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Les
archives de Sophie Daout
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Vol.7 - No. 121
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Un article du journal « Le Figaro », aborde cette semaine le problème des fêtes organisées sur le lieu du travail sous forme de « pots ».
Quelle est la fonction de telles réunions ?
Je donne la parole à Virginie, une lectrice du journal :
" Cependant, dans certains cas de pots alcoolisés, il y a parfois des dérapages. En effet 19% des salariés disent avoir été confrontés à des incidents. Il s’agit le plus souvent d’échanges verbaux agressifs.
Mais parfois, c’est encore plus grave. Ainsi que le signale l’article, « Parmi les incidents survenus à la suite de pots alcoolisés, dans 22% des cas, il s'agit d'accidents de la route qui se sont produits sur le trajet du retour au domicile. »
Compte tenu de cette situation, des modifications ont été souvent apportées à ces rencontres, la majorité et parfois même la totalité des boissons étant sans alcool.
Il faut savoir que les alcools forts sont proscrits du monde professionnel par le Code du Travail. Or, dans 28% des pots alcoolisés, ces boissons illicites (Whisky, Porto, Vodka, etc.) sont justement consommées . Si l'employeur laisse un collaborateur en état d'ébriété prendre le volant et que celui-ci est l'auteur ou la victime d'un accident de la route, ces faits risquent d'être qualifiés de «non assistance à personne à danger». Il encourt alors une amende de 75 000 euros et cinq ans de prison ferme.
Ce risque ne suffit pas, semble-t-il, à les persuader de prononcer une interdiction : si 42% des chefs d'entreprise affirment avoir adopté des dispositions pour sensibiliser leurs employés, ils sont encore 91% à ne pas envisager d'interdire l'alcool lors de ces réunions. «C'est une question culturelle», relève Jean-Paul Janin, auteur de l'ouvrage «Accepterait-on en France de travailler sous l'emprise du cannabis ?
Est-il possible de trouver une solution qui permettrait de se rencontrer dans la joie et la convivialité et en évitant la prise de risque ?
Personnellement si, dans ce type de réunion, l’alcool était remplacé par de l’eau ou des jus de fruits, cela ne me dérangerait en aucune manière. Je serais tout aussi heureuse de partager le bon moment que représente pour moi la présence de mes amis !
Sophie Daout, le 14 août 2009
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Vol.7 - No. 122
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Très souvent, je parcours la presse internationale dans le but de recueillir un article concernant la drogue. C’est ainsi que j’ai pu lire un journal s’intitulant « La Gazette de Tahiti ». Le journaliste parlait de l’action d’une association, “Vivre sans drogues”, pour laquelle un médecin, le Dr Belharizi, psychiatre spécialiste en addictologie, organisait une conférence-débat dans les jardins de l’Assemblée de Polynésie française sur les dangers du cannabis. Si ma chronique du jour est un peu plus longue aujourd’hui, c’est parce que j’ai eu envie de partager ceci avec vous.
Voici un extrait de cet article : Mais le problème principal qui se pose pour les parents est bien celui des solutions à offrir aux jeunes consommateurs de cannabis. Car si l’association “vivre sans drogues” essaie de faire de la sensibilisation de proximité, les moyens manquent énormément pour assurer un service adéquat dans les quartiers et les communes éloignées de Papeete.
Le service d’addictologie du ministère de la Santé, seule structure capable d’accueillir et de soigner les usagers dépendants, est bien souvent saturé et difficile d’accès. “Il n’y a quasiment pas de structure à part l’hôpital pour s’occuper des consommateurs de cannabis”, dénonce Jacqueline Lienard, présidente de l’association. “Il faudrait mettre en place un tissu associatif plus important et surtout former des spécialistes et des éducateurs pour faire de la prévention et de la sensibilisation. Il y a encore une grande culture du tabou, qui empêche les gens de parler de ces problèmes-là. Mettre les jeunes en confiance, en parler librement, sans être moralisateur, voila qui serait déjà un bon début.” Elle-même directement confrontée au problème de la consommation de drogues chez les jeunes, elle préfère néanmoins rester optimiste : “L’amour peut sauver beaucoup de choses…” »
Comme toujours, les lecteurs étaient invités à réagir dans un forum, et quelques fumeurs de shit se sont manifestés en termes virulents :
« Vous vous adressez à une population qui se passait le XXXXX dans le truck et qui forniquait en rigolant bien sitôt arrivé à leur fare ! Essayez toujours de leur faire transmettre le message aux enfants comme quoi ce n'est pas bon !
Oeuvrez plutôt contre l'alcoolisme qui rend les gens violents, le psy qui a rendu ma mère Lexo-dépendante et zombie H24, le tabac contenant juste assez de nicotine pour faire user 1 paquet/jour et cancérer à coup sur les poumons, bref contre ces saloperies légales, qui, elles, ne causent pas préjudice à la société, mais en enrichissent tellement !
Si "Vivre sans drogues" est au pluriel c'est que cet association est contre toutes les drogues, même légales ? BRAVO »
Ou bien :
Bien entendu, je n’ai pas pu m’empêcher de me mêler au débat, tout en sachant que j’allais me faire étriller !:
« Comme le Docteur Belharizi, je vais dans les classes pour expliquer aux jeunes que, sous des allures conviviales, le cannabis cache une face beaucoup moins séduisante, et que plus la consommation commence jeune, plus elle est dangereuse.
Comme lui, j'évite de faire de la morale.
Je sais tout cela parce que j'ai consacré ma vie aux ados, et parce que je n'ai pas vu venir l'ennemie quand elle s'est attaquée à mon propre fils!
La réaction de "T"ne m'étonne guère, les fumeurs de cannabis deviennent méchants quand on s'attaque à leur produit chéri. Ils se déchaînent alors contre les autres produits qui sont, bien sûr tout aussi dangereux. Mais à quoi sert de tout mélanger? A dire "il y a bien pire', on ne règle aucun problème. Et on laisse filer, on ne fait rien! Facile, non?
Ce monsieur, raciste montre un mépris envers les populations locales qui ne me plaît guère. Et il affiche aussi une méconnaissance du cannabis qu'il devrait combler en particulier en se documentant sur les effets cancérigènes du cannabis, puisqu'il semble regretter ceux du tabac.
Qu'il lise par exemple les conclusions de la thèse du docteur Chamayou!
Je souhaite à ce monsieur un peu plus de sérénité! »
J’ai fait immédiatement fait suivre ce message par un autre car je pensais que mon commentaire n’avait pas été enregistré :
« Je m'appelle Sophie Daoût, je suis écrivain et l'intervenante d'une association de lutte contre la drogue, ici dans le Midi de la France, "Jeunesse sans Drogue", dont j'ai donné l'adresse du dite ci-dessus. Nous avons aussi un forum, dans lequel s'expriment surtout des mamans dans la rubrique "témoignages", des mamans en souffrance parce que la drogue, et en particulier le cannabis quand il s'agit d'ados, oui la drogue pourrit leur vie: celle du jeune bien évidemment, mais aussi celle des parents et encore celle des frères et sœurs, que l'on a trop souvent tendance à oublier Oui, et n'en déplaise à monsieur Don Quichotte, le cannabis est dangereux au même titre que les autres drogues. Si je l'avais compris plus tôt, mon enfant ne serait pas là où il est aujourd'hui.
Vous vous révoltez, monsieur, mais gardez votre énergie pour des causes plus nobles!
Lutter contre toutes les formes de racisme en est une.
Mais compte tenu de vos propos, je suppose que vous ne seriez pas un bon militant dans ce combat là !...
