ARCHIVES 2004
VOLUME 01


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23 février 2004
Vol.: 01 - No.: 01

«alcoolisme-toxicomanie-perte de contrôle extrême»

Avant la première étape, il y a eu « La Dernière Étape » pour que je puisse faire mes premiers pas sur le chemin du mieux être, il a fallu que la vie m’amène là où, tellement battu j’ai tenté de fuir la vie elle même.

Je suis un battant, habitué à faire et à avoir ce que je désire.  Quand l’usage de l’alcool et de TOUT ce qui pouvait me faire oublier ce que je faisais de mes talents m’a amené au pieds du mur où j’ai dû faire un constat d’échec, MOI qui n’avais jamais accepté la défaite comme une possibilité, j’ai décidé de sortir de ce sentier de malheurs et de misère de me retirer……

Je ne devais pas être habité d’un désir sincère, car j’ai échoué, merci mon Dieu.  Moi qui n’accepte pas la défaite facilement, je me suis obstiné dans cette démarche pour me retrouver devant un membre  prêt à tendre la main de AA à l’alcoolique qui souffre……

 Et la vie a basculée……mon éternel désir de fuite a changé de direction et j’ai fait de la fuite dans l’implication, dépendant un jour dépendant toujours…….comme quand j’étais « scout ».  J’en suis arrivé à faire de ma vie, un mouvement perpétuel qui roulait autour des mouvements anonymes. Mais dans ce milieu, avec un bon parrain, le temps et l’aide des membres a fait son œuvre et la brume s’est dissipée lentement.

Quelqu’un me disait un jour : « Te souviens-tu bien de ta dernière étape…….si tu ne t’en souviens pas, c’est que tu ne l’as pas encore vécu….. » Merci Gilles L.

 Passe une belle journée aujourd’hui.

 Pierrot 

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perehibou@quandladrogue.com


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1er mars 2004
Vol.: 01 - No.: 02

«alcoolisme-toxicomanie-perte de contrôle extrême»

L’acceptation !!!!!!!!!

Je lis ici, que le plus gros obstacle au changement, est le « déni » en d’autres mots, je ne change pas les comportements que je n’ai pas….. C'est bien évident.

Accepter : Admettre, considérer comme vraie.

Admettre : Considérer comme plausible, accepter.

La langue française est pleine de nuances…… et nos étapes, la prière de la sérénité sont tricotés avec ces deux mots….. Alors à vos dictionnaires si on veut être capable de se comprendre.

Moi accepter;…… les autres OK….  Mais MOI… quand je n’ai plus d'autre choix, acculer aux pieds du mur, à l’article de la mort… peut-être… C’est ainsi que je suis arrivé aux mouvements anonymes….. parce que je n’avais plus d’autre place où aller. Le terminus, le bout de la ligne…. Là, on m’a accueilli en me parlant de la mort, la folie ou la prison….. ouuuuuuuuuuuuuu un groupe de support avec une méthode qui fonctionne et un désir de changer……

Moi j’ai tout accepté, parce que je n’avais plus le choix, j’avais joué toutes mes cartes…. Je n’avais nulle part ailleurs où aller…. Je ne voulais plus être seul à porter mon fardeau.  Car la vie à ce moment était devenue le fardeau que j’en avais fait.

Aujourd’hui quand je me lève et que je peux faire l’inventaire de mes articulations et de mes os sans compter les muscles, il me faut accepter.  Ça ne fera pas moins mal, mais je vais pouvoir continuer à vivre avec de l’humour et un sourire et en essayant de ne pas trop me plaindre, je n’ai pas encore appris à ne pas me plaindre. Mais j’accepte (pas tout le temps) ce fait comme une résultante de mes actes, autrement dit, j’ai travaillé fort pour en arriver là et cette situation je ne la dois à personne d’autre qu’à MOI.

Pour moi aujourd’hui, si j’accepte ça, je peux passer à autre chose comme vivre …. Sinon «  pôvvvvvvvvvvvvvvv petittttttttttttttttttt  moiiiiiiiiiiii » et je me pète une crise d’apitoiement aigue….. Une vraie…. LA MIENNE….. Et croyez moi je suis aussi pas mal bon là-dedans, si je veux faire pitié j’en suis capable…. Mais aujourd’hui avec l’aide de ma P.S. on dirait que la vie est plus facile, pourtant elle n’a pas changée ELLE….. 

Serait-il possible que ÇA marche !!!!!!! Quand j’ACCEPTE de LÂCHER PRISE !!!!!!!!

MOI un battant, un con battant, en lutte pour tous les étapes de ma vie, depuis ma naissance, je me suis toujours battu contre tous et chacun et voilà qu’à la toute toute fin….. J’apprenne que la victoire réside dans la défaite, pour moi, le dépendant.

Je ne serai plus jamais seul….. Avez-vous déjà entendu ça, c’est ma vie aujourd’hui SI JE LE DÉSIRE je trouve une oreille compatissante quand je me donne la peine d’être un peu honnête et d’avoir assez d’humilité pour téléphoner ou aller faire un meeting et d’en parler…. 

