From:
Lee
To:
Catherine P
Sent:
Monday, February 11, 2002 12:22 PM
Subject:
Le chemin de croix !
Chère
Catherine,
Et
c'est ainsi que vous avez terminé votre lettre et c'est comme cela
que je commencerai la mienne «Dans l'espoir de connaître votre
point de vue sur mon vécu que je vous ai expliqué en éprouvant
la même douleur qu'auparavant, je vous envoie une pensée positive.»
J'ai
lu les résultats de l'enquête au dépôt de plainte
dirigée contre le Dr B.... Celui qui vous a entraîné
vers un abîme du moi malade et toxique. Je n'avais jamais été
confrontée à ce type de manipulation auparavant et j'en suis
fort touchée. Alors, suite à un accident, vous vous êtes
retrouvée avec des séquelles bouleversantes sur le plan de
la dépendance. Incroyable!
Et
votre enfant vous a dit "Maman tu pleures dans ta tête" Les enfants
sont magnifiques par leur simplicité de la vérité
et elle habille si bien leur langage. Ils ont tant de leçons à
nous transmettre!
Mon
point de vue sur le sujet n'a pas besoin d'être étalé
car, probablement comme tous ceux qui lisent cet article, je ressens un
grand malaise vis-à-vis la médecine qui vous a été
versée. Par contre, il a goûté de sa propre médecine
et ce, grâce à la plainte versée par votre conjoint.
Avant son suicide, il a certainement payé un terrible prix pour
ses gestes frauduleux et inhumains à votre égard. Son suicide
est une preuve que son paiement a été trop lourd à
assumer et il a préféré quitté ce monde.
Vous
me dites que suite à cette plainte ... «Je me suis fait hospitalisée
durant 4 mois dans un hôpital psy. (ou circulait hachich...) et en
suis sortie sevrée mais détruite au fond de moi même.»
Certes,
votre histoire est déchirante mais, l'une des étapes à
atteindre sera de lui pardonner. Vous êtes détruite parce
que vous vivez de la haine à son égard, il a trop d'importance
dans votre coeur de femme.
Étant
donné son suicide, il n'aura pas à assumer les séquelles
de ses malversions passées. Oui, il a bouleversé votre vie
de famille mais est-ce possible qu'à travers cette aventure vous
pourriez grandir dans votre croissance?
La
vraie magie de cette aventure serait de réussir à lui pardonner.
Car, si vous ne faites pas cette démarche, vous dépenserez
votre vie à le blâmer pour tous vos échecs et/ou vos
déceptions.
Il
était comme tous les dépendants, un maître dans la
manipulation et vous lui en voulez car, peut-être que maintenant
vous devez vous abaisser à manipuler pour consommer vos émotions?
Mais j'espère que non!
Quant
à la justice, je comprends que vous auriez aimé qu'elle continue
à vous appuyer pour vous aider à vous déculpabiliser
dans votre descente de mère, de conjointe et tant plus. Par contre,
je ne suis pas certaine que même si vous auriez été
reconnue non-coupable que cela vous redonnerait des ailes! Vous allez devoir
faire une croix sur cette page d'injustices qui habillera malgré
vous et désormais votre livre d'histoires. Et peut-être qu'un
jour, vous cesserez de justifier vos malaises sur ses actions maladives.
Peut-être
qu'un jour vous allez réaliser que cette expérience déchirante
vous a apporté une richesse dans votre connaissance de votre moi.
Est-ce possible que dans un avenir proche, même sans cet incident,
vous auriez sombré dans la toxicomanie? Possible!
Les
toxicomanes ont cette tendance à mal gérer le fruit de leurs
émotions. Quand ils sont heureux, ils consomment. Quand ils sont
malheureux, ils consomment. Quand ils sont inquiets ou nerveux, ils consomment...
etc.
Allez-vous
traîner ce poids d'injustice tout au long de votre cheminement de
femme, de mère, d'amie, etc.? Personnellement, j'essaierais de reprendre
le contrôle de ma vie. Essayez de le faire pour vous et pour votre
fils âgé de 5 ans et demi.
Certes,
vous pouvez continuer votre bataille juridique mais à quoi servira-t-elle?
À panser vos blessures et/ou à justifier vos échecs.
Vous avez toutes les raisons au monde pour être furieuse, déçue
et agressive mais, il serait préférable de jeter tous ces
morceaux de merde qui vous habitent dans la poubelle la plus proche.
