum perforatum)
  • Remèdes en herboristerie
  • 30 minutes par jour d'air frais (au soleil si le temps le permet et n'oubliez pas la crème solaire…)
  • Luminothérapie : la lumière, qu'elle soit normale ou artificielle, est essentielle dans notre vie. Voir ces deux sites pour des moyens artificiels 
http://www.er.uqam.ca/nobel/tennet/psychopathologie/affectif/tsld030.htm

Texte original tiré du réseau About.com intitulé 
Get an Early Grip on Winter Depression 
de Phylameana lila Desy, éditrice et guide sur ce site
http://healing.about.com/cs/conditions/a/sad.htm
 

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Traduits et adaptés par Gilles Vinet, Au Centre de la Vie
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