Evidemment, je n’ai pas tardé à obtenir des réponses, je vous en livre quelques-unes :
« Encore un qui veut se faire dorer la pilule au soleil ! C’est de quelle origine son nom ? Il ne viendrait pas des pays arabes ou quelque chose comme ça ? Où la production du shit serait le produit intérieur brut su pays ? Pour qui il se prend ? Qu’il aille déjà interdire la production chez lui avant de venir le faire chez les autres !.. A bon entendeur ! Concernant les jeunes, c’est la faute des politiciens et non de la fume. Ils auraient le choix, sûrement la mentalité changerait ! »
Ou encore :
« Qui et d'où que tu sois je ne te permet pas de m'insulter, ni de vouloir donner des leçons, toi qui ne semble rien connaître à notre pays !
Tu as du trop pomper sur le XXXXX pour voir du racisme dans mon texte !
Heureusement, un lecteur a pris ma défense :
« J'ai l'impression en lisant comment certains se sentent agressé d'être sur le forum de cultivons notre paka.com ou quoi ?
Se mettre sur la défensive alors que Soluda, Sophie Daoût n'a fait que défendre son point de vue c'est montrer à quel point ce qu'elle dit du cannabis vous a atteint meama ma. Ca vous fait vous si sentir mal et vous culpabilise à ce point ?
S'en prendre aux origines de cette dame, ce n'est ni galant ni ne t'honore Hans ; a moins que ça ne t'intéresses pas d'être pris en considération ?
Tiens c'est pas germanique et nazi comme prénom ça Hans ? Je suis ton mode de pensée ou plutôt de délire devrait-je dire.
Et retournes donc t'occuper de ta plantation et de tes buds puisque l'opinion des personnes qui s'en prennent à ton business ne t'intéresse pas. C'est vrai des jeunes qui ne sont plus dépendant du paka ça fait pas les affaires des planteurs, des grossistes et des dealers.. pas bon pour le business, non ?
Bref je m'égare, mais le fond du problème dans tout ça est :
que voulons nous pour notre jeunesse ? facile de dire que c'est la faute du gouvernement, la faute de la France, la faute d'un tel.....
Le cannabis et l'alcool sont un fléau pour la jeunesse de notre pays, que l'on me prouve point par point et médicalement le contraire et je veux bien écouter ce qui me sera dit et me prouvera que ce produit n'es pas cancérigène.
Il n'empêche que pendant que certains se défendent ou d'autres attaquent leur position car ils se sentent agressés dès qu'on touche à leur ganga et bien la santé de beaucoup se dégradent, voilà la réalité il faut arrêter de se voiler la face.
Alors plutôt que de critiquer gratuitement et rejeter la faute sur les autres, proposez et prouvez nous que vous êtes vraiment à l'écoute de ces personnes... mais ça c'est moins facile bien sûr car là il faut réfléchir au lieu de critiquer ».
Bien sûr, j’ai répondu à mon « agresseur » en ces termes :
« Qui et d'où que tu sois je ne te permet pas de m'insulter, ni de vouloir donner des leçons, toi qui ne semble rien connaître à notre pays !"
" mais tes phrases incohérentes et creuses mettent même en doute ton titre autoproclamé d'écrivain, certainement "à compte d'auteur".
Donneuse de leçons, non. Mais incapable de laisser passer certains propos Je savais bien qu'en m'exprimant ici, j'allais m'attirer les foudres de personnes comme vous. C'est fait! »
Comme quoi, les discussions sur le cannabis sont toujours animées ! Sophie Daout, le 21 août 2009
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Vol.7 - No. 123
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L’imagination des marchands ne connaît pas de limites. La presse s’est récemment fait l’écho d’un événement présenté comme révolutionnaire dans le monde des parfums, la création d’un parfum pour homme inspiré des senteurs du cannabis.
Comment définir Nasomatto ?
L’histoire des origines mystérieuses de ce parfum laisse entendre que l’ingrédient secret, le hachisch, a été sorti clandestinement du Yémen et travaillé pendant plus de quatre ans en laboratoires.
Black Afgano est vendu dans un flacon corpulent, son arôme entêtant présente des senteurs de cèdre et de musc, une touche rappelant quelque peu les feuilles de tabac mais aussi la vanille, le café, l’ambre et le patchouli.
Dans la collection Nasomatto on retrouve aussi d'autres parfums aux noms évocateurs comme Narcotic Venus (Vénus Narcotique) qui suggère la force sexuelle de la femme, Hindu Grass (Herbes Hindue) pour atteindre l'amour universel et Absinth qui provoquerait un comportement hystérique.
Alessandro Gualtieri a travaillé par la passé avec Versace et Helmut Lang, ainsi que pour Diesel plus récemment. Mais il essaie de partager sa passion pour les odeurs non conventionnelles avec des adeptes en quête d'un parfum drôle, fou ou même parfois dégoûtant.
Distribué par Intertrade Europe, cette collection est disponible chez Barney aux Etats-Unis, sur le site internet de Lucky Scene et First-in-Fragrance en Allemagne pour 98 euros pour 30ml, ou 6 euros pour un échantillon.
Ca fait cher le gramme !
« Pour ce prix-là, autant en fumer réellement, on aura les effets en plus de l'odeur... » signale un lecteur qui a de l’humour!
Ce parfum au goût d’interdit aura-t-il du succès ?
Voilà une occasion de plus de banaliser un produit dont on connaît pourtant les effets désastreux chez les jeunes !
Je vous en parlerai la semaine prochaine !
Sophie Daout, le 28 août 2009
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Vol.7 - No. 124
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Je lis ce soir une étude se référant au site Internet Psychod-France qui a la soutien de l’INSERM, (l’Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale) et le soutien de la Direction « Tandis qu’un débat agite la Californie sur une éventuelle légalisation du cannabis, le lien entre l’augmentation des violences et celui de la consommation de drogues, est avancé par de nombreux chercheurs. Bien mal nommé « drogue douce », le cannabis entraîne son consommateur vers la violence et parfois la folie. La conférence de consensus de psychiatrie analyse son effet sur les schizophrénies débutantes.
Beaucoup de spécialistes pensent qu’il existe entre le développement des violences et l’abus de psychotropes comme le cannabis, non seulement une concomitance temporelle mais aussi un lien qui donne lieu à plusieurs interprétations. Pour certains, il s’agit d’un mal-être adolescent qui penche du côté de la dépression, et pour d’autres l’origine se trouve dans une attitude compulsive et une sociabilité intense, sans qu’il soit exclu qu’une forte impulsivité ou la recherche de sensations ne soit le masque d’une expression dépressive.
La Fédération française de psychiatrie qui réunissait en janvier 2003 une conférence de consensus sous la présidence du professeur Michel Marie-Cardine, psychiatre et spécialiste du traitement psychothérapique des psychotiques, relève un certain nombre d’observations sur les substances psychoactives et les schizophrénies débutantes.
Sur les personnes ne souffrant d’aucune maladie psychique, les substances psychoactives entraînent l’apparition de troubles d’allure psychotique. Chez ces mêmes personnes, la prise de cannabis induit des manifestations psychotiques aiguës dans 15% des cas. Elles régressent généralement.
Le syndrome amotivationnel (indifférence affective, inhibition, pauvreté intellectuelle, ralentissement de la pensée) est lié à une imprégnation cannabique importante, évoquant une forme déficitaire de schizophrénie. Il régresse en quelques semaines d’abstinence.
Chez les personnes déjà diagnostiquées comme schizophrènes, les substances psychoactives sont susceptibles de majorer les symptômes psychotiques. Le cannabis en particulier provoque un début plus précoce de la maladie, l’augmentation des rechutes, une plus grande sévérité des épisodes, et une moindre adhésion aux soins.
