QLDNP1J
Quand la drogue n'est plus un jeu

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Objet: Consommation de drogues par ma conjointe
Date: Sat, 25 Sep 1999 09:48:30 -0400
De: Jocelyn D
A: qldnp1j@gsig-net.qc.ca

A qui de droit,

Je cherche à m'informer à savoir que puis-je faire pour aider ma conjointe qui consomme de la marijuana, de la cocaine et de l'alcool.

Je cherche présentement à m'informer le plus possible sur les effets secondaires de ces consommations pour savoir si ma conjointe est devenue dépendante. Il faut que nous vivons ensembles depuis 3 années, et qu'elle consomme depuis ce temps.

Le plus grand problème que j'éprouve actuellement se situe du côté des finances, et que je cherche une façon de ne pas subir les conséquences financières de ces consommations. Par contre, elle travaille seulement qu'à temps partiel, et elle n'a pas assez d'argent pour suffire à ces
consommations. Je dois donc lui donner de l'argent.

Finalement, je suis souvent contrarié, et je recherche de l'aide à savoir qu'est-ce que je pourrais pour ne pas subir ces conséquences.

Que puis-je faire ?

Merci d'avance pour votre aide.


Objet: Re: Consommation de drogues par ma conjointe
Date: Sun, 26 Sep 1999 11:19:43 -0400
De: result-lfn <qldnp1j@gsig-net.qc.ca>
A: Jocelyn D.

Bonjour Jocelyn,

J'ai bien reçu votre e-mail et j'ai fait parvenir votre correspondance à Monsieur Ronald Toupin auteur de «Les chroniques de Ronald Toupin»" que vous trouverez dans notre site. Selon moi, il sera plus apte à vous conseiller dans la problématique que vous vivez actuellement.

Pour ma part, je peux vous donner de l'information sur les drogues ainsi que partager avec vous mon expérience personnelle.

Après la lecture de votre lettre, je débuterai en supposant que votre conjointe est «polytoxicomane» puisqu'elle consomme plusieurs types de drogues. Aussi la question que vous vous posez est celle-ci «est-elle dépendante du produit ou non» donc, «est-elle prise au piège dans cette maladie qui affecte tant de personnes dans notre société?».

Pour répondre à votre question concernant la dépendance;

Je dirai que pour la marijuana, il n'y a pas de dépendance physique, mais il existe une dépendance psychologique et elle prend plusieurs années pour se développer. Par contre, pour la cocaïne quelques consommation peuvent suffire à créer une dépendance chez l'individu.  Selon mes recherches, et en ce qui concerne l'alcool, cela prend de 3 à 5 ans chez une femme pour devenir une alcoolique.

La notion de dépendance ne se rapporte pas toujours à la quantité absorbée, mais surtout à la fréquence d'utilisation ou de consommation du produit concerné. Dans mes lectures, j'ai découvert qu'il y avait trois stages de consommation dont:

  • Occasionnel (la notion de dépendance n'existe pas);
  • Mesuré (la notion de dépendance existe, mais n'est pas problématique);
  • Intensif (la notion de dépendance existe aussi bien physique que psychique).
Il faut savoir que la consommation de drogue sur une base régulière est une maladie comme l'alcoolisme.   Il faut que la personne qui consomme débute elle-même ses démarches pour arrêter sa consommation active. Pour ce faire, la première étape pour le dépendant est de réaliser ou d'arriver à la conclusion qu'il est devenu toxicomane et/ou alcoolique. Tant que cette première étape de l'acceptance n'est pas franchie par le dépendant, nous ne pouvons les aider dans leur cheminement face à l'arrêt du produit.

Quant à nous les proches, nous devons éviter de tomber dans le piège du facilitateur (pour exemple si je prends un extrait de votre correspondance «Par contre, elle travaille seulement qu'à temps partiel, et elle n'a pas assez d'argent pour sufir à ces consommations. Je dois donc lui donner de l'argent.».  Les chroniques de Ronald nous expliquent très bien tous les pièges associés à la prise de conscience se rapportant à ces maladies. (Je vous suggère fortement de lire le contenu de ses réflexions car elles sont grandes en message et en expérience auprès de cette clientèle problématique).

Donc, il est évident que nous ne savons pas comment gérer le problème par nous-même et que nous avons besoin d'aide pour comprendre les étapes et les malaises existants. De plus, il faut savoir que les toxicomanes sont experts dans leur rôle de manipulateur. Pour réussir à survivre cette problématique qui touche les aspects financiers, affectifs, psychologiques, etc. de notre quotidien, il faut apprendre à penser à soi-même, en premier.

Je terminerai sur cette question  «Et vous Jocelyn que voulez-vous vraiment?»

