Objet: Gerry
De: Alou
A: info@quandladrogue.com>
J'ai pris connaissance de
votre site et cela me rappelle tout ce que j ai pu faire pour mon enfant
afin de le (sauver) mais je me suis retrouvé épuisé
et à bout de force ...
Merci
Objet: Sérénité
partagée pour nos enfants
De: info@quandladrogue.com>
A: Alou
Cher Alou,
Il nous fait plaisir de
recevoir votre mémo. Il est difficile de trouver quelqu'un qui parle
le même language. Je sens que nous avons souffert face à cette
problématique qu'est la toxicomanie. Quant à nous, notre
fille poursuit sa descente en enfer.
Nous avons créé
ce cite pour aider les gens et aussi, pour grandir à travers le
cheminement de nos lectrices et lecteurs. ...
Suite à la réception
de votre mémo, nous avons fait une recherche pour nous renseigner
sur les programmes offerts. Nous avons trouvé trois documents qui
sont dès plus intéressants. Par sa lecture, je ressens déjà
un sentiment de bien-être personnel. Il est si difficile de vivre
cette réalité et je commence à peine à partager
mon désarroi.
J'aimerais inscrire quelques
mots retrouvés dans l'un des documents mentionnés ci-dessus.
Une personne confuse, déséquilibrée, hystérique,
se sentant coupable, inquiète et fâchée est rarement
le parent ou le compagnon idéal pour quelqu'un qui a un problème
de drogues. Lorsque les efforts pour communiquer avec le dépendant
s'avèrent inefficaces, nous devenons frustrés et nous nous
dirigeons vers de futures révoltes. Immobilisés par un sentiment
d'échec, de désespoir et de peur, tout comme le dépendant,
nous nions la réalité et refusons tout aide venant de l'extérieur.
.... Quelle que soit la cause de sa consommation, la famille peut facilement
accentuer le problème au point de provoquer des situations de crises.
...comprendre que la dépendance des drogues est une maladie. La
meilleure façon pour un membre d'aider son dépendant est
de travailler sur ses propres attitudes.
Quel plaisir de lire
ces quelques phrases. Nous sommes déchirés à travers
ces événements marquants. Nous tenons à vous remercier
pour votre participation puisqu'à travers votre partage, vous avez
amélioré nos connaissances et vous avez ouvert une autre
porte. Puisque ce problème de drogues est si répandu, il
est certain que nos lectrices et lecteurs trouveront comme nous cette information
tant recherchée.
Sérénité
à vous,
L'équipe
de «Quand la drogue n'est plus un jeu»
Objet:
Gerry
De:
Alou
A:
info@quandladrogue.com>
Je
tiens encore une fois à vous feliciter pour votre site concernant
la drogue ... Malheureusement trop de parents pleurent et se cachent parce
que la toxicomanie est illégale et honteuse et nos enfants sont
dans une engrenageà faire crever les plus audacieux. J'ai
compris avec les gens et les événements que la vie se charge
de nous, et à accepter notre impuissance devant une telle maladie
et surtout à éviter le rejet et la surprotection, pas toujours
facile nous le savons mais ensemble nous pouvons changer des choses (gerry)
si vous avez besoin de nous nous sommes là.
Objet:
Gerry
De:
Alou
A:
info@quandladrogue.com>
À
vous lire je sens déja votre souffrance vous avez...... j ai aussi
un enfant qui est encore très actif, j'aimerais pouvoir vouspartager
ce que je ressens moi aussi comme parent qui doivent souvent subir les
jugements et les culpabilites de cette société. Si vous avez
ICQ je serais enchanté de partager avec toi ou d'autres qui
vivent la même situation mon nick name est ,,,alou et mon numéro
ICQ est : XXXXXXX
Ensemble
nous pouvons, je le sais...
Objet:
Un partage sans reproche
De:
info@quandladrogue.com>
A:
Alou
Bonjour
Alou,
Nous
sommes confiants que nous pouvons peut-être commencer à s'ouvrir
à ce problème qui nous ronge quotidiennement. Je suis contente
que vous avez inclus dans votre mémo quelques informations sur votre
fils «il est encore actif». Cette problématique à
sa propre terminologie, c'est certain.
On
apprend graduellement les mots que chacun se serve pour élaborer
leur angoisse. Un monde cruel s'est bâti sans que nous ayions fait
rien pour le créer. Je n'ai pas vu ma fille depuis la fête
des mères l'an passé. De plus, ma plus jeune qui a 20 ans
avait cessé de me parler puisqu'elle considérait qu'une mère
se devait d'intervenir et que mon rôle était d'aider sa soeur
à se sortir de cet enfer. Comment aider une personne qui se noie
quand on ne sait pas nager. Je ne savais pas beaucoup mais, je comprenais
ce dicton.