Bien sur, parfois il m’arrive de mauvaises aventures, mais aujourd’hui, j’ai compris que ce sont des mouvements d’essaies…. Composer d’êtres humains fragiles et faillibles….. et quand j’ACCEPTE ça, il n’y plus de mauvaises expériences, il n’y a que des leçons que la vie me donne pour m’aider à changer les choses que je peux……..

Passe une belle journée aujourd’hui

Pierrot

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8 mars 2004
Vol.: 01 - No.: 03

«alcoolisme-toxicomanie-perte de contrôle extrême»

 Être dans l’action

Personnellement je ne crois pas que l’on puisse changer rapidement son être profond, c’est plutôt cette partie de moi qui s’adapte avec le temps.

Au temps de ma vie Active, (de consommation), j’étais un champion du contrôle, pour moi c’était ma façon de protéger l’être fragile et peureux avec des émotions démesurées que je cachais à l’intérieur de moi.

Pour moi, à ce moment là, ma façon à moi qui suis un sauveur, était de provoquer le désastre pour pouvoir jouer le seul rôle que je connaissais. 
Pas que je provoquais le malheur, mais je vivais sans filet pourrais-je dire.
J’avais compris que mon corps pouvait me fournir les excitants dont j’avais le goût si j’en provoquais le besoin.  La colère et le risque étaient mes outils de contrôles de choix, j’en paie le prix aujourd’hui dans mon corps.

J’ai fait mienne une pensée que j’ai entendu, j’aurais bien de la difficulté à vous dire où : « Il n’y a pas de bonnes ou mauvaises expériences, il n’y a que des leçons. » Cette pensée m’a aidé beaucoup à accepter ma vie passée. Je dois vous dire que par hasard (l’anonymat de Dieu pour moi) je n’ai jamais fait consciemment  des choses pour moi inacceptables. J’ai fait des choses dont je ne suis pas très fier,  je suis convaincu que la protection de la puissance qui guidait mes pas à ce moment, a fait que j’ai toujours manqué mon coup. Ironie du sort, manque de sincérité dans mes désirs……. Je ne saurais vous dire.

Le fait est que je suis ici aujourd’hui avec un bagage d’expériences peu commun qui a fait des désastres de ma vie des outils formidables, aujourd’hui pour pouvoir aider, moi le sauveur.  La Vie nous joue parfois de ces tours merveilleux qui transforment le plomb en or.

J’ai toujours su, que si je suis dans la réaction plutôt que dans l’action, je ne suis pas en contrôle…….. Aujourd’hui je vis dans l’action, je donne la possibilité à ma PS de guider mes pas. 
Aujourd’hui je n’ai plus le monde à sauver, je me contente de vivre ma vie du mieux que je peux en vivant des victoires et aussi des échecs à ma mesure. En essayant d’en tirer des leçons, en aidant quand je peux, en étant à mon écoute et à celle de ma PS qui aujourd’hui, semblent  être en accord.

J’ai lu un moment donné, « Désires ce que tu as, tu auras alors tout ce que tu désirs. » Je ne me souviens  pas de qui est cette presque citation, mais j’ai acheté.

Aujourd’hui, le contentement, c'est-à-dire être content de ce que je suis, de ce que je fais, de ce que j’ai, de savoir que je chemine dans un mode de vie qui me permet l’amélioration tout en étant satisfait pour aujourd’hui, pour moi, je crois que si ce n’est pas ça le début du bonheur, ça augure bien.

Je remercie la Vie, ma PS, Dieu ou ce que je conçois comme Puissance plus forte que moi, de me faire le cadeau de pouvoir partager avec vous mes pensées profondes. Je vous le dis, j’en suis le premier bénéficiaire.

Passe une belle journée, aujourd’hui.

Pierrot
 

 

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22 mars 2004
Vol.: 01 - No.: 04

«alcoolisme-toxicomanie-perte de contrôle extrême»

La vie / la mort  -  le passé / le présent

Je voudrais partager avec vous une partie intime de  mon vécu, aujourd’hui en ce premier jour du printemps.

En ce même jour, il y a 28 ans, mon enfant chéri, la prunelle de mon œil, ce cadeau de Dieu m’a été enlevé par la vie qui l’a quitté.

Ça m’a pris près de dix ans pour accepter et être enfin capable d’exprimer les sentiments qui m’habitaient, et encore un autre dix ans pour commencer à voir des côtés positifs à cette expérience traumatisante.

Je ne veux pas dire positif à la perte, mais que la souffrance engendrée par cette perte, et la lutte pour ne pas accepter m’ont fait grandir. 

La vie aidée de la souffrance, sont de grands professeurs, ils nous modèlent pour le rôle que nous aurons à jouer un moment donné plus tard dans notre vie.

J’ai tenté de noyer et de geler cette douleur, mais elle s’est réchauffée et a apprise à nager plus vite que moi et j’ai failli en mourir. Puis j’ai réalisé, un jour, après très très longtemps, que ma douleur résidait plus dans la non acceptation des faits passés que dans les faits eux-mêmes.

La réalité, de ce qui est passé, est de comprendre que peu importe ce que je ferai, je ne changerai pas ce qui est passé, et encore moins la mort qui est la partie décisive de la vie……et qui est plutôt définitive.

