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ans déjà!
Wow comme le temps passe vite! Cinq ans déjà, où l’eau a beaucoup coulé sous le pont de votre site. Que de gouttes de temps, de réflexion, de persévérance et d’espoir y ont circulé depuis… Et toujours votre rivière d’informations et de compassion suit son cours, afin d’aider et de renseigner ceux qui vivent tout comme vous, ce fléau qu’est la drogue. Vous dire félicitations est bien faible je trouve. Sachant toute l’énergie et le cœur que vous y mettez, il faudrait en inventer un qui soit à la mesure de votre réussite. Des personnes d’une grande importance et remplies de ressources se sont jointes à vous, offrant ainsi un site extraordinaire! Vous pouvez être vraiment fiers du travail que vous avez accompli et pour aujourd’hui, laissez de côté votre humilité et pétez-vous les bretelles devant ce succès qui ne cesse de grandir! Fermez les yeux et savourez ce moment unique qui Vous appartient. Je crois sincèrement, que beaucoup d’internautes y retrouvent un réconfort comme il ne s’en fait pas ailleurs. Ils cognent à votre porte, y entrent bien doucement et vous les accueillez avec simplicité et sourire. Ils ont la chance de puiser dans vos expériences et de se ressourcer auprès de ceux qui marchent sur le même chemin. Leur donnant ainsi espoir et brisant l’isolement qu’ils vivent au quotidien. Aujourd’hui est un grand jour! Alors à toi Franck et à toi Lee, Félicitations pour votre travail et pour ce que vous êtes! Je me sens très choyée de faire partie de votre équipe. Quant à moi, je vous reviens la semaine prochaine, avec mes nouvelles chroniques, afin de repartir l’année en beauté à vos côtés. Main dans la main, continuons ensemble de marcher vers un avenir meilleur… Que l’espoir nous quitte jamais, afin que nous puissions continuer de grandir et d’avancer notre vie, un jour à la fois… Affectueusement, Iza-bel
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Remettre les pendules à l’heure… Lors de ma dernière chronique, je vous laissais, le temps de reprendre mon souffle devant la tempête de ma vie. Celle-ci s’est enfin calmé et mon bateau a retrouvé son phare. L’homme avec qui j’ai partagé les seize dernières années de ma vie est à nouveau avec moi. Notre séparation, nous aura été bénéfique à tous les deux. Il faut parfois prendre le temps de se remettre en question et d’approfondir ce qui nous unit et désunit… Ce fut pour moi, une période remplie de noirceur, où j’ai pu mettre enfin un peu de lumière sur certaines de mes questions existentielles. Je croyais que mes sentiments à son égard étaient éteints et je me trompais. La flamme y est toujours et cet homme, maintenant je le sais, je l’aime! Pour mes prochaines chroniques, je vous ferai part tout comme avant, de mes états d’âmes et de mon cheminement personnel. Pour la nouvelle année que nous commençons, j’ai envie de partager avec vous, sur tout ce qui fait de la vie, la vie. Il est évident que je vais vous parler d’inceste et de l’impact de cette blessure dans ma vie, dans nos vies! Car qu’on le veuille ou non, elle nous suit à la trace chaque jour. Il y a tant à dire et tant à comprendre… Mais je tiens aussi partager avec vous, mes joies, mes peines, mes victoires et mes échecs. J’ai envie d’échanger pour pouvoir me gaver de votre vécu, afin d’en améliorer le mien et peut-être aussi le vôtre. Alors ensemble, continuons cette conquête de nous-mêmes, vers un monde intérieur meilleur. Je
vous invite à lire une petite phrase dans ma section réflexion.
Retenez bien le mot survivre. Je laisserai couler l’encre de ma plume sur
ce sujet.
Bonne semaine à vous! Iza-bel Mes réflexions Force intérieure… Le
moment décisif dans l’apprentissage de la vie,
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| Mes
réflexions
LE MÉNAGE MENTAL Un jour, j’ai fait passer une annonce pour trouver une aide ménagère. Je n'avais pas toujours le temps nécessaire pour m’occuper de la maintenance de mon appartement. Madame Chantal s’est présentée à ma porte : sa jovialité et son entrain naturel m’ont convaincu. En une matinée, elle a abattu un travail incroyable, les étagères n’avaient jamais été aussi propres et le sol reluisait. Elle venait 3 fois par semaine et, tout en sifflant, mettait de l’ordre dans mon petit monde désordonné. A un moment, j’ai eu un passage à vide. Je me remettais en question chaque jour, je me morfondais sur mon passé, je dormais beaucoup et je sombrais sans m’en rendre compte dans un état dépressif. Un
jour que je remuais de mauvais souvenirs, seul dans mon bureau, Mme Chantal
a frappé doucement à ma porte et a demandé la permission
de passer l’aspirateur. Une fois rentrée, elle a déposé
l’appareil à mes pieds et m’a dit: « Aujourd’hui, c’est vous
qui allez nettoyer ! » Je n’ai pas saisi tout de suite, mais, docile,
je me suis exécuté.