Maintenant,
la plus jeune de mes filles me parlent par téléphone. Puisque
quelques jours avant Noël, elle m'a téléphoné
pour s'excuser de son attitude et pour son agressivité envers moi.
Mon noyau familial n'est plus. Quant à ma toxicomane, elle continue
sa descente graduellement mais sûrement. Je ne veux pas la voir parce
qu'elle va me détruire un peu plus. J'ai perdu ma confiance en moi
puisque mes enfants étaient la base de ma vie. Je sais qu'un
jour je serai enrichi par cette expérience mais, pour l'instant
j'essaie de tourner mes craintes face à l'avenir de mon enfant.
Je commence à peine à m'ouvrir à cette
réalité.
Un long cheminement qui demande une écoute saine. Mon mari m'apporte
cette chance et grâce à lui, je poursuis ma progression vers
l'acceptance face à cette situation. Trop longtemps je me suis enfermé
dans ma honte. J'ai tellement peur de perdre mon enfant.
Je
ne sais pas comment on vit cette problématique quand le toxicomane
est un garçon ? Personnellement, je commence à peine à
m'endormir sans craindre pour elle et quand à mes réveils,
je travaille très fort pour enjoliver mes pensées quotidiennement.
Je sais qu'un jour je grandirai et que cette expérience ne sera
qu'un mauvais souvenir mais, pour l'instant
j'essaie de contrôler mon optimisme en utilisant la méthode
des AA, 24 heures à la fois, un jour à la fois.
Comme
vous le savez, à chaque fois que nous recevons un e-mail, nous les
conservons pour ensuite les insérer dans notre site une fois par
semaine. Nous n'incluons pas le code personnel de chacun à moins
que la personne nous autorise à le faire. Avant d'inclure votre
dernier mémo, nous aimerions savoir si vous voulez nous permettre
de publier votre numéro ICQ accompagné de votre surnom.
Merci,
c'est la première fois que je me permets de crier ma peine sans
ressentir de jugement déplaisant!
À
bientôt,
L'équipe
de «Quand la drogue n'est plus un jeu»
Objet:
Gerry
De:
Alou
A:
info@quandladrogue.com>
Me
voilà de retour une autre fois. Je vous remercie de m'avoir écrit
cela me donne l'occasion de partager mon rétablissement. Quant à
moi, j'ai lu votre lettre attentivement et j' ai vu à quel point
la maladie devient familial, j'en suis conscient mais après avoir
passé par là, je puis t'assurer que cela n'est pas une question
de volonté mais de maladie... la différence entre «être
coupable et me sentir coupable». Je comprends ton problème
comme bien peu de gens le pourrait . J'ai un deuxième garçon
qui a consommé et qui s'en ai sorti avec les fraternités
narcotiques anonyme. Il a 10 ans d'abstinence totale de toutes drogues
,,, alors le rétablissement est possible pour tous. C'est pas facile
pour les parents car nous vivons les mêmes craintes et peur à
froid sans se geler et c'est très souffrant..Tu peux donner mon
numéro de icq si cela peut aider une personne, j'en serais
ravi. Et si tu es de Québec, je serais même disposé
à te rencontrer. À la grâce de Dieu, je vous
aime et prier Dieu d'accepter votre impuissance devant la maladie de votre
fille ..amitiés
Objet:
L'espoir d'atteindre le rétablissement
De:
info@quandladrogue.com>
A:
Alou
Bonjour
Alou,
Notre
communication commence à porter fruit puisque votre témoignage
est sain et pourra, j'en suis certaine, aider les membres
des familles qui vivent cette problématique. Quant à nous,
c'est un plaisir de vous lire puisque votre message est rempli d'espoir.
Aussi, j'ai peine à croire que votre deuxième fils a aussi
été au prise avec ce problème. Et maintenant, 10 ans
d'abstinence, c'est fantastique! C'est probablement pour ces raisons que
vous avez tellement progressé dans votre cheminement personnel.
Selon
moi, les gens qui vivent des vies sans douleur, sans problème ne
grandissent pas de la même façon que nous. Probablement,
parce qu'ils n'ont pas à verser des larmes, à chercher des
solutions ou à réaliser leur incapacité d'agir face
à des problématiques aussi destructives.
Nous
avons apprécié la suite de votre partage. Certaines expressions
utilisées sont réconfortantes. Par exemple : «Tu as
appris toute la différence entre être coupable et se sentir
coupable». Je pourrais discuter longuement sur ce sujet mais j'apprécie
d'apprendre cette différence et je m'exercerai à contrôler
la culpabilité que les gens, que certains membres de ma famille
m'ont si gentiment inculpés.
Aussi,
Alou vous mentionnez «cela me donne l'occasion de partager mon rétablissement».
Quel espoir ! Est-ce possible de se
rétablir de ces effets si déchirants. Un plaisir de penser
qu'un jour j'obtiendrai peut-être cette paix intérieure.