Les recherches récentes convergent pour insister sur le rôle probable du cannabis dans l’émergence de troubles psychotiques pouvant évoluer jusqu’à une schizophrénie chez les personnes vulnérables. Le risque est proportionnel à l’augmentation de la consommation, même sans aller forcément jusqu’à un usage intensif ou une dépendance (il est vraisemblable que l’ecstasy présente des risques similaires).
La conférence conclut sur la nécessité de ne pas banaliser l’usage du cannabis, et de revenir sur sa banalisation antérieure ; d’informer largement le public et les professionnels des risques de psychose induits par le cannabis et les autres substances psychoactives (particulièrement l’ecstasy dont la consommation augmente dans la population adolescente) ; et de poursuivre les études sur la population générale dans ces domaines.
Ces études montrent que les drogues douces n’existent pas ; elles attentent toutes durement à la vie.
Il m’est souvent arrivé d’entendre affirmer que le cannabis ne provoque pas la schizophrénie, mais la « révèle ». Ce qui sous-entend que si un épisode psychotique apparaît chez un adolescent après avoir fumé un joint, c’est qu’il avait cette fragilité en lui auparavant.
Mais de quel droit peut-on affirmer cela ? car après tout, s’il n’avait pas consommé de shit, peut-être n’aurait-on jamais parlé de cette maladie pour lui ?
Qui peut, qui veut encore parler de « drogue douce » ?
Sophie Daout, le 11 septembre 2009
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Vol.7 - No. 125
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Comme tout le monde le sait, les Pays Bas ont, vis à vis du cannabis, une politique de « tolérance », qui est citée en exemple par tous les amateurs de joints en Europe. En Hollande, le produit n’y est pas « légalisé », mais simplement « toléré ». Depuis 1976, la vente de petites quantités de cannabis pour l’utilisation personnelle dans les coffee shop y est acceptée. En revanche, la culture du haschich et son commerce y sont interdits. Le pays est donc coincé dans une contradiction : on autorise la vente et la détention de petites quantités de cannabis mais on interdit d'en planter pour alimenter ces boutiques. Cette "politique de tolérance" envers les drogues douces est devenue un véritable casse-tête pour les autorités. La culture et la vente en gros de cannabis, interdites mais nécessaires pour approvisionner les coffee shop, sont aux mains de groupes criminels et rapporteraient deux milliards d'euros par an, selon la police.
Or, ce n’est pas du tout ce qui se joue actuellement dans ce pays. Car il s’y est créé un narco tourisme qui est très préjudiciable et dont découlent criminalité et nuisances diverses. Les coffee shop proches de la frontière, en particulier, sont inondés de fumeurs de cannabis venant des pays voisins, dont les politiques en la matière sont plus répressives. Ces « hordes » de touristes ont conduit à des plaintes des voisins concernant aussi bien les « embouteillages engendrés, que le fait de voir des gens pisser dans la rue ou dealer. »
Les Pays-Bas veulent combattre les dérives de leur politique de tolérance envers les drogues douces en limitant la vente de cannabis à une clientèle locale, alors que deux communes à la frontière belge vont l'interdire dès mercredi.
Cette mesure controversée et sans précédent aux Pays-Bas, qui prend effet mercredi, avait provoqué un vif débat sur les dérives du modèle de tolérance.
Et c’est ce qui s’est passé….
Excédés par les nuisances des 25.000 touristes de la drogue, surtout des Belges et des Français, qui se rendent chaque semaine à Bergen-op-Zoom et Roosendaal (sud), les maires de ces deux villes frontalières avaient demandé à leurs huit coffee shop de cesser de vendre du cannabis.
Les maires de Roosendaal et Bergen-op-Zoom (sud) ont ordonné aux huit coffee shop de leurs villes de cesser de vendre du cannabis à partir de mercredi. Ils les autorisent cependant à poursuivre leur activité de café.
"Plusieurs centaines" de touristes de la drogue ont, selon les deux mairies, visité mercredi, en vain, les deux villes, où la police a contrôlé des voitures et distribué des tracts d'information.
Des policiers belges parlant français sont venus en renfort, a indiqué M. Marijnen. Si les coffee shop continuent de vendre du cannabis, ils recevront un avertissement, puis à la deuxième infraction un ordre de fermeture pour cinq ans, a-t-il expliqué.
Je vous reparlerai de ce problème dans une prochaine rubrique
Un seul des huit coffee shop de deux communes à la frontière belge était ouvert mercredi, conformément aux ordres des maires qui ont interdit la vente de cannabis, il ne servait que des boissons non-alcoolisées, a constaté une journaliste de l'AFP.
Sophie Daout, le 18 septembre 2009
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Vol.7 - No. 126
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Je suis revenue de mon petit voyage, et avec moi, les conversations que j’ai chaque semaine avec vous. Mon retour coïncide avec la sortie de mon nouveau livre, le huitième déjà, dont le titre est « Lettres closes pour maux croisés ». Commencent donc les rencontres avec la presse et les séances de signatures.
Que raconte ce livre ? Voici ce que dit la quatrième de couverture :
« De lignes tracées, de réflexions posées, elle nous embarque dans l'univers de trois femmes. Trois personnages pour comprendre les chemins du faire avant d'arriver à Etre.
Un train train quotidien entraîne chacune dans une solitude.
Deux femmes qui se croisent, l'une d'entre elle qui se met à raconter par une correspondance soutenue toutes ses difficultés à communiquer avec sa fille.
Face aux problèmes de société qu'elle soulève, Sophie Daoût crée le lien, les passerelles pour s'en sortir, pour dire à l'autre.
Sans prendre la place des personnages, tout en laissant le lecteur voyager entre les lignes, par une écriture vivante et claire, où le lecteur captivé par l'intensité de l'histoire, suit lettre à lettre le mal être s'installer, Sophie Daoût nous conduit vers l'inéluctable, nous engager dans une correspondance, comme elle engage son troisième personnage dans l'écriture pour à son tour se sortir de l'impasse.
Appel vibrant à trouver un moyen de communication pour que chacun reconnaisse sa place et celle de l'autre, ce roman à "lettres closes" sent le bon du jour".
Ecrire pour survivre, écrire pour dire, un lien à la portée de tous.
ATOUTS du livre :
Une auteure qui a fait un chemin considérable de par ses expériences
J’ai demandé à plusieurs personnes d’en faire la préface et c’est Nathalie, une amie prof de français qui a accepté de s’y coller en ces termes :
« Imaginez que vous ayez un poids sur vos épaules, un tracas qui vous ronge. Quelque chose qui vous déstabilise, un nuage d’angoisse, un malaise diffus dans tout votre corps. Peu importe que vous ne sachiez pas exactement trop ce que c’est ou au contraire que vous soupçonniez trop bien ce que c’est ; c’est là, indéfinissable et obsédant comme une dent branlante que l’on taquine avec exaspération en attendant qu’elle tombe enfin. Sauf que vous sentez bien que ce malaise sourd, ce nœud au ventre, cette boule d’angoisse compacte coincée dans votre gorge ne vont pas partir facilement.
Seulement, pour Sophie Daoût, une souffrance pas racontable, ça ne devrait pas exister. Une souffrance pas intéressante, ça n’existe pas non plus.
Les questions sont importantes parce qu’elles nous permettent de trouver en nous des clés pour survivre à nos souffrances. A chacun ses clés, à chacun ses réponses. Il n’appartient à personne de juger comment quelqu’un parvient à surmonter ses souffrances. En racontant dans ses livres toutes sortes d’histoires, qu’elles soient les siennes ou celles des autres, Sophie ouvre un chemin, nous aide à arpenter nos doutes, nos peurs et nos angoisses mais c’est à nous en la lisant de trouver la voie. Et c’est à ce prix que nous devenons nos propres survivants. »
Merci Nathalie !
