L'AGRESSEUR PÉDOPHILE
Selon N. Groth, il y a deux
types d'agresseurs pédophiles
1. l'agresseur qui
a une fixation : une personne qui depuis son adolescence a toujours été
préoccupée par les enfants comme objets sexuels
2. l'agresseur en régression
: une personne qui s'est tourné vers les enfants à la suite
de complications et de graves difficultés dans ses relations avec
des adultes
Il y a deux types de pressions
ou de manipulations utilisées pour forcer un enfant à participer
à une activité sexuelle :
1. pressions psychologiques
: Ce sont les moments où le charme, la séduction et la capture
sont utilisés. Des appâts, des récompenses pour de
l'attention, de l'affection, l'utilisation de bonbons et friandises sont
fréquents. Si l'enfant refuse, l'agresseur pédophile se souciera
beaucoup de l'enfant et se sentira plus en sécurité en sa
présence. (L'enfant est initié à la sexualité
adulte trop tôt et cela cause de la confusion surtout s'il y ressent
du plaisir. L'enfant peut être soumis à un pacte secret qui
engendre un fardeau de culpabilité et de peurs.
2. pressions physiques :
Ce sont les moments où les menaces, les blessures physiques, les
contraintes et la violence physique sont utilisées. En beaucoup
d'occasions, l'intention est de contrôler, non d'occasionner des
torts et de léser physiquement — mais des blessures se produisent
malgré tout. Elles démontrent combien l'agresseur n'a pas
de respect pour ce qui arrive aux autres.
Le comble de ces pressions physiques:
le sadique qui aime se faire plaisir en faisant mal aux autres. (Dans ce
cas, l'enfant perd totalement tout sens de contrôle, de protection
et de sécurité. Le monde magique de l'enfance est mis en
pièces et désormais l'enfant passe à la vie adulte.)
L'INCESTE
Évidemment, une dysfonction
familiale d'un genre ou l'autre est présente. Le conjoint peut être
en relation d'un type avec son épouse plutôt qu'entre
partenaires égaux. L'enfant peut alors devenir aisément une
épouse-substitut. Quelquefois, l'épouse est soumise et de
peur de représailles, de sévices corporels, de perdre sa
sécurité, elle ne va pas rapporter le délit. À
peu près, 1% de la population est impliquée dans une forme
d'inceste familial.
DYNAMIQUE DE L'INCESTE
Le sujet de l'inceste est
compliqué et couvre plusieurs domaines. L'abus est beaucoup plus
qu'un abus d'un adulte sur un enfant. Le problème n'est pas seulement
dans ce qui est arrivé à l'enfant mais aussi dans ce qui
n'est pas arrivé à l'enfant. L'inceste n'est pas un processus
marqué dans le temps. Ça grandit dans le système familial.
Cette dynamique se construit à l'aide d'expériences, d'habiletés,
de besoins, d'apprentissages, d'une vision de l'estime de soi dans le couple
— une paire d'adultes qui se sont rencontrés et ont décidé
de partager une forme d'unité. Selon tous ces facteurs, leur niveau
de santé globale, comment leur identité et leur personnalité
se sont développés, comment est forte leur estime de soi,
et comment leurs propres relations dans leurs familles d'origine étaient
saines, ces deux personnes vont développer une relation saine. Si
ces deux adultes n'ont pas été — et s'unissent pour
former une famille — leur relation de couple va échouer. Ces deux
adultes vont apporter avec eux des besoins énormes, non comblés
et vont s'attendre à ce que leur conjoint, leur partenaire sexuel
satisfasse leurs besoins. Ce sont des attentes irréalistes et impossibles.
Leur échec n'est pas seulement dû à ces attentes irréalistes
mais aussi parce que chaque adulte apporte à la relation un secret.
Ce secret, c'est que chacun croit qu'il n'est pas aimable, qu'il n'en vaut
pas la peine, qu'il n'est pas , en d'autres mots qu'il est rempli de honte.
Avec l'échec, la colère, le sentiment d'être blessé
et le silence s'ajoutent pour donner un mélange très toxique.
Voilà les assises de cette dynamique qui prend forme. Il y a ces
fondations construites avec la honte sur lesquelles va s'édifier
cette dynamique, elle aussi toxique, qui va chercher par la suite à
protéger, à défendre, et à nier la souffrance
et la douleur qu'entraîne déjà la honte au départ.
L'inceste est génératif.
Ce qu'une personne vit dans son enfance à l'intérieur du
cadre familial, sa réalité et ses apprentissages, sont en
partie responsables de son développement, le modelant et le façonnant
pour devenir la personne qu'elle est. Ce sont les morceaux du puzzle de
la réalité de chaque adulte et que chacun amène dans
sa nouvelle relation. Toute la dynamique du système familial se
développe sur les fondations que le couple y apporte. C'est ce qui
forme la base de l'inceste. Ils établissent la base de ce qui n'est
pas arrivé à l'enfant. Le système incestueux est dysfonctionnel;
il est rigide, fermé, s'isole et se ferme sur lui-même de
l'intérieur chaque membre étant isolé l'un de l'autre
et de l'extérieur le système lui-même des autres systèmes.
Les règles sont inhumaines
empêchant tous et chacun de saisir, de voir, de parler, d'échanger
ou de composer avec ce qui est vrai et réel. Les rôles ont
tendance à être inversés entre les enfants et les parents.
Ce sont des systèmes fermés. Les comportements sont des réactions.
Les gens ne sont pas accueillis dans ce qu'ils sont. Les gens dans ce système
ne sont pas importants comme personnes, comme individus. Le pouvoir est
par ordre de priorités N°1.
