Sommeil vs Insomnie
Le
sommeil
En matière de sommeil,
il n’y a pas de règle quant à la durée nécessaire
à chacun. C’est avant tout la qualité qui compte. 5 à
6 heures, seulement, peuvent suffire à certaines personnes. Les
8 heures fatidiques ne s’appliquent donc pas à tout le monde.
Nous allons entamer ensemble
un tour pour tout connaître sur le sommeil et l'insomnie
Le sommeil est un état
caractérisé par une activité corporelle très
réduite et une perception quasi absente de notre environnement.
La plupart des chercheurs pensent que le sommeil a une importance vitale
dans notre vie, bien que les répercussions ne soient pas encore
connues dans le détail.
Nous sentons tous quand nous
avons besoin de dormir et nous savons également quand le sommeil
a rempli sa fonction : notre besoin de sommeil est satisfait quand nous
nous sentons frais et reposé. Une autre caractéristique importante
d'un bon sommeil est qu'il puisse se terminer très rapidement.
Bien qu'une personne endormie
apparaisse comme étant sans connaissance, elle peut être réveillée
très facilement et recouvrir en quelques secondes ou minutes un
stade d'éveil normal, contrairement à une personne qui est
anesthésiée ou qui se trouve dans le coma.
Le sommeil est une suite
active et organisée d'événements et d'états
physiologiques.
Il se compose de deux formes
d'états faciles à distinguer : le sommeil non paradoxal,
c'est-à-dire une phase de sommeil sans les mouvements rapides des
yeux et le sommeil paradoxal, c'est-à-dire la phase caractérisée
par le mouvement rapide des yeux où ont lieu principalement les
rêves.
Ces 2 phases de sommeil se
différencient autant entre elles que les deux se différencient
de l'éveil.
Le sommeil non paradoxal
se divise en phases de 1 à 4, qui se différencient par l'amplitude
et la vitesse des ondes du cerveau du dormeur. Les phases 3 et 4 du sommeil
non paradoxal sont caractérisées par les ondes les plus grandes
et les plus lentes, qui sont le fait du sommeil profond (sommeil à
ondes lentes).
Bref : Le sommeil est un
élément moteur dans notre vie. C’est une source de bienfait.
Mais pour un tiers des êtres humains, tout âge confondu, le
sommeil n’est pas aussi réparateur qu’ils le souhaiteraient. Leurs
nuits sont hélas ponctuées d’insomnies. Quelles sont les
causes ? Quand parle-t-on d’insomnie ?
De
combien d'heures de sommeil ai-je besoin ?
La durée moyenne
du sommeil pour adultes est de 7 à 8 heures, mais pour respecter
la durée moyenne de tous les hommes on doit élargir cet intervalle
de 6 à 9 heures. Elle varie en réalité de 3 à
12 heures. Certains se sentent bien reposés après 5 heures
et d'autres ont besoin de 10h de sommeil pour être frais et dispos.
On a assez dormi quand, en
cours de journée, on peut se livrer à une activité
longtemps, en position assise, en restant concentré, sans somnolence.
Le
bâillement
Le bâillement est
l'ouverture en grand de la bouche, causée par un réflexe
et contrôlable en partie seulement par la volonté. Il se manifeste
quand nous avons sommeil, quand nous nous ennuyons ou quand nous nous sentons
épuisés physiquement.
Des chercheurs ont réussi
à provoquer un bâillement chez l'homme et chez l'animal en
réduisant l'oxygène dans l'air inspiré. Ce bâillement
pouvait être évité par une respiration plus forte.
Le bâillement peut
aussi être déclenché par des somnifères et par
des substances chimiques qui participent dans le cerveau à la régulation
des phases d'éveil et de sommeil.
En matière de sommeil
il n’y a pas de règle quant à la durée nécessaire
à chacun. C’est avant tout la qualité qui compte. 5 à
6 heures, seulement, peuvent suffire à certaines personnes. Les
8 heures fatidiques ne s’appliquent donc pas à tout le monde.
Les
causes
Quand parle-t-on d’insomnie
?
On parle d’insomnie à
partir du moment où le manque de sommeil retentit de façon
durable sur les activités de la journée. Fatigue, somnolence,
manque d’attention, de concentration, déprime sont les signes
qui doivent vous alerter.
Quelle
que soit la cause d’une insomnie ?