Sophie Daout, le 23 octobre 2009
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Vol.7 - No. 127
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Débat autour de la légalisation du cannabis
Je vous avais annoncé que les partisans de la légalisation du cannabis fourbissaient leurs armes !
«On peut imaginer un contrôle des approvisionnements extérieurs et une production en France. Tout se ferait dans la transparence, dans la règle comme pour le tabac et l'alcool. Pas de produits frelatés, pas d'économies souterraines et une vente à des endroits précis et contrôlés, interdite aux mineurs de 16 ans», a détaillé Daniel Vaillant au journal « Le Parisien ».
Le socialiste se défend d'être «laxiste», mais se dit «pratique» et part du constat qu'«un jeune sur deux a déjà fumé du cannabis». Les jeunes Français, en effet, sont les champions d'Europe de la fumette. Et si Daniel Vaillant reconnaît que fumer des joints, c'est dangereux pour la santé, il constate que depuis qu'il est maire du 18e, «aucun habitant n'est venu se plaindre des consommateurs de cannabis. Mais du crack oui».
Le projet de Daniel Vaillant a déjà reçu l'appui d’un membre du Parti socialiste en la personne de sa responsable des questions de société, Najat Belkacem.
Ce qui n'est évidemment pas du goût de l'UMP, qui «trouve totalement inacceptables les propos de Daniel Vaillant», selon Eric Ciotti, secrétaire national du parti à la sécurité.
L'UMP est «fermement opposé à toute tentative de légalisation du cannabis ou des drogues dites
Mais des voix contre s’élèvent aussi au sein même du Parti Socialiste. Par exemple, le député PS de l'Essonne Manuel Valls s'est déclaré lundi "en désaccord total" avec la proposition de l'ancien ministre PS de l'Intérieur Daniel Vaillant envisageant une "vente réglementée" du cannabis.
Le débat est lancé, et ce n’est que le début.
La campagne gouvernementale se déroule et je vous en parlerai également
Sophie Daout, le 30 octobre 2009
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Vol.7 - No. 128
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Drogues et écologie
Dans mon livre « Jamais douces les drogues », j’ai intitulé un chapitre « Drogues et écologie. Les jeunes sont très sensibles au devenir de leur planète et se montrent intéressés par cet aspect de la question.
Le lien entre les célébrités qui consomment des drogues dures et les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) n’est peut-être pas évident pour tout le monde, mais force est d’admettre que le capitalisme peut engendrer d’étranges connexions. Les FARC contrôlent la majorité de la production colombienne de cocaïne depuis plus d’une décennie. Elles sont également responsables de l’abattage et de la combustion de plus de 2 millions d’hectares – une superficie égale à celle du pays de Galles – de forêt tropicale humide primaire et secondaire d’Amazonie, dans le pays qui présente la plus grande biodiversité du monde. Quant aux célébrités, qui ont tant d’influence sur le public, elles contribuent – en prenant plus ou moins ouvertement de la cocaïne – à soutenir l’activité des producteurs colombiens de coca qui travaillent pour les FARC.
On estime à 4 mètres carrés la surface requise pour produire un gramme de cocaïne. Et, pour planter un hectare de coca en Colombie, on abat actuellement entre 3 et 4 hectares de forêt tropicale. La cocaïne que l’on pouvait se procurer en Occident à la fin des années 1980 était d’origine plus probablement péruvienne que colombienne, mais les produits chimiques utilisés dans sa production étaient les mêmes. Ils comprenaient des pesticides et des herbicides tels que le paraquat, interdit aux Etats-Unis, et ces cultures nécessitent aussi des dizaines de millions de litres de kérosène, d’acide sulfurique, d’acétone, de ciment et d’autres polluants qui sont déversés chaque année sur le sol et dans les rivières avoisinantes, empoisonnant plantes, animaux et organismes aquatiques.
Comme pour beaucoup d’autres drogues, les toxicomanes invétérés représentent une minorité des consommateurs de cocaïne. La grande majorité sont des consommateurs occasionnels, issus d’un large spectre de la société. On compte même parmi eux de nombreux écologistes. Selon les derniers chiffres de l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies, on estime que 12 millions d’Européens d’un âge compris entre 15 et 64 ans ont déjà consommé de la cocaïne. D’après les informations du ministère de l’Intérieur britannique, il est parfois possible de se procurer une ligne de cocaïne pour 1 livre [1,10 euro].
La cocaïne a détrôné le café en tant que premier produit colombien quand le gouvernement péruvien a commencé à abattre systématiquement tous les petits avions soupçonnés de trafic de drogue et que la production s’est déplacée en Colombie. La demande de cocaïne fait que la place des producteurs de coca dans l’économie mondiale est différente de celle occupée par les producteurs de denrées alimentaires.
“Pour que les efforts d’éradication portent leurs fruits, il a fallu procéder à des investissements pendant des décennies et dialoguer directement avec les producteurs”, souligne Liliana M. Dávalos, maître de conférences au groupe de recherches interdisciplinaires sur l’environnement de l’université de Stony Brook, à New York. “La Thaïlande et le Laos ont par exemple réduit considérablement leur production d’opium en tendant la main aux producteurs, en leur promettant des écoles, des routes et des centres de soins pour les inciter à quitter leurs terres à faible rendement, en subventionnant des coopératives agricoles, en leur assurant un soutien technique et en garantissant pratiquement l’achat des produits agricoles légaux.”
On peut peut-être envisager une autre stratégie pour combattre cette demande. Dans l’enseignement, par exemple, les effets de la consommation de drogue sur l’environnement pourraient être utilisés pour sensibiliser davantage les enfants à la question, en particulier ceux qui sont réfractaires aux arguments liés à la santé et au bien-être mental. C’est précisément ce que recommande la dernière directive du gouvernement britannique, intitulée « Drogue : une initiative pour les écoles ».
Ne pourrait-on pas, par exemple, demander aux enfants d’étudier les effets de la consommation de cocaïne sur la grenouille dorée, une espèce nouvellement découverte, de la taille d’un ongle, dont l’habitat d’à peine 0,4 hectare se trouve dans les montagnes reculées de la Colombie ? Quelles discussions pourrait susciter la compréhension des effets de la consommation d’ecstasy sur les tigres, les pangolins, les paons, les pythons et autres chats sauvages, piégés pour être mangés ou vendus illégalement par les propriétaires des laboratoires situés dans les monts Cardamome, au Cambodge ?
A moins que les gouvernements ne décident soudain de délivrer des stupéfiants sur ordonnance en puisant dans des réserves durables ou n’établissent un label bio, il incombe aux consommateurs de drogue de réfléchir sur la menace imminente que leur dépendance fait peser sur l’environnement. »
Alors attention !
C’est ce que j’explique sans relâche aux éducateurs qui ont en charge des jeunes !
Sophie Daout, le 6 novembre 2009
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Vol.7 - No. 129
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Drogues et écologie
Notre association, « Jeunesse Sans Drogue » fait partie depuis un an maintenant d’une fédération d’associations de la défense des familles dont le nom est « Familles de France ».
Le jeu est simple, il suffit de
« Au moment où un grand nombre d’acteurs sociaux et politiques parlent avec justesse des difficultés engendrées par les jeux vidéo, FAMILLES DE FRANCE s’étonne de trouver sur le site de 13ème rue, une activité ludique d’un nouveau genre, certes réservée aux personnes de plus de 16 ans mais très ambiguë à une époque où la violence est une réalité.
Le site présente tout d’abord une bande annonce, très pro, digne d’un bon film de série B, qui met en scène les tueurs possibles mis à disposition par la chaîne.
Après différents réglages sur l’image de la « victime », il faut donner le motif de l’exécution. Si vous manquez d’imagination, on propose : me fait de l’ombre au travail, a des grands pieds… L’idée est bien que l’on peut tuer pour rien… trois fois rien !