Après
les lectures que je me suis payées récemment, je comprends
que le toxicomane a normalement quatre voies qu'il prend non par choix
mais pour la survie de sa consommation. Il peut choisir de devenir voleur,
pusher (vendeur de drogue), prostitué ou danseur. Quant aux chanceux
qui réussissent à garder leur emploi malgré leur maladie,
ils resteront probablement moins marqués puisqu'ils n'auront pas
eu à descendre trop bas pour se procurer leur drogue. Quant à
ma fille, il m'est trop pénible de dire en quelques mots ce qu'elle
fait pour poursuivre sa consommation. Que Dieu protège mon enfant
des gens, des difficultés qui se trouveront sur son chemin.
Une
autre phrase que je garderai en mémoire est : «Nous vivons
les mêmes craintes et peur à froid sans se geler et c'est
très
souffrants». Avec le recul, je réalise que mon enfant devant
les problèmes de la vie a souvent choisi des portes faciles comme
: La drogue, la boisson, l'évasion, la fuite et j'en passe. Quant
à nous, devant ses choix, nous restions impuissants. On se sent
un peu stupide puisqu'on a pas réalisé qu'elle consommait
des drogues aussi dangereuses et ce, depuis un bon bout de temps. Cette
révélation a été toute une surprise et le début
d'une multitude de sentiments désagréables et destructeurs.
Dans
la dernière conversation que j'ai eue avec ma fille, elle me reprochait
de n'avoir rien fait face à sa maladie. Puis, elle a poursuivi en
disant qu'elle ne savait pas si un jour elle pourra me pardonner.
Et
moi, est-ce qu'elle ne m'a pas enlevé quelques choses de précieux
dans ma vie ? Est-ce qu'elle n'a pas détruit les liens et la relation
que j'avais avec sa soeur et avec elle ? Est-ce qu'elle n'a pas gâché
la qualité de mon sommeil et de mes réveils ? Et oû
sont passés ma quiétude, ma sérénité
et mon goût de vivre ? Sans oublier, cette confiance en moi que j'avais
acquis si difficilement ? Tous ces reproches me hante constamment.
Elle
ne reconnaît pas ses torts face à cette situation que nous
vivons. Elle n'assume aucune responsabilité suite à ces choix.
Il semble que nous les parents, nous devons poursuivre nos vies en subissant
les conséquences des gestes de nos enfants. Est-ce possible que
cette société se veule si exigeante face à nos responsabilités.
Quand je pense au gouvernement qui dit que nous devons NOURRITURE ET TOIT
à nos enfants. Qui va nous protéger si un pusher vient pour
se faire payer les dettes qu'elle a contractées? Qui va remplacer
mes biens qu'elle cherchera à vendre pour poursuivre sa consommation
coûteuse ? Qui va contrôler son agressivité grandissante
? Qui va réparer les séquelles de tous ces événements
?
Il
est facile de dire «Ne laisse pas tomber ton enfant ! Ouvre lui la
porte et porte lui secours». Il y a une multitude de belles phrases
que l'on peut utiliser pour manipuler son voisin et pour qu'il agisse selon
les normes, selon les règles créés par notre société.
Je
pourrais continuer l'élaboration d'effets néfastes sur nos
vies mais... à quoi bon. Nous sommes pris aux pièges devant
cette réalité. Je connais un père qui un jour pour
aider son enfant à payer des milliers de dollars en dettes impayés
par son fils. À multiples reprises, ce parent a dû intervenir
pour le dépanner de situation dangereuse. A-t-il posé ces
gestes pour taire la réalité ou pour répondre aux
exigences de la société ? Je ne sais pas. Quant à
nous, nos moyens financiers ne nous permettent pas d'envisager une telle
solution. C'est peut-être une bénédiction d'être
pauvre financièrement. Nous ne le savons pas ! Seul le futur nous
dévoilera si la voie suivie est la bonne ...
Aussi,
il y a environ un an, j'ai été rencontrer un intervenant
à un Clsc de ma région pour crier mon désespoir et
pourdemander à participer à des rencontres. Officiellement,
mon but était de rencontrer des parents concernés par cette
maladie. À ma déception, j'ai appris qu'aucun groupe n'existait
et que leur budget ne pouvait répondre à nos besoins. Ces
établissements aident les toxicomanes mais pas ceux qui les entourent.
Je peux comprendre que les temps sont difficiles surtout, avec les endettements
des provinces. Nos élus doivent couper leurs dépenses et
pour ces raisons, nous devons trouver nos propres solutions pour survivre
à travers les étapes de cette maladie.
Il
y a quelques temps, j'ai demandé à mon mari de créer
un site sur le web. J'avais plusieurs raisons, comme vous pouvez le constater,
pour demander un tel effort de sa part mais j'avoue honnêtement que
les résultats sont dès plus intéressants.