En espérant que cette correspondance sera le début d'un cheminement positif dans votre vie,
 

Result, un membre de l'équipe de «Quand la drogue n'est plus un jeu»



Objet: Correspondance/Jocelyn D./Ronald Toupin
Date: Sun, 26 Sep 1999 17:01:10 -0400
De: Ronald Toupin <fairelepoint@videotron.ca>
A: Jocelyn D.

Bonjour

Mon nom est Ronald Toupin - je suis intervenant en alcoolisme et autres toxicomanies et je collabore par la  rédaction d'une chronique bi-hebdomadaire sur le site «Quand la drogue n'est plus un jeu»...

>Jocelyn D. a écrit
>A qui de droit,

>Je cherche à m'informer à savoir que puis-je faire pour aider ma conjointe qui consomme de la marijuana, de la cocaine et de l'alcool

RT - Vous devez savoir monsieur D. que la toxicomanie qui est considérée par certains
comme étant une maladie et par d'autres, un style de vie... comporte plusieurs facettes... dont celle de déstabiliser les être chers qui entourent le ou la toxicomane...

Sans trop connaître la situation de votre conjointe... je peux avancer qu'elle est coinçée dans un
piège... celui de la dépendance aux drogues psychotropes...  et il est très très rare qu'une personne toxicomane peut s'en sortir seule!

>Je cherche présentement à m'informer le plus possible sur les effets secondaires de ces consommations pour savoir si ma conjointe est devenue  dépendante. Il faut que nous vivons ensenbles depuis 3 années, et qu'elle consomme depuis ce temps.

Avant de répondre à des questionnaires plus structurés... posez-vous les questions suivantes :

1.    Est-ce que votre conjointe consomme dans des moments où elle avait prévu ne pas consommer...
2.    Est-ce qu'elle consomme plus que les quantités prévues...
3.    Est-ce qu'elle prend beaucoup de son temps pour se procurer son produit... beaucoup de son temps pour le consommer... et... beaucoup de son temps pour récupérer...

4.    Est-ce que des facettes de sa vie personnelle, familiale, sociale, et professionnelle se détériorent...


Ces questions répondues honnêtement peuvent tout de suite vous donner des indices de la gravité du problème.

>Le plus grand problème que j'éprouve actuellement se situe du côté des finances, et que je cherche une façon de ne pas subir les conséquences financières de ces consommations. Par contre, elle travaille seulement qu'à temps partiel, et elle n'a pas assez d'argent pour sufir à ces consommations. Je dois donc lui donner de l'argent.

RT - Ca... c'est souvent un des problèmes qui prodominent... l'argent.  Vous allez devoir mettre vos limites... en tout cas... en ce qui concerne votre argent personnel.  Votre conjointe... ne peut plus fort probablement contrôler... ses drogues et son argent!

>Finalement, je suis souvent contrarié, et je recherche de l'aide à savoir qu'est-ce que je pourrais pour ne pas subir ces conséquences.

RT - Si vous êtes contrarié... c'est que vous commencez à vous appercevoir jusqu'à quel point vous êtes impuissants devant les dépendances de votre conjointe... C'est plutôt difficile à accepter...

>Que puis-je faire ?

RT - Vous avez besoin de réagir... de respecter vos limites bien à vous... de prendre position...
Vous avez un grand besoin de support de la part d'une autre personne... professionnelle ou pas...

>Merci d'avance pour votre aide.

RT -  Ce n'est qu'une entrée en matière que j'ai fait avec vous...
Aussi, l'équipe de «Quand la drogue n'est plus un jeu»... peut sûrement vous apporter du support...
mais vous devrez... de votre part... réagir!
Ronald Toupin



 

Objet: Re: Correspondance/Jocelyn D./Ronald Toupin
Date: Sun, 26 Sep 1999 22:07:47 -0400
De: Jocelyn D.
A: Ronald Toupin <fairelepoint@videotron.ca>

M. Toupin et le groupe <<Quand la drogue n'est plus un jeu...>>

Je tiens à vous remercier du fond de mon coeur pour votre intervention, ce qui va me mettre sur pied à savoir les gestes que je dois poser.

J'aurais une dernière question à vous poser. J'aimerais savoir quels sont les services que vous offrez, vous et le groupe ''Quand la drogue n'est plus un jeu'' ?

Ceci parce que j'aurai problablement d'autres questions dans le futur, et je voudrais aller dans le droit chemin pour poser celles-ci.

Merci encore mille fois pour votre intervention et votre aide.

Jocelyn D.


Objet: Correspondance/Jocelyn D./Ronald Toupin
Date: Tue, 28 Sep 1999 17:13:48 -0400
De: Ronald Toupin <fairelepoint@videotron.ca>
A: Jocelyn D.

Bonjour Jocelyn D.

>Jocelyn D. a écrit
> Je tiens à vous remercier du fond de mon coeur pour votre intervention, ce qui va me mettre sur pied à savoir les gestes que je dois poser.