Mme Chantal est venu constater le résultat et m’a livré son secret: «Prendre soin de son intérieur, ce n’est pas seulement valable pour votre appartement. Il y a des endroits dans votre cœur et votre tête que vous ne pouvez pas faire nettoyer par les autres.» Depuis ce jour, je consacre au moins une heure quotidienne à « faire mon ménage intérieur » et à me débarrasser des peurs ou des souvenirs indésirables qui m’encombrent. Avez vous déjà songé à faire votre ménage ? A descendre vos poubelles ? A régler vos comptes ? A payer ce que vous devez à autrui ? Commencez dès maintenant, il n’est jamais trop tard pour se sentir mieux. "Qui s'embarrasse à regretter le passé perd le présent et risque l'avenir." Quevedo. |
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Curriculum vitae d’une vie… Quand j’étais petite, je voulais devenir quelqu’un. Maintenant que je suis grande, je veux juste devenir moi… (Iza-bel) Quand j’étais petite, j’aspirais à devenir enseignante. J’adorais l’école et j’aimais tous mes professeurs. Mais parmi eux, j’affectionnais particulièrement mon professeure de 1ère année. Petite, bien potelée, et aux mille cheveux gris, cette religieuse souriante et passionnée de nous transmettre tout son savoir m’impressionnait au plus haut point. Je voulais devenir comme elle. Pour moi, c’était ce qu’il y avait de mieux. En grandissant, quelques métiers se sont succédés. De chanteuse en passant par secrétaire, comédienne, photographe ou infirmière, tout m’intéressait. J’aimais apprendre et j’avais de la facilité à cet égard. Dans ma tête de petite fille, les portes du monde étaient toutes grandes ouvertes pour moi. Peu importe ce que j’y choisirais, j’allais devenir quelqu’un. Quelqu’un de connu ou reconnu. Une grande place m’attendait quelque part. Il me fallait seulement attendre d’être grande. Bien malgré moi, j’ai dû appliquer à un poste auquel je ne m’y attendais pas. Celui de remplaçante du parent manquant à la maison. Mes parents ayant divorcés dès mon jeune âge, c’est à 9 ans que j’ai débuté mon premier métier. Même si je n’étais qu’une petite bonne femme, j’étais très responsable. Car voyez-vous, les heures se changées en demi-journée, pour faire place ensuite à des journées entières, à m’occuper de mes deux sœurs et de mon frère. Mon père brillait par son absence et ma mère devait gagner le pain à mettre sur la table. L’argent se faisait rare et sans l’aide du géniteur et bien, on vivait dans la pauvreté. Malgré tout, le plus important pour moi à cette époque était que nous restions unis. Je devrais à tout prix réussir! Car le fantôme des familles d’accueils planait sur nos têtes… Voilà mes premiers pas vers mon monde de survie. C’est à partir de ce moment-là, que la survie devint omniprésente, comme l’air que je respirais… À suivre… Bonne semaine à vous! Iza-bel Mes réflexions Il n'en tient qu'à vous Aucun livre ni personne ne pourra changer vote vie si vous n'éprouvez pas d'abord le désir de la changer. Vous seul pouvez programmer votre subconscient et provoquer la réalisation de vos désirs. Les autres peuvent vous aider mais non le faire à votre place. Vous êtes l'artisan de votre vie. Vos succès comme vos échecs dépendent de vous. Personne d'autre ne peut les revendiquer et vous ne pouvez les leur attribuer sous aucun prétexte. Vous signez votre vie comme le réalisateur signe son film. Même si nous savons que celui-ci a été assisté par de nombreuses personnes pour mener à terme son projet, il reste que le succès et les honneurs lui sont attribués. Par contre, si le film est mauvais, le réalisateur doit en assumer l'échec. Il serait de mauvaise foi s'il blâmait l'éclairagiste ou l'ingénieur du son : l'équipe technique agit sous sa direction. Vous êtes la source de votre bonheur comme la source de votre malheur. Signez
votre vie.
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Curriculum vitae d’une vie… (suite) En faisant un recul en arrière et en vous racontant ma vie, vous apprendrez à mieux connaître qui je suis et le parcours que j’ai suivi. Vous constaterez à quel point la survie était présente pour moi. Mais je crois que d’abord et avant tout, c’est pour mieux me comprendre moi-même. En faisant cette démarche d’écriture, je replace tout doucement les morceaux de casse-tête qui se sont éparpillés en cours de route. C’est fou comme il y en a partout! J’ai pourtant déjà entrepris plusieurs fois cette démarche auparavant. Mais à chaque fois que j’arrivais au point de mettre les derniers morceaux, je démolissais moi-même mon casse-tête. La peur et la méfiance coule dans mes veines et je n’étais pas prête à voir l’image de ma vie. Je commence aujourd’hui à comprendre pourquoi je réagis de la sorte. Je vous l’expliquerez au fil de mes chroniques. Mon casse-tête, je le recommence donc à nouveau. Poursuivons… Les années ont passés et notre maman a fait son retour à la maison pour reprendre son rôle. Nous nous retrouvions face à un joli problème. Deux mamans sous un même toit! Les chicanes et les disputent se mirent à se compter par milliers et c’est là qu’elle a choisi de m’envoyer chez mon paternel. Une année à vivre dans l’immoralité et à perfectionner bien contre mon gré, ce rôle d’adulte auquel je n’aspirais pas. N’avais-je pas droit à une vie de petite fille où mes seuls soucis aurait été de savoir à quel jeu jouer ou avec quelle amie? Non. Je continuais toujours sur le chemin de ma survie et le sentier y devenait toujours de plus en plus sombre… Cette noirceur fut la seule couverture qui m’enveloppait le soir venu. Vous devinerez bien que mes études en ont mangé tout un coup! Mes résultats scolaires dégringolait comme les flocons en hiver. Moi qui réussissait sans efforts, rêvait d’obtenir la note de passage. Je n’avais plus envie d’apprendre. Pourtant, c’était bien à l’école que j’arrivais à expirer un peu de toute cette merde. Ma survie avait un prix. En perdant ma virginité, je payais de mes études pour avoir ce maudit toit sur la tête! Les conséquences de ce choix, je n’allais que les comprendre et les assumer plus tard dans ma vie. À suivre… Iza-bel