La
prière en la Sérénité qui se dit comme suit
: «Mon Dieu donne-moi la Sérénité de changer
les choses que je puis, le Courage de changer celles que je peux et la
Sagesse d'en connaître la différence»
Regardez-vous
dans le miroir et demandez-vous si vous pouvez changer quelque chose à
ce vécu malsain? Si votre réponse est NON, alors essayez
de tourner la page à cette réalité et aux conséquences
qu'elle a laissées sur votre vie.
Vous
terminez votre lettre avec «Mais le combat est solitaire, je le sais
maintenant avec évidemment l'aide d'amis et d'un psychiatre spécialiste
en toxicologie mais surtout très humain.» Je crois que j'utiliserais
la compassion de ces merveilleux personnages qui vous entourent pour accepter
les choses que vous ne pouvez changer.
Beaucoup
de toxicomanes n'ont plus d'amis. Si vous en avez, alors utilisez leur
gentillesse et leur soutien pour marcher votre vie vers le meilleur et
non, pour vous déchirer émotionnellement dans ce passé
de merde.
Que
les gens comprennent votre désarroi ne vous donnera pas plus le
courage de guérir vos traits de dépendante. Vous devez avancer
votre vie en développant vos forces et en demandant au Tout-Puissant
de lui pardonner car, il ne savait pas ce qu'il faisait!
Une
équipe à l'écoute «Quand la drogue n'est plus
un jeu»
Lee
qui vous souhaite Sérénité dans votre démarche
vers le mieux-être!
From: Catherine P
To: lee@gsig-net.qc.ca
Sent: Tuesday, February
12, 2002 2:14 PM
Subject: A la recherche
du bonheur!
Chère Lee,
Merci de votre écoute
et de vos conseils. Il est vrai que le pardon est un don sacré permettant
à l'esprit de se libèrer et au coeur de s'ouvrir vers d'autres
horizons. C'est dur sans doute pas impossible,je m'y emploie dans un désarroi
total.
Souvent, je me dis "il est
mort" trop durement atteint par ses malversations...sans doute. Vous ne
me croirai peut-être pas mais sa mort ne m'a pas vraiment réjouie.
Je sais que son propre père est médecin et toxicomane. Lui-même
a dû souffrir de cette problématique mais je ne veux plus
chercher d'explications tangibles à tout cela .Cela ne m'aide pas.
Je sais qu'à ce jour
mon image est détruite, mon moi profond totalement anéanti.
Je cherche la voie pour survivre à cet océan de larmes qui
me surprend souvent. Aimer et être aimer ne suffit pas à un
toxicomane. Je le sais ,je le vis. C'est comme si s'était installé
un mur d'auto-destruction massive,un refus de l'amour des autres......
car dans son coeur rien ne comble le manque de ce moi malade. Je me surprends
à avoir envie de détruire l'amour que l'on me donne comme
ce médecin et la toxicomanie m'ont détruites.
Dans mes moments difficiles,
JE VEUX TOUT(EN AMOUR) MAIS JE REJETTE TOUT CE QUE L'ON ME DONNE.Est-ce
similaire au besoin de drogues: tout vouloir à savoir connaître
un certain paradis artificiel et tout rejetter car ce monde n'existe pas
lorsque l'effet de la drogue s'estompe. Tout cela n'est que pure souffrance
pour le toxicomane et l'entourage. En tant que toxicomane nous sommes cruels
avec ceux qui nous aiment et tentent de nous aider justement parce que
dans l'amour, il n'y a pas de paradis. Comme vous me le disiez:"l'amour
sans conditions ça n'existe pas". Est ce peut être une des
raisons(ceci est dur à entendre) pour lesquelles se droguer
c'est faire mal aux autres également. Car la force du dialogue ne
suffit pas. Il faut plus ,toujours plus.... Se droguer serait peut-être
inconsciemment l'anéantissement de soi même bien sûr
mais également de ceux qui nous aiment car ceux ci ne peuvent s'auto-détruire
pour nous prouver leur amour.
Me voilà aujourd'hui
en quête d'une vie plus simple, moins exigeante. Puisses mon regard
changer déjà sur l'amour, l'amitié mais surtout sur
moi même. Puissiez vous trouver la paix dans votre propre combat.
From:
Lee
To:
Catherine P
Sent:
Tuesday, February 12, 2002 7:49 PM
Subject:
Les traumatismes émotionnels!