RT -  Les pistes que je vous ai donné sont basées sur mon expérience comme intervenant en alcoolisme,  en toxicomanie et auprès des familles.

>J'aurais une dernière question à vous poser. J'aimerais savoir quels sont les services que vous offrez, vous et le groupe ''Quand la drogue n'est plus un jeu'' ?

RT - Personnellement... avec ma chronique... je peux donner des pistes intéressantes d'intervention...  Aussi, si les gens comme vous me questionnent... je réponds... et je réfère...

Prochainement, je vais tenir des journées intensives d'information en alcoolisme et autres toxicomanies et pour l'aide aux familles...

Le site QLDNP1J... en est un d'information... de support... d'accompagnement...

>Ceci parce que j'aurai problablement d'autres questions dans le futur, et je voudrais aller dans le droit chemin pour poser celles-ci.

RT - Ne vous gênez surtout pas pour communiquer avec nous...

>Merci encore mille fois pour votre intervention et votre aide.

RT - Je vous salue monsieur D. et je vous suggère... de penser à vous... dans le problème que vous vivez présentement avec votre compagne!

Bonne fin de journée!



 Objet: QLDNP1J de Jocelyn D
Date: Mon, 04 Oct 1999 22:11:54 -0400
De: Jocelyn D
A: qldnp1j@gsig-net.qc.ca, fairelepoint@videotron.ca

Bonsoir M. Toupin, Result et Nayou de QLDNP1J

Je tiens à vous remercier du fond de mon coeur, pour la conversation que nous avons eu sur le "chat" de votre site dimanche, le 3 octobre 1999.

J'ai eu beaucoup d'émotions ce soir la, et cela m'a fait beaucoup de bien. Je tiens à vous préciser que j'envisage contacter la "Maisonnee de Laval", comme vous me l'avez bien mentionné, M. Toupin. Mais je préfère y aller avec douceur et prendre tout le temps nécessaire.

Bref, je veux prendre tout le temps dont j'ai besoin pour réfléchir, réagir et consulter. Au moins, je ne me sens pas seul avec vous. Même si je ne vous ai pas parlés, je sais que je peux vous faire confiance, et ne sais pas comment vous remercier. "Quel belle invention Internet" !!!

Comme vous le savez peut-être, j'ai déjà été en dépression majeure en 1998, du à un problème qui remonte à mon enfance. Je me pose présentement les questions suivantes; Avais-je été en dépression parce que ma conjointe consomme des drogues et consomme de l'alcool ? Ou bien j'avais trouvé le vrai problème (relié à mon enfance) ?

Tout est tellement vague dans mon esprit, quand j'y pense au fond de moi. Je me demande toujours pourquoi cela m'est arrivé. Suis-je une mauvaise personne ? Suis-je une personne qui n'est pas digne de trouver le bonheur dans la vie ? Bref, je me sens emprisonné. Je sens mes mains liées,....incapable d'affronter,....de réagir,... de réaliser des projets, etc... De trouver le bonheur ! quoi !

Pour conclure, je vous remercie encore mille fois pour votre support. Je ne sais pas ou vous trouvez votre énergie pour accomplir cette tâche,... mais un jour,.... je serai capable de vous remercier comme vous le méritez si bien. Je ne sais pas si c'est Dieu qui m'a demandé de consulter,... ou de faire des recherches pour m'aider à m'en sortir,... mais c'est une belle coincidence de vous avoir trouvés en ce moment même.

Encore une fois, ...Merci...
Jocelyn D


Objet: Conversation sur le Chat
Date: Tue, 05 Oct 1999 14:24:49 -0400
De: result-lfn <qldnp1j@gsig-net.qc.ca>
A: Jocelyn D.

Cher Jocelyn,

J’ai eu beaucoup d'émoi à écouter Result me lire ta correspondance qui date d’hier. Que d’émotions ressentis à travers cette lecture. Il est plaisant de recevoir des écrits fait avec tant de profondeur. Notre équipe est fière de participer à ton équilibre en te donnant l’écoute et en partageant nos expériences de vie.

Personnellement, je suis Lee et j’écris les chroniques d’une mère. J’ai maintenant 20 chroniques à mon actif. Depuis la chronique no. 15, j’ai commencé à déballer mon sac de misères sous la section que j’ai intitulée «Le masque de l’innocence». Pour ce faire, je passe de longues heures à faire face à mes bébittes du passé. Je suis consciente qu’il est trop tard pour changer les souffrances vécues pendant ma jeunesse mais les marques laissées par les gestes de ma mère et de son conjoint, me désorientent continuellement.

J’ai passé la quarantaine et toujours, j’ai l’impression de marcher en béquilles. Certains visitent des psychologues, des professionnels en santé, des psychiatres mais, j’ai choisis la voix de l’écrit. Pour ce faire, il faut se permettre de s’exprimer sous l’encre ou sous l’usage de notre clavier. Une merveille qui parfois se résume en une marre de larmes mais toujours constructive.