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Curriculum vitae d’une vie… (suite) Qu’en j’y repense aujourd’hui, mon silence face à cette situation me cachait bien des surprises. J’apprenais à encaisser les coups sans jamais répliquer et j’y arrivais. Mais ma confiance et mon estime de moi s’envolaient vers un ailleurs bien loin, chaque fois qu’on piétinait à nouveau mon âme. Mais une chose arrivait toutefois à grandir en moi. La Force. La force de survivre à tout ce qui pourrait m’arriver. Mais combien de temps allais-je pouvoir survivre… Tout ça pour vous amener jusqu’à mes 16 ans, où étant étudiante en sciences humaines dans un cégep, j’ai tout abandonné pour aller travailler, afin de gagner ma croûte. Étant seule en appartement, il me fallait un job pour être en mesure de continuer à survivre. Toujours mon instinct m’indiquait la voie à suivre, afin de toujours survivre. C’est d’ailleurs à cette époque que mon amoureux est venu s’installer avec moi. Je ne voulais pas dépendre de lui, mais selon ses propos, comme il serait toujours avec moi, il voulait m’aider à payer les frais de ma survie. J’ai accepté. Nous habitions un minuscule deux pièces et demi. Il travaillait, moi j’essayais de poursuivre mes études tout en travaillant, jusqu’au jour où constatant que les fins de mois étaient difficiles, j’ai abandonné mes études et commencé à travailler à temps plein. Pourquoi était-ce si difficile? Je vous explique. Ma mère, jouant constamment avec mes cordes sensibles, venait et m’empruntait de l’argent. Parfois même l’argent qui devait servir à payer mes livres scolaires. Elle savait y faire. Me faisant sentir coupable de sa situation, je lui ouvrais mon portefeuille afin de la soulager. Je ne peux vous dire le nombre de fois où je l’ai ouvert. Trop souvent, je sais. Lorsque venait le temps de me le remettre, elle avait toujours une excuse, qui s’ensuivait d’une discussion, d’une dispute et je la laissais repartir avec mon dû, pour éviter qu’un froid s’installe entre nous. Ce froid aurait été bien pire que la centaine de dollars qui s’envolaient. Je ne revoyais jamais la couleur de cet argent si durement gagné. Elle savait s’y bien y faire… Pour terminer cette semaine, j’aimerais souligner en cette journée internationale de la femme, le nom de celles qui sont des piliers pour moi dans ma vie. Alors bonne journée à Julie, Nadine et bien sûr toi Lee. J’espère que vous n’oublierez jamais à quel point je vous aime. Vous êtes mes Grandes de ce monde! Iza-bel
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Curriculum vitae d’une vie…(suite) Mon comportement exaspérait mon conjoint. Il avait beau m’expliquer que je venais de me faire avoir à nouveau, j’y retombais à chaque fois. Moi, la petite Iza-bel, je ne voulais que me faire aimer de cette femme, qui était ma mère. Alors j’achetais la paix. Et si j’avais dû mourir pour n’entendre qu’une seule fois un "je t’aime", un vrai, sincèrement, je l’aurais fait… Je suis donc partie sur le marché du travail, en espérant un jour remettre mes fesses sur un banc d’école et ainsi mettre à profit le talent que j’avais. J’allais quand même pas vendre des chaussures toute ma vie! Quelques mois ont passés et une copine m’a offert de travailler pour la compagnie de son père. La confection de rideaux et d’accessoires de décorations. Ouf! Moi qui n’arrivait pas à coudre un bouton sans qu’il tombe quelques minutes après! J’ai tout de même accepté, car on m’offrait un peu plus cher de l’heure qu’à mon ancien emploi et de plus, j’obtenais un 40 heures semaines. Ma survie pouvait ainsi continuer son envolée. J’ai donné 10 ans de ma vie à cette compagnie. Lorsque j’ai dû quitter, ce fut dans de tristes circonstances. On m’a méchamment montré la porte sans aucune raison. J’ai fais valoir mes droits et j’ai gagné. Pas beaucoup d’argent, mais ma dignité. Et ça, ça n’avait pas de prix! Voilà que maintenant, mes entrailles se retrouvent à nouveau habités d’insécurité. Quelques semaines de chômage et plus rien. Ma survie a les ailes cassées. Qu’allais-je faire cette fois? À suivre… Iza-bel
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Curriculum vitae d’une vie… (suite) Toujours ma vie me ramenait sans cesse à user de ma force de survivre. Même si j’étais découragée, exténuée et complètement désabusée, je savais que j’arrivais à traverser le pont encore une fois. Ma volonté de croire que quelque chose de mieux m’attendait me gavait d’espoir. Mes journées ne pouvaient être que des jours de pluies. Le soleil finirait bien par se pointer un jour ou l’autre. Alors je poursuivais tout en attendant son arrivée… Après avoir perdu mon emploi, ronger mon frein et regagner ma dignité, j’ai décidé de retourner sur les bancs d’école. Ce petit désastre me permettait de voir qu’une opportunité s’ouvrait à moi. J’allais me choisir un métier! Je savais que je voulais devenir secrétaire. Alors j’entrepris toutes les démarches nécessaires face à mon choix et j’ai chaussé mes chaussures d’étudiantes remplis de fierté de ce nouveau départ. Ce fut une année difficile, remplit de petits obstacles, mais surtout de fatigue. Je n’étais pas qu’une étudiante, j’étais mère, femme et le monde continuait de tourner quand même. Durant cette période, mon conjoint a été merveilleux. Sans lui, je n’y serai pas arrivé. Il a dû assumer, plus qu’à son tour, les tâches ménagères et l’éducation des enfants presque tout seul, pendant que moi, le nez dans mes livres, je rêvais de ce petit bout de papier que l’on appelle diplôme. Quelques mois plus tard, j’ai enfin pu le tenir dans mes mains. Je revois le visage de mon homme tenant cette enveloppe en me disant je crois que c’est ton diplôme ma chérie. J’ai ouvert à la hâte et j’ai déposé un baiser sur le papier. Enfin, je l’avais… Avant même d’avoir fini mes études, j’ai postulé pour un emploi et je l’ai eu. Je travaillais le jour et finissais le peu qui me restait de mes travaux le soir. Dernier sacrifice à faire pour enfin respirer un peu dans toute ma survie. Iza-bel
