|
|
||
|
|
|
|
|
Le trouble affectif saisonnier de Phylameana lila Desy
Le trouble affectif saisonnier est caractérisé par la récurrence d'épisodes de dépression qui débutent à l'automne et se résorbent ou se transforment parfois en manie au printemps, quand les jours commencent à s'allonger. Les personnes qui souffrent de dépression saisonnière se sentent fatiguées, ont des envies prononcées de manger des aliments riches en hydrates de carbone et ont tendance à dormir beaucoup. Quatre fois plus de femmes seraient sujettes à ce trouble et certains enfants présenteraient des symptômes similaires. Dans une des premières études menées sur cette question, 29 sujets souffrant de trouble affectif saisonnier ont tenu un registre, mois après mois, de leurs états d'humeur. L'analyse de ces données a permis de montrer que les états dépressifs étaient en corrélation directe avec l'ensoleillement et la température de chaque mois. Elle a permis de constater que les sujets qui avaient voyagé dans le sud pendant l'hiver avaient vu leur dépression disparaître au bout de quelques jours et revenir quand ils retournaient vers le nord (Rosenthal et al., 1984 ; Rosenthal et al., 1986). Précisions sur
le trouble affectif saisonnier
Une série d'études faites dans les années 1980 ont laissé entendre que la dépression serait parfois liée à une désynchronisation entre les rythmes circadiens du corps et les variations de rythme de l'environnement (Healy et Williams, 1988; Zerssen et al., 1985; Goodwin et al., 1982). Les rythmes circadiens sont, on le pense, régis par une sorte d'horloge biologique qui contrôlerait les changements réguliers de la température du corps, la sécrétion d'hormone et les périodes de mouvement oculaire du sommeil, d'une part, et, d'autre part, le cycle de repos et d'activité. On constate en fait que le cycle de sommeil chez les personnes déprimées paraît être inversé. Contrairement à la plupart des gens, les déprimés atteignent rapidement le stade du sommeil où se produisent les mouvements oculaires après s'être endormi et ont de longues périodes de mouvements oculaires dans la première partie des cycles de sommeil et de courtes périodes de mouvements oculaires à la fin de leur nuit de sommeil (Buysse, Reynolds et Kupfer, 1993; Hirshfield et Goodwin, 1988; Gold, 1987; Wehr et Goodwin, 1981). Il semble que la régulation des rythmes circadiens se produit dans le noyau supra-chiasmatique, un groupe de cellules situées dans l'hypothalamus et relié à la fois à la glande pinéale et aux yeux (Rietvald, 1992; Ballenger, 1988). Quand il reçoit un message lumineux, celui-ci est transmis au système nerveux central et à la glande pinéale qui cesse alors de produire de la mélatonine. La métatonine est cette hormone qui est secrétée quand il fait noir et dont la production est interrompue quand il fait clair. On ne comprend pas encore tout à fait le rôle de cette hormone chez les humains, mais chez les animaux, elle semble régir l'hibernation, les niveaux d'activité et les cycles de reproduction. Quand les jours raccourcissent à l'automne, les animaux se mettent à produire une quantité accrue de mélatonine qui ralentit leur activité et les prépare au long repos hivernal. À l'inverse, au printemps, quand les jours allongent, la sécrétion de cette hormone diminue et l'animal redevient actif. Chez les humains, la production de mélatonine est aussi fonction de la lumière reçue. La plupart des gens semblent bien s'accommoder de ces variations, mais certains y seraient sensibles au point d'avoir de la difficulté à poursuivre leurs activités (Dilsaver, 1990, Rosenthal et Blehar, 1989). Leur ralentissement saisonnier prendrait alors la forme d'une dépression dont les symptômes ressembleraient à ceux des animaux qui hibernent : fatigue, augmentation de l'appétit et du poids, tendance à vouloir consommer des aliments riches en hydrates de carbone et à trop dormir (Gupta, 1988). À la venue de l'été, certaines de ces personnes sortiraient de cet état végétatif avec une énergie remarquable et une hyperactivité proche de la manie (Faedda et al., 1993; Carney et al., 1988). Le manque de lumière étant peut-être à l'origine du trouble saisonnier affectif, la solution pourrait être d'exposer la personne visée à une plus grande quantité de lumière. C'est d'ailleurs la solution qu'a proposée Herbert Kern, un chercheur qui a été le premier à se rendre compte qu'il y aurait probablement un lien entre ses propres accès récurrents de dépression et la longueur du jour et à chercher une solution scientifique pour y remédier. En 1972, il adhéra à l'American Society of Photobiology dans l'espoir d'arriver à mieux connaître l'effet de la lumière sur le cerveau. En 1978, il tenta, sans succès de se traiter lui-même par de brèves expositions à des rayons ultraviolets. Par la suite, il obtint la collaboration du National Institute of Mental Health des États-Unis et suivit, en 1980, un traitement par exposition à de la lumière reproduisant le spectre des rayons du soleil qui donna des résultats probants (Kern et Lewy, 1990). Le traitement du trouble saisonnier biologique Quand des personnes souffrant du trouble saisonnier affectif sont traitées à l'aide de sessions d'exposition à la lumière d'une durée de plusieurs heures en hiver, elles voient leurs symptômes de dépression diminuer ou partir (Avery et al., 1993; Anderson et al., 1992; Rosenthal et al., 1988; Lewy et al., 1987, 1980). Les théoriciens ne s'entendent toutefois pas sur les modalités d'application de ce traitement. Certains estiment que la lumière doit être très intense, d'autres qu'une lumière faible est suffisante (McIntyre et al., 1990). Certains pensent que la personne traitée doit être exposée à la lumière matin et soir, d'autres