Tant tes écrits, je lis certaines réflexions que je me permettrai de reproduire «Suis-je une mauvaise personne?» «Suis-je une personne qui n’est pas digne de trouver le bonheur dans la vie?» Et tu mentionnes aussi «Bref, je me sens emprisonné. Je sens mes mains liées, incapable
d’affronter, de réagir, de réaliser des projets, etc. De trouver le bonheur ! quoi».

Quel beau partage mais remplie d’incertitude face à ton avenir. Il est certain Jocelyn que tu n’es pas une mauvaise personne. Dans la vie, le Tout Puissant nous fait passer à travers des routes sinueuses et ce, dans le but de nous faire grandir et de nous apporter des leçons de vie.
Ton enfance a été malheureuse et tu vis avec des séquelles laissées par ces images renflouées, par ces gestes posés et parfois nous grandissons dans l’incapacité d’atteindre notre meilleur de nous-mêmes. Oui, je sais et c’est pourquoi je fais cette démarche personnelle face à ma vie
d’enfant, face à ces injustices. Je le fais peut-être pour faire réaliser à ceux qui consomment qu’ils peuvent laisser des séquelles monstrueuses de larmes, de déséquilibre, de tristesse incompris, et beaucoup plus.

Tu as deux gros problèmes : tes blessures reliées à ton enfance et la toxicomanie de ta conjointe. Je comprends ta difficulté car pour ma part et celle de Result, c’est ma fille âgée de 24 ans qui est toxicomane et qui nous a fait vivre des émotions désastreuses et pénibles. Nous avons
vu des images face à cette réalité laissent un goût amère. Tu entreprends les bonnes étapes en cherchant de l’information et en te créant des objectifs à court et à long terme. Je t’accompagne dans ton évolution et dans ta recherche du bonheur.

Result et moi, te remercions pour la gentillesse de ta correspondance. Si tu as besoin d’une écoute, ou simplement de partager ton angoisse, écris-nous et nous nous ferons un plaisir de prendre un instant pour mieux de connaître.



 

Objet: Correspondance / Jocelyn D / QLDNP1J
Date: Tue, 05 Oct 1999 22:07:25 -0400
De: Jocelyn D
A: qldnp1j@gsig-net.qc.ca, fairelepoint@videotron.ca

Bonsoir M. Toupin, Nayou, Result, Lee, et toutes l'équipe de "Quand la drogue n'est plus un jeu"
(je m'excuse si j'ai oublié de nommer quelqu'un)

Merci pour votre lettre de mardi le 5 octobre 1999. Cela me fait chaud au coeur lorsqu'on sent que quelqu'un
prend le temps de nous écouter, et de nous parler avec tant de sagesse comme vous le faites si bien.

C'est plus fort que moi ...Je sens le besoin de vous écrire les faits de ma vie !...Cela me permet de m'exprimer
comme bon me semble, sans aucun jugement porté à mon égard, avec respect et en toute honnèteté. Je me
détend beaucoup en écrivant, et en partageant mes émotions, avec des gens qui comprennent ce que je
ressens. C'est si difficile de nous faire comprendre aujourd'hui.

L'écriture est pour moi une forme de chanson que je compose au fur et à mesure, et qui ne se termine jamais.
Vous allez peut-être dire que ce n'est pas le but de vos interventions, mais vous êtes les seules personnes que
je connaisse en qui je peux faire confiance et exprimer des choses qui sont ancrées depuis longtemps dans
ma mémoire, et qui font surface dans ma vie quotidienne.

Je ne veux pas utiliser tout votre temps, je sais que vous êtes des intervenants pour les proches parents de
toxicomanes et d'alcooliques, mais je vous le dit encore, c'est plus fort que moi. Je dois écrire pour laisser
sortir les mauvaises pensées qui grugent mon esprit quotidiennement. Même je crois, si j'en ai les moyens,
écrire un roman en utilisant les étapes de ma vie.

Laissez moi vous raconter un peu, une des choses les plus merveilleuses qui m'est arrivée dans ma jeunesse,
malgré les douleurs et endurances qui j'ai surmontées.

J'avais alors environ 17 ou 18 ans lorsqu'une idée m'est venu d'écrire un poême.... Une chanson qui réfléterait
le cour d'une vie,... de ma vie.... J'ai donc donné un titre à ce poême...."Insight". Cette chanson explique les
souffrances que j'ai du endurées durant ma jeunesse, comme un passage le dit si bien; "On m'avait promis le
bonheur dans la vie,.... mais c'est ici....que tout fini...."

Maintenant que je suis dans la trentaine, je sens cette chanson dans mon esprit comme je la sentais il y a de
cela 14 ou 15 années déjà. Pour moi, avec le problème que je vis actuellement, c'est comme si je me sentais
retourner dans le passé.