La performance, avoir l'air
Ok, la façade, ça, c'est important. Et c'est pourquoi tout
comportement est une réaction à quelque chose, à quelqu'un
ou à quelque endroit.
À la base de cette
dynamique se retrouve la honte et le fait de ne pas savoir autrement comment
agir ou entrer en relation. Le couple a amené son expérience,
ses apprentissages, ses habiletés (ou ses déficiences de
ce côté-là). L'inceste est un comportement spécifique
et appris. Dans un système familial où il y a inceste ou
l'inceste a déjà eu lieu, la mère, si nous vérifions
son historique de vie, est habituellement une victime d'inceste elle-même.
Les mères typiquement sont de deux types :
-
la victime, dépendante,
honteuse, très souvent battue et abusée
physiquement. Elle est intellectuelle, agit avec soumission et est passive.
Quand elle doit choisir entre son mari/conjoint ou sa fille, elle prend
pour son conjoint et le défend. Leur négation
de cette réalité en ce qui concerne l'abus est
un gros investissement de leur part dans leur protection
commune ; ils sont dépendants l'un de l'autre. Le déni concerne
aussi leur propre doute à propos d'eux-mêmes et
un bon moyen de défense contre leurs propres expériences
d'inceste, ces blessures du passé qui font encore mal.
-
Le second type est la mère
forte, contrôleuse, distante et pas affectueuse. Elle est très
puissante et a le contrôle sur tout ce qui se passe dans
l'univers familial.
RESSEMBLANCES & DIFFÉRENCES
ENTRE LE VIOL ET L'INCESTE
Le viol et l'inceste, tous
les deux, sont :
a. un abus, une
forme d'agression, de profanation envers une autre personne
b. une violence physique
réelle, potentielle ou virtuelle
c. une rupture du sentiment
de bien-être et de la capacité de composer avec le monde
d. une confusion règne
désormais en ce qui concerne la valeur personnelle et l'estime de
soi, à ses yeux et aux yeux des autres et plus spécifiquement
aux yeux des hommes
L'inceste, contrairement
au viol, prend ces formes tordues et peut perdurer pendant plusieurs années,
de l'enfance à la puberté jusqu'à la vie adulte:
a. une menace constante
et continuelle ou virtuelle de violence sexuelle ou physique
b. une interruption, scission
ou distorsion dans le développement et l'intégrité
d'un individu dans tous les domaines: psychologique, physique, émotionnel
et sexuel.
c. une interruption, scission
ou distorsion du rôle de support, de soutien, d'éducation
des parents
d. une fausse conception
du monde extérieur et de sa capacité de composer avec la
honte
PROCÉDURES DANS
LE CAS D'AGRESSION SEXUELLE D'UN ENFANT
1. Il y a deux types de divulgation
:
a.)
active: une relation incestueuse a présentement lieu
b ) inactive:
une relation incestueuse maintenant terminée
Les relations incestueuses peuvent
être de forme brutale causant une terreur constante et quotidienne
d'abus sexuel et/ou physique ou peuvent être vécues remplis
d'amour, de douceurs et d'attentions...un abus sexuel sans violence physique
mais tout de même un abus sexuel. Le problème n'apparaît
souvent que lorsque l'enfant, l'adolescent ou même l'adulte s'aperçoit
qu'il n'y a pas de relations sexuelles dans d'autres familles que la sienne
ou qu'il n'y a pas de vraiment chez d'autres familles de variations entre
les deux extrêmes.
Rappelez-vous : ne présumez
de rien !
2. Sources de divulgation
:
a.) la victime
b ) intervenant(e)s scolaires
c ) La mère, un membre
de la famille
d ) un témoin (ami(e),
proche)
3. Comment composer avec la
divulgation :
a.)
intervenir comme si c'était un viol...support, accueil inconditionnel
b ) écouter,
ne donner pas de conseils
c ) essayer d'établir
un climat de confiance. Vous pouvez être la seule personne à
qui la personne a parlé ou peut parler de cette agression. Vous
pouvez être la seule personne qui puisse la convaincre d'aller chercher
de l'aide: légale, psychologique, etc.
d ) Les enfants ont
peu de droits légalement parlant. Ils sont sous la tutelle de leurs
parents.
Si vous intervenez contre
leurs désirs, vous pouvez rendre la situation intolérable.
Cela ne vous empêche pas de prendre les mesures
qui s'imposent
4. Caractéristiques d'une
divulgation d'inceste :
a.) Les familles
où il y a de l'inceste sont entremêlés et isolés.
b ) Il n'y a pas de
limites ou de frontières.
c ) Le toucher incestueux
fait partie d'un processus continu.
d ) L'inceste est
un acte sexuel et d'abus de pouvoir, de contrôle.
e ) C'est une période
intense de crise.
f ) Les caractéristiques
principales des agresseurs: ont un besoin intense de pouvoir, des personnes
ayant peu de sens de contrôle, peu de confort ou
d'habiletés sur le plan social.
g ) Les caractéristiques
principales des victimes sont des, des personnes qui ont des comportements
autodestructeurs.
h ) Les caractéristiques
principales des mères sont dépendantes, immatures, piètre
sentiment de compétence
i ) La relation entre
le père et sa fille (la mère et son fils) est trop intime.
j ) La relation entre
la mère et sa fille (le père et son fils) est trop pauvre.
k ) La relation entre
les conjoints est très pauvre.