estiment qu'une exposition par jour est suffisante (Doghramji et al., 1990 ; Lewy et al., 1987). Plusieurs chercheurs estiment que la lumière du matin est particulièrement importante et que son retrait peut occasionner le retour des symptômes dépressifs (Hellekson et al, 1986; Lewy et al., 1987). Mais cette forme de thérapie ne se déroule pas toujours sans inconvénient. Plusieurs personnes qui y sont soumises éprouvent des maux de tête et de la fatigue oculaire. Une autre solution pourrait consister à prendre des vacances hivernales sous le soleil, de préférence près de l'Équateur, mais cette forme de traitement n'a jamais encore fait l'objet d'études scientifiques. Des chercheurs commencent à soupçonner que ce n'est peut-être pas la quantité de secrétion de mélatonine qui cause la dépression mais plutôt le moment de la journée où cette hormone est secrétée. La mélatonine aurait donc peut-être pour rôle de régler l'horloge biologique du corps tous les jours. Si la sécrétion de cette hormone ne se produit pas au bon moment, les rythmes circadiens du corps peuvent être perturbés, conditions qui favoriseraient l'apparition de la dépression. C'est pourquoi certains chercheurs préconisent de remplacer la photothérapie par la prise de pilules de mélatonine à un moment approprié dans la journée. Une dose de mélatonine prise le matin retarderait le rythme circadien tandis qu'une dose prise en après-midi ou le soir l'avancerait. Ce traitement commence aussi à être appliqué à des aveugles donc le cycle circadien peut à l'occasion passer de 24 à 25 heures, car ils ne peuvent se fier aux indices lumineux offerts par la nature pour ajuster leur horloge biologique. Le trouble affectif saisonnier ou la dépression hivernale En décembre, un mois où nous devrions nous attendre à ce que nous soyons joyeux à cause des activités du temps des Fêtes, nous pouvons être accablés par des sentiments de tristesse envahissants. Chez nous, la saison de l'hiver est notoire pour ses cieux gris et sombres, pour ses précipitations froides, et pour ses chutes de neige occasionnelles et mornes. La saison du TAS (trouble affectif saisonnier) commence avec ses symptômes dépressifs approximativement à la fin d'octobre où nous réglons nos horloges à l'heure normale de l'Est (dans le but de bénéficier du maximum d'heures d'ensoleillement disponibles). Ce changement de température
et de luminosité a comme conséquence des journées
aux heures plus courtes et apparaissant encore de plus en plus courtes.
C'est cela qui fait que nous ressentons les symptômes de ce TAS,
et que nous sommes susceptibles de se sentir continuellement de plus en
plus tristes à mesure que la saison progresse. Cette tristesse
plane au-dessus de nos têtes, avec ses nuages émotifs remplis
de dépression, de mélancolie et d'inquiétude, et nous
essayons à chaque jour de passer à travers cette période
sombre.
Par le passé, j'ai travaillé comme commis dans un bureau situé dans un sous-sol où il n'y avait aucune fenêtre. Je suis demeuré à l'emploi durant les mois de janvier à juin et le manque de lumière du jour dans ce milieu de travail me rendait si malheureux que j'ai cessé de travailler là. Je me suis juré que je ne travaillerais jamais plus dans un endroit sans fenêtre pour pouvoir voir dehors. Symptômes du TAS (trouble affectif saisonnier)
Aux USA, les états de Washington et d'Orégon sont des secteurs bien connus comme à risque de TAS. J'imagine que tous les citoyens Canadiens doivent aussi être assez sujets à être affectés par ce désordre. Il est également bien documenté que les taux de suicide sont plus élevés dans les endroits où la privation de lumière du jour est à son maximum. Les traitements pour prévenir le TAS
En décembre, un mois où nous devrions nous attendre à ce que nous soyons joyeux à cause des activités du temps des Fêtes, nous pouvons être accablés par des sentiments de tristesse envahissants. Chez nous, la saison de l'hiver est notoire pour ses cieux gris et sombres, pour ses précipitations froides, et pour ses chutes de neige occasionnelles et mornes. La saison du TAS (trouble affectif saisonnier) commence avec ses symptômes dépressifs approximativement à la fin d'octobre où nous réglons nos horloges à l'heure normale de l'Est (dans le but de bénéficier du maximum d'heures d'ensoleillement disponibles). Ce changement de température
et de luminosité a comme conséquence des journées
aux heures plus courtes et apparaissant encore de plus en plus courtes.
C'est cela qui fait que nous ressentons les symptômes de ce TAS,
et que nous sommes susceptibles de se sentir continuellement de plus en
plus tristes à mesure que la saison progresse. Cette tristesse
plane au-dessus de nos têtes, avec ses nuages émotifs remplis
de dépression, de mélancolie et d'inquiétude, et nous
essayons à chaque jour de passer à travers cette période
sombre.
Par le passé, j'ai travaillé comme commis dans un bureau situé dans un sous-sol où il n'y avait aucune fenêtre. Je suis demeuré à l'emploi durant les mois de janvier à juin et le manque de lumière du jour dans ce milieu de travail me rendait si malheureux que j'ai cessé de travailler là. Je me suis juré que je ne travaillerais jamais plus dans un endroit sans fenêtre pour pouvoir voir dehors. Symptômes du TAS (trouble affectif saisonnier)
Aux USA, les états de Washington et d'Orégon sont des secteurs bien connus comme à risque de TAS. J'imagine que tous les citoyens Canadiens doivent aussi être assez sujets à être affectés par ce désordre. Il est également bien documenté que les taux de suicide sont plus élevés dans les endroits où la privation de lumière du jour est à son maximum. Les traitements pour prévenir le TAS
Texte original tiré
du réseau About.com intitulé
|
|
|