On m'avait confié une énorme responsabilité étant très jeune, 7 ou 8 ans à peine, je ne me rappele pas
exactement l'âge que j'avais parce que cela fait longtemps. Et aujourd`hui.... on me confie une aussi grosse
responsabilité. Ce n'est pas la même cause, mais pour moi c'est pareil. Je dois toujours cacher quelque chose
de la réalité, aux risques de conséquences graves qui pourraient survenir si jamais ces choses apparaissent à
la vue de tous,... si les gens finnissent par connaître les choses que je dois cacher.

C'est pour cette raison que je dis que j'ai les mains liées, que je me sens en prison, que ces responsabilités
m'empêchent de réaliser des projets que j'aimerais tant faire ou accomplir.

Bref, je pourrais continuer de cette façon pour encore des pages et des pages, je crois que je ne pourrai
jamais terminer mon histoire. Mais j'aimerais tant pouvoir continuer de vous écrire comme je viens de la faire
en vous transmettant ce message. Cela me fait beaucoup de bien, mais j'espère une chose...c'est de ne pas
vous embarasser avec mes problèmes.

Vous êtes les seules personnes que je connais présentement, qui me laisse la liberté de m'exprimer comme
jamais j'ai pu le faire auparavant.

Je sais que vous en avez  eu possiblement de plus gros problèmes à régler que les miens, puisqu'il sagit d'un
membre de votre famille, mais cela me détend beaucoup, me permet d'oublier un peu... et me permet de
mettre un peu d'ordre dans mon esprit.

Je vous remercie encore, et j'espère pouvoir vous rencontrer un jour. Pour moi, ce serait formidable de
rencontrer des gens comme vous.

Merci....
Jocelyn D


Objet: La sagesse de se prendre en main
Date: Thu, 07 Oct 1999 14:38:25 -0400
De: result-lfn <qldnp1j@gsig-net.qc.ca>
A: Jocelyn D

Bonjour Jocelyn,

Je prends le temps de poursuivre notre correspondance qui porte fruit et qui m’apporte un soulagement intérieur. J’aimerais t’expliquer quelques choses au sujet des personnages qui travaillent pour le site «Quand la
drogue n’est plus un jeu». Présentement, nous sommes 4 adultes qui sont reliés par une problématique qui nous touche à différent niveau de notre vie.

Pour mieux t’expliquer voici : Ronald Toupin est un ex-alcoolique et un intervenant possédant une grande expérience de travail en toxicomanie et en alcoolisme. Son expertise dans le domaine est reconnue et appréciée. Quant à Nayou, il est le père d’un jeune homme âgé dans la trentaine qui est toxicomane depuis plus de vingt ans. Pour survivre cette problématique si déchirante, Nayou et sa femme, aident les gens, les
proches à mieux vivre leur co-dépendance. Je dois conserver l’anonymat concernant les détails de l’aide qu’ils apportent à cette population mais, crois-moi que ces gens sont précieux et d’une simplicité attachante.

Quant à Result, il est le coordonnateur de ce site, il dépense beaucoup de temps à faire de la recherche et il essaie d’améliorer la qualité des images, la présentation des pages et le contenu des textes. Et finalement, moi je suis Lee, la mère d’une toxicomane âgée de 24 ans. Ma fille s’est fait jeter en dehors de deux maisons de thérapie et elle a quitté la troisième récemment pour aller vivre avec un résident qui avait presque terminé son traitement d’une durée de cinq mois. Result, Nayou, Ronald et tous nos visiteurs m’aide à mieux vivre mon impuissance face aux dépendances de mon enfant.

Je compose des chroniques à raison d’une fois semaine, dans lesquelles je partage mes émotions, la richesse de mes contacts, mon désarroi en tant que parent et surtout mon expérience. Donc, maintenant tu auras une image plus réelle des gens qui composent ce site et qui souhaitent tout simplement, aider les autres à mieux vivre les étapes de cette problématique.

Je poursuivrai ce partage plus tard car mes responsabilités m’appellent,

À bientôt,

Lee, un membre de l’équipe «Quand la drogue n’est plus un jeu» te salue!
 


Objet: Toxicomanie dans le couple
Date: Thu, 07 Oct 1999 16:48:35 -0400
De: Jocelyn D.
A: qldnp1j@gsig-net.qc.ca, fairelepoint@videotron.ca

Bonsoir à tous,

Aujourd'hui, je crois que j'ai franchi une étape importante, malgré un problème important qui nous est survenu, moi et ma conjointe.

J'avais  une contravention qui n'était pas payé depuis des mois de cela, et je n'ai pas besoin de vous dire pourquoi elle n'était pas encore payée. Les huissiers sont venus  chez moi dans la journée, hier, et ont
voulu saisir mes biens. Ma conjointe, étant présente, a du se débattre elle-même pour les supplier de ne pas prendre mes biens et de nous laisser une autre chance pour pouvoir aller payer la contravention.Ce
qui lui a permis de s'ouvrir les yeux, un peu, sur les problèmes et/ou les conséquences de la drogue consommée par elle, que je dois affronter quotidiennement.