Chère
Catherine,
À
la lecture de votre lettre, se dessine une femme brisée mais aussi
un être humain qui possède un grand sens des valeurs. Malgré
vos brûlures émotionnelles et vos blessures du moi, vous êtes
prête à vous battre pour trouver de l'aide et remonter à
la surface.
Je
vous comprends puisque ma fille Emmanuelle se bat furieusement pour ressuciter
des ténèbres de ses dépendances. Sous cette couche
de pourquoi, elle danse dans ses émotions, fragile et le coeur blessé.
Avec son langage frustré, blessé et manipulateur elle essaie
de retrouver un peu de son estime. Et parfois dans la vie, les gens ne
nous laissent pas prendre notre place. Ils écartillent leurs bras
et nous devons nous faire petite pour respirer un peu de respect tant désiré.
Certes,
votre route sera douloureuse mais les mérites en sont que plus fortifiants.
Le pardon sera votre porte de sortie pour panser vos blessures déchirantes.
J'y crois car je l'ai vécue, croyez-moi.
J'avais
auparavant une chronique qui s'intitulait Le masque de l'innocence et à
travers maintes larmes, à travers mes cris de désespoir et
un retour dans mon passé de merde, j'ai réussi à faire
remonter à la surface ma pollution laissée par ma mère
et par son conjoint. Et peu à peu, j'ai guéri mes blessures.
Il m'a fallu l'aide d'un livre qui s'intitule Comment pardonner de l'auteur
Jean Monbourquette accompagné de nombreuses heures à me battre
avec mon agressivité enterrée dans mes souvenirs d'enfant.
Et puis un jour, j'ai atteint l'orgasme de l'âme et je lui ai pardonné.
Certes, je n'ai pas renoué nos liens brisés depuis 1995 et
je n'en ressens pas le besoin. Mais, quand elle quittera ce monde, je n'aurai
plus rien à guérir. J'ai trouvé mes réponses
et cela me suffit. Elle ne peut me redonner mon enfance mais, je peux accepter
ce que je ne puis changer. Et aujourd'hui, je vous dirais que grâce
à ce pardon, je comprends que ma mère m'a donné le
meilleur d'elle-même (point).
Donc,
si je peux parler de ma mère de cette façon, alors croyez-moi
que vous pourriez aussi pardonner à ce docteur toxicomane et débuter
vraiment votre guérison vers l'abstinence et la croissance du moi
souffrant.
Et
pour que ce docteur se suicide c'est qu'il avait franchi une clôture
qui mène vers le rien du soi malade. Ce geste est certainement une
preuve que sa peine était trop grande et l'acceptation des gestes
qu'il a posés trop lourde à assumer. Alors, essayez de tourner
cette page de votre livre d'histoires et laissez au Tout-Puissant le soin
de décider ce qu'il doit faire de son âme.
Quant
à votre image de votre moi malade qui est anéanti, je comprends.
Par contre, c'est à vous à y mettre tous les efforts nécessaires
pour que le reflet de votre miroir soit habillé de respect et d'efforts
du coeur. Vous êtes spéciale et il faut y croire!
Je
pense que si vous refusez l'amour de votre prochain c'est parce que vous
croyez peut-être que vous ne méritez pas d'être aimé.
Est-ce possible que vous soyez un peu trop perfectionniste et que vos gestes
passés vous désolent et vous déchirent dans votre
for intérieur. Est-ce possible que vous sentiez sale, incomprise,
mal-aimée et abandonnée par tous et par chacun. Je pense
que vous vous êtes abandonnée vous-même et que vous
ne croyez plus en vos capacités de femme. Est-ce possible?
Vous
sentez que personne ne parle votre langage et que leur regard vous déshabille.
Il y aura un long chemin à parcourir pour guérir les effets
de votre prise de drogue. Cette consommation a àissé des
blessures profondes et vous allez devoir vous armer de patience à
votre égard.
N'exigez
pas trop de vous-même car vous risqueriez de tomber à nouveau.
Apprenez à marcher un pas à la fois mais, dans la bonne direction.
Un jour à la fois, ni plus ni moins.
Je
crois sincèrement que parmi vos démarches à entreprendre,
le pardon devrait être dans la première loge de vos priorités.
Personnellement, je ressens un tel bien-être vis-à-vis toutes
les cruautés que notre mère nous a fait vivre par le passé.