Bien sûr, il faudra donner, aussi, la photo du commanditaire, c’est-à-dire qu’en clair on peut « jouer » avec une personne contre son gré… Le document final mettra en scène un meurtre commandé qui fera sourire quelques-uns, en laissera certains indifférents mais pourra aussi secouer, surprendre ou traumatiser les autres…
Mais sans vouloir faire de la délation, jamais personne ne nous a demandé notre âge à l’occasion du test que nous avons effectué. Nous ne sommes pas allés jusqu’au bout de l’expérience et donc nous n’avons pas eu le « plaisir » de constater la nature du produit fini : montage, vidéo truquée ou animation 3D… Tout cela ne prêterait qu’à rire si une fois de plus on ne jouait pas à exacerber les aspects les plus bas de l’humanité, si les meurtres commandés n’existaient pas sur notre planète, dans notre pays.
FAMILLES DE FRANCE demande que cette activité dite « ludique » soit supprimée le plus rapidement possible à moins de décréter que les tueurs à gages ont de nouveau pignon sur rue et que l’on peut envisager d’éliminer ses proches sans crainte… »
Je suis tout à fait d’accord avec le cri d’alarme de « Familles de France ». Même si on me dit qu’il faut prendre les choses au second degré, qu’il ne s’agit là que d’un jeu, et qu’il ne s’adresse qu’aux adultes, je ne suis pas d’accord. Car on banalise tout, on tourne tout en dérision, alors comment peuvent s’y retrouver les individus fragiles, même s’ils sont adultes.
On vous tue, mais on vous le dit.
Sophie Daout, le 13 novembre 2009
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Vol.7 - No. 130
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J’ai trouvé sur la toile, un article publié le 17 novembre 2009 dans un journal québécois, signé Ariane Lacoursière et qui concerne une formation sur la drogue en première secondaire organisée par la Fondation Jean Lapointe.
(Avec Jean Lapointe entouré de Yanick Berthiaume et Espérance Dioun, deux élèves de l'école secondaire Monseigneur-Richard). Dès 2012, tous les élèves de première secondaire du Québec suivront, comme David, la formation Mon indépendance, j'y tiens!, a annoncé hier la Fondation Jean-Lapointe. Le gouvernement du Québec versera 675 000$ en cinq ans à l'organisme pour sensibiliser les jeunes aux dangers de la drogue.
«Le passage du primaire au secondaire n'est pas toujours facile. Il y a des adolescents plus âgés qui n'ont pas toujours une bonne influence. La prévention demeure le meilleur moyen de s'assurer que les jeunes prendront le bon chemin», estime la ministre déléguée aux services sociaux, Lise Thériault.
De la première à la deuxième secondaire
La présidente de la Fédération québécoise des directions d'établissement d'enseignement, Chantale Longpré, reconnaît qu'il y a de la drogue dans les écoles.
«Je ne peux dire s'il y en a plus qu'avant. Mais puisqu'on constate qu'il y en a, il faut s'en occuper. D'autant plus que la drogue est liée à la persévérance scolaire.»
Mme Longpré se réjouit de cette aide en prévention de la toxicomanie venue de l'extérieur. «Il y a de l'expertise dans la communauté, note-t-elle. Les écoles ne seront pas obligées de tout réinventer. Nous ne ferons qu'ouvrir nos portes et c'est parfait comme ça!»
PROPORTION DE CONSOMMATEURS DANS LES ÉCOLES SECONDAIRES QUÉBÉCOISES
Données fournies par le Centre québécois de lutte aux dépendances»
Les statistiques sont assez comparables pour nos deux pays et nous aussi nous pensons beaucoup en terme de prévention, c’est d’ailleurs tout le sens des actions que nous menons dans notre association «Jeunesse Sans Drogue».
Oui la drogue enferme les gens dans l’addiction.
Sophie Daout, le 20 novembre 2009
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Un article, publié le ce matin dans le journal « Le Point », me fait réagir.
Prendre de la drogue n'est pas une affaire personnelle.
Trois spots télévisés sont diffusés jusqu'au 13 décembre sur l'ensemble des chaînes hertziennes, de la TNT et certaines chaînes du câble. Ils mettent en scène une baby-sitter consommant de la cocaïne, un conducteur fumant un joint, des jeunes qui font la fête et prennent de l'ecstasy. Ils renvoient vers le site www.drogues.gouv.fr ainsi que vers le numéro de Drogues info service (0 800 23 13 13).
Cette campagne met l'accent sur "le caractère protecteur de la loi vis-à-vis des dangers des drogues qu'ils soient sanitaires ou sociétaux en rappelant l'interdit". Les messages s'adressent avant tout aux adultes, "prescripteurs de la règle et premiers agents de prévention". Le gouvernement souhaite rappeler le cadre légal sur les drogues, car la moitié des Français pense que fumer du cannabis à domicile n'est pas illégal et un tiers croit que consommer de l'héroïne, de la cocaïne ou de l'ecstasy à domicile n'est pas interdit par la loi. Plusieurs annonces presse seront publiées dans des journaux entre le jeudi 26 novembre et le mercredi 2 décembre et des bannières vidéo seront présentées sur des sites Internet visant les jeunes.
Enfin, la campagne prévoit des actions d'information dans les lieux de convivialité (bars, restaurants ou discothèques) pour sensibiliser le public aux dispositions de la loi portant réforme de l'hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires, qui interdisent l'offre et la vente d'alcool aux mineurs. Dans un communiqué, l'association de lutte contre le sida Act Up s'élève déjà contre cette campagne, en dénonçant "la politique répressive du gouvernement à l'égard des usagers de drogues" qui "les plonge dans la précarité, les pousse à la marginalité, les enferme en prison, les contamine par le VIH et par l'hépatite C". »
Dans cet article, plusieurs points m’interpellent.
Les réactions des associations de consommateurs de drogues m’irritent toujours autant :
On se trompe de cible, me semble-t-il, moi j’aurais envie de dire que c’est d’abord la drogue qui « les pousse à la marginalité, les enferme en prison, les contamine par le VIH et par l'hépatite C". »
Par ailleurs, « la moitié des Français pense que fumer du cannabis à domicile n'est pas illégal et un tiers croit que consommer de l'héroïne, de la cocaïne ou de l'ecstasy à domicile n'est pas interdit par la loi ».
A « Jeunesse Sans Drogue »Il nous arrive de faire ce rappel au cours de séances destinées à des adultes, en l’occurrence les parents des jeunes que nous rencontrons. Et il se montrent en général très étonnés de savoir qu’ils commettent un délit en consommant tranquillement de la drogue chez eux.
Dimanche dernier, je rentrais de Toulon à 19 heures environ. Je revenais de la Fête du Livre où j’avais présenté mon dernier roman « Lettres closes ». Le train avait du retard, et des jeunes gens d’une vingtaine d’années, quatre garçons et une jeune fille, attendaient sur le quai.
Ils rentraient tous à l’internat pour à Antibes une semaine de cours. J’ai échangé quelques mots sympas avec la fille
Soudain, sur le sac de la jeune-fille, je vois un prote clés dont le dessin représentait une jolie feuille verte.
Elle me jette un regard incrédule et un peu soupçonneux.
Moi ; « Bon, maintenant que vous le savez, peut-être que vous allez l’enlever quand vous serez à l’internat ? »
Vous voyez en quoi consistent la banalisation et la désinformation dont je vous parle souvent !
Sophie Daout, le 27 novembre 2009
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Je ne connais pas Alanis Morissette.
Et vous ?
Mais les jeunes la connaissent sans doute. C’est une chanteuse de rock canadienne, née à Ottawa en 1974. Sa carrière internationale a commencé en 1995 avec l'album Jagged Little Pill, qui a connu un succès considérable (33 millions de disques vendus) Publicité.