Lors de mon retour du travail, j'ai appris cette mauvaise nouvelle, et c'est à ce moment que j'ai réagi. Premièrement, j'ai demandé à ma mère si cela lui était possible de nous aider à payer cette contravention.
Elle a accepté, et elle est venu me voir dans la soirée (hier). Heureusement, ma conjointe travaillais au soir, et j'ai pu franchir une étape. Je veux dire par la que je me suis confié à ma mère, Je lui tout expliqué les problèmes que je vis actuellement, dans le but de laisser sortir mes émotions, et non dans le but de transmettre mes problèmes personnels.

Aujourd'hui même, elle m'a mentionné qu'elle avait de peur et qu'elle était inquiète. Elle sentait que quelque chose allait lui arriver. Sans trop savoir d'idée. J'ai donc trouvé le moment opportun pour lui expliquer un peu mes problèmes de co-dépendance. Par contre, étant que c'est la première fois que je lui explique cela, la réaction fut négative.

Finalement, je n'ai pas de regret, je crois que j'ai franchit une étape importante, je commence à réaliser que j'étais en train de m'oublier, et je crois qu'elle réalise à quel point cela me blesse, et me donne une vie "d'enfer", quoi !....

Bref, j'aimerais savoir si je suis sur la bonne piste, ou si je suis en train de tomber davantage. Étant donné qu'il y a encore beaucoup de zones grises dans mon esprit.

Merci,

Jocelyn D.


Objet: Votre prise de conscience
Date: Mon, 11 Oct 1999 19:57:25 -0400
De: result-lfn <qldnp1j@gsig-net.qc.ca>
A: Jocelyn D.
 

Bonsoir Jocelyn,

Plusieurs heures se sont écoulées depuis notre dernier contact, mais je prends le temps de compléter comme mentionné ma correspondance.

J'ai lu et relu, les détails de cette journée que tu as décris et dans laquelle les huissiers sont venus chez toi pendant que tu travaillais pour saisir tes effets personnels suite au non paiement de ta contravention. Aussi, tu poursuis en disant que grâce à cet incident, ta conjointe qui consomme a compris que sa dépendance vous empêche de payer les frais que vous devez assumer.

Il est certain qu'il y a toujours des conséquences à poursuivre cette consommation de stupéfiants. Cette pratique est coûteuse non seulement au niveau financier mais, aussi du côté de la santé. Elle met en danger
la santé future de celui qui consomme en causant des ravages qui sont parfois cachés mais présents.

Personnellement, je m'inquiète pour ma fille et pour les séquelles laissées par sa consommation de cocaïne et de toutes les autres drogues. Je sais que ses narines sont transpercées et qu'il est trop tard pour y
remédier. J'espère sincèrement que quand le temps sera venu, qu'elle pourra avoir des enfants en santé. De plus, j'espère qu'elle reprendra son métier et utilisera toutes ses capacités manuelles et verbales, comme par le passé.

Tu as raison quand tu mentionnes que tu crois avoir franchi une étape importante en décrivant que tu as partagé avec ta conjointe les signes reliés à ta co-dépendance. Ces émotions sont difficiles à vivre et je
sais ce que tu ressens. On s'inquiète, on s'interroge, on se blâme, on met en jeu notre équilibre émotif, nos buts futurs et il nous arrive trop souvent de passer des heures à chercher le sommeil car trop de craintes nous envahissent. On vit dans un monde insécure et on ne voit pas la lumière au bout du tunnel.

Ta conjointe devra admettre sa toxicomanie pour entreprendre les étapes en relation avec sa thérapie ou avec l'arrêt de sa consommation.  Ma fille a pris du temps avant d'admettre sa dépendance. À la lecture de mes chroniques, elle a compris bien des choses. En particulier, que nous les proches ont souffrent, ont vit des moments d'incertitude qui nous portent à s'isoler, à cacher nos émotions et même, à vivre de la honte
face leur comportement. Nous vivons dans le noir, dans l'ombre de leur dépendance. Mon ami Nayou m'a beaucoup aidé au début dans mon cheminement et puis, Ronald Toupin m'a donné l'écoute et à créer une
relation d'aide nécessaire à mon équilibre.

Aujourd'hui, je suis en mesure de comprendre et surtout d'accepter mon impuissance face à sa toxicomanie. Je ne peux la forcer ou la changer, je ne peux que lui donner une écoute et l'amour, avec un petit A.
Savais-tu que pour moi et ma fille, qu'une distance nous sépare, qu'un détachement évident s'est créé entre nous.