Je me demandais si la personne qui venait de partir avait autant de chagrin que celle qui restait ici dans ce plan de vie, j’aurais bien aimé donner cette douleur à d’autres, je trouvais ce fardeau trop lourd pour moi…….. Il m’a fallu rencontrer une petite formule qui m’a aidé à façonner ma vie depuis.

Il m’a fallu accepter qu’il y avait des choses que je ne pouvais pas changer…….et la vie a mis sur mon chemin de l’aide que dans mon grand chagrin j’ai toujours refusé jusqu’à ce que je n’aie plus le choix, ou c'est-à-dire oui le choix de vivre ou mourir à mon tour. 

Puis avec la souffrance, viens après un certain temps, un peu de sagesse….j’ai compris que je me devais d’accepter ce que je ne pouvais pas changer, sinon ces événements m’empêcherait de vivre ma vie…..

Alors j’ai compris que pour pouvoir changer quelque chose, il me fallait en premier accepter que cette chose ou événement existe….on ne change pas ce qui n’est pas……

Puis en deuxième prier ma Puissance Supérieure de me donner le discernement pour savoir quand il est bon pour moi de lutter et quand il est bon pour moi de lâcher prise……et de me donner la force de faire ce qui est bien pour moi.

Aujourd’hui, quand je vis dans mon quotidien la prière de la sérénité, la vie devient plus facile à vivre, elle devient aussi plus agréable.

Et j’en suis le premier bénéficiaire. Que la vie est parfois ironique.

Aujourd’hui je comprends que je suis le premier instrument de mon bonheur et qu’avec l’aide que j’accepte de recevoir ça devient de plus en plus facile à faire.

Quand j’ai accepté que ma fille m’aidait avec ma PS, elle est redevenue présente dans ma vie et par ce fait plus facile à accepter ce que je ne pouvais pas changer.  Ça m’a aussi donner comme par hasard des outils pour aider les autres qui ont à vivre de tels situations et quand j’ai la possibilité de redonner ce que j’ai reçu,  j’en profite encore plus.

Aujourd’hui, je serai heureux du retour du printemps.

Passe une belle journée, aujourd’hui

Pierrot
 

 

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5 avril 2004
Vol.: 01 - No.: 05

«alcoolisme-toxicomanie-perte de contrôle extrême»

Bonjour

C’est fête au village, bientôt vingt ans, de cheminement dans le mode de vie. J’ai lu dans le gros livre des AA : «  je ne changerais pas la pire de mes journées d’aujourd’hui, pour la meilleur de mon temps actif. »

Et c’est une de mes réalités maintenant. Je dis souvent que le but ultime, c’est le BONHEUR….un très gros mot valise……au contenu si vaste que je ne veux pas en explorer l’intérieur. Mais si j’accepte d’être ne serais-ce qu’un peu satisfait de moi, de commencer à m’aimer un peu plus chaque jour…..est-ce que ça ne ressemble pas un peu à la recette du bonheur????????

Comme le disais si bien Jean Pierre : «  Quand on aime on a toujours vingt ans…. ». Je sort de mon Sing Sing , d’une prison de ma confection à l’aide de mes actes et de mes façons de penser……..et aujourd’hui les nuages de ma vie se dissipent…..je vois le soleil et un magnifique arc en ciel se dessine dans ma vie……

Et comme disait quelqu’un d’autre « Après la pluie le beau temps, mais l’orage peu durer longtemps…. » J’ai fait durer très longtemps l’orage de ma vie une grande partie du temps qui m’était allouer en ce monde mais je vis aujourd’hui un arc en ciel magnifique.

J’ai le cœur plein de reconnaissance pour le plaisir d’être…..Dans les magnifiques couleurs du côté positif de la Force……..Il y a des choses qui ne changent pas, l’enfant en moi se réjouit de ce que je deviens…..

Qui se serait douté qu’un jour je serais fier de ne pas avoir consommé pendant vingt ans…..Pas moi ça c’est sûr….

Vingt ans, une vie…..mais pas une peine, une libération plus grande chaque jour……

Vingt ans pour avoir assassiner l’enfant que j’étais, vingt ans à lui laisser réapprendre la vie, la joie, le bonheur….Merci mon Dieu.

Je me rappelle il y a vingt ans, j’avais été voir René B. pour lui demander de me dire que j’étais alcoolique, car je ne voulais pas l’admettre par moi-même……..Merci René de m’avoir laissé découvrir ma vérité par moi-même.

Merci à Donald, Gérald, André….la ligue du vieux poêle….pour m’avoir laisser la porte ouverte à ce moment où je n’avais plus aucun désir de vivre…..de m’avoir accueilli parmi vous…..

Merci aux mouvements anonymes pour m’avoir supporter dans mes intenses recherches de l’être humain que j’avais perdu dans mes souliers……

Je dis parfois que la gratitude agrandie le cœur……alors si tu viens chez moi, apporte ta chaloupe, j’ai le cœur grand comme l’océan…….

Passe une belle journée, aujourd’hui

Pierrot 

Merci de votre visite

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19 avril 2004
Vol.: 01 - No.: 06

«alcoolisme-toxicomanie-perte de contrôle extrême»

Confiance en la vie

Je me suis réveillé cette nuit en proie à des cauchemars imprégnés de sentiments d’être coincé, de peur, de fuite impossible et je me rend compte que j’ai déjà vécu des situations semblables.