Et voici que cette jeune femme révèle publiquement qu’elle fume du cannabis et parle de son amour pour la marijuana, soulignant que cette drogue l'aide à écrire.
Alanis Morissette avoue que la plante l'aide à ouvrir son potentiel créatif.
Elle confie «Tout est une question de modération. En tant qu'artiste, la marijuana me permet de démarrer. J'ai souvent eu le sentiment de recevoir des messages inexplicables sur ma vie. Lorsque j'ai fumé, les messages m'arrivent avec le voile en moins, si l'on peut dire. Donc si j'ai besoin de clarté... ou de me plonger dans l'écriture, c'est une façon rapide de m'y mettre. J'ai beaucoup d'amis qui voulaient arrêter de fumer, parce qu'ils avaient le sentiment que ça avait un effet négatif sur leurs vies, et je les ai soutenus dans cette voie. Mais j'ai d'autres amis à qui j'ai conseillé de fumer, parce que je pensais que ce serait génial pour eux.»
«Alanis Morissette doit à son compagnon Tom Ballanco, un défenseur de la marijuana comme médecine douce, de lui avoir montré comment profiter de cette drogue :
"Toutes les peurs que j'avais sur le cannabis ont vite disparu grâce à Tom. Maintenant j'ai même l'impression d'être une professionnelle sur le sujet !»
(World Entertainment News Network)
Voilà bien le type d’information dont personne n’a rien à faire et qui va dans le sens de la propagande pour la légalisation du cannabis.
Cette chanteuse fume du shit et ça la regarde, je ne suis pas un censeur et je n’ai pas à porter de jugement sur sa consommation. En revanche, pour certains jeunes elle est une icône et elle incarne une musique qu’ils aiment. Donc elle peut être un modèle pour eux. Faire l’apologie de ce produit est une incitation.
De plus, elle argumente.
«J'ai souvent eu le sentiment de recevoir des messages inexplicables sur ma vie. »
«Donc si j'ai besoin de clarté... ou de me plonger dans l'écriture, c'est une façon rapide de m'y mettre»
«J'ai beaucoup d'amis qui voulaient arrêter de fumer, parce qu'ils avaient le sentiment que ça avait un effet négatif sur leurs vies, et je les ai soutenus dans cette voie ».
«Mais j'ai d'autres amis à qui j'ai conseillé de fumer, parce que je pensais que ce serait génial pour eux.»
«Toutes les peurs que j'avais sur le cannabis ont vite disparu grâce à Tom. Maintenant j'ai même l'impression d'être une professionnelle sur le sujet !»
C’est une professionnelle sur le sujet.
Tout comme moi ! Mais je ne pense pas que nous ayons ni les mêmes motivations, ni le même objectif, ni le même discours !
Sophie Daout, le 4 Décembre 2009
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Une façon de consommer le cannabis est le bang encore appelé douille. C’est un mode de consommation qui se développe. Il permet d’inhaler d’un seul trait 4000ml de fumées au lieu des 40ml apportés par l’aspiration d’un joint.
Le congrès national de tabacologie qui s'est tenu à Brest a mis en lumière les études menées par deux médecins de l'hôpital des Armées de Brest sur les risques des bangs artisanaux.
«Les risques des bangs artisanaux sont banalisés par les jeunes et totalement méconnus des médecins. Le jeune est décédé d'une hémorragie massive des alvéoles pulmonaires du fait de la combustion du plastique qui a produit des anhydrides d'acides, dont la toxicité est connue en maladies professionnelles. Il faut absolument que les consommateurs évitent le plastique», expliquent les Drs Michel André et Frédéric Grassin, pneumologues à l'hôpital des Armées de Brest. Tous deux ont commencé à faire des recherches sur les effets des bangs.
Une étude dans un lycée
«On a voulu tenter de déterminer les fréquences de consommation de ces bangs et les problèmes respiratoires qu'ils provoquent. Deux thèses de médecine ont été réalisées. La dernière a été présentée, il y a deux mois, par Muriel Durand sur une étude réalisée dans un lycée professionnel du Nord-Finistère».
Des lycéens avouent avoir craché du sang
En septembre2008, 315 questionnaires sont distribués aux élèves de ce lycée, qui compte 96% de garçons. Seuls six n'y répondront pas. La moitié fume du tabac régulièrement, 60% ont essayé au moins une fois le cannabis, 30% ont testé le bang et 12% sont des utilisateurs réguliers de bangs. «Les données de consommation recueillies sont proches de celles collectées par d'autres études (Escapad) en Bretagne. Onze élèves, dont une fille, tous consommateurs de cannabis, ont rapporté avoir déjà craché du sang, soit 7,4% des fumeurs de cannabis, ce qui est important. Pourtant, aucun n'a consulté un médecin alors que c'est totalement anormal de cracher du sang quand on a entre 16 et 18ans. Huit des 11lycéens utilisaient ou avaient utilisé des bangs en plastique». Le plastique pourrait ne pas être seul en cause, mais aussi le cannabis lui-même, la présence d'un désherbant comme le paraquat utilisé pour sa culture, voire l'adjonction de divers produits pour en augmenter le poids à la vente ont aussi des effets sur la santé. Lors d'analyses, des traces de déjections animales, de microbilles de verre, de silice, d'huiles de vidange ont même été trouvées. «Le paraquat peut faire saigner.
L’expérience qui fait de nombreux adeptes, peut se révéler traumatisante, comme l’explique un jeune dans un forum :
Ce garçon a eu peur ! Recommencera-t-il ?
Sophie Daout, le 18 décembre 2009
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Vol.7 - No. 134
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ADOPTEZ UN TERRORISTE !
En ce début d’année 2010, et pour commencer par une chronique joyeuse, j’ai très envie de partager avec vous une lettre qui m’a fort réjouie. Il s’agit de la réponse du ministre canadien de la Défense à une dame qui lui avait écrit pour se plaindre à lui du sort réservé aux « combattants » afghans, prisonniers dans les centres de détention en Afghanistan. Voici donc cette réponse : Chère citoyenne inquiète, Ah un peu d’humour ne fait pas de mal, vous ne croyez pas ? Sophie Daout, le 8 Janvier 2010
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Vol.7 - No. 135
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Addictions : du mieux chez les ados.
Les résultats d’une enquête de l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies, menée lors de l'appel de préparation à la défense, et portant sur 39 542 jeunes âgés de 17 ans, interrogés en 2008 viennent de nous parvenir. Par rapport à celle de 2005, la nouvelle enquête Escapad (Enquête sur la santé et les consommations lors de l'appel à la préparation à la Défense) marque incontestablement des évolutions importantes dans la consommation de produits psychoactifs chez les jeunes. Des tendances que tous ceux qui oeuvrent à la prévention contre les toxicomanies ne manqueront pas de qualifier d'encourageantes. Premier résultat et pas des moindres: les produits les plus diffusés, licites ou illicites, connaissent une baisse sensible de consommation. C'est vrai pour le tabac et l'alcool mais aussi pour le cannabis. En 2008, 42% des garçons et filles ont déclaré avoir fumé du cannabis au moins une fois alors qu'ils étaient plus de 49% en 2005. Si les résultats nationaux, donnés en juin, révélaient une stabilité, voire une baisse de l'alcool, du tabac et du cannabis, le volet régional, publié hier, montre des spécificités régionales marquées. Ainsi, des régions restent surconsommatrices de tabac au quotidien (Normandie, Poitou-Charentes, Languedoc-Roussillon, Aquitaine). D'autres gardent des niveaux de consommation d'alcool élevés (Bretagne, Pays-de-la-Loire, Bourgogne, Languedoc-Roussillon...) Prenons une région particulière de France, la Bretagne par exemple où ces tendances sont encore plus marquées. C'est le cas pour le cannabis: 7% des jeunes déclarent en faire une consommation régulière alors qu'ils étaient 14% en 2005. Une diminution de moitié. Autre enseignement de cette enquête: les «poppers», ces substances à inhaler, font une percée qui peut inquiéter. De tous les produits psychoactifs, c'est le seul qui connaît en Bretagne une augmentation de son expérimentation. Et elle y est plus forte que sur l'ensemble du pays. A quoi peut-on attribuer ces bons résultats ? Je pense que c’est peut-être en partie grâce à une prévention bien menée.