Pour ma part, c'était la seule façon de survivre mon impuissance face à la vie de mon enfant, face à ses choix. Maintenant, j'ai les outils nécessaires pour affronter mes émotions et mon déséquilibre en tant que parent. J'espère tout simplement que le Tout-Puissant les protégera dans leur quotidien.

Je te laisse en espérant que Dieu vous aidera dans l'ampleur de vos démarches. Que votre amour soit grand!

Lee,
un membre de l'équipe de «Quand la drogue n'est plus un jeu» te  remercie pour ton partage et pour ta patience.

À bientôt,


Objet: Correspondance / Jocelyn D.
Date: Tue, 12 Oct 1999 22:56:01 -0400
De: Jocelyn D.
A: qldnp1j@gsig-net.qc.ca, fairelepoint@videotron.ca

Bonsoir Lee,

Je te remercie pour ta correspondance du 11 oct 1999. Dommage que je n'ai pas pu me rendre au "chat" du dimanche le 10 oct 99, pour converser avec vous, mais je pourrai me reprendre au prochain dimanche.

Nous amorçons une nouvelle semaine, et je trouve cela très pénible, je me sens très seul et impuissant face aux problèmes que nous essayons de surmonter. Suite à la difficulté que nous avons eue avec la contravention que nous avons du payer, je considère cette semaine un peu comme l'enfer. Nous n'avons pas d'argent, je souffre des conséquences financières exactement de la même manière que ma conjointe, par contre sans consommer.

Vous savez ! Cette contravention n'est pas tout. Nous devons effectuer un paiement presque aussi élevé que notre loyer, qui est une vieille dette que nous n'avons pas pu se débarasser en deux années. Pourquoi ? Parce que nous ne prenions pas nos responsabilités comme nous aurions du les prendre. Et je crois que les gens de ce genre oublient leurs responsabilités, ou ne mettent pas d'importance à ces responsabilités.

Aussi, ma voiture a tombé en panne il y a de cela trois (3) mois déjà, et je n'ai pas pu encore trouver les fonds nécessaire pour faire la réparation de celle-ci. Je dois donc me déplacer en autobus tous les matins. Je trouve cela très frustrant de voir ma voiture stationnée tous les matins, pendant que j'attend l'autobus.

Bref, tous ces problèmes parce que nous éprouvons d'énormes difficultés financières. Le seul passe-temps que je peux me payer dans le moment est Internet. Heureusement pour moi que je vous ai trouvés sur Internet, je crois que j'aurais explosé.

Vous savez, j'ai l'impression de me noyer dans tous ces débauches, ces problèmes, ces anormalités, etc..... La seul bouée pour m'aider à sortir de ma noyade est la vôtre, et je la sens très loin de moi. Je ne suis pas capable de m'agriper à cette bouée pour sortir de cette océan.

Pourtant, j'essaie de m'en sortir depuis longtemps, mais il y a toujours quelque chose qui m'empêche de m'agriper....qui m'éloigne de plus en plus.... C'est très étrange ce que je sens actuellement.

Je me sens délaissé... je me sens seul au monde...je ne me sens pas Aimé, quoi !

On dirait que lorsque je veux m'affimer, que personne ne m'écoute...ne me comprend....ne me considère... etc....

Je vis un espèce d'enfer, je n'en sais trop rien. J'ai besoin d'aide, de support moral, de quelqu'un qui va me dire quoi faire et quoi ne pas faire. Je suis sur le point de tout abandonner, je me sens très faible, et au bout de mes forces.

Il y a des moments que je me dis "Cela ne sert plus à rien, j'abandonne tout et je me laisse aller". Je ne sais vraiment pas par quoi commencer...Je ne sais pas quelle est la meilleure idée....Heureusement que j'ai mon travail, je crois que je me laisserais mourrir sans ce travail.

Il y aussi des moments ou je me dis..."Peut-être que ce serait mieux pour nous qu'on se laisse, moi et ma conjointe"...Mais il y a toujours une force intérieure qui m'empêche de le faire. Je ne sais pas quelle est cette force. Je me sens les mains liées, sans être capable de ne rien faire. Je ne comprend pas, Je ne sais plus ou j'en suis.....Je ne sais pas......etc...

Bref, j'ai besoin d'aide.........

Merci,
Jocelyn D.


Objet:  Trouver du support et se prendre en main
Date: Wed, 13 Oct 1999 13:52:19 -0400
De: result-lfn <qldnp1j@gsig-net.qc.ca>
A: Jocelyn D.

Bonjour Jocelyn,

Dans ta correspondance du 12 octobre, on trouve une panoplie de ressentiments, d’émotions, de désespoir, cuits dans une  marmite de doutes.  Dans tous les mots que tu as si gentiment exprimés, une phrase retient mon attention. «La seule bouée pour m’aider à m’en sortir de ma noyade est la vôtre, et je la sens très loin de moi». Et tu poursuis en disant «Je ne suis pas capable de m’agripper à cette bouée pour sortir de cette océan».