Bizarrement, ça coïncide souvent avec des baisses de foi en un Dieu tel que je me l’ai choisi. Un manque de confiance en la puissance supérieure que je me suis donné. Je me rends compte que ça part de moi et que c’est comme une recrudescence de ma personnalité dépendante qui m’a amené à tenter de détruire ma vie qui refait surface.

Un vieux proverbe dit : « Chassé le naturel il revient au galop »; et je crois que ma personnalité profonde qui m’a amené à mon bas-fond, est toujours présente en moi prête à resurgir si je baisse ma garde.  Si je délaisse mon entretient personnel dans la pensée positive, dans le recours aux mouvements anonymes, quand,  le partage avec d’autres personnes qui on suivi un chemin semblable pour se redonner une vie ensoleillé d’espoir et de bonheur, commence à faire défaut.

Pour moi, aussitôt que je reprend un tant soi peu le contrôle de ma vie au lieu de me laisser guider par ma Puissance supérieur qui m’aime et veux mon bien, je me dirige à nouveau vers le même sentier qui m’a amené à la faillite de ma vie.

Je dois m’entourer de gens qui cheminent, qui sont positifs, que je peux aider à l’occasion, je dois me souvenir d’en parler, que ce qui se passe à l’intérieur de mon cœur, n’est pas affiché à l’extérieur.

Je crois en la Vie, qui est mon professeur,  et qui ne me mènera pas  au combat sans me donner les outils dont j’ai besoin pour en revenir avec les leçons qui font ma vie.

J’ai souvenir d’un enfant qui a eu sa confiance abusée et qui a appris à contrôler les gens et les événements………tâche dans mon cas impossible et qui a failli me coûter la vie. Je suis de ces privilégiés qui ont eu une seconde chance et la force d’en profiter, mais ce n’était pas MA force, ce n’était pas  MA chance, c’est que : «  …si tu es encore vivant, c’est que ta tâche ici n’est pas terminée »R.Bach (Le messie récalcitrant).  Je crois que j’ai encore quelque chose à faire dans la vie, il me suffit d’avoir suffisamment confiance pour y croire et me laisser guider.  Quand je cesse de combattre, la vie guide mes pas dans la bonne direction, en douceur.

Pour aujourd’hui seulement, je vais demander d’avoir la SÉRÉNITÉ d’accepter les choses que je ne peux pas changer, le COURAGE de changer les choses que je peux, et la SAGESSE d’en connaître la différence……en laissant la vie guider mes pas.

Passe une belle journée, aujourd’hui.

Pierrot
 
 

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24 mai 2004
Vol.: 01 - No.: 07

«alcoolisme-toxicomanie-perte de contrôle extrême»

Homme de peu de foi

Comme il est facile de croire en une puissance supérieure, là où nous n’avons plus le choix.

Mais quand dans notre vie quand l’insécurité refait surface, et avec elle le désir de contrôler demain……Je retombe avec l’illusion de perte de contrôle et encore plus d’insécurité. Même si dans le passé des événements similaires ont à plusieurs reprises trouvés d’heureux dénouements quand j’ai réussi à lâcher prise et que j’ai fait confiance en la providence ou en ce qui me tiens lieu de PS.

Cette  nuit je me réveille, en sueur, en prise avec des angoisses face à un futur sur lequel je ne contrôle plus rien, et plus encore où je vais dépendre de l’humeur d’autres personnes ou institutions………Et j’ai peur…..Ai-je toujours été correcte dans mes interactions avec « LES AUTRES »……La panique…..c’est vraiment gros « LES AUTRES »……Que feront-ils quand MOI j’aurai des demandes ????? À quel sorte de respect aurai-je droit…….Si c’est au genre de respect que j’ai eu pour « BEAUCOUP D’AUTRES » j’ai encore plus peur, je me souviens dans mon temps actif j’avais le doigt plus vite que mon ombre pour plagier quelqu’un d’autre.

Lâcher prise sur des choses abstraites ou non vital, je parviens bien à les confier à ma PS, le résultat ne peu être pire que ce à travers quoi je suis déjà passé, MAIS dans les choses qui me sont primordiales ??????

Mais dans les choses qui me sont primordiales….la nourriture, le logement, la capacité d’aller là où je le désire……j’ai peur d’avoir faim, d’avoir froid de rester là où je suis……tout à coup ma belle confiance viens de s’envoler.

Qui aura du temps, le bien le plus précieux aujourd’hui, à me partager quand moi j’aurai plein de temps et plus la capacité de faire quelque chose avec.

L’insécurité, par conséquence, le manque de foi m’amène à vivre  de la négativité…….et pourtant…j’ai le choix…..aujourd’hui je choisirai d’être……

Passe une belle journée, aujourd’hui.

Pierrot
 
 

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28 juin 2004
Vol.: 01 - No.: 08

«alcoolisme-toxicomanie-perte de contrôle extrême»














L’AMÉLIORATION

Je lisais une réflexion ce matin sur la quête de perfection…..inatteignable…

À première vue, je ne comprenais pourquoi me fixer un but que je n’ai pas espoir d’atteindre, je trouvais cela désespérant.