GRILLE DE DIVULGATION
D'INCESTE
| Relations
entremêlées chez les familles incestueuses : |
Toucher
incestueux, un processus continu : |
| Absence
de limites, de frontières : |
Inceste
est un abus sexuel, de pouvoir et de contrôle : |
| C'est
une période intense de crise: |
Caract.
des agresseurs : besoin extrême de pouvoir, sens peu développé
de contrôle, peu de confort ou d'habiletés sociales |
| Caract.
des mères: dépendantes, immatures, peu de compétence |
Caract.
des victimes : sauveurs, comp. autodestructeurs |
| Pauvre
relation dans le couple : |
Relation
fille/père, fils/mère trop proche: |
| Relation
fille/mère, fils père très pauvre : |
ÉMOTIONS PRÉSENTES
CHEZ LES SURVIVANT(E)S D'INCESTE
La plupart des gens croient
que les enfants ne sont pas en danger et vulnérables devant un abus
sexuel et que les abus sexuels ne se produisent jamais entre membres de
la même famille. Il y a beaucoup de gens qui croient que si un enfant
est agressé. sexuellement, que c'est un étranger, que c'est
arrivé sur la rue., ce n'est pas un membre de la famille, surtout
pas un ami ou la gardienne, ce qui est souvent le cas. L'enfant ne peut
en parler pour une myriade de raisons et peut même entrer dans la
vie adulte en portant le fardeau de son secret et toutes les émotions
qui pèsent lourd à l'intérieur.
PEUR
-
Peur que la famille sera déchirée
s'ils en parlent à quelqu'un (L'enfant se voit retiré du
foyer familial, placé en famille d'accueil et les parents séparés.)
-
Peur que les menaces qui ont
été faites se réalisent s'ils en parlent (L'agresseur
peut avoir menacé de blesser ou tuer un autre membre de la famille
ou un animal favori.)
-
Peur que personne ne les croient
parce qu'ils sont des enfants et que l'agresseur est plus vieux
-
Peur que le membre de la famille
qui est l'agresseur ne les aime plus s'ils se refusent à ses attouchements.
-
Peur que s'ils disent non, l'agresseur
va abuser d'autres membres de la famille
CULPABILITÉ
-
Je le dis à quelqu'un
et que mon abuseur est envoyé en prison, ça sera de ma
faute.
-
Plusieurs enfants croient qu'ils
auraient dû savoir dès le départ que ce n'était
pas bien, même si personne ne leur avait parlé de sexualité
ou d'abus sexuels auparavant.
-
Se sentir coupable à
propos de la colère et des ressentiments envers l'agresseur parce
qu'il est un membre de la famille et qu'il y a quelque chose qui a provoqué
cet abus: par exemple, l'alcool, les drogues,...(Vous devez vous rappeler
que ce sont des excuses, des rationalisations et non des causes.)
DÉRANGEMENT, GÊNE
-
Plusieurs personnes peuvent
avoir grandi en croyant que leurs corps et leurs activités sexuelles
sont privés, intimes et ne devraient pas être sujets de conversation.
Parler ou partager son vécu, l'abus sexuel peut être embarrassant
et même une expérience très douloureuse.
-
L'embarras des autres autour
dans la communauté environnante lorsqu'ils vont découvrir,
être étonnés et réagir négativement envers
la victime fait que plusieurs victimes sont isolés ou s'isolent
de leurs pairs.
COLÈRE
-
Colère parce qu'ils ne
peuvent rien faire à propos de la situation.
-
Colère parce que s'ils
le disent à quelqu'un, ils ne seront probablement pas crûs.
-
Colère envers l'agresseur
parce qu'il disait qu'il aimait l'enfant bien qu'au contraire il lui cause
beaucoup de souffrances.
-
Colère envers eux-mêmes
pour ne pas avoir pu mettre un frein à l'abus sexuel.
La colère peut prendre
la forme de toute réaction allant d'une légère irritation
jusqu'à la rage. Le degré de l'émotion que vous éprouvez
n'a pas d'importance. Vous deviendrez de plus en plus conscient qu'un petit
soupçon d'agacement n'est rien d'autre qu'un voile baissé
sur une colère intense.
Cours sur les MIracles,
leçon 21
AFFECTION ENVERS L'AGRESSEUR
-
Ce sentiment monte parce que
l'agresseur est un membre de la famille et que l'enfant a de l'affection,
de l'amour pour cette personne.
-
Ce sentiment monte aussi parce
qu'il y a eu des bons moments dans tout ça, même
s'il y a eu des durs passages et des événements pénibles
à vivre.
Ce texte sur les émotions
des survivant(e)s d'inceste provient du :
Rape and Abuse Crisis Center,
PO Box 1655, Fargo, ND 58107
(701) 293-7273)
PROCESSUS DE L'ÉVEIL
MÉMORIEL
1. Tout choc important, traumatisme
ou situation où notre vie semble menacée dont nous vivons
l'expérience, se doit d'être regardé, compris de quelque
façon et accepté par nous.
2. Pour être en mesure
de faire cela, nous devons vivre le choc, le nier temporairement, laisser
monter la colère à cause de l'outrage, de la profanation
de votre personne, être déprimé à cause de la
perte de ce qu'il y a de plus beau dans notre être, comprendre la
vraie nature de cette expérience et finalement l'accepter.
de la profanation.
3. Si au moment de cette
expérience, nous étions incapables de passer à travers
un tel processus de deuil et d'acceptation, notre esprit va mettre tout
ça de côté jusqu'au moment où nous serons prêts
et capables de composer avec cette expérience. Cela s'appelle du
refoulement.
4. Quand nous sommes enfin
capables, et pas avant, notre esprit va tranquillement nous rappeler des
brides de cette expérience par le langage même du cerveau:
les symboles.
5. Ces symboles peuvent apparaître
comme des hallucinations, bien qu'ils n'en sont pas.