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Curriculum vitae d’une vie… (suite) Aujourd’hui, âgée de 32 ans, ma vie est plus stable. Du moins en apparence. J’ai un homme que j’aime à mes côtés, deux magnifiques enfants dont je peux être fière, de bonnes amies et un travail que j’aime. Tout pour être heureuse! Plus besoin de survivre, j’ai juste à vivre et à le savourer chaque jour. Et pourtant, j’arrive difficilement à être heureuse et bien dans ma peau. Pourquoi vous demanderez-vous? Je répondrai à cette question avec ses mots mal de vivre. Il y a à l’intérieur de moi ce mal qui me ronge. À croire que j’ai le cancer de l’âme et qu’il s’étend sur toute la surface de celle-ci. J’aurais beau avoir tout ce dont j’ai envie, je souffre continuellement à l’intérieur… J’ai le cœur qui saigne et qui n’arrête pas. J’ai beau crier à m’en fendre l’âme, personne n’entend, personne ne voit et personne ne comprend. Même moi j’y suis perdue… Je souffre et surtout je ne m’aime pas! Mes démons intérieurs me suivent partout. La rage m’habite et la peine tapisse mon mur de fond. Seule tout au fond de ma haine, cette peine est ma seule caresse. La pluie est dans mes yeux et ma voix n’émets plus aucun son. Je suis anéantie… Mon cancer continue sa progression… J’ai beau chercher la lumière, je ne la trouve pas. Tout est noir. J’étouffe. Et cette couleur me fait peur. Je suis seule… et j’aimerais tant fermé les yeux pour ne plus jamais les ouvrir afin de ne plus sentir ces sentiments qui m’habitent… Déjà, depuis fort longtemps, j’essaie de me départir de cette peau de victime qui ne devrai plus être mienne. Je n’y arrive pas. Dès qu’un problème surgit, j’enfile cette peau et retombe dans ma noirceur. Et je ne cesse de jongler à de sombres idées. Même si c’est pénible et difficile à endurer, je la remets, car je la connais. Mais j’aimerais tant avoir la force de m’en défaire à jamais… oui à jamais! Ouf! je me relis et je constate que la réalité est assez déprimante! Mais je vous laisserai en vous disant qu’un très mince filon de lumière m’est apparut récemment. Pourrais-je enfin espérer guérir de tout ça?! Pour vrai??? La suite la semaine prochaine. Iza-bel
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Curriculum vitae d’une vie… (suite) Cette semaine, j’aimerais poursuivre mais ma plume est vide d’encre. Le filon auquel je voulais vous entretenir est une thérapie que j’ai débuté, il y a quelques semaines. Mais je n’arrive pas à écrire sur comment je me sens. Mon intérieur est en plein chantier. C’est le chaos total et je ne sais même pas par quel bout commencer. C’est pour cette raison que j’ai besoin d’aide. Je n’y arriverai jamais toute seule. J’ai beau savoir retomber sur mes pattes et être capable de passer à travers les épreuves de ma vie, mais cette fois-ci, c’est le remue-ménage. Toutes mes idées s’entrechoquent! Difficile de les aligner l’une à la suite de l’autre. Je pense à quelque chose et me voilà en l’espace d’une seconde, en train de dériver vers autre chose… et tout finit par s’entremêler. Que de décombres dans mon champ de ruines… Le pire, c’est que j’ai cru pendant longtemps que j’y arriverai seule à faire le ménage de ma vie. Erreur de ma part. J’ai dû admettre que j’avais besoin d’une femme de ménage. Celle qui vous aide à nettoyer tous les recoins de votre intérieur. Même les plus sombres et les plus sales. Pour moi, cette démarche me semble une immense montagne à franchir. Et pourtant, ma femme de ménage me rassure en me disant qu’elle est bien moins grosse que je le pense. Mon regard sur ma vie est-il à se point si faussé que j’en arrive même pas à y voir la réalité? Peut-être. Moi qui voit que tout est sale, elle, elle m’aide à voir qu’à certain endroit j’ai fait le ménage et qu’il n’est pas utile d’y repasser. Mais qu’il faut cependant s’attaquer à la grosse besogne. Ouvrir des portes dont on croit avoir perdu la clé, mais qui sont juste des portes fermées, qui n’ont jamais été barrées, juste fermées… Alors, comment je me sens dans tout ça? La seule chose que je pourrai dire est que mes humeurs vacillent entre la colère, la peine et la peur. Je suis en constante sautes d’humeurs. À
la semaine prochaine!
Iza-bel
Mes réflexions Les regrets… Regretter, c’est juger le passé avec des données qui existent dans le présent, et qui n’existaient pas au moment de notre décision. Je n’ai plus de regrets, j’ai pris mes décisions ou j’ai agi au meilleure de ma connaissance avec les éléments que j’avais au moment où je devais agir. Auteur Dominique Plourde |
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Petite fille…c’est l’heure du grand ménage! C’est le printemps et tout doucement, la nature tente de s’éveiller sous les derniers flocons de l’hiver. On voit les gens heureux du retour du soleil et on sent bien la fébrilité du grand ménage. À l’intérieur comme à l’extérieur tout va y passer. Ça nous permet de jeter les vieilles dont on se sert plus ou d’en faire profiter d’autres dans les ventes de garage. Chaque recoins de notre demeure est passé au peigne fin. Moi cette année, mon grand ménage est surtout axé sur mon intérieur à moi. Bien des choses ont besoin d’être démêlées et remises à leur place. Les choses que j’ai à jeter sont de vieilles phrases emprisonnées dans ma tête et qui ne valent rien. Je pourrai ainsi faire place à de nouvelles. Je sors mon sac et je fais le tri. Pour le reste, il ne suffit que quelques coups de plumeau pour tout faire reluire. Ce qui m’amène à vous parler de la petite fille blessée qui vit en moi. Je réalise que depuis fort longtemps, elle prend beaucoup trop de place. Incroyable elle est partout et me suit à la trace. Peu importe l’événement, elle est toujours prête à surgir comme un prédateur sur sa proie. Et sa proie c’est moi! Et bien j’en ai assez! Si seulement je pouvais m’en débarrasser une fois pour toute. Mais quand j’émets cette pensée, elle hurle plus fort que moi pour se faire entendre. Que faire pour lui faire comprendre qu’elle est envahissante??? J’ai essayé de lui parler, de la calmer, de l’ignorer, enfin j’ai l’impression d’avoir tout essayé, rien à faire. Elle reste là à hurler, pleurer et crier! À bout de souffle j’ai lâché prise et j’ai finalement compris que ce qu’elle voulait, c’est juste que je l’écoute. Alors je me suis assise bien en face d’elle et je l’ai écouté. Elle en avait des choses à dire… À suivre… Joyeuse Pâques à tous et passez une bonne semaine! |