Puis au cours de mes lectures dans notre littérature et celles de nos mouvements parents, j’en suis arrivé à la conclusion, que pour moi un dépendant, arrêter, c’est reculer.  J’ai compris que pour moi, atteint de cette maladie ou déficience ou je peux lui donner le nom que mon orgueil me permet d’accepter, le bien être, ou peut-être même le bonheur réside dans la persistance à vivre le mode de vie dans tous les instants de mon quotidien, à en faire vraiment une partie de moi, comme respirer; que pour moi, tendre à améliorer cet individu que je vois le matin dans le miroir quand je me rase, c’est une partie de la clef du bonheur.

Pour moi, un perfectionniste, si je veux changer un défaut en qualité, il faut, pour moi, tenter de m’améliorer, tendre vers la perfection. Comme dit dans la sixième étapes : « Nous avons pleinement consenti  a ce que Dieu élimine tous ces défauts de caractère ».  En utilisant mes traits de caractère à mon avantage plutôt qu’à ma perte, je consens à laisser ma PS travailler avec moi, à remodeler la pâte de mon être pour mon mieux être.

Je me sors aujourd’hui d’une période plutôt noir, et je réalise que je refusais de me laisser faire, à laisser ma PS faire le travail pour moi, je refusais mon droit au bonheur. Mon orgueil toujours fort en moi voulait faire le travail par elle-même encore une fois, refusant d’accepter mes nombreuses défaites, dans le passé,  à cette tâche.

Je ne prétend pas au bonheur total ce matin, mais je crois faire ce qu’il faut pour tendre dans cette direction, mon être profond me dit qu’en PERSISTANT  dans cette voie, si je veux être cohérent, il y aura toujours moyen d’être PLUS HEUREUX…… et encore plus…toujours…. (Le rêve d’un perfectionniste)

Je dois vous dire,  la gratitude qui m’habite d’avoir la chance de m’écrire et de partager mes pensées profondes avec vous. Pour aujourd’hui je me contenterai d’essayer de sourire et de voir dans mon cœur l’amour qui m’habite.

Passe une belle journée, aujourd’hui.

Pierrot
 
 

Merci de votre visite

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5 juillet 2004
Vol.: 01 - No.: 09

«alcoolisme-toxicomanie-perte de contrôle extrême»

L’inventaire

Lorsqu’il y a vente d’un bien, la première chose qui est faite, c’est l’inventaire de ce qui est réellement vendu et de sa valeur.

Par la En suite, il faut déciderdécider la décision de garder certaines choses ou et celle de s’en débarrasser puis ultimement, celle d’améliorer ce que nous trouvons nécessaire de conserver le cas échéant. . 

Pour moi, en tant que dépendant qui voyait tout en noir ou blanc, sans nuances, ce choix était des plus difficile à faire; mais en m’entourant de gens qui réussissaient à faire cette nuance dans leur vie, j’ai essayé d’apprendre.
Mais comment juger de la valeur de notre avoir ?

Comment en effet juger de la valeur de notre avoir ?  Et cette fois-ci, non plus d’un bien, mais de notre valeur personnelle ? 
Pour moi, en tant que dépendant qui voyait tout en noir ou blanc, sans nuance ce choix était des plus difficile à faire; mais en m’entourant de gens qui réussissaient à faire cette nuance dans leur vie, j’ai essayé d’apprendre.

Mon parrain m’a guidé sur la voie qu’ilqu’il que lui avait emprunté; celle-ci et qui me semblait moins confrontante!!! . (1)

Il commença par me suggérer de me trouver une qualité, mais d’être convaincu en mon forforfort intérieur que cette qualité faisait partie de moi, qu’elle était moi.

Le perfectionniste, je sais pour vous autres c’est différent, embarqua en grande et chaque fois que je parvenais à accepter d’être quelque chose de bien, une petite voix intérieure me disait que j’aurais pu faire mieux dans cette circonstance, alors si je pouvaispouvaisj’aurais pu faire mieux, c’est que j’avais fait mal…… donc ce n’était pas moi. 

Alors après quelque temps à me torturer et à faire du meeting « à planche » comme on dit parfois « dans le bran de scie aux genoux » mon parrain, encore lui, me suggéra de prendre un seul défaut, un seul à la fois, et me dit que pour chaque défaut il y a une qualité opposéeopposéeopposées et que la vie étant une recherche d’équilibre, je devais les placer en oppositionoppositionopposition et me situer sur un continuum entre les deux pour en arriver à améliorer la situation vers un équilibre en mouvement, jamais acquis. Il me suggéra d’imaginer ça comme des enfants sur une balançoire à bascule, l’équilibre, une distance et non un point confortable, parce que disait-il l’équilibre comme la vie n’est jamais statique, jamais acquis.-e.

Alors, j’ai cherché de l’aide dans les livres, avec des personnes ressources et tout ce à quoi je pouvais penser pour fuir la Vraie tâche(2) à accomplir.

Puis enfin à force de souffrance, je ne comprends que de cette façon, j’ai fait ce que j’avais à faire(3)

Libération.