6. Quand nous traduisons
ces symboles en mémoires vraies, nous traversons une ouverture,
une brèche dans ce mur autrefois infranchissable. Nous allons sentir
ces émotions qui montent, surtout la terreur, et visiblement, vivement
voir, entendre, toucher, goûter et sentir les odeurs qui ont été
refoulés.
7. Nous ne sommes pas dans
cette expérience bien que nous croyons y être, nous sommes
en train de la revivre, de nous en rappeler pour la première fois.
8. Nous ne sommes pas en
train de devenir fous, folles et nous n'allons pas rester là dans
cette expérience. Si c'en est trop pour composer avec, notre cerveau
va refouler le tout encore une fois. Un refoulement par dessus un autre
refoulement est habituellement une surcharge émotive.
9. Dans la mesure où
nous allons nous rappeler entièrement de cette expérience,
nous pouvons en faire ce qui nous plaît. Ça ne nous contrôle
plus avec la terreur qui nous assaillait, nous pouvons lâcher prise
et la laisser aller.
10. Dans la mesure où
nous brisons le mauvais sort, le sceau magique du refoulement, nous pouvons
nous libérer de cette cage de terreur.
SYNDROME DES SOUVENIRS
ERRONÉS**
Plusieurs clients toxicomanes
sont aussi survivants d'abus physiques et sexuels qui ont eu lieu dans
leur enfance ou dans leur vie adulte. C'est possible que jusqu'à
40 à 50 % de ces clients vivent des symptômes d'un trouble
qui se nomme le Syndrome de Stress Post-Traumatisme (SSPT) à la
suite de ces abus. La recherche nous suggère que lorsque des problèmes
sont bien traités en thérapie, le taux de réussite
en rétablissement est meilleur. Lorsque nous ne tenons pas compte
de ces problèmes, le nombre de rechutes augmente (James 1993). •
À mesure que les intervenant (e)s deviennent plus conscients de
la fréquence assez élevée d'abus physiques, d'abus
sexuels, et de SSPT, ils peuvent plus répondre aux besoins de leurs
clients en suivant des formations spécifiques à ces problématiques:
la visualisation guidée, l'hypnose et la reconstruction mémorielle.
Ainsi, il est important pour ces intervenant (e)s de savoir qu'il existe
toute une controverse entourant l'utilisation de ces techniques de reconstruction
mémorielle, le syndrome de faux éveil mémoriel (éveil
mémoriel à retardement).
Glossaire
La controverse suscitée
par les souvenirs erronés (à retardement) tourne autour de
questions à savoir si oui ou non les souvenirs d'abus physique ou
sexuel qui font surface durant la thérapie après de longues
périodes d'amnésie sont authentiques, à savoir si
oui ou non de faux souvenirs ou des souvenirs déformés peuvent
être créés chez des clients à la suite de certaines
procédures cliniques. Beaucoup de gens préfèrent utiliser
le terme de controverse des souvenirs à retardement parce qu'ils
croient que cela décrit beaucoup mieux le problème des personnes
qui font la découverte de souvenirs d'abus dont ils étaient
au préalable incapables de se rappeler
Lorsque des clients sont
identifiés comme ayant des, souvenirs erronés, ils ne sont
pas accusés d'être malhonnêtes ou de mentir. Ils croient
vraisemblablement que ces expériences leur sont arrivées
et rapportent des détails de ce qu'ils croient s'être passé.
Comme résultat de ces techniques, ils disent la vérité
comme ils la croient être. En contraste, lorsque quelqu'un invente
délibérément une histoire et des événements
et qu'il sait très bien que ces choses ne se sont pas passés
ainsi, cette personne n'a pas un souvenir erroné. Elle ment.
La controverse des souvenirs
erronés
Le terme (Syndrome
de Souvenirs Erronés) a été introduit par la False
Memory Foundation à Philadelphie en Pennsylvanie (Peck 1993) en
vue de décrire une collection de symptômes que la Fondation
croit pouvoir se développer chez des clients qui sont exposés...
...à des techniques
de reconstruction mémorielle durant une thérapie pour un
trouble comme le Syndrome de Stress Post-Traumatisme, diagnostiqué
à la suite d'abus physiques et sexuels durant l'enfance. Ce syndrome
(FMS) se produit quand un client, à la suite d'hypnose, de visualisation
guidée et de suggestions développe des souvenirs erronés,
grossièrement déformés d'abus physiques et sexuels
dans leur passé et que ce client ait été encouragé
à croire que ces souvenirs erronés sont authentiques, quand
en fait ils ne le sont pas. Le client est aussi conseillé à
poursuivre et à prendre des mesures contre les agresseurs.
La controverse des souvenirs
erronés gravite autour du problème à savoir si des
clients présentement en psychothérapie et counseling peuvent
créer des souvenirs erronés d'abus physiques et sexuels.
La controverse est prise très sérieusement parce que beaucoup
plus de gens divulguent des souvenirs remontant à leur enfance d'abus
physiques et sexuels durant leur thérapie. Selon un article dans
la revue TIME (12-1-90), en 1976, 6000 cas ont été rapportés;
en 1988, il y a eu environ 350000 cas divulgués.
La controverse des souvenirs
erronés vise des clients qui sont entrés en thérapie
sans souvenirs clairs d'abus qui tout à coup montent de façon
spontanée. Beaucoup de gens entrent en thérapie pour traiter
un trouble de SSPT lié à des abus physiques et sexuels et
le font parce que des souvenirs de leurs abus commencent à faire
surface spontanément. D'autres peuvent avoir des souvenirs d'abus
qui remontent loin dans le temps et dont ils ont gardé le secret.
