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Ancrage, centration et protection
Inspiré d'un article de Jim Ewing

 Pour plusieurs, s'ancrer, se centrer et se protéger peut sembler important quand nous nous engageons sur le plan spirituel auprès d'êtres souffrants. Il apparaît absolument nécessaire à notre ego de ne pas se lier à des énergies non désirées comme si notre cerveau conservait une forme de contrôle. Toute forme d'art ou de traitement à l'aide d'énergies, vibratoire, alternative ou complémentaire ( incluant la la relation d'aide, la massothérapie ) nous suggère de se protéger contre quelques maléfices qui peuvent nous atteindre en aidant les autres.
Quand nous avons l'illusion de nous élever au niveau vibratoire, plusieurs parmi nous croient qu'il est plus facile de se lier au divin, d'établir un contact conscient avec une Puissance supérieure, de découvrir le but de notre passage dans cette vie sur terre, d'être guidé par nos sources intérieures de sagesse et d'extérieur d'inspiration. Nous pouvons également devenir beaucoup plus susceptibles de nous sentir essoufflés ou épuisés par des personnes que nous jugeons « négatives », des «siphonneux » d'énergie.  Cela ne se produit pas uniquement lorsque nous sommes décentrés mais bien lorsque telle est la volonté divine. De fait, je crois que c'est le divin en nous qui nous garde sur le chemin spirituel que nous vivons présentement. 

S'ancrer, se centrer et se protéger n'ont plus cette grande importance pour rester sur le chemin spirituel, si c'est Dieu tel que nous Le concevons qui mène. Nous ne pouvons être confus, devenir désorientés ou ne pas perdre notre contact avec le divin que si telle est sa volonté.  Pour rassurer mon ego, je fais comme si s'ancrer, se centrer et se protéger était vraiment efficace et ça marche. Pour ne pas manquer de délicatesse auprès de mes clients, je leur dis que fréquemment tout au long de la journée j'ai besoin de m'asseoir sur un roc ou de m'appuyer sur un arbre pour ressentir cette force invisible, cette connexion avec mon Être suprême.

Je suis né Sagittaire et plusieurs disent que j'ai une tendance normale comme signe du feu à « flotter » mentalement et à vivre mes émotions de façon tumultueuse.  Alors, il est préférable pour moi ( surtout pour mon ego malade) de m'ancrer au sol et de me centrer souvent. Pour m'ancrer, me centrer et me protéger, j'essaye de me mettre en contact en visualisant mon lien avec ma Puissance supérieure.  Malgré des horaires chargés, nous avons toujours des moments de pause où il est possible de trouver un endroit paisible réel ou virtuel où il y a des arbres et des rocs ou au moins des pierres ou du béton pour retrouver ce contact avec la terre.  Nous pouvons nous appuyer contre un arbre, une immense roche ou sur un mur. Notre chakra de la base s'ouvre alors.

Tout en faisant ceci, prenons trois inspirations profondes, en aspirant l'énergie du soleil par nos narines et en libérant notre expiration (souffle — énergie) consciemment vers la terre, de sorte que notre force de vie puisse être régénérée, non seulement physiquement mais aussi énergiquement (dans notre visualisation).  Ce rituel s'accomplit au rythme du cycle naturel de la vie, ou comme certains le croient comme le cercle sacré de la vie qui relie tous les êtres à la terre-mère, et ce rituel nous dégage physiquement, mentalement, émotivement et spirituellement. 

Respirons profondément comme l'enfant nouveau-né à partir du hara. En vieillissant, nous respirons moins profondément, de la poitrine.  Nous pouvons revenir à cette respiration profonde du hara (où plusieurs disent que se trouvent la source de nos corps spirituels).  Ou, en termes communs, nous pouvons apprendre à respirer du bas du ventre, de plus en plus bas de l'abdomen. 