Pour me rendre compte que je devais faire ça tous les jours, OUCH.
Mais qu’une fois le coup d’envoid’envoid’envoie parti, ce n’était plus difficile et même agréable de voir chaque jour que je pouvais et que je changeais pour le mieux. ParfoisParfoisQue parfois  mes vieilles habitudes reprenaient le dessus, mais je m’en apercevais aussitôt et me souhaitais de faire mieux le jour suivant sans me condamner pour autant, mais en me disant que je tenterais aussi de réparer les torts faits au fur et à mesure, sans laisser d’accumulation.

Une tâche jamais finie, mais combien agréable de me prendre en douceur enfin, de me donner cette douceur que je me suis toujours refusé.-e.  Et si les gens proches de moi s’en apercevaient par eux-mêmes même, et me le disaient, etethé bien bravo ce sera un plus, mais d’essayer de ne pas me faire d’attentes, parce que dans le monde d’aujourd’hui, pour les gens à l’extérieur des mouvements anonymes, qui vivent encore dans le traffictrafique, la perfection, hé bien c’est la normalité, ce doit être pour ça qu’il y a bien peu de gens normaux.(4)

Passe une belle journée, aujourd’hui.

Pierrot
 

1. -  Pourquoi ? Pourqui ? 
2. -  De quoi s’agit-il ? 
3. -  De quoi s’agit-il ? 
4. -  Je ne comprends pas ce que cette phrase veut dire. 

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9 août 2004
Vol.: 01 - No.: 10

«alcoolisme-toxicomanie-perte de contrôle extrême»

Croire

Selon le dictionnaire, considérer quelque chose comme vraie, possible.

«L’aviateur dit : Voila une caisse, le mouton que tu veux est à l’intérieur.
Et le Petit Prince de répondre : C’est exactement comme cela que je le voyais.»

(Le petit Prince, de St-Exupéry)
Serait-il possible que mon esprit dont je m’enorgueilli, soit mon principale obstacle dans ma compréhension de choses simples?

Les douzes étapes des AA m’amènent à croire en une puissance supérieure à moi pour me guider dans une vie meilleur.  À me faire accepter la faillite de ma vie et la possibilité de me réhabiliter.  À me faire accepter que dans un cheminement tendant à l’amélioration plutôt qu’à la perfection, je me rends la tâche réalisable et même désirable.

Une anecdote, « ON » me dit souvent, que je parle trop fort, que je rie trop fort…… Hé bien « ils » ont raison, je suis très bruyant, mais pas « TROP »  et j’en suis fier.  Je permets à l’enfant en moi, si longtemps enfermé, de s’exprimer et après tout une vie de refoulement, « IL » en a beaucoup à dire, à rire, à  récupérer…….

Aujourd’hui, je me permets d’ÊTRE et j’en suis fier, et je m’excuse pour les oreilles froissées, mais je m’accepte tel que je suis aujourd’hui, presque tout le temps.

Passe une belle journée, aujourd’hui.

Pierrot

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23 août 2004
Vol.: 01 - No.: 11
«alcoolisme-toxicomanie-perte de contrôle extrême»

Entrer en relation
 

Je lisais un texte qui décrit la difficulté pour un dépendant d’entrer sainement en relation avec d’autre .

Et j’ai commencé un inventaire des mes amis/amours.

Une chance que j’ai un chien qui lui m’aime de façon inconditionnelle, sinon, à part quelques membres des fraternités anonymes, mon univers serait pas mal désert.

Nous avons un degré d’intimité beaucoup plus poussé que du simple social,  mais,  L’AMITIÉ c’est quoi? 
Quand tu couches avec une amie, est-ce que ça devient de l’amour ? 
Ou bien, si c’est une amie qui couche avec moi est-ce que je suis obligé de l’aimer ?

Et l’affreuse réalité me rejoins encore une fois.
Je ne sais pas ce que c’est. 

Je suis un handicapé émotif. 

Vers quel professeur me tourner pour apprendre la vie ?

Vers qui me tourner pour avoir de l’aide, si je ne sais pas comment me faire des amis, et encore moins comment  être un ami pour quelqu’un?
Et c’est sur que si je n’y connais rien à l’amitié, je ne peux pas connaître quelque chose à l’amour. 

Je me rends compte que j’ai passé ma vie à essayer de me donner le change, jouer le rôle de celui qui aime, au mieux de mes capacités ou connaissances, mais je me questionne sur ma capacité  d’honnêteté avec moi-même et avec les autres ?

Ou bien si ce n’est pas une question d’honnêteté, peut-être en est-ce une de sincérité?

Ou peut-être que je m’amuse à couper les cheveux en quatre.
Je le dis souvent, MOI c’est différent.

Pour tenter d’explorer le sujet, je commence par en parler quand je suis dans une salle de meeting d’un groupe anonyme avec des membres pour tenter de voir si eux aussi ont eu le même questionnement et s’ils ont trouvé des réponses, LEURS réponses mais qui peuvent tout de même m’éclairer.

Je sais que quand je MANQUE d’amour, c’est souvent que le cerveau vient de descendre six pouces (15 cm) en bas de la ceinture, et ce que je  recherche à ce moment là c’est l’amour qui se fait et non celui qui se donne et qui se reçoit.