Les défenseurs de chaque camp dans ce conflit philosophique reconnaissent
que les souvenirs qui datent de très longtemps et qui peuvent spontanément
faire surface sans questions qui mènent à ce processus et
sans interventions cliniques formelles sont habituellement reconnus comme
authentiques. Il est aussi reconnu que les souvenirs refoulés qui
font surface spontanément à la suite d'éléments
déclencheurs qui se produisent sans intervention clinique formelle
sont probablement aussi authentiques.
Plusieurs clients qui font
la découverte de souvenirs d'abus posent des gestes légaux
basés sur le fait qu'ils croient que leurs souvenirs sont vrais.
Ces actions intentées peuvent avoir des conséquences sévères
pour autant le client que le présumé agresseur qui est l'accusé,
par exemple des dommages irréparables à la famille et aux
relations entre les membres de cette famille. Plusieurs clients vont poursuivre
au criminel des parents, des membres de leur famille en se basant seulement
sur les souvenirs refoulés antérieurement et qui font surface
durant la thérapie. Ces accusations, même si plus tard elles
sont répudiées, peuvent détruire la vie de l'accusé
et l'obliger à subir un procès criminel et de la prison.
Les intervenant(e)s doivent
réaliser que des suggestions subtiles peuvent influencer le fonctionnement
de l'imaginaire chez leurs clients.
C'est important de ne pas
emmener le client dans de tels chemins,
et de ne pas lui implanter
de telles suggestions.
Polarisation sur des fronts
extrêmement séparés
Fondée en 1990, la
croit que les souvenirs erronés ou déformés peuvent
être dû à l'application de techniques et procédures
thérapeutiques comme la visualisation guidée, l'hypnose et
d'autres méthodes suggestives et que les cliniciens peuvent réagir
inadéquatement à de tels souvenirs. L'objectif primaire de
la Fondation consiste à en apprendre plus sur les raisons que ces
fausses accusations se produisent et d'avertir les intervenants (es) et
professionnels de ce problème spécial.
Il va sans dire que l'émergence
de la Fondation a provoqué toute une controverse qui a le potentiel
de polariser les membres de la communauté professionnelle. Les lignes
de feu sont en place et tous les professionnels sont invités à
se choisir un camp d'extrémistes. D'un côté se retrouvent
les sceptiques des souvenirs erronés, et de l'autre, les défenseurs
de la théorie des souvenirs erronés.
Les sceptiques des souvenirs
erronés ne croient pas que l'on peut créer des souvenirs
erronés. Ils prétendent que tous les souvenirs d'abus qui
font surface en thérapie doivent être acceptés comme
authentiques, même s'il n'y a pas de preuves corroborant les incidents.
Toute personne qui s'oppose de quelque façon à cette perspective
est identifiée comme se plaçant contre les personnes en rétablissement
de traumatismes de l'enfance et comme protégeant délibérément
ou sans le savoir vraiment les auteurs de tels crimes, de tels abus contre
les enfants. Les sceptiques croient que toute reconnaissance que des souvenirs
erronés ou déformés peuvent être créés
en thérapie va excuser les agresseurs et faciliter la continuation
des abus envers les femmes et les enfants par les auteurs de ces agressions.
Les défenseurs de
la théorie des souvenirs erronés, d'un autre côté,
croient que c'est possible de créer des souvenirs erronés
en thérapie, ce qui va être la cause que des clients vont
croire qu'ils ont été abusés physiquement et sexuellement
quand en réalité, ils ne l'ont pas été. Certains
extrémistes de cette position vont jusqu'à affirmer que des
souvenirs refoulés, ça n'existe pas et que tout souvenir
refoulé qui fait surface en thérapie est probablement faux
ou déformé. Ce camp prétend que seuls, les souvenirs
qui peuvent être corroborés par d'autres sources et preuves
peuvent être authentiques.
Plusieurs cliniciens reconnaissent
les dangers de telles positions extrémistes et ont commencé
à explorer la question systématiquement. Ils ont découvert
un terrain situé au milieu de ces deux positions où se retrouvent
les croyances qui suivent:
-
Plusieurs survivants d'abus
peuvent oublier et en fait oublient ou refoulent des souvenirs d'événements
traumatisants. C'est aussi possible que ces événements montent
à la surface même après plusieurs années, à
la suite de la présence d'éléments déclencheurs
qui les réactivent dans la mémoire.
-
Des souvenirs erronés
ou déformés peuvent être créés par certains
types de clients en utilisant de façon non compétente diverses
techniques et procédures cliniques.
-
Les clients peuvent avoir autant
des souvenirs authentiques refoulés que des souvenirs déformés
par l'utilisation non compétente de diverses techniques et procédures
cliniques.
-
En absence de corroboration
d'un tiers, c'est difficile de faire la différence entre des souvenirs
authentiques et des souvenirs erronés ou déformés.
-
Les thérapeutes doivent
être conscients qu'il y a des motivations conflictuelles tant chez
les survivants que chez les agresseurs. Les survivants cherchent à
se rétablir en affirmant leurs croyances que leurs abus sont réels
; les agresseurs cherchent à éviter toute découverte
en niant que l'abus s'est produit. Comme résultat, il est difficile
de trouver une forme de corroboration et de preuve de l'abus.
-
Les thérapeutes, utilisant
certaines techniques cliniques de reconstruction mémorielle, doivent
prendre des décisions éclairées et judicieuses à
propos des techniques qu'ils choisissent d'utiliser et des précautions
qu'ils devront prendre pour éviter de créer des souvenirs
erronés ou déformés chez leurs clients.
-
La controverse des souvenirs
erronés ne doit pas servir d'excuse pour retourner en arrière
dans le déni de cet important problème que sont les abus
physiques et sexuels.