L'ancrage et la respiration provoquent chez nous la centration.  Si nous ne pouvons trouver une grosse roche, un arbre ou un mur qui sont des moyens d'entrer en contact avec la terre, je suggère de rester immobile quelques instants pour nous relier à l'énergie de la terre par visualisation, en expirant par la plante de nos pieds.  Faisons cela, tout en demeurant calme, inspirant et expirant profondément (le soleil et la terre) et sentant l'énergie de la terre monter par vos pieds, éclater vers le haut de votre corps et se prolonger en dehors de vos membres par le bout de vos doigts.  Imaginons-nous comme un arbre géant, prenant nos énergies de la terre par nos racines (les pieds) et nous prolongeant par les branches les plus lointaines (au bout des doigts) et là-bas, en tourbillonnant au-dessus de notre corps d'énergie, à travers l'espace et temps vers d'autres dimensions. 
Sentons cette énergie de la terre nous centrer et rayonner de nous dans toutes les directions.  Certaines personnes disent qu'elles aiment étreindre des arbres, se rouler dans l'herbe et sentir l'énergie de la terre — et c'est vraiment merveilleux de ressentir cette appartenance.  Nous ne devons pas avoir un lien essentiel avec la terre, ni ne devons-vous être pieds nus pour se faire.  Nous pouvons porter des sandales, des souliers de toile, n'importe quel genre de chaussures à semelle de cuir ou de caoutchouc.  Nous pouvons même être haut sur le toit d'un gratte-ciel ou en vol dans un avion. 
Comment est-ce ce possible ?  C'est facile.  L'énergie de la terre est tout autour de nous ; l'énergie de la force de la vie (Ki) est partout.  C'est seulement nos blocages ou nos œillères mentales qui nous empêchent de ressentir cette énergie ou de s'en servir.  Réfléchissez à ceci.  Lorsque vous êtes sur le toit du monde ou d'un gratte-ciel ou en vol à 30.000 pieds d'altitude, qu'est-ce qui maintient vos pieds sur le plancher ou vos fesses sur le siège?  La gravité, n'est-ce pas?  Qu'est-ce que la gravité?  C'est l'énergie de la terre !!! 

Tout est énergie.  Dieu peut nous permettre d'ouvrir nos esprits pour intégrer ce dont nous avons besoin ou d'employer nos esprits pour créer des blocages, des barrières et des limites à notre croissance.  « Oui, mais…» est probablement une grande barrière à la croissance spirituelle.  Pourquoi créons-nous de telle montagne mentale?  La force universelle de vie nous fait vivre de telles situations pour nous ramener à elle, à Dieu tel que nous Le concevons.

En s'assoyant sur une grosse roche nous pouvons accéder et puiser à même  l'énergie de la terre partout où nous sommes, nous allons centrer notre être entier sur cette énergie par la respiration et demeurer attentif à ce qui se passe.  Imaginons une vrille ou une racine allant de notre chakra de la base et pénétrant profondément dans la terre, en nous y reliant, en nous ancrant.  La raison pour laquelle je suggère aux gens de s'asseoir sur une grosse roche ou de s'appuyer sur un grand arbre, ce n'est pas tellement parce que les roches ou les arbres sont essentiels à l'ancrage ou à la centration, mais bien parce que c'est une activité physique dans laquelle les gens peuvent s'engager sans risques et ne pas chercher à comprendre le processus. Ça occupe notre 'deux pouces' supérieur.

Avec l'habitude je peux répéter cet exercice n'importe quand tout au long de la journée, et surtout si je me sens totalement dispersé et mentalement confus.  Une fois sur la roche ou appuyer à cet arbre, et que nous commençons à respirer, la centration nous revient.  N'importe quand lorsqu'une situation nous trouble nous n'avons qu'à visualiser cet endroit, et rappelons-nous de respirer profondément.  Ça semble simple, ça l'est.  Nous oublions souvent de nous arrêter, de permettre à notre système nerveux central de se mettre sur le pilote automatique.  En période d'effort physique, quand nous nous sentons fatigués, effrayés ou accablés, peu importe ce que l'inconscient nous fait vivre, il est important de se rappeler de se retrouver dans ce petit coin tranquille réel ou virtuel, et de respirer.  Rappelons-nous de respirer !  Cela nous mène à la centration et ouvre mentalement la porte pour accéder à l'énergie de la terre.  Le but d'être ancré et centré, c'est de nous rendre présent dans le moment présent.  Quand nous sommes présents, nous pouvons penser clairement et agir, nous pouvons aussi éviter de réagir.  Nous ne pouvons pas contrôler quoi que ce soit dans le présent ou dans l'avenir.  Nous ne pouvons pas changer quoi que ce soit dans le passé. 