Etes-vous surprise par les résultats de cette enquête? On aurait été inquiet si la tendance en Bretagne avait été inverse à celle constatée au niveau national. Avec le recul, ces résultats ne sont pas si surprenants. Il faut dire que la région se démarquait beaucoup des autres, en 2005, notamment pour l'alcool, avec des consommations deux fois plus élevées. Il fallait bien qu'à un moment ou à un autre, à force d'efforts, les écarts diminuent. Selon vous, c'est donc la prévention qui a vraiment permis d'enregistrer ces bons résultats? Oui. En Bretagne, il y a un gros travail en partenariat. On est dans une région où enseignants, forces de l'ordre, éducateurs et spécialistes de la prévention n'ont pas peur de s'asseoir à une même table pour travailler ensemble. De nombreuses actions sont mises en place. La consommation de cannabis baisse très sensiblement. Est-ce dû au changement de message? On a fait, c'est vrai, un gros travail sur le cannabis. Nous avons même eu, un moment, la crainte qu'il y ait un transfert du cannabis vers l'alcool d'autant que les jeunes Bretons eux-mêmes jugent que leurs parents sont plus permissifs avec l'alcool qu'avec le cannabis. L'alcool reste donc une priorité? Je pense que c'est sur l'alcool que le message n'est pas très clair. Malgré une diminution des écarts avec les autres régions, on reste en tête du peloton. Il faut continuer à clarifier notre discours d'adultes. Mais c'est beaucoup plus compliqué que le cannabis. L'alcool est une substance licite et valorisée, il y a un marketing très fort. On dit aux jeunes que c'est dangereux mais, en même temps, il y a un matraquage publicitaire. Oui, alors, et même si parfois, dans les périodes de fatigue et de doute, je me pose des questions sur leur utilité, je continuerai mes rencontres avec les jeunes pour les inciter à ne pas entrer dans le jeu truqué de la consommation des drogues. Sophie Daout, le 15 Janvier 2010
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Aujourd’hui, ma chronique est tout bonheur, puisque je vais vous parler du rétablissement de R, que j’appelle Romain, qui a pris pour pseudo « Je vais vivre » et qui s’exprime régulièrement dans notre forum.
Je vais lui donner la parole et faire un copié collé de ce qu’il écrit :
«8 janvier
Je ne prends plus de produit mais je suis encore assez con pour fumer un pétard à l'occasion, et pourtant...
Je me sens tellement mieux quand je ne consomme rien du tout
C'est pourtant très facile d'arrêter de fumer, c'est vraiment qu'une question d'envie, de motivation, d'état d'esprit.
Il en va de même pour l'héroïne ou le Subutex,
Et une fois qu'on a tout arrêté on se rend compte qu'au final ce n'est pas plus difficile que ça.
Pour moi le plus dur c'est le quotidien et mes changements d'humeurs.
Je vois tout en bleu et je me demande même comment on peut ne pas être heureux, puis le vent tourne et je me retrouve hyper-angoissé, plein d'ennui, de doutes, d'anxiété.
Puis pour moi la thérapie la plus efficace c'est le travail mais je suis au chômage, je ne trouve pas, je cherche en m'angoissant, je perds confiance, parfois je n'ose même plus postuler.
En tout cas je suis en vie,
Déjà, sans la drogue, la vie c'est pas facile
Il pleut, je suis bien logé et j'ai tout pour être heureux,
18 janvier
voilà, les jours et les semaines passent,
je me bouge le cul alors j'ai un super moral,*
Ca va faire plus de 20 ans que je fume.
mais alors le constat est triste,
C'est terrible, c'est pas très fort, c'est pas très puissant comme produit, mais alors c'est un sacré piège !
Je fume et j'ai été enseignant,
c'est qu'il peut permettre, dans un premier temps, d'inhiber certaines mauvaises envies de l'héroïnomane
mais très vite par la suite, il constitue un frein à la bonne humeur,
il déphase, il fatigue, il démotive, il inhibe, il détruit et désocialise, bref il prend une vie.
Quand j'entends parler de l'aspect social du cannabis,
Bien sur, il y a ce petit groupe de débilous de 15 ans qui rit aux éclats,
Et ce fou-rire gratuit, ils devront le payer,
Fumer c'est tuer ses projets.
Alors amis fumeurs, bon courage.
Certes, il y a ce petit pétard du soir après un bon repas, une fois par mois, et celui-là est très agréable !!!!
Personne.
Mes amis toxicomanes comme moi, ont tout et tous arrêté,
Avec le temps, il devient EVIDENT que le joint apporte plus de négatif que de positif, mais à 20 ou 25 ans, on ne s'en rend pas compte, c'est triste,
Oui c'est dommage,
La banalisation de la fumette est pour moi un réel danger.
Le joint c'est relax, tu fumes, tu bosses, tu te lèves, tu parles en public, tu fais ta vie en fumant, c'est possible, c'est faisable mais ça n'a qu'un temps.
Je pourrais très bien prendre mon exemple et faire de la pub avec, voilà, je m'appelle R je fume depuis 20 ans déjà, j'ai fait toutes mes études en fumant, ça ne m'a jamais empêché d'avoir mes diplômes et même avec mention !
Bref, des conneries...parce que c'est sur, c'est pas de l'héro, c'est une autre merde, l'odeur est tout aussi nauséabonde, mais tellement plus discrète qu'elle sait même se faire oublier: un piège, un vrai.» Ah que je suis contente ! Attention, qu’on ne s’y trompe pas! ce n’est pas moi qui parle mais Romain !
Sophie Daout, le 22 Janvier 2010
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Vol.7 - No. 137
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Retour en classe
Je suis allée hier dans un établissement scolaire qui m’a demandé de voir toutes les classes de Troisième. En France, c’est la dernière année du collège et les élèves ont entre 14 et 15 ans. J’ai rencontré 4 classes hier te je verrai les dernières demain. J’étais accompagnée d’une partie de mon équipe, 4 personnes au total. Solange, ancienne prof et notre chauffeur, notre rédactrice aussi qui nous restitue ce qu’elle a noté au cours de nos séances. Etaient aussi présents Odette, une ancienne infirmière scolaire, Edmonde, ancien prof dont la fille est morte de la drogue ( un mois avant mon fils…), et Jeff un ancien alcoolique qui témoignait pour la première fois.
Comme d’habitude, l’expérience a été extrêmement enrichissante et très fatigante. Mais au diable la fatigue si je réussis à sauver un seul enfant. Notre site et notre forum n’ont jamais connu autant d’affluence qu’après ces séances, et cela me ravit.
«Je m'appelle F.S.t je suis dans la classe de 3emeI que vous aviez eue de 15:30 a 17:00 le Mardi 26 Janvier. Et l’avis de Nathalie, une maman qui nous pilote dans l’établissement : Chers Sophie, Edmonde, Solange, Odette & JefEnfin Odette , l’infirmière de mon équipe : Sophie, tu dois être bien fatiguée, j'admire ton énergie, j'ai passé une excellente journée au lycée, et quel accueil! c'est vraiment super, j'étais très heureuse d'être auprès des jeunes, ils nous apportent beaucoup. Malgré la souffrance pour certains! En outre, j’ai, pendant la pause déjeuner, reçu trois garçons de 16 ans qui ont été pris en train de fumer une joint et sanctionnés.