-
C'est important de procéder
par une enquête rigoureuse et scientifique plutôt que par des
raisonnements dont l'origine émane de charges émotives lorsque
nous explorons les dimensions de ce syndrome des souvenirs erronés.
Les thérapeutes devraient cesser de mettre des étiquettes
sur les chercheurs et cliniciens qui vont chercher à percer ce qui
a amené cette controverse, des étiquettes comme "extrémistes",
parce qu'ils poussent leur investigation de façon objective dans
ce domaine.
Techniques thérapeutiques
Il est conseillé de
faire attention lorsque nous travaillons avec des techniques de reconstruction
mémorielle. De véritables souvenirs d'abus peuvent être
l'objet de discrédit. Les gens peuvent refouler des souvenirs, qui,
une fois qu'ils y gagnent accès, si ces souvenirs sont critiqués,
contestés ou freinés par l'intervenant (e), le client peut
alors vivre de sérieux problèmes. Un thérapeute qui
a des préjugés contre les souvenirs refoulés peut
emmener un client à ne pas reconnaître ces souvenirs qui montent
chez lui. De plus, un thérapeute peut guider un client à
créer des souvenirs d'abus qui n'ont jamais eu lieu ou de déformer
des épisodes réels. Même avec une formation adéquate,
les intervenants (es) doivent réaliser que des suggestions subtiles
peuvent influencer l'imaginaire. C'est important de ne pas mener le client
dans une telle voie ou de planter des suggestions le long de cette route.
Les intervenants (es) doivent
reconnaître que des images qui émergent de la mémoire
peuvent être accueillies à deux niveaux: le niveau factuel
( - et le niveau symbolique (). La psychothérapie est principalement
centrée sur le niveau symbolique tandis que les cours de justice
sont centrées sur le niveau factuel. Comme la décision de
passer d'une série de sessions en thérapie à celle
d'une cour de justice est très importante, les cliniciens doivent
aider leurs clients à peser les bénéfices et les risques
de prendre une action en justice contre leurs agresseurs.
C'est aussi le travail du
clinicien d'être objectif et d'aider le client à regarder
consciemment ses souvenirs, valider ces images et explorer tant sa véracité
sur le plan factuel que sa signification sur le plan symbolique. Nous devons
nous rappeler que l'image perçue par le client est réelle
et a de l'importance pour le client. Lorsque nous avons à faire
avec des souvenirs d'abus, c'est très important de procéder
lentement. Les souvenirs d'abus physiques et sexuels sont très réels
et sont des problèmes majeurs et très sérieux.
Depuis qu'il y a cette possibilité
que des techniques cliniques induisent de nouveaux refoulements de souvenirs
authentiques ou peuvent créer des souvenirs erronés, certaines
précautions devraient être d'usage. Les intervenants (es)
devraient enregistrer toutes les sessions où il y a reconstruction
mémorielle. Cela peut permettre une audition objective à
une date ultérieure afin de s'assurer que les bonnes techniques
furent employées. De plus, une supervision clinique peut assurer
l'intervenant (e) qu'il garde ses questions dirigées et ses suggestions
au minimum ou évite complètement de les utiliser. La reconstruction
mémorielle est une toute partie du processus de rétablissement
pour les survivant (e)s (Covington, 1991; Trotter, 1992; Kritsberg, 1985).
Les intervenants (es) devraient ne pas mettre trop d'emphase sur le rôle
de la reconstruction mémorielle au détriment des autres types
d'interventions thérapeutiques. La première foulée
de ce cheminement thérapeutique consiste à créer un
climat de confiance et un environnement sécurisant où le
client peut se rétablir de son expérience traumatisante,
apprendre à vivre avec et à composer avec les symptômes
du SSPT, et développer des habiletés de croissance lui permettant
d'évoluer et de grandir tant dans sa personnalité que dans
son mode de vie. Se centrer sur la mémoire seulement peut garder
les client enfermer à un stade du processus de rétablissement
et les empêcher de progresser.
Les intervenants (es) doivent
se rappeler que chaque reconstruction mémorielle doit être
suivie par un recadrage cognitif pendant lequel les souvenirs qui ont fait
surface sont révisés consciemment dans un état d'éveil
normal. La plupart des clients vont vivre des conflits internes quand les
souvenirs d'abus font surface. Un intervenant (e) doit demeurer objectif
et aider le client à examiner ce conflit.
Si le client vit un tel conflit
interne, une réaction adéquate serait : «Parle-moi
de ce conflit que tu vis présentement. Parle-moi de cette partie
de toi qui croit que ce souvenir est authentique. Parle-moi de cette partie
de toi qui croit que ce souvenir n'est pas vrai. Qu'est-ce que tu peux
gagner et perdre si ce souvenir est vrai ? Comment te sentirais-tu si ce
souvenir n'est pas vrai ? Quelles étapes vas-tu entreprendre pour
te faire une idée à savoir si ce souvenir est entièrement
vrai, partiellement vrai, ou pas vrai du tout ?
Les intervenants (es) ne
doivent pas forcer leurs propres points de vue sur leurs clients. Ils ne
devraient pas partir avec des idées préconçues que
le souvenir est faux ou véritable. Ils devraient l'accepter pour
ce qu'il est: une image qui fait surface qui peut être plus précisément
définie et classée par le client. Les cliniciens devraient
explorer le souvenir objectivement sans guider le client dans une direction
ou une autre. C'est le travail du thérapeute d'agir comme un miroir
objectif et rempli de compassion et d'aider les clients à prendre
des décisions par eux-mêmes en ce qui concerne le sens et
l'authenticité du souvenir.
Les professionnels devraient
confirmer l'expérience subjective du client. Si un client déclare
que quelque chose s'est passé, un intervenant (e) devrait accepter
cette expérience comme valide. Les intervenants (es) devraient demander
à leurs clients pourquoi ils croient que ces choses leur sont arrivées.