Une fois que nous nous sentons présents dans le moment présent, nous pouvons réfléchir, méditer et penser plus clairement, tout en étant plus facilement ancré et centré, tout ce que nous avons besoin va finir par apparaître et nous être révélé.  L'importance de l'ancrage nous vient lors d'initiations comme celles du Reiki et que nous nous en rendions compte ou non, nous allons constater que dès que nous travaillons avec d'autres personnes, notre ego (ou notre cerveau) a besoin constamment de se sentir ancré et centré. 

Même en n'utilisant pas le Reiki, la force universelle de vie, cette énergie du Reiki peut s'activer à des heures variables. Nos mains peuvent devenir chaudes sans que le Reiki soit sollicité — Nous pouvons ne jamais ressentir cela même si nous travaillons avec quelqu'un, ou en projetant l'énergie de guérison naturelle du Reiki à des individus près de vous ou à de grandes distances, peut-être même dans d'autres plans et dimensions de temps et d'espace. Mon maître Reiki qui m'a initié me disait qu'il ne ressentait pas ce flot d'énergie mais ce dont il était sûr c'est que ce flot d'énergie agissait très bien et très efficacement. 

Nous pouvons également nous retrouver à effectuer du travail dans nos rêves, c'est-à-dire en rêvant la nuit.  Certains affirment que leurs guides de Reiki leur communiquent durant leurs rêves des formes d'interventions auprès de personnes souffrant de blocages qui les empêchent d'apprécier les bénédictions pleuvant sur elles.

Elle est apparue comme un oeuf lumineux alors que belles gouttes d'or tombaient du ciel, mais elle pouvait n'en recevoir aucune parce que des taches obscures et funestes bloquaient son aura. 

J'avais commencé par balayer son aura et faire disparaître ces taches sombres et mes guides m'ont dit : « Non, soignez d'abord ses pieds.»  Bien sûr, dès que j'ai commencé à imposer mes mains sur ses pieds, l'ouverture de son lien à l'énergie de la terre s'est produite, les taches foncées ont fondu, converties par l'énergie de la terre inondant maintenant son corps, disparaissant comme le brouillard du matin sous les rayons de soleil, et les bénédictions ont pu filtrer en elle, pour se refléter dans sa vie quotidienne où elle pouvait maintenant les saisir. 
Mes guides m'ont amené dans un endroit où elles m'ont présenté l'arbre de vie — la source énergique de tous les êtres vivants.  Il était rayonnant de lumière blanche, brillant, éminent au milieu des cieux.  Mais mes guides ont dirigé mon regard au-dessous de l'arbre. 

Là, j'ai bien vu que l'arbre de vie était aussi grand que large, une représentation parfaite au-dessus du sol et au-dessous du sol.  Autant que les branches s'étendent jusqu'à l'infini, ses racines plongent tout aussi profondément.  Au centre réside l'équilibre, la plénitude.  C'est cet espace qui nous convient. Chacun de nous est un arbre de vie.  Nos racines s'enfouissent profondément, de sorte que puissent monter le suc nourrissant pour mener nos projets à terme.  Plus nous puisons profondément, plus nous pouvons atteindre de hauts sommets. 

Cette opinion nous amène à bâtir une armature, un système de protection.  Dans des situations de groupe, particulièrement celles qui sont stressantes ou chaotiques, peu importe comment nous pouvons élever notre champ vibratoire personnelle, plusieurs croient que nous pouvons ramasser des énergies indésirables, nous portant à devenir confus et désorientés, attirant même vers nous des formes négatives de pensée qui peuvent se loger dans nos auras, créant des conflits dans nos vies, voir même des malaises et possiblement des maladies.  Cela vaut particulièrement pour les personnes qui ont dans leurs auras des trous émanant de vies antérieures où l'énergie non désirée, des pensées et des ancrages négatifs où des ingérences spirituelles peuvent être venues s'y loger.  Aucun de nous n'y est immunisé (même si nous ne croyons pas au mal ou à ces forces maléfiques), et que même en travaillant avec des énergies divines, nous pouvons être distraits, permettant à des énergies ou à des forces funestes d'entrer en nous. 