Je lui ai dit : « Tu parles de délation, alors que cette maman vous a rendu un fier service en vous dénonçant ! J’aurais bien aimé que ceux qui savaient pour mon fils, m’avertissent. J’espère qu’un jour tu enverras une lettre de remerciements à cette maman là. » Il n’a pas dit non ! Sophie Daout, le 29 Janvier 2010
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Vol.7 - No. 138
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Je vous ai raconté notre passage dans les classes de troisième la semaine dernière.. Depuis, notre site a été très fréquenté, et la liste des inscrits dans notre forum s’est allongée. Vous pensez bien que j’en suis ravie, moi qui vous engage chaque semaine à venir vous y exprimer ! Je vous avais déjà donné quelques messages de jeunes à lire. Ils ont continué à nous écrire et j’ai choisi cette semaine, de vous donner en lecture quelques uns de leurs messages :
« Bonjour Sophie,
Je suis l’élève de 3e C. Je cherchais à poster un message sur votre site, mais je n’ai pas réussi. Par conséquent, je préfère écrire un mail, c’est plus simple.
3ème F
J'ai assisté ce matin à votre conférence, Sophie.
Tout d'abord un grand MERCI Sophie qui nous a beaucoup touché par son témoignage. Il était vraiment très convainquant. Je la félicite pour le combat qu'elle mène et qu'elle continue comme ça.
Moi j'ai 13ans et je suis en classe de 3ème. Je n'ai jamais été sollicité par des jeunes pour en consommer et je ne connais personne autour de moi qui en consomme. Le discours que je leur tiendrais maintenant sera le même que Sophie.
Bonjour Sophie, et merci pour votre venue dans notre lycée.
MERCI
Bonjour je suis XX de 3°A de FENELON vous avez reçu ma classe Mardi matin .
J'ai participé avec ma classe au témoignage de Mme Daoût, et honnêtement j'ai trouvé ça extrêmement enrichissant et très intéressent. On était tous touché par son témoignage, et je voudrais la remercier car ça nous aura beaucoup apporté.
J'ai moi aussi assistée au témoignage de Mme Daout avec ma classe. J'ai trouvé cela très émouvant. Je suis impressionnée par toutes ses personnes de l'association qui ont le courage de venir témoigner.
Ces messages m’encouragent à continuer mon action.
Sophie Daout, le 5 février 2010
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Rencontre avec le Président de la MILDT
Je retrouve un article paru il y a quelque temps déjà dans le journal « Valeurs Actuelles ». Il s’agit de l’interview de Etienne Apaire, le Président de la MILDT, ( la Mission Interministérielles de Lutte contre les Drogues et les Toxicomanies). Monsieur Apaire est en quelque sorte le Monsieur Drogues français. Monsieur Apaire est un ancien magistrat alors que son prédécesseur était médecin. Il est très abordable. Je le retrouve bien au travers de ses réponses au journal. Quelle mission vous a confiée Nicolas Sarkozy ? Compte tenu de la situation très difficile concernant la consommation des drogues dans notre pays, le président et le premier ministre nous demandent de nous mobiliser et de “changer de braquet” dans la lutte contre la drogue ; c’est ce que je vais faire avec les ministères et secrétariats d’État concernés. Notre rôle, c’est de coordonner et de veiller au suivi de cette action et de ses résultats, dans le cadre d’un plan. Nous achevons actuellement le plan 2004-2008 et travaillons déjà sur le prochain en liaison avec nos partenaires européens. Certaines associations, comme Act up, ont vivement critiqué votre nomination… Cela m’a étonné, car ils l’ont fait sans même demander à me rencontrer… Certains ont reproché à votre prédécesseur de privilégier les soins au détriment de l’application de la loi – c’est-à-dire des sanctions. Qu’en pensez-vous ? Le fait que celui-ci était médecin a pu donner l’impression d’un petit “tropisme” en matière sanitaire. En ce qui me concerne, les choses sont claires: notre politique ne doit pas consister à encourager l’usage des drogues, et la façon dont on accompagne cet usage doit être strictement cadrée. La première des préventions, c’est de mettre en garde contre la consommation. Et le meilleur message, c’est de dire et répéter que les produits illicites, le cannabis, la cocaïne, l’héroïne sont des produits dont la consommation expose à des risques parfois très graves. La France connaît un nombre record de consommateurs de cannabis . Concernant le cannabis, nous avions jusqu’alors des lois dures et des pratiques molles. La loi étant inapplicable pour des faits de consommation (jusqu’à un an de prison ferme et 3 750 euros d’amende), elle n’était tout simplement pas appliquée. S’est ajouté à cela une hausse considérable de l’offre. Résultat : une forte augmentation de la consommation, 5 millions de Français ont déjà fumé du cannabis, 1,2 million en consomment régulièrement et 500 000 quotidiennement. S’il n’est dans l’intention de personne de les envoyer en prison, il faut en revanche des sanctions adaptées, donc applicables, car il s’agit d’un délit: c’est l’objet de la loi sur la prévention de la délinquance du 5 mars 2007, qui modernise la loi de 1970 sur le cannabis en simplifiant la procédure et en permettant, entre autres, la création de peines appropriées, comme les stages sur les dangers de la drogue aux frais de l’usager interpellé. La politique française dite de “réduction des risques” (privilégiant la lutte contre les risques sanitaires : distribution de seringues et de produits de substitution aux toxicomanes, notamment) va-t-elle être poursuivie ? La politique de “réduction des risques” a été mise en place en 1996 afin de répondre à une situation dramatique, notamment une épidémie de VIH chez les usagers d’héroïne. Cette politique a été un succès puisque le sida a considérablement diminué chez les usagers de drogue injectable. Aujourd’hui, 100 000 personnes sont sous traitement de substitution (méthadone et Subutex), certaines depuis très longtemps. Entretien réalisé par Arnaud Folch pour Valeurs Actuelles (n° 3699) Voilà un interlocuteur avec lequel on peut échanger des points de vue et discuter. Il ne manie pas la langue de bois, il est à l’écoute, et ses principes de base et ses prises de position ressemblent aux nôtres. Il nous a reçus et c’est un progrès. Nous souhaitons longtemps encore pouvoir œuvrer à ses côtés. Sophie Daout, le 12 février 2010
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Vol.7 - No. 140
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Pour l’avoir vécu au sein de ma propre famille, je sais combien le problème de la drogue est douloureux. Depuis mon entrée dans le monde de la prévention, j’accompagne au quotidien des familles dans la peine. Notre forum se fait aussi l’écho de souffrances incroyables, et je vous engage régulièrement à vous y rendre pour lire les témoignages et, pourquoi pas ? vous y exprimer aussi. Les titres de certains posts sont parlants : «Mamans fatiguées » ou « Faut-il mettre ma fille à la porte ? »
Voilà de quoi il s’agit.
Décidément, il y a des jours où rien ne marche !
Les policiers retournent donc avec tout ce petit monde au commissariat, pour y retrouver la victime ….en train de déposer plainte pour cambriolage ! En fait, une visite dans son appartement permet de découvrir tout le matériel pour cultiver la marijuana.
Si bien que ce pauvre homme qui croyait au 17, qui espérait en la justice et qui voulait récupérer son bien se retrouvera au tribunal aux côtés des cinq autres !
Ce billet me met en joie !
Sophie Daout, le 19 février 2010
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Pour lire les témoignages
du forum et y participer, en voici l’adresse de notre site Internet :
www.jeunessesansdrogue.net
Venez vous inscrire et réagir dans notre forum
jeunessesansdrogue.xooit.fr/index.php
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