Je me souviens d’une femme que je croyais avoir blessé par le biais de son enfant, et que je fuyais dans une de ces salles, parce que je lui prêtais de la rancœur à mon égard, elle m’a rejoint et dis avec un beau sourire : « Fais attention au père  de mon petit fils »; Alors je me suis demandé si je ne lui avais pas prêté mes sentiments à mon égard, ne suis-je pas souvent mon juge le plus sévère et aussi mon propre bourreau.

Quand j’aime, est-ce que je m’aime par personne interposées?  Ou bien est-ce de la honte que je fuis.  Pour ce qui est de l’amitié, ne serait-ce pas la même chose, que le chemin à suivre pour arriver à mes fins ?

Je sais que quand je manquais de ma substance de choix, il n’y avait pas d’obstacles assez gros pour me rebiffer, j’arrivais d’une façon ou d’une autre à m’en procurer et à assouvir mon besoin. Serait-ce la même chose que j’ai tenter toute ma vie,  tenter de vivre, DE VIVRE.

D’un autre côté, est-ce que j’ai vécu ma vie à l’envers, me charger de responsabilités d’adulte tôt à l’enfance et aujourd’hui les attentes de l’enfance sont miennes?

Je suppose que je reviens encore au même point, prendre conscience,  de ce que je suis,  de ce que je me fais vivre,  accepter d’être ce que je suis,  et seulement ce que je suis;  puis avoir le courage de changer ce que je peux.
 

Passe une belle journée, aujourd’hui.

Pierrot

Merci de votre visite

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20 septembre 2004
Vol.: 01 - No.: 12
«alcoolisme-toxicomanie-perte de contrôle extrême»

J’ai reçu ce courriel qui me touche vraiment, et je veux le partager avec vous. 
Malheureusement je ne sais pas qui l’a écrit.

Pierrot

Les amitiés au fil de la vie.

Les amis entrent dans notre vie pour une raison, une saison ou la vie entière.
Si nous arrivons à déterminer pour chaque rencontre si nous l'avons faite pour une raison, une saison ou la vie, alors nous saurons comment réagir envers elle.

La personne qui passe dans notre vie pour une RAISON.
C'est généralement pour combler un besoin que nous exprimons (consciemment ou non).
Elle est là pour nous aider à traverser des difficultés, pour nous fournir des pistes, nous guider ou nous soutenir, pour nous aider physiquement, émotionnellement ou spirituellement.

Cela peut nous sembler une aubaine et c'en est une!
Elle est là aussi parce que nous en avons besoin.

Un jour, sans que nous n'y ayons la moindre part de responsabilité, cette relation fera ou dira quelque chose qui brisera le lien.
Peut-être...mourra-t-elle ou partira-t-elle, peut-être agira-t-elle de telle manière, que nous ne pourrons continuer de cheminer à ses côtés.

Ce que nous devons réaliser alors, c'est que notre besoin a été comblé, notre désir satisfait, qu'il n'y a plus de raison de cheminer ensemble et qu'il devait être temps de se séparer.

La personne qui passe dans notre vie pour une SAISON
Parce que notre tour est venu de partager, d'évoluer ou d'apprendre.
Elle nous apporte un sentiment de paix, ou nous fait rire. Il se peut qu'elle nous fasse découvrir quelque chose de nouveau, ou nous fasse faire quelque chose dont nous nous sentions incapable?
Celle-là nous apporte généralement une somme immense de joies.
Mais ce n'est que pour une saison.

Ceux qui sont là pour la vie entière
Ceux-là nous forgent pour la vie, nous aident  à construire nos bases émotionnelles.
Notre tâche est d'accepter les leçons, d'aimer et de mettre ce que nous avons reçu et appris dans les autres relations qui émaillent notre vie.
On dit que l'amour est aveugle, l'amitié, elle, est clairvoyante.

Merci de faire partie de ma vie!

Pierrot

Merci de votre visite

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15 novembre 2004
Vol.: 01 - No.: 13
«alcoolisme-toxicomanie-perte de contrôle extrême»

Se sentir blessé / faire du ressentiment

Parfois je me pose la question à savoir : Si je me sens blessé, est-ce que je fais de l’apitoiement?   Et si sa me frustre de me sentir comme tel, suis-je dans le ressentiment ?

Quand je regarde le mode de vie des groupes anonymes, je m’aperçois que ce sont là certains paramètres nous guidant dans notre cheminement.

Je vais vous raconter une anecdote :

Il y a quelque temps, j’ai tenté de faire partie d’un groupe littéraire sur le net. J’avais eu l’occasion de lire certaines de leurs pensées et j’y trouvais une belle simplicité, beaucoup de candeur et j’aimais beaucoup. Je fais ce qu’il faut pour être admis, on m’accueille chaleureusement et je commence à faire des contacts et à échanger des textes et j’aime beaucoup l’atmosphère du groupe.
Puis tout à coup, plus rien, le néant. J’essaie de reprendre contact avec les responsables du groupe, les modérateurs…..RIEN….NÉANT…
Je me sens blessé, d’avoir accordé ma confiance à des gens qui n’ont même pas la maturité et/ou la responsabilité de me dire que je ne cadre pas avec leur groupe, puisque c’est un groupe fermé, ils ont le droit d’accepter ou refuser qui bon leur semble basé sur des critères de leurs choix et je n’ai qu’à m’incliner devant leur décision.  Mais  RIEN  je me sens comme si j’avais été jeté aux ordures…. Sans commentaires…..inutile……bon à  rien…… et je vis un rejet intense.