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Petite fille…c’est l’heure du grand ménage! J’étais seule et bien assise devant elle et j’ai ouvert l’oreille. J’étais enfin prête à entendre, ce que cette petite qui hurlait sans cesse, voulait me dire. Et surtout me faire comprendre… Elle en avait assez de se sentir rejetée et abandonnée de tout le monde. Et en particulier de moi. Elle me disait que si moi, la grande Iza-bel, n’était même pas capable de l’aimer, qui y arrivait? À travers ses larmes, elle se demandait pourquoi et ne comprenait pas. Elle souffrait énormément et tout ce qu’elle réclamait, était le droit d’exister. Chose que j’ignorais prétextant être devenu un adulte. Et par-dessus tout, elle voulait seulement qu’on l’aime pour ce qu’elle était. J’ai bien vite compris sa souffrance et me suis mise à pleurer avec elle. C’est fou, mais je réalisais que sa peine était aussi la mienne. Plus elle souffrait, plus je souffrais aussi. Plus elle criait pour se faire entendre, plus j’en faisais autant. Deux personnes appartenant habitant le même corps et qui se faisait une lutte incroyable à savoir qui aurait toute la place. Je l’ai prise dans mes bras et je l’ai serré bien fort. En caressant ses cheveux, j’ai compris que j’aimais cet enfant et qu’elle était très particulière à mes yeux. Pourquoi l’ais-je abandonné sachant tout ce qu’elle a vécu? Je connais chacun des noms que portent ses larmes. S’il y a bien quelqu’un sur cette terre qui peut comprendre cette petite, c’est bien moi! Alors, je me suis mise à lui parler et à la rassurer. Je lui ai expliqué qu’elle n’avait été en rien responsable des gestes de ses parents. Seuls eux sont responsables de leurs choix et de leurs conséquences. Elle me réplique : "Mais pourquoi moi? " Que pouvais-je bien lui répondre devant cette question sans réponse? À suivre… |
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Petite fille…c’est l’heure du grand ménage! C’est vrai qu’elle n’avait rien fait pour mériter d’être traiter de la sorte. Mais je n’avais aucune réponse à lui dire. Pourquoi son père avait abusé d’elle? Avait touché son corps sans pudeur et sans regrets? Pourquoi avait-il assouvit ses plus bas instincts sur son petit corps? Lui qui, bien au contraire, aurait dû la protéger. Pourquoi sa mère ne l’avait pas protégé de lui? Elle qui ne pouvait trahir les doutes qu’elle avait à son sujet. Elle qui avait divorcé de lui et qui connaissait bien le monde immoral auquel il appartenait. Pourquoi n’a-t-elle pas aimé si fort la chair de sa chair et avoir ressenti le besoin de la garder hors de portée du méchant loup? Et après. Oui et après, pourquoi elle ne l’a pas prise dans ses bras pour la réconforter de tout ce mal? Pourquoi fallait-il que même sa mère se joigne à lui pour continuer de la faire souffrir? Pourquoi son seul héritage était la souffrance??? J’écoutai un à un, tous les pourquoi de cette petite. Et tout comme elle, je ne comprenais pas et je ne trouvais pas les réponses. Mais je savais qu’elle n’avait rien fait pour mériter ça. Ah oui je le savais! Cette pauvre petite n’avait que subi sans cesse le mépris et l’abandon de ses parents. Et moi qui se tuait à l’ignorer en plus! Alors, je l’ai regardé droit dans les yeux et lui ai dit que si un jour je trouvais les réponses, je les lui dirais. Pour l’instant, la seule chose que je désirais, c’est qu’elle sache que j’étais là pour elle. Que dorénavant, j’en prendrais soin et la protégerais. Elle n’avait plus à prendre toute la place, elle n’avait qu’à reprendre la sienne. Ainsi, je pourrais enfin laisser vivre la femme en moi et découvrir que je pourrais être la mère de cet enfant. Un enfant particulier certes, mais que j’aimerais sans condition. Le temps de survivre est chose du passé maintenant. Ce que je souhaite, c’est de vivre et de vivre pleinement. J’ai compris que je ne pouvais abandonner cet enfant. Si je le faisais, je n’y gagnerais rien, mais j’y perdrais beaucoup. Maintenant, c’est main dans la main que nous allons avancer notre vie. Chacune dans notre monde, mais si près l’une de l’autre… À suivre… |
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Les petites filles des murs… Voilà, déjà quelques chroniques que je vous parle de la petite fille en moi et j’ai envie de partager avec vous, quelque chose d’un peu spécial. Une chose qu’une amie m’a fait remarquer, il y a de cela quelques temps… J’étais chez cette amie et j’admirais les photos et toiles qui ornaient sa demeure. À ma grande surprise, je m’éprends d’une minuscule petite toile, représentant une petite fille dans un champs, qui portent des fleurs dans un joli panier. Quelques fleurs sont accrochés à son chapeau de paille. J’ai regardé mon amie et lui ai dit, que si un jour elle ne l’a voulait plus, qu’elle pense à moi, car je la voyais déjà accroché au mur d’une pièce de chez moi. Mon amie décroche le cadre et me l’offre sans plus attendre. Wow! quel beau cadeau. Et on a continuer à échanger sur les cadres que nous avions et leurs significations à nos yeux. Tout en discutant, elle me fait remarqué, qu’à part les photos des membres de ma famille, mes cadres représentent presque tous des petites filles. C’était bien trop vrai! Pourquoi cette fascination pour les petites filles? Mon amie m’a dit que c’était sans doute parce que je cherchais la petite fille en moi. Mais je comprends mieux aujourd’hui pourquoi mon choix se porte toujours vers ces petites. Je crois que c’était une façon pour la petite qui m’habite, de me dire qu’elle existait et qu’elle méritait d’être aimée et admirée, tout comme ses œuvres qui décorent mes murs. C’est quand même drôle quand on y pense! Je ne m’étais jamais arrêté à me demander pourquoi je les aimais autant. Pourquoi ce coup de cœur à chaque fois. En faisant l’inventaire de ce que je retrouve sur ces images, souvent, elles tiennent des fleurs dans un panier accroché au bras, elles portent de jolies robes et elles ont à peu près tous le même regard triste et sourire effacée. Par contre, l’une d’entre elle est de dos et tente de frapper à une porte qui reste fermée… Elle me fait bien réfléchir celle-là… Bonne semaine! Iza-bel |