L'insomnie affecte la vie
personnelle : les insomniaques se sentent plus fatigués et plus
irritables, leur vie familiale et sociale est perturbée à
tout âge. Elle génère des troubles intellectuels, en
particulier les troubles de la mémoire et de la concentration. Son
intrication avec la dépression est fréquente : elle en est
souvent le premier symptôme. Elle peut être aussi la cause
d'accident du travail ou de la voie publique par la somnolence qu'elle
entraîne dans la journée, parfois aggravée par certains
somnifères.
Elle a pour conséquence,
une perturbation des activités journalières et de la qualité
de vie. On sait que l'insomnie a aussi des conséquences économiques
importantes puisque les insomniaques perdent en moyenne six jours de travail
par mois. Ils sont de plus grands consommateurs de soins, de consultations
spécialisées, d'examens complémentaires et d'hospitalisation.
Les insomniaques consomment également plus de médicaments
et ont une tendance accrue à l'abus d'alcool.
Il est préférable
de ne pas attendre des semaines pour vous en préoccuper, au risque
d’entrer dans la chronicité.
Demandez l’avis d’un médecin
qui, si nécessaire, vous prescrira un traitement de courte durée.
Rassurez-vous, il ne vous
entraînera pas dans une dépendance médicamenteuse pour
autant. Il vous permettra avant tout de rééquilibrer votre
horloge biologique.
La plupart des insomnies
transitoires sont liées à un événement particulier
comme le stress du travail, un divorce, un deuil ou bien encore une
mauvaise hygiène de vie (médicaments, alcool, café,
thé).
-
Une insomnie peut aussi être
révélatrice d’une maladie plus importante, comme l’asthme,
l’hyperthyroïdie, les maladies pulmonaires ou cardio-vasculaires.
-
Certaines dépressions
débutent par des troubles du sommeil. Une insomnie ne survient
pas au même moment chez chaque individu.
Elle peut se manifester par
:
-
Une difficulté d’endormissement.
-
Des réveils dans la nuit.
-
Un réveil prématuré
au petit matin.
-
Un sommeil perçu comme
non réparateur.
Les
différentes causes d'insomnie :
-
la dépression qui se
traduit le plus souvent par des éveils en fin de nuit, avec parfois
impossibilité de se rendormir. Outre les troubles du sommeil, l'humeur
est maussade, il faut se forcer pour faire les choses, y compris les activités
que l'on aime habituellement.
-
l'anxiété qui
provoque aussi bien des difficultés d'endormissement que des éveils
dans la nuit. Elle s'accompagne souvent de signes physiques : transpiration
excessive, sensation de boule dans la gorge, sensation vertigineuse, bouche
sèche...
-
le stress: Certaines situations
professionnelles ou familiales génèrent une tension pénible
qui disparaît dès que la personne peut changer de cadre (exemple
du sommeil qui s'améliore en vacances pour le stress professionnel)
-
l'insomnie psychophysiologique,
est une insomnie qui touche au moins 15% des insomniaques. La personne
est très préoccupée par son sommeil. Elle y pense
dans la journée, le soir, et redoute d'aller se coucher. La mise
au lit s'accompagne souvent de pensées négatives telles que
«je ne vais pas dormir» ce qui conduit effectivement à
un échec du sommeil. Tout se passe comme si la personne se conditionne
négativement par rapport au sommeil.
-
Les difficultés d'endormissement
traduisent le plus souvent une anxiété importante avec des
préoccupations familiales ou professionnelles mais elles peuvent
être la conséquence d'impatience des membres inférieurs
qui gênent l'installation du sommeil en obligeant le candidat au
sommeil à se relever et à marcher.
-
Une nuit très fractionnée
et agitée peut-être évocatrice de certaines pathologies
liées au sommeil tel que le syndrome des mouvements périodiques
qui s'accompagne de flexions répétées du pied sur
la jambe, extrêmement irritantes pour le compagnon de lit qui s'étonne
et s'agace de ces coups de pieds incessants.
Les autres troubles organiques
responsables d'une insomnie sont rares. On peut citer les reflux gastro-oesophagiens
et les troubles respiratoires associés au sommeil, tels que les
apnées qui provoquent le plus souvent une somnolence diurne.
Les solutions proposées
L'activité
physique favorise-t-elle le sommeil ?
Oui, surtout si elle est
régulière. Une activité irrégulière
trouble plutôt le sommeil dans la nuit suivante. Des exercices réguliers,
quotidiens de préférence le matin ou au moins un certain
temps avant le dîner, contribuent à un rythme sommeil-éveil
régulier et augmentent la probabilité d'un bon sommeil.
Que
peut-on faire pour avoir un repos nocturne sain et réparateur ?