Ils ne devraient pas essayer de convaincre leurs clients de recevoir ou
de rejeter ce souvenir.
Si un client a des doutes,
les intervenants (es) doivent honorer ses doutes. Les cliniciens devraient
laisser leurs clients savoir que c'est possible que leurs souvenirs soient
déformés et les encourager à trouver des moyens pour
explorer plus à fond leurs souvenirs pour qu'ils puissent prendre
une décision par eux-mêmes.
Les intervenants (es) devraient
reconnaître que ses souvenirs qui émergent ainsi sont soit
véritables soit déformés. Les intervenants (es) doivent
faire une recherche ou une enquête pour déterminer si c'est
l'un ou l'autre et souvent il n'y aura pas moyen de savoir sûrement.
La thérapie devrait demeurer centrée sur la libération
des blessures du passé pour aujourd'hui, enfin, vivre une vie satisfaisante.
Le processus thérapeutique est construit de manière à
aider les clients à se libérer de leur passé pour
leur permettre de vivre heureux pendant le moment présent. Le but
d'explorer en thérapie des tels souvenirs est de procurer à
la personne la liberté, le mieux-être dans l'ici et le maintenant,
pas de développer des fixations comme le blâme et la vengeance.
Explorer la controverse des
souvenirs erronés ne doit pas excuser
les abus, ni protéger
les agresseurs, ni leur éviter de
subir les conséquences
de leurs actions.
Explorer la controverse des
souvenirs erronés ne doit pas en aucune façon excuser les
abus, ni empêcher les agresseurs de subir les conséquences
de leurs crimes. Les abus physiques et sexuels sont des actes criminels,
et les agresseurs devraient souffrir le plein courroux de la justice, conséquence
de leurs actions. Les sceptiques des souvenirs erronés sont préoccupés
pour deux raisons : 1) ils ont peur que de véritables divulgations
d'abus vont être découragées ou discréditées
et 2) que les agresseurs coupables d'abus chez d'autres personnes, souvent
des femmes et des enfants, vont se servir de la théorie du syndrome
des souvenirs erronés comme base pour se défendre en cour
afin d'éviter d'être punis et de continuer leurs abus.
Les défenseurs de
la théorie des souvenirs erronés sont préoccupés
par le fait qu'ils croient que dans certains cas, il y a là un potentiel
pour causer des blessures graves à d'innocentes personnes qui seront
accusées faussement d'être des agresseurs, accusations basées
seulement sur des souvenirs erronés ou déformés. À
cause du potentiel que de terribles conséquences s'abattent sur
des personnes innocentes, ça devrait être impératif
que des cliniciens se penchent sur cette controverse et poussent la recherche
dans ce domaine.
DÉFINITIONS DE
TOUTES SORTES DE SOUVENIRS
Souvenir authentique
C'est l'habileté
de se rappeler quelque chose qui s'est vraiment produit. Ces souvenirs
peuvent être rappelés avec trois niveaux d'intensité
sur le plan personnel: au niveau cognitif, lorsqu'une personne se souvient
intellectuellement que quelque chose est arrivé et peut expliquer
cet événement, mais ne peut visualiser les détails
de ce qui s'est passé; au niveau de l'imagerie mentale où
une personne se rappelle un événement et visualise les détails;
et au niveau sensoriel, niveau où la personne peut se souvenir des
détails et recréer les réactions physiques et émotives
que son corps a vécu au moment de l'événement.
Souvenir erroné
C'est la croyance consciente
que quelque chose est arrivé, accompagnée par l'habileté
de construire des images et des détails de ce qui est arrivé,
ce qui par moments peut inclure des réactions physiques et émotives,
quand en réalité, l'événement n'a jamais vraiment
eu lieu. Les souvenirs erronés peuvent aussi se produire aux niveaux
cognitif, de l'imagerie mentale et sensoriel de la mémoire.
Souvenir fabulé
Cela se produit quand une
personne inconsciemment produit des brides d'information et des détails
dans sa mémoire pour remplir les qu'elle ne se rappelle pas.
Par exemple, une personne peut se souvenir d'avoir dîner avec un
copain mais ne se rappelle pas ce qui était au menu. Lorsque questionnée,
cette personne, peut de façon créative remplir les espaces
vides par un repas qui n'a pas digne des circonstances.
Souvenir déformé
ou contaminé
Cela se produit quand il
y a des informations factuelles dans la mémoire, mais après
des questions répétées et la présentation d'informations
détenues sur ce qui s'est passé après, le contenu
de la mémoire semble se transformer pour ajouter de nouvelles informations
ou pour satisfaire la direction que les questions ou les suggestions prennent.
Souvenir refoulé
Ca veut dire soit l'une
soit l'autre de ces possibilités: une personne fait l'expérience
d'un événement et elle est incapable de se rappeler ce qui
est arrivé; ou une personne fait l'expérience d'un événement,
au départ s'en souvient, puis pousse cet événement
comme hors de son esprit et refuse de penser à cet événement
jusqu'à ce qu'un élément déclencheur le lui
rappelle.
Souvenir secret
C'est quand un souvenir
est gardé secret mais non refoulé et ça se produit
quand une personne a un souvenir très clair de l'événement
mais choisit de le garder secret et de ne pas en parler à personne.
COMMENT EST-CE QUE LA
MÉMOIRE FONCTIONNE?