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Notre enfant intérieur. Connaissez-vous votre enfant intérieur? L’entendez-vous lorsqu’il vous parle? Lorsque l’on prend conscience qu’il est là tout au fond de nous et que nous réalisons qu’il vit à travers toutes nos expériences, nous comprenons mieux certaines de nos réactions. Parfois, lors d’un événement, c’est l’adulte en nous qui réagit. Mais combien de fois certaines situations viennent perturber cet enfant et le fait réagir spontanément. Plus souvent que l’on se l’imagine. Quand notre enfant intérieur a été blessé, abandonné et rejeté, il a tendance à se manifester à chaque fois que ces situations se représentent à lui. S’il a manqué d’attention, d’affection et d’amour, il se manifestera dès qu’il sentira à nouveau ces sentiments. Plus il les revit, plus il réagit. Et il réagira comme on le lui à appris. S’il a vécu une enfance où on criait pour s’exprimer, il criera. S’il a appris dans la violence, il sera violent. S’il a appris qu’il fallait se taire, il sera renfermé. Moi, j’ai appris dans l’intolérance et les cris. C’est ainsi qu’on m’a fait comprendre qu’il fallait être entendu. Mais n’y a-t-il rien de pire que se retrouver face à un adulte qui crit à s’en fendre l’âme pour s’exprimer? Imaginez que la personne en face de vous ait appris à se taire, elle ne dira rien et vous allez devoir crier plus fort pour vous faire entendre. Et si cette même personne a appris dans la violence, imaginez la dégringolade qui pourrait s’ensuivre… ouf!!! Pas facile de communiquer sur un terrain aussi miner! Alors, comment faire pour que cet enfant puisse s’exprimer adéquatement sans heurter les autres? Et surtout, que veut-il vraiment dans tout ça? Je vous laisse sur cette réflexion et je vous partagerai le fruit de ma découverte personnelle dans ma prochaine chronique. Iza-bel
À méditer… Alors une femme dit, parlez-nous de la joie et de la tristesse Et il répondit : Votre joie est votre tristesse sans masque. Et le même puits d’où fuse votre rire fut souvent rempli de vos larmes. Et comment en serait-il autrement? Plus profondément de chagrin creusera votre être, plus vous pourrez contenir de joie. La coupe qui contient votre vin n’est-elle pas la même coupe qui fut cuite dans le four du potier? Et le luth qui caresse votre âme, n’est-il pas le même bois qui fut évidé au couteau? Lorsque vous êtes joyeux, regardez profondément en votre cœur et vous trouverez que ce qui apporte de la joie n’est autre que ce qui vous a donné de la tristesse. Lorsque vous êtes tristes, regardez à nouveau en votre cœur, et vous verrez qu’en vérité vous pleurez pour ce qui fut votre délice. Il en est parmi vous qui disent : " La joie est plus grande que la tristesse", et d’autres disent : "Non, la tristesse est plus grande". Mais moi je vous dis qu’elles sont inséparables. Ensemble elles viennent, et quand l’une vient s’asseoir seule avec vous à votre table, rappelez-vous que l’autre dort sur votre lit. En vérité vous êtes suspendus comme une balance entre votre tristesse et votre joie. Ce n’est que lorsque vos plateaux sont vides que vous êtes immobiles et en équilibre. Lorsque le gardien du trésor vous soulèvera pour peser son or et son argent, il faudra que votre joie ou votre tristesse s’élève ou s’abaisse. Gibran,
Khalil, Le prophète, Casterman, 1956, 13e édition, pp.30-31.
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Maintenant j’écoute… Je vous entretenais la semaine dernière de notre enfant intérieur. Le fruit de ma découverte est fort simple. Une fois compris évidemment! Lorsque notre enfant s’exprime ou réagit, bien souvent, tout ce dont il a besoin c’est d’être entendu. Hé oui! simplement d’être entendu. Trop longtemps je n’ai pas écouté et entendu la petite à l’intérieur de moi. Plus je l’évinçais, plus elle se manifestait et pour toutes sortes de raisons. Jusqu’au jour où je l’ai écouté et depuis, elle s’est calmé. Elle avait refoulé tant de choses, que le fait de s’exprimer et de moi l’écouter, elle a pu enfin retrouver son calme et Sa place. J’ai pu comprendre à travers elle, une foule de besoins que j’avais et dont je ne prenais pas conscience. Car, derrière chacune de ses colères ou de ses frustrations, se cachait un petit besoin qui attendait. Il suffisait juste d’écouter. Maintenant j’écoute… Finalement, je réalise en éduquant mes enfants, qu’il en est de même. Combien de fois, j’aurais pu éviter de grosses crises, si j’avais simplement écouté. Il est dit que nous devons répondre à nos besoins. Mais combien de fois, ce même besoin une fois entendu, s’évanouit et disparaît?… Dans un autre ordre d’idée, je tenais à souligner un heureux événement dont c’est moi qui a eu le plus beau cadeau, il y a de cela 11 ans. Ma fille Jasmine. Au moment où vous lirez ma chronique, nous aurons fêté son anniversaire. De vivre aux côtés de cet enfant si merveilleuse est tout un privilège. Car à travers les pas de ma vie, elle m’aide sans le savoir, à mieux me connaître comme mère et comme personne. À travers son enfance heureuse, elle me réconcilie avec celle qui m’a tant manqué. On m’a souvent dit que l’on ne pouvait pas donner, ce que l’on avait pas eu. Je peux affirmer que je n’y crois plus. Faute d’avoir eu une belle enfance, la sienne est empreinte d’épanouissement et de soleil. Malgré tout les présents que je peux lui offrir, je sais que le plus précieux est celui-ci. Bonne fête mon cœur! Je t’aime ma belle Jasmine. À
lire dans ma section réflexion cette semaine "La critique".