Mais malgré tout, je lui ai pardonné et je ne lui en garde
pas rancune. Jamais je n'aurais crû cela possible. Merci au Tout-Puissant.
Vous
savez je ne suis pas le genre à prier à tout moment. Mais
j'ai la Foi et je sais reconnaître la bonté dans mon entourage
et la bonté que la vie me verse par les simples petits bonheurs
qui me chatouillent merveilleusement au quotidien.
Certes,
vous avez des traumatismes émotionnels à guérir et
le dialogue sain avec des gens qui connaissent le langage, l'écriture
de vos pensés chaudes ou froides et l'abandon des larmes qui vous
étouffent peuvent vous aider à les bercer, les consoler et
finalement, les enterrer. Soyez courageuse et battez-vous, pour vous et
pour votre fils!
Une
équipe à l'écoute «Quand la drogue n'est plus
un jeu»
Lee
qui marche à vos côtés
From: Catherine P
To: lee@gsig-net.qc.ca
Sent: Wednesday, February
13, 2002 7:15 AM
Subject: le pardon
Chère Lee,
A chaque fois que je vous
lis, je trouve une voie que jamais je n'avais envisagée. Déja
le pardon!
J'ai moi même pardonner
a mes parents voilà 2 ans pour une enfance marquée de maltraitances
physiques et mentales. Je ne voulais plus leur adresser la parole car la
réminiscence du passé était telle qu'elle m empêchait
de me mouvoir à savoir prendre des décisions personnelles,
être sûre de mes propres opinons et les défendre avec
conviction. En pardonnant, jai perdu tout sentiment de culpabilité
qui me déchirait. Et il est vrai qu'alors j'ai retrouvé une
liberté de penser très forte empreinte de ma propre vérité.
A y réfléchir,
comme vous le suscitez en mon esprit, il est vrai que le pardon m'a redonné
une immense liberté de penser. Ce n'est plus à mes parents
qe je pensais, lorsque je posais un acte, mais à la seule et unique
liberté de pouvoir donner à mon esprit et mon coeur le libre
choix. Ce jour là je n'étais plus une enfant coupable du
mal de mes parents mais une femme libre et responsable. Je me surprenais
à me sentir libre et estimée pour moi même, ou du moins
je commençais à le ressentir au fond de moi- même.
Il me reste à retrouver
la foi, la croyance en l'amour. Cela relève sans aucun doute également
du manque d'amour dans mon enfance.
Lorsque je reçois
de l'amour , la crainte s'empare de moi comme si un filet se refermait
sur moi alors que j'aime être aimée. Difficile à comprendre
mais je me surprends sans cesse dans la contradiction. donner, recevoir
et souvent chercher à fuir....
Vous savez, j'ai fait une
analyse de 3 ans chez un psychanaliste .Trois fois par semaine allongée
sur un divan à me tordre de douleurs face à cet inconscient
qui capte tout, enregistre tout et vomit nos détresses refoulées.
J'ai appris beaucoup de choses mais se souvenir est une chose, acter ce
que l'on ressent de positif en est une autre.
J'ai pratiqué l'hypnose
chez une hypnothérapeute. Expèrience fabuleuse . Apprendre
à s'écouter, à écouter vibrer en soi chaque
fibre de la vie...
Mais là maintenant,
Lee, que me reste t il de mes acquis. Beaucoup de choses sans doute . Vais
je les retrouver? Communiquer avec vous comme avec mes véritables
amis est, je le ressens ainsi , la voie à suivre.
Puissiez vous me dire ce
que vous pensez de cette contradiction entre le besoin immense d'amour
et ce rejet lorsqu'on vous le donne?
EN PARDONNANT, L'AMOUR DE
SOI REVIENT. GRACE A VOUS JE VIENS DE LE COMPRENDRE MAIS POURQUOI REJETTER
L'AMOUR DES AUTRES. JE PARLE D 'AMOUR D'UN HOMME ......
CATHERINE . Je suis également
à vos côtés.
From:
Lee
To:
Catherine P
Cc:
result-lfn
Sent:
Wednesday, February 13, 2002 8:55 AM
Subject:
Aimer sans pleurer!
Chère
Catherine,
Je
pense que parfois les blessures laissées par notre enfance peuvent
marquées nos relations d'adulte!