Est-ce que je me fais trop d’illusions sur le monde qui m’entoure, me crée-je des attentes sur les AUTRES. 

Dans le mouvement, on me dit de lâcher prise, cela veut-il dire me refermer sur moi-même et ne plus croire à rien sauf à ma puissance supérieur, en suite on me traitera pour schizophrénie pour avoir perdu contact avec mon entourage, avec la réalité.

J’ai tellement jugé et rejeté tout ce qui n’était pas de moi.  Suis-je frustré de vivre ce que j’ai fait vivre à plein d’autre personnes avant?  Alors le ressentiment serait envers moi?

Je regrette, je n’ai pas de réponse…..

Je vous partageais seulement quelque instants de folies que je vie souvent au réveil au moment ou ma conscience s’éveille mais que ma raison elle ne l’est pas encore.

Passe une belle journée aujourd’hui.

Pierrot 

Merci de votre visite

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13 décembre 2004
Vol.: 01 - No.: 14
«alcoolisme-toxicomanie-perte de contrôle extrême»

La vie

Quelqu’un m’a fait parvenir, un jour, une citation de je ne sais qui, mais que j’ai bien aimée : 

« ...comme la glace des rivières et des lacs, ça te recouvre en entier et c'est la paix pendant quelque temps puis arrive une autre saison et c'est la débâcle. L'Amour s'amincie et se craque pour finalement disparaître avec le courant de la vie. » 

Parfois, une phrase, un mot, une pensée attire notre attention parce que nous sommes en accore ou en désaccord.  Personnellement je crois que l’amour, l’amour de la vie, la vie….  LES RÊVES que ce soit pour moi ou bien pour mes enfants, mes amis, c’est ce qui chez moi attise le feu de ma vie.

Aujourd’hui je me découvre un désir intense de vivre, de vivre ce que je peux faire de ma vie, et ça c’est la tire dans ma cheminée.

Parfois je tombe en sommeil… comme la braise au fond du foyer, puis un jour un léger souffle et c’est reparti un peu d’intérêt et ça brûle à nouveau.  En plus je prétends qu’il n’y a pas de vieux ou jeune feu, il n’y a que du feu, mon ami vous dirait que du bois d’épinette ne brûle pas de la même façon qu’une bûche d’érable, mais pour moi ils brûlent toutes les deux de l’intensité de la vie.

En ce mois de décembre, à l’approche des festivités et de l’année nouvelle, je veux vous faire mes excuses de m’être absenté du site quelque temps et je voudrais y reprendre mes activités et continuer à vous partager ce que je vie, aujourd’hui.

Passe  une bonne journée, aujourd’hui.

Pierrot

Merci de votre visite

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27 décembre 2004
Vol.: 01 - No.: 15
«alcoolisme-toxicomanie-perte de contrôle extrême»

Une situation « ENCORE »

Il arrive parfois quand je fais l’inventaire de ma journée, de ma semaine ou plus et que je me dise : « ENCORE ».

Je repasse dans les mêmes traces, je retombe dans les mêmes trous…  J’ai refusé la leçon, j’ai oublié l’important alors je revis les mêmes expériences.

Je relisais ce matin une lettre que j’ai écrite à une amie il y a de cela quelque temps et je réalise que je suis de nouveau à la porte d’une situation encore.

Lettre à une amie :

«…..je me rends compte que j’ai des amis sincère et que c’est moi qui les fuient en ne me laissant pas approcher. Je me rend compte que je suis terrorisé face à l’ INTIMITÉ …...je crains la vulnérabilité que sa nécessite…. Je ne fais pas confiance, et en moi moins qu’en tout autre….

…..Dans le mouvement anonyme dont je fais partie, on nous dit que pour changer, le plus important est de « Lâcher prise » de se laisser changer par les gens et les événements. De laisser la vie nous changer, de se contenter d’accepter les changements.  Je suis un « CON  BATTANT »….. je ne sais comment baisser les bras.  Donc je me fais vivre beaucoup de difficultés….. 

….je dois accepter de me laisser aimer, et je suis terrorisé à cette pensée. Pour moi, me laisser aimer à toujours signifier souffrir et en moi la terreur règne….. »

Je me retrouve «encore» au même endroit, «encore» une fois.  J’en prend conscience, est-ce que j’aurai le courage de lâcher prise… parce que pour moi ce matin, je réalise que sa prends du courage pour accepter que la vie poursuive son cours sans que MOI je contrôle les événements, ou que je me vende l’idée que je contrôle….

J’ai crû longtemps que je contrôlais les événements de ma vie et j’en ai  fait un désastre, un naufrage.  Je ne dois pas avoir compris je tente à nouveau de contrôler les événements de ma vie.

Ce matin je me questionne, est-ce que je vis vraiment, à fond le mode de vie en douze étapes avec lequel  j’ai choisi de vivre ma vie dorénavant et cela depuis quelques années.

(La suite bientôt)


 
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