Iza-bel
La critique J'accepte les critiques constructives,
Il faut des années
pour réussir à s'aimer,
Les autres, j'ai appris à
les accepter,
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Reconnaissance… Cette semaine, j’aimerais par le billet de cet espace virtuel, remercier les êtres chers qui font partie de ma vie. À chacun d’entre vous, je vous laisse ce petit mot… À Julie : Merci d’être la sœur que tu es. Tu sais que tu es plus qu’une sœur pour moi, tu es aussi mon amie, ma confidente, un pilier dans ma vie. Comme dans la chanson… Toi, tu es mon autre. J’apprécie tout ce que nous partageons ensemble. Nos rires, nos peines, nos tracas, nos folleries, tout ça aux travers des pas de notre vie pour mieux grandir! Ma vie à tes côtés n’en est que meilleure. Je t’aime profondément pour la femme, la mère, l’amie et tout ce qui fait de toi, Toi! Tu es unique. À Lee : Ma chère Lee. Toi, grande femme de ce monde, dont j’apprécie la profondeur de tous nos échanges. J’apprécie chaque moment passé en ta compagnie. Et ce que j’aime par-dessous tout, c’est le respect mutuel que l’on s’apporte. Tu m’aides à grandir tout en respectant mon rythme et ma manière. Telle une mère qui regarde son enfant s’épanouir au printemps de sa vie. Tu es aussi un pilier pour moi. Sache que je t’aime pour tout ce que tu es. Vivre la simplicité de notre relation. Je l’apprécie énormément. À Michel : Cher amour. Toi qui as toujours su rester à mes côtés, malgré les moments les plus difficiles de notre vie. Merci. Ta bonté, ton respect et surtout ta confiance à mon égard me touche encore. Sans craintes, je peux affirmer que tu es l’homme de ma vie. Celui dont je rêvais quand j’étais petite… Merci d’être l’homme que tu es. Merci aussi d’être le père que tu es pour nos enfants. Merci de tout ce que tu accomplis pour notre bien-être et notre sécurité, fait avec tant d’amour. Avant, nous nous regardions l’un l’autre. Mais, depuis que nous regardons dans la même direction, notre amour n’en est que meilleur et plus solide encore. Dans tout, je t’aime. À mes enfants : À toi, Jasmine, à toi Cédrik, merci de me permettre d’apprendre le beau métier du monde à vos côtés, celui d’être votre mère. Sans vous dans ma vie, celle-ci serait bien vide. Je vous aime inconditionnellement! Et pour terminer, à tous ceux qui ont su respecter mon silence durant ces derniers mois, Julie, Lee, Sue, Lorie, Ann et Leila, Merci. Malgré ce mutisme volontaire, je savais que vous seriez là, à mon retour à la vie. Merci de votre patience. Je vous aime et remercie Dieu de votre présence dans ma vie. Affectueusement,
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Exister… Question assez existentielle l’existence… Sujet bien délicat pour moi. Exister. Avoir ce sentiment d’être reconnu pour ce que nous sommes et réussir à se définir à travers tous et chacun. Avoir de l’importance, d’abord dans sa famille et ensuite auprès de tous ceux qui croiseront notre route. Être autre chose qu’un pantin ou une marionnette. Être quelqu’un… être Moi. Je dois admettre, que j’ai pris conscience cette semaine, que je n’avais pas existé aux yeux de mes parents. Évidemment, je parle ici d’exister au sens où je l’ai décrit plus haut. Être reconnu pour la Iza-bel que je suis. Une fille à part entière avec ses goûts, ses idées, ses forces, ses faiblesses, ses buts et ses rêves. Pour eux, cette fille n’a jamais existé… Celle qui semblait exister ne récoltait que la merde laissée pour seul héritage. Et d’en prendre réellement conscience, m’a fait très mal. J’ai beaucoup pleuré. L’enfant en moi avait besoin de moucher cette peine. Mais comment lui expliquer que même si elle se sent comme un sac à merde, elle n’en est pas un? Le pire! c’est que pour survivre, j’ai contribué à cette désertion de moi-même. Je me suis mise à être celle qu’on attendait que je sois, même si trop souvent ça déplaisait quand même. Ma volonté de vouloir être reconnue et aimée était si intense, qu’elle m’a poussé à développer un syndrome que j’arrive difficilement à me départir aujourd’hui. Le syndrome de la bonne fille. Syndrome qui pousse à chercher cet amour parental ailleurs… Alors, elle est bien gentille Iza-bel! Toujours disponible. Souriante. Très serviable, l’oreille attentive aux petits bobos des autres. Et elle excelle aussi dans l’art de régler bien des problèmes. Elle est dotée d’une force incroyable. Elle donne, donne et donne, tout en espérant un peu d’amour en retour. Très pratique une fille comme ça dans l’entourage, elle ne dit jamais non. Mais quand j’y pense, je trouve que je ressemble beaucoup plus à une éponge qu’à une bonne fille! Personne ne s’arrête vraiment à savoir qui elle est, car elle est la bonne fille qu’on apprécie pour combler bien des besoins. Et moi, me suis-je arrêté pour savoir? À combler les besoins de tous et chacun, j’en oubliais les miens. Mais ça ne me semblait pas si grave, étant donné que ça donnait une qualité de plus à la bonne fille. Celle d’être généreuse. Et tout le monde était heureux. Que serait-il arrivé si je n’avais pas trouvé le moyen de survivre à cet absence d’amour de mes parents? J’aurais tout simplement arrêté d’exister… pour vrai. Iza-bel
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Exister… Présentement, je suis une thérapie pour m’aider à guérir les blessures de mon enfance. Pas facile de faire face à un double rejet. Abusée sexuellement par mon paternel et abandonnée par ma mère. N’existant ni pour l’un ni pour l’autre. Je patauge dans l’existence de mes premiers pas vers un monde qui ne m’était pourtant pas destinée. Celle d’être une autre afin de sentir que j’existais. Depuis plusieurs années déjà, que je porte les souliers de cette fille et j’admets que finalement, si c’était un moyen de survivre, aujourd’hui je n’ai plus besoin, du moins, je n’en ai plus envie. J’ai besoin de vivre et surtout, j’ai besoin de connaître qui je suis réellement. À trop me chercher dans les yeux de tout le monde et à m’éparpiller un peu partout, je me suis perdue. Je regarde à nouveau mes chaussures et j’ai décidé de les retirer. J’ai envie d’avancer ma vie en ne portant que les miennes! Mais où sont mes chaussures? De quelles couleurs sont-elles? Quelles en est leur modèle et leur pointure? De bien grandes questions pour moi. Qui suis-je réellement. Force est d’admettre que je me connais bien peu. J’ai seulement l’impression de me connaître qu’à travers le regard des autres. Alors, il y a autant d’Iza-bel que de yeux qui me regardent… Pas facile d’en avoir qu’une et que tous voit sensiblement la même. Il faut que j’apprenne à me connaître. À me voir, pour me laisser voir tel que je suis. Je sais qu’ensuite je pourrais être reconnue comme tel. C’est un aspect difficile étant donné que j’ai toujours attendu l’approbation dans le regard des autres. Alors la bonne fille a décidé de changer cet aspect de sa vie. Malheureusement, le balancier qui était du côté de la bonne fille, s’envole vers l’opposé où je semble être devenue la mauvaise. Je dis non, j’impose mes limites et il arrive même que je me fâche. Certains se demandent bien ce qui se passe avec moi! Il faut que je leur explique que je suis en période de changement et que l’équilibre va bien finir par s’installer. C’est dérangeant lorsqu’on décide de changer certains de nos comportements. Ce n’est pas tout le monde qui est disposé à comprendre. Ils y en a qui se posent des questions, me questionnent et comprennent. Ils y en a d’autres, qui ne veulent pas que je change, alors ils se fâchent, ne comprennent pas et boudent… Mais
c’est à travers tout ce qui se passe que j’arrive à me découvrir.