Donc,
vous aussi vous connaissez le langage de la souffrance véhiculé
dans vos chaussures d'enfant. Je ne sais pas pourquoi mais, même
si j'ai pardonné à ma mère, il me reste tout de même
de grandes séquelles. Il faut comprendre que le pardon adouci notre
vision de notre douleur mais, que les gros mots et les bobos physiques
sont toujours empreints d'un mauvais goût.
De
réussir à pardonner, c'est Grand et c'est Humble. Cela demande
de se déshabiller dans son for intérieur. Aussi, cela exige
de se voir et de voir l'autre avec les yeux du coeur. Je n'ai pas toujours
aimé les images que mes souvenirs me servaient sur cette table de
misères. Et même encore, sans crier gare, j'ai des morceaux
de cris qui me reviennent en tête. Et ça me fait chier (comme
on dirait en bon québécois).
«Le
corps écrasé dans un coin de pièce, je protégeais
mon visage pendant qu'elle me couvrait de coups de strappe en cuir. Elle
me tirait par les cheveux d'un bout à l'autre du plancher pour mieux
m'enlaidir et me faire souffrir...» Mais enfin, d'autres ont
soufferts de plus grandes injustices que nous. Et je crois que la souffrance
si elle est bien digérée fait grandir...
«Quant
à vous, vous me dites qu'il vous reste à retrouver la foi,
la croyance en l'amour et que cela relève sans aucun doute également
du manque d'amour dans votre enfance. Et lorsque vous recevez de l'amour,
la crainte s'empare de vous comme si un filet se refermait sur vous alors
que vous aimez être aimée....»
Et
j'aime cette partie de votre lettre qui se lit ainsi «Vous savez,
j'ai fait une analyse de 3 ans chez un psychanaliste .Trois fois par semaine
allongée sur un divan à me tordre de douleurs face à
cet inconscient qui capte tout, enregistre tout et vomit nos détresses
refoulées. J'ai appris beaucoup de choses mais se souvenir est une
chose, acter ce que l'on ressent de positif en est une autre.»
Vous
avez devant vous tout un travail pour réussir à survivre
à vos émotions et à votre passé malsain! Personnellement,
j'ai commencé ce travail très tard dans ma vie et c'est grâce
à ce site. Et si celui-ci existe c'est à cause de la maladie
de ma fille. Vous voyez qu'il y a toujours un morceau de positif pour nous
faire grandir dans notre chemin de croix.
«Mais
là maintenant, Lee, que me reste t-il de mes acquis?» Tout
ce travail que vous avez fait par le passé demeure car vous avez
certainement compris vos frustrations, pleuré vos pourquoi et pansé
certaines de vos blessures. Peu importe que vous ayiez consommé
pendant un temps de votre vie, cela ne change pas que les pelures de votre
colère et de votre compréhension se sont amincies pour mieux
vous laissez respirer.
«Vais
je retrouver mes acquis?» Je crois que vous ressentez envers ce docteur
et peut-être envers votre parternel de la colère et que cette
émotion vous empêche d'avancer sainement vers l'équilibre
du vous blessé. Et sans ce pardon, vous accouchez constamment d'un
gros tas d'apitoiement qui vous pollue émotionnellement.
«Puissiez
vous me dire ce que vous pensez de cette contradiction entre le besoin
immense d'amour et ce rejet lorsqu'on vous le donne?» Personnellement,
je me demande si vous n'avez pas de secrets vis-à-vis votre paternel
qui meublent les pages de votre enfance? Peut-être que vos souvenirs
meublés par des abus physiques et mentaux peuvent teintés
vos relations avec les hommes. Nous avons tous des réactions de
défense et parfois, de repousser celui qui nous aime demeure notre
seule porte de sortie.
«MAIS
POURQUOI REJETTER L'AMOUR DES AUTRES. JE PARLE D 'AMOUR D'UN HOMME
......» Vous dites que vous avez pardonné à vos parents.
Avez-vous pardonné à votre paternel? Vraiment pardonné?
Parfois nous misons trop sur nos parents et nous mettons notre sérénité
en jeux.
Avez-vous
d'autres souvenirs douloureux qui font surface, soit dans vos rêves
ou pendant vos activités quotidiennnes? Vous avez peut-être
encore un ménage à faire dans votre passé et tant
qu'il ne sera pas complété vous ne pourrez aimer sans pleurer.
Une
équipe à l'écoute «Quand la drogue n'est plus
un jeu»
Lee
qui marche à vos côtés
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