Ainsi, toutes les fois que j'entre dans des endroits entourés d'un grand groupe de personnes (un exemple parfait pour moi, c'est chez Wal-Mart),  je m'assure et me protège à l'avance et pendant que je suis là. 

La centration, le 'grounding'— un système virtuel de protection 

Ce système de protection en créant une armature mentale ou virtuelle est très simple ;  ce qui est plus difficile c'est de se rappeler de le faire.  L'armature est faite par notre imagination.  Représentons-nous entouré comme par un œuf diffusant une lumière bleue ou blanche ( la couleur qui nous est la plus confortable ).  Certains se visualisent portant une pèlerine ou une cape sur les épaules ou encore un paréo fait des miroirs, de sorte que les énergies qui pourraient être envoyées dans leur direction soient reflétées et que  seule l'énergie personnelle et divine (à travers le chakra de couronne) et l'énergie de la terre-mère peuvent percer la coquille de cet 'œuf'. 
Cette armature est particulièrement importante tous ceux et celles qui sont des aidants naturels oeuvrant avec les énergies auprès des autres.

Ce n'est pas un 'outrage' envers la personne étant aidée. Ça nous protège contre des illusions comme de prendre ou de ramasser tous les problèmes (énergies non désirées) de celui ou celle qui demande de l'aide et ça les protège contre la même chose venant de nous.  Puisque le 'bouclier' est clair et en même temps perméable, permettant à l'énergie qui soigne comme la force universelle de vie de passer à travers, le travail effectué se fait sans obstacle.  Visualisons seulement un 'crible' virtuel, une passoire psychologique qui retient les débris énergiques non désirés.  Et, toujours, en terminant tout travail énergétique, il est souvent recommandé de sceller derrière nous l'aura de l'aidé, et demander à Dieu tel que nous Le concevons d'enlever n'importe quels débris ou 'empreintes de pas' de l'aidé et de nous-même. 

Ces énergies non désirées peuvent être retournées d'où elles viennent ou être transformées si telle est la volonté de notre Être suprême.  Toutes les fois que nous passons par des zigzags et des perturbations émotives, comme tous les chamboulements et secousses qui se passent sur terre sont souvent causés par notre lien avec le soleil au cœur de la terre et le soleil au centre de notre galaxie, nous pouvons nous aussi être absents ou vulnérables et voir notre champ personnel d'énergie être perturbé en ramassant de l'énergie non désirée. 

Il est important de se rappeler d'être 'groundé', d'être centré et de se protéger dans des situations comme dans de grands groupes ou dans des moments où notre cerveau croit faire face à des circonstances où notre système énergique nous semble être en danger ou menacé. 

Si nous n'agissons pas avec discernement gardant ainsi notre entité impeccable, même si nos peurs et appréhensions ne sont que mentales, le coyote attend toujours derrière un rocher pour nous jouer un tour et nous enseigner la leçon du jour pour le guerrier spirituel que nous sommes et que Dieu Tel que nous Le concevons est en train de développer.  Toutes nos leçons sont établies sur la base d'une autre précédente ; si c'est la volonté divine de maintenir nos corps énergiques intacts, nous courons le risque de voir le décor retiré sous nous comme dans les cartoons de Roadrunner jusqu'à ce que nous puissions nous rapprocher de notre Être suprême pour qu'il reconstruise notre champ vibratoire afin d'accomplir sa volonté. 

Nous ne pouvons que demeurer protégé, 'groundé' et centré sous Sa protection 
Rappelons-nous de prendre le temps de nous asseoir, de respirer et de dire Merci ! 
Alors assoyons nos fesses sur une grosse roche et respirons ! 
Aho. 

Merci Jim !
Jim Ewing est maître Reiki Karuna et guérisseur shamanique de Lena, Ms 
Blueskywaters@att.net

Texte original sous le titre Protection for Energy Workers  de Jim Ewing
Adapté par Gilles Vinet, Au Centre de la Vie


Ne cherchez pas le coyote en dehors des bandes dessinées.

Traduit et adapté par Gilles Vinet, Au Centre de la Vie
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