Voici 8 conseils utiles
:
-
Respectez des heures de lever
et coucher régulières.
-
oyez conséquent en ce
qui concerne le petit somme d'après déjeuner : dormez chaque
après-midi ou pas du tout. On a des difficultés d'endormissement
le soir après un somme occasionnel l'après-midi.
-
Ayez une activité physique
régulière le matin ou au début de l'après-midi,
mais évitez tout effort physique intense avant de vous coucher.
-
Ne prenez plus de boissons contenant
de la caféine après 16 heures.
-
Évitez la consommation
d'alcool après le dîner. Un "petit coup" pour s'endormir dérange
plus le sommeil qu'il ne le facilite et peut provoquer un réveil
matinal précoce.
-
Trouvez une température
convenable pour votre chambre à coucher, et veillez à ce
qu'elle reste constante pendant la nuit.
-
Essayez de vous détendre
avant d'aller vous coucher : un bain pas trop chaud, de la musique, une
lecture légère, et évitez de penser à des situations
stressantes.
-
Évitez les mets riches
et difficiles à digérer avant d'aller au lit.
La démarche que
je suggère ici s'applique exclusivement aux formes légère
et modérée de l'insomnie une aide professionnelle est nécessaire
pour régler les problèmes d'insomnie chronique. Les ressources
sur lesquelles je dois compter ici, sont :
-
La capacité de contact
avec mes émotions. Soit, de les identifier et de les vivre de façon
complète et intense.
-
De plus je dois être décidé,
très ouvert et motivé à me donner une vie plus satisfaisante.
C'est-à-dire, de ne plus me contenter de ce que la vie choisit à
ma place. Mais de faire des choix qui me conviennent et me respectent vraiment.
-
Je dois aussi être prêt
à faire face aux peurs et aux résistances qui feront partie
intégrale de ma recherche. Le cheminement intérieur ne se
fait jamais avec facilité en ligne droite. Il est composé
aussi de retours arrière, d'objections, d'embûches de toutes
sortes. Mais le chemin finit par se faire un peu comme les fleurs qui finissent
par pousser à travers la mauvaise herbe.
Voyons
comment concrètement elle peut s'appliquer à l'insomnie.
En passant par les étapes
suivantes, il me sera possible d'identifier clairement la question que
je repousse pour ensuite trouver une solution qui me convient.
-
Prendre pour acquis que mon
insomnie est un symptôme qui cache un problème réel
et important.
-
M'ouvrir à toutes les
possibilités de découvrir tous les problèmes possibles.
-
Oser me demander : « Qu'est-ce
que je ne veux pas regarder en face ?» « Quel est le ou les
problèmes que je repousse ? ».
-
Accepter la réponse telle
qu'elle sans en diminuer l'importance et sans contester sa pertinence.
-
Prendre soin de cerner ce que
précisément j'appréhende dans le problème que
je repousse. (Parfois, la peur d'avoir à poser certaines actions,
comme la séparation dans un problème de couple, peut m'empêcher
de regarder en face le problème. Il est important d'envisager à
ce moment, les actions pour lesquelles je me sens prêt maintenant,
sans me sentir obligé de franchir les étapes pour lesquelles
je ne me sens pas prêt.)
-
Reconnaître que ce que
je repoussais de ma conscience est un problème réel pour
moi.
-
M'attaquer à examiner
cette question pour y trouver des solutions qui me conviennent et me respectent
vraiment.

Conseil
:
Face à un trop plein
de fatigue ou d’énervement, plongez-vous (glissez-vous dedans si
elle n'est pas trop profonde, hi-hi-hi) dans votre baignoire avec un peu
de sel marin ! Commencez par préparer votre environnement : un bon
livre, de la musique et un masque hydratant. Si vous aimez l’aromathérapie,
sélectionnez des huiles essentielles diluées en fonction
de votre humeur, comme la lavande qui vous redonnera de l’énergie.
Si vous êtes une adepte du milieu marin, privilégiez les produits
à base d’algues. Les soins changent de texture : le lait de chèvre
pour le bain qu'il faut secouer pour émulsionner les huiles est
très apaisant tandis que le sachet de thé vert infuse dans
le bain plutôt que dans votre tasse. Pour profiter pleinement des
bienfaits de ce moment de délassement, la température idéale
de l’eau doit être de 37°.
Pour compléter vos
recherches et votre dossier sur l'insomnie : www.khaoula.com
Gilles Vinet — Au Centre
de la Vie — Sommeil vs insomnie — 11 décembre 2003
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