C'est accepté par
la plupart des chercheurs sur la mémoire que la mémoire est
un processus complexe qui peut être divisée en trois stades
(Loftus, (1991) : le stade d'acquisition, au cours duquel la perception
de l'événement original est mis en mémoire; le stade
de rétention au cours duquel le souvenir est entreposé, stocké
ou retenu alors que la conscience, elle, se centre sur d'autres activités;
et le stade de rappel au cours duquel la personne se rappelle l'information
emmagasinée dans la mémoire.
La controverse du syndrome
des souvenirs erronés a été soulevée sur la
façon dont la mémoire fonctionne dans chacun des trois stades.
En étant plus éclairés sur ces deux explications des
camps opposés dans cette controverse, les intervenants peuvent alors
prendre une décision judicieuse, s'ils le désirent, concernant
le modèle de mémoire auquel ils veulent adhérer et
planifier leurs interventions cliniques en accord avec cette prise de position.
Les sceptiques des souvenirs
erronés croient que le processus d'acquisition, de stockage et de
rappel des souvenirs de traumatismes est différent des souvenirs
d'événements non traumatisants. Durant le stade d'acquisition,
il y a 100% de stockage de toutes les perceptions sensorielles, informations
qui peuvent être retrouvées par la visualisation guidée
et l'hypnose. Durant le stade de rétention, la mémoire enregistre
comme en audio ou en vidéo. Ainsi, la précision de l'image
peut être conservée durant des années, et même
des décennies. La mémoire revient spontanément intacte
durant le stade de rappel. La thérapie ne crée pas ou ne
déforme pas les souvenirs ; elle fait la mise au point et précise
les perceptions.
Les défenseurs de
la théorie des souvenirs erronés croient que le mécanisme
d'acquisition, de stockage et de rappel des souvenirs est le même
pour les souvenirs d'événements traumatisants ou non. Durant
le stade d'acquisition, il y a seulement ce qui est perçu qui peut
être rappelé et que la perception est limitée à
ce qu'une personne porte consciemment attention. Durant le stade de rétention,
la précision et la clarté perdent de la qualité avec
le temps. Plus le délai est long entre l'acquisition et le rappel,
plus les souvenirs seront déformées. Durant le stade de rappel,
les souvenirs ne sont pas disponibles. Ils sont reconstruits. Durant ce
processus, les souvenirs peuvent être affectés par des processus
internes (ex.: lier deux souvenirs qui se ressemblent) ou des processus
externes (ex.: suggestions et questions directives).
AFFIRMATIONS DE MES
DROITS PERSONNELS
FRONTIÈRE PHYSIQUE
-
Bulle qui protège mon
corps
-
J'ai le droit de déterminer
quand, où, comment et qui va me toucher et à quelle distance,
les autres peuvent s'approcher de moi.
FRONTIÈRE SEXUELLE
-
Bulle qui protège ma
vie sexuelle
-
J'ai le droit de déterminer
quand, où, comment et qui je vais être sexuel(le).
FRONTIÈRE ÉMOTIVE
-
Bulle qui protège mes
émotions
-
Ma réalité (ce
que j'ai l'air, ce que je pense, ce que je ressens, fais ou ne fais pas)
est beaucoup plus relative à ce que je suis et mon historique de
vie que tout ce que d'autres personnes peuvent dire ou avoir dit, peuvent
faire ou avoir fait.
FRONTIÈRE INTELLECTUELLE
-
Bulle qui protège mon
pensée
-
J'ai le droit de penser ce que
je veux penser. Je ne dois faire face qu'aux conséquences de ma
propre pensée.
-
J'ai le droit de décider
si l'information est vraie, fausse ou ambiguë et de choisir d'agir
ou de ne pas agir à la suite de ma propre décision.
-
Je ne dois faire face qu'aux
conséquences de mes choix et de mes actions.
FRONTIÈRE SPIRITUELLE
Bulle qui protège ma
vie spirituelle
J'ai le droit de penser et de
croire en une Puissance supérieure, un Dieu tel que je Le concevais.
Je sais que ma foi ou mon manque de foi m'appartient et que je n'ai pas
à justifier mes croyances à qui ce soit.
Je suis responsable de vivre
dans les limites de mes croyances spirituelles et accepter les conséquences
lorsque je ne vis plus ainsi.
J'ai une relation personnelle
avec mon Dieu d'amour, et en même temps impersonnelle.
FRONTIÈRE ÉCONOMIQUE
-
Bulle qui protège ma
vie financière
-
Je suis responsable de mes affaires.
-
Ma valeur personnelle n'a rien
à voir avec combien d'argent ou de biens je possède Ma relation
avec l'argent est seulement comme un médium d'échange, un
véhicule d'énergie.
-
Je sais que je ne manque de
rien, qu'il y en a toujours assez. Je m'aime pour ce que je suis plutôt
que pour ce que je possède.
BIBLIOGRAPHIES
Covington, S (1991) Awakening
Your Sexuality: A Guide for Recovering Women and Their Partners, New York,
Harper Collins.
Gorski, TT (1993) Keeping
the Balance: A Psychospiritual Model Of Growth and Development, Independence,
MO, Herald House Independence Press.
James, SE (1993) The Secret
— Evaluating for Sexual Abuse, Addiction and Recovery, 13(3), pp.11-13.
Kritsberg, W (1985) The Adult
Children of Alcoholics Syndrome: From Discovery To Recovery, Pompano Beach,
FL. Health Communications.
Leif, H (1993) Confronting
The False Memory: An Interview, Addiction and Recovery, 12(3), pp 20-21.
Peck, R (193) The FMS Foundation:
Fighting The False Memory, Addiction and Recovery, 13(3), pp 18-19.
Trotter, C (1992) Double
Bind: Recovery and Relapse Prevention for the Chemically Dependent Sexual
Abuse Survivor, Independence, MO, Herald House Independence Press.
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