Merci,
pour votre écoute et surtout, pour la richesse de votre expérience.
Suite à vos recommandations, je vais prier Dieu pour accepter mon
impuissance devant la maladie de ma fille... et espérer qu'il entende
ma voix !
Et
pour terminer, la prière de la SÉRÉNITÉ
Mon
Dieu donne-moi la SÉRÉNITÉ d'accepter les choses que
je ne puis changer, le COURAGE de changer celles que
je peux et la SAGESSE d'en connaître la différence.
À
bientôt,
L'équipe
de «Quand la drogue n'est plus un jeu»
Objet: GERRY
De: Alou
A: info@quandladrogue.com>
JE TROUVE TELLEMENT INTERESSANT
NOS PARTAGES ET NOS ESPOIRS...
ensemble nous pouvons......
Objet: Le temps pour s'apprivoiser
De: info@quandladrogue.com>
A: Alou
Bonjour Alou,
Nous sommes très
heureux de savoir que vous appréciez notre partage et cela est réciproque.
De plus, j'avoue que nous
sommes des personnes «sauvages». La vie nous a marquée
et nous aimerions poursuivre nos conversations à travers nos e-mail
et s'apprivoiser graduellement. Ce que j'aime de cette relation sur le
web c'est le fait que nous pouvons garder l'anonymat. Je vous avoue qu'à
la suite de la maladie de ma fille, nous hésitons mëme àrépondre
aux appels téléphoniques qui proviennent de l'extérieur.
Nous sommes un peu encagés, vivant dans la peur d'être blessé
par les événements qu'elle nous raconte. Nous sommes bouleversés
mais nous essayons de poursuivre notre cheminement tout en aidant les gens
qui vivent la même problématique que nous.
Nous avons commencer à
utiliser ICQ, mais il faut avouer que nous travaillons en majeur
partie hors ligne. Hier, pour la première fois, nous avons
utilisé cette méthode de lien... Intéressant comme
façon de faire, ça c'est certain. Le temps nous manque et
nous essayons de répondre à tout le courrier quenous recevons
quotidiennement. Ce n'est pas une tâche énorme mais, avec
notre travail c'est un peu exigeant par moment.
Mais, il est certain que
nos communications sont profitables et dès plus intéressantes.
Je mets les efforts pour donner une vue d'ensemble et j'essaie de m'ouvrir
pour atteindre une certaine paix intérieure. J'ai beaucoup de travail
à faire pour contrôler mon agressivité envers ses choix.
J'aimerais tellement la prendre dans mes bras mais, cela m'estimpossible.
Quand je lui parle, je ne la reconnais pas. Son language, son sens des
valeurs tout a changé si drastiquement. L'essence qui faisait de
ma fille, cette être spéciale à mes yeux est parti.
Elle n'apprécie plus les gestes que son entourage lui rende. Elle
utilise un language vulgère et elle ne remercie pas Dieu pour les
bontés des autres.
Je sais, elle vie des
choses difficiles et je ne crois pas que je réussirais à
lui donner une écoute objective. Probablement, parce que ma mère
a marqué mon enfance et qu'elle ressemble beaucoup à elle,
par ses choix de vie. Mon désarroi est basé sur cette ressemblance
évidente qui existe entre les deux. Je ne parle plus à ma
mère depuis près de 4 ans.
J'estime qu'un enfant
à le droit de cesser une relation quand une mère ne sait
pas reconnaître ses fautes. Tant d'abuts marquent nos vies (mes soeurs
et frère) que pour nous il est difficile de s'accepter. Nous sommes
tellement marqués par nos souvenirs. Enfin, j'arrive à vivre
ma vie d'une façon saine et équilibrée mais, maintenant
mon enfant a déterré cette personnalité que je croyais
avoir rayé de ma vie.
Nos écrits ouvrent
des portes à la recherche de la base du problème qui ralentit
ma guérison et l'acceptance d'un mal que je ne peux changer.
Enfin, à la prochaine
session de thérapie progressive !
L'équipe
de «Quand la drogue n'est plus un jeu»
Objet: Gerry
De: Alou
A: info@quandladrogue.com>
Je vous lis et votre partage
et votre souffrance me rejoint tellement... J'aimerais vous voir et partager
ce que je vis de beau dans tout ça.
J'aimerais vous parler entendre
votre voix je suis avec vous..
Objet: Je pense à vous
De: Alou
A: info@quandladrogue.com>
Si tu savais à quel
point je comprends ta souffrance tu me ressembles tellement que j'aimerais
pouvoir partager avec vous autres ce que vous ressentez. ... Dieu aide
ceux qui n'essaient pas d'accomplir sa tache... prenez soin de vous c'est
ce qui est le plus difficile s'occuper de nous ,,,,,,bye
|