Même si c’est pénible. Même si au passage des gens que
je croyais côtoyer pour toujours, poursuivrons un autre chemin que
le mien…
Iza-bel
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Exister… Comme je le disais dans ma dernière chronique, c’est parfois pénible d’avancer sa vie. C’est difficile de changer des comportements et ça l’est d’autant plus, quand les êtres chers ne comprennent pas ce qui nous arrive. C’est vrai qu’ils doivent avoir l’impression de ne plus nous reconnaître, mais ce n’est qu’un passage. Un peu déconcertant, mais qu’un passage. Je sais que pour certains, ils préféraient la fille qu’ils ont toujours connu et côtoyer. Celle qui ne veut pas blesser les autres, celle qui les comprends, celle qui est toujours toute oreille, qui pardonne tout et ne garde jamais rancune et d’une disponibilité sans limite. Celle qui s’oublie… Mais cette fille-là se meurt. Oui, elle se meurt… Elle en a assez de répondre aux besoins de tous et de toujours s’oublier. Cette prise de conscience ne date pas d’hier. Ça fait déjà un bon moment que je le sais. Mais toujours je renfilais mes vieilles chaussures à mon plus grand détriment. Jusqu’à tout récemment, où j’ai décidé de tout changer et d’imposer mes limites, car j’ai découvert que j’en avais moi aussi des limites! Pourquoi ne serais-je pas la celle qui passe en premier? Pourquoi oublier mes besoins au profit de ceux des autres. Les miens ne comptent pas? Je ne dois qu’attendre sans cesse qu’on devine que moi aussi j’en ai?! Désolée, mais ça fait déjà trop longtemps que j’attends. Si je pouvais formuler tout ça en une phrase, je dirais "Avant j’étais bonne et conne, maintenant je suis juste bonne!" Bonne envers moi pour l’être plus sincèrement envers les autres. Ce changement ne veut pas dire que je perdrai toute ma gentillesse, ma compréhension et mon écoute, ça veut simplement dire que je ne m’oublierai plus en pensant que de cette façon, on va m’aimer à ma juste valeur. Ces qualités qui font partie de moi, elles le feront toujours, mais elles y seront aussi pour moi. Certains penseront que c’est de l’égoïsme, mais ce n’est pas le cas. Puisque tout part de soi, je dois m’aimer et me respecter suffisamment pour que je puisse me faire aimer et respecter aussi. Je n’ai nullement envie de sombrer dans l’égocentrisme. Ça ne me ressemblerait pas. Alors, j’apprends à dire non. C’est pas simple, mais je commence à y arriver. C’est évident que je déçois, mais la déception fait partie aussi de la vie. J’ai été déçue mainte fois également! Une
personne précieuse me disait que dans la vie, Tout se demande. Il
suffit juste de savoir accepter un Non. Savoir le dire et accepter de l’entendre…
Iza-bel
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Réconciliation Depuis plusieurs semaines, mon regard est tourné vers le passé. Je le scrute, le raconte et le ressent. J'ai versé beaucoup de larmes qui, jusque là, étaient restées enfouies. Ce que je constate avec plaisir, c'est ma réconciliation avec mon enfant blessé. Voici d'ailleurs, la lettre que je lui ai écrite. Depuis, je sens que j'existe pour quelqu'un… moi. Chère petite Isa, Je sais que depuis fort longtemps je t'ai négligé. Involontairement, mais parfois volontairement aussi. Je réalise maintenant l'erreur que j'ai fait à ton égard, de ne pas t'avoir écouté. J'aurais dû le faire bien avant, mais les j'aurais dû et les si ne changent rien. Maintenant je suis prête et disponible à t'écouter. Je sais que tu as beaucoup souffert. Je connais toute la rage et la peine qui t'habitent. Je connais le nom de chaque larme que tu verses. Je sais que ton père t'a volé bien plus que ta virginité. Il a volé ton enfance et ton innocence. Je sais que ta mère ne t'a jamais comprise, supportée, encouragée, reconnue et aimée comme tu le méritais. Elle n'a jamais pris le temps de t'écouter. De plus, elle t'a si souvent manipulée. Je sais pourquoi tu l'as laissé faire. Tu voulais tellement qu'elle t'aime. Je sais que tu te poses sans cesse la question "Pourquoi? " et que tu n'arrives pas à comprendre. Il n'y a peut-être pas de réponse tout simplement. Ou bien la seule que je peux te donner est :"Ça n'a rien voir avec toi et ce que tu es. C'est simplement arriver comme ça". Et n'oublie jamais que tu n'es pas responsable des mauvais choix de tes parents. Ça leur appartient leurs maladresses et leurs incompétences. Alors cesse de crier à t'en fendre l'âme. Tu sais, la thérapeute que je vais voir chaque semaine, et bien, elle m'aide beaucoup à mieux te comprendre. Je crois que tu avons trouvé toutes deux, une très bonne alliée. Faisons-lui confiance tu veux? En reprenant ta place, tu me permettras ainsi de vivre ma vie de femme et de mère. Difficile de le faire avec toi à mes trousses criant et pleurant constamment, tu comprends? Il y a une différence entre prendre Sa place et prendre Toute la place. Prends que celle qui te revient ma belle et laisse la femme s'épanouir, elle en a besoin. Je te remercie de comprendre et je te demande pardon d'avoir voulu t'ignorer et t'abandonner. Ton pardon m'est précieux. Une dernière chose avant que je termine. N'oublie jamais que je t'aime et que j'ai entièrement confiance en toi. Dans le monde qui est tien, sois heureuse, souris et profites bien de tous les plaisirs que la vie apporte. De mon côté, j'en ferai de même… sans plus jamais t'abandonner! Iza-bel
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Vacances… Enfin mes deux pieds sont enfoncés dans les vacances! Un moment d'arrêt bien mérité. Pour les deux prochaines semaines, j'avancerai ma vie sous le soleil (je l'espère bien!) et sous le signe de la détente. Je compte bien en profiter aussi pour passer du temps auprès de ceux que j'aime et nous offrir quelques petites sorties. Et certaine journée, regarder que le temps passé, histoire d'être plus lente que lui. Pourquoi pas! Alors, je vous reviendrai pleine d'énergie, souriante et bronzée (ça aussi je l'espère!), la première semaine d'août. J'en profite donc pour vous souhaiter de bonnes vacances! Que Dame Nature laisse ses larmes et nous offre son plus beau sourire, le soleil, pour les prochains jours à venir. Profitez-en bien et surtout, faites-vous plaisir! Dans ma section réflexion, je vous invite à y lire "Il n'en tient qu'à vous". Au plaisir de vous retrouver pour poursuivre mes pas sur le sentier de ma vie. Iza-bel
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