Jocelyn, nous ne  sommes pas des bouées, nous sommes comme toi des gens qui ont un vécu ressemblant à ton vécu. Nous sommes là pour t’apporter l’écoute, pour partager notre expérience de vie dans ce domaine qu’est la toxicomanie, pour te faire grandir à travers nos réflexions mais pas pour porter ta vie. Il m’est difficile de te conseiller puisque j’estime que je n’ai pas les qualifications nécessaires pour jouer au maître. Donc, je peux simplement te suggérer, te conduire vers des chemins où les issues sont présents comme : Consultes les chroniques de Ronald Toupin. Dans sa chronique 50, il écrit «Faire le travail, c’est d’appellez chez Al-Anon ou Nar-Anon afin de vous trouver un groupe dans votre localité». «Il est important de trouver du support, de parler et d’exprimer le malaise et de respecter ses limites personnelles». Voici des mots, des réflexions que tu trouveras dans ses écrits.

Si tu ne peux participer à ces rencontres, alors apprends par ses compositions. Ronald travaille très fort pour créer toutes ses chroniques. Je sais que tous ces beaux mots, ces phrases sensées demandent une discipline personnelle et beaucoup plus. Alors profite de son expérience vieille de plusieurs années. Il faut changer un petit quelque chose à la fois et toujours en prenant un jour à la fois. Tu dois prendre des décisions sérieuses mais, avant tu as besoin de trouver des réponses à tes questions. Il est nécessaire de compléter le
casse-tête de ce qui ne va pas dans ta vie. Tu dois faire les démarches pour conserver ton équilibre et pour avancer positivement. Ne cherche pas de bouées! Prends ta vie en main! Essaie de contrôler tes finances à
partir d’aujourd’hui!

Jocelyn juste pour te montrer que je vis aussi des moments d’indécisions accompagnés de doutes et d’incertitude, lit ce qui suit. Je te présente un extrait d’une correspondance dédiée à Annie dont j’ai répondue hier. Et voici : Savais-tu que nous souffrons comme eux, et ce sans consommer et que notre maladie se nomme la co-dépendance. Une souffrance réelle qui se vit difficilement et qui se manifeste par un mal de vivre, par un besoin de solitude, par des instants de larmes camouflées sous des mouchoirs d’agressivité.

Je te parle avec mon expérience de mère, la solution se trouve dans le cœur de celui qui consomme, dans sa force de se battre contre cette dépendance, dans le besoin de reprendre la route de l’équilibre et de la
sérénité. Nous ne pouvons les changer, nous ne pouvons les forcer à cesser leur consommation, ils doivent eux-mêmes décider si oui ou non, ils veulent entreprendre une thérapie, etc. Notre rôle est d’accepter
notre impuissance face à leur choix et cela demande beaucoup de travail, crois-moi.

À chaque rechute que mon enfant vit, elle me confronte, elle me harcèle, elle essaie de me culpabiliser dans mon for intérieur. Hier soir, elle m’a dit «maman, est-ce que tu m’as déjà écouté? Forte de mon expérience,
j’ai répondu «Ma fille, si tu m’aurais écouté, tu ne serais pas rendue où tu es présentement!». J’avoue qu’au moment où elle a raccroché la ligne, j’ai éclaté dans mon impuissance mais maintenant je sais. L’amour
qu’on leur porte, crée notre faiblesse, nous devons constamment essayer de rester debout, prêt à les affronter. Un toxicomane, un alcoolique ou tout simplement un dépendant, se reconnaît par son habilité à manipuler
l’autre, celui qui l’aime. Essayons de rester fort, réaliste et nourrissons notre confiance en eux, en même temps.

Comme tu peux le constater Jocelyn, ma fille a fait une autre rechute, je suis désarmée devant mon impuissance. Malgré tout, j’ai fait les choix qui s’imposaient et parfois, nous les proches, nous devons nous
lever debout et affronter les vagues avec l’équilibre des grands. Tu sais, je vis de la culpabilité, de l’inquiétude et tant d’incertitude face aux choix qu’elle prend. Je sais que je vais grandir à travers toutes mes émotions mais je suis tanné de poursuivre cette relation de merde. Mon oiseau me raconte des mensonges et des faits troublants qui hantent mes nuits et qui remplissent mes pensées de négativité. J’ai peur, comme jamais je n’ai eu peur et je mets sa vie dans les mains du Tout-Puissant car elle ne veut pas retourner en centre pour poursuivre sa thérapie. Alors Jocelyn, soit assez grand pour pleurer quand nécessaire mais pour réagir et prendre ta vie en main.

Lee, un membre de l’équipe de «Quand la drogue n’est plus un jeu»

Bon courage et sérénité à toi!
 
 


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