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Quand la drogue n'est plus un jeu

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La mort au bout de la route

Il y as deux jours je suis tombé sur ce site par hasard, mais ne soyons pas dupe, je sais bien que j'avais le goût de consommer.

J'ai lu la chronique d'une mère de Lee, et je lui ai écrit, c'est parfait, comme ca, je voulais l'encourager et c'est moi que ca aidé.

Ce soir je reviens sur ce site pour le dire a tous ceux qui verront ces lignes.

J'ai vécu l'enfer et le paradis avec mon conjoint pendant 8 belles et misérables années, tout deux polytoxicomanes nous avons lutter très fort pour arriver à s'en sortir, jusqu'au jour ou j'ai trouvé, mon amour, mon confident, mon meilleur ami, mort à mon réveil, d'une overdose d'héroïne... La police, le coroner et moi ben gelé, encore, ce fut terrible.

Aujourd'hui je ne consomme plus rien, oui parfois c'est dur mais jamais aussi dur q'une vie mener par la drogue.

J'aimerais que personnes n'aient besoin d'aller si loin dans cette merde, avant de s'en sortir. Pour ma part, comme je l'ai mentionné à Lee, je suis aller à l'hôpital ..., avec toute la franchise que j'etais capable et toutes mes faiblesses et ca m'a sauvé, tout le personnel connais super bien son affaire, franchement pour moi ca été fameux.

On peux y arriver n'en douté pas!!!

Stéphanie

Septembre 2002

Correspondance entre Stéphanie et Lee


From: Stéphanie (Québec)
To: lee@gsig-net.qc.ca 
Sent: Sunday, September 01, 2002 4:34 AM
Subject: mort d'une overdose

J'encourage votre fille chérie de persévérer dans son abstinence. 

J'ai trouver mon conjoint, mon amour, mon meilleur ami, celui qui était tout pour moi, mort a mon réveil, mort d'une overdose d'héroïne! Lui aussi as pourtant lutter très fort, pour s'en sortir.

Je vous souhaite tout le bonheur du monde! 

Stéphanie


From: Lee 
To: Stéphanie 
Sent: Monday, September 02, 2002 8:53 PM
Subject: Re: mort d'une overdose

Chère Stéphanie,

Ton court message est rempli de compassion à notre égard. Mais toi, dis moi comment nages-tu dans ta perte de l'être cher? J'espère que tu réussi malgré tout, à conserver ton équilibre intérieur.

Personnellement, j'espère que mes filles s'en sortiront. Emmanuelle consomme toujours mais elle se bat pour reconquérir sa vie. Quant à Marie-Paule, elle vit de grands moments de difficiles présentement.

Je reste loin. Je les regarde se perdre dans leur choix et je prie pour qu'elles se réveillent à tant. Je demande à Dieu qu'elles saisissent la bouée qui mène vers l'abstinence du Soi malade. Trop de gens sont au prise avec cette maudite maladie qui détruit l'être dans le fin fond de son petit moi en détresse.

Je suis désolée pour le décès de ton conjoint. J'imagine que tu berceras les bons souvenirs que vous avez partagés dans votre relation affective. J'imagine que tu conserveras en ta mémoire l'essentiel de sa personnalité, cette partie qui t'allumait et qui te rendait si heureuse en sa présence.

Merci de ta participation et surtout, merci d'avoir pris le temps de partager avec moi.

Une équipe à l'écoute «Quand la drogue n'est plus un jeu»

Lee qui te remercie du fond du coeur


From: Stepahnie
To: <lee@gsig-net.qc.ca>
Sent: Monday, September 02, 2002 10:42 PM
Subject: Re: mort d'une overdose

Très chère Lee, merci de m'avoir répondu ,je ne m'y attendais pas du tout.

Mon message était effectivement court, sans doute suis-je encore trop bouleverser. Vois-tu je suis rester 8 ans avec mon amour,,, et pendant ces 8 longues années nous avons lutter pour nous sortir de nos diverses toxicomanies, lutter de toutes nos pauvres forces, car moi aussi je suis une polytoxicomanes, même si depuis sa mort, il y as bientôt 17 mois, je ne consomme plus rien, je crois que l'on reste polytoxicomane a la vie, mais on peut l'être en étant abstinent, c'est toujours ca de pris!!

Le seul conseil que je puisse te donner c'est de continuer d'aimer tes filles, et d'être a l'écoute toujours, encouragent les je sais que c'est dur de s'en sortir, mais comme tu vois ca se fait!!
Il n'y as malheureusement pas beaucoup de choses que tu puisses faire, ma mère et mon fils ont tout essaye jadis, mais il a fallu que moi je ne veules plus de cette vie la pour que j'ailles chercher de l'aide, dans mon cas je suis allé a l'hôpital ..., avec toutes ma franchise et toutes mes faiblesses, sans rien cacher, ca m'as sauver! toute seule j'y serais jamais arrive.

Si Emmanuelle ou Marie-Paule veulent m'écrivent ca me ferait plaisir, et bien sur je serais ravie d'avoir de tes nouvelles. Encore une fois merci de m'avoir répondu car je ne peux évoquer la mort de mon conjoint dans ma famille, puisqu'ils sont tous bien content qu'il soit mort, en effet ils ont toujours pense que tout était de sa faute a lui, et en cela ils se trompent tout a fait, j'ai pu enfin dire a quelqu'un que j'avais perdu mon amour! 
merci milles fois

Stéphanie


From: Lee 
To: Stéphanie
Sent: Tuesday, September 03, 2002 5:22 PM
Subject: Le droit d'espérer!

Chère Grande Stéphanie,

Merci d'offrir que mes filles dépendantes te contactent, c'est gentil de ta part. Tu sais que tu es riche en expérience. Je dis souvent à Emmanuelle (qui aura bientôt 27 ans) et qui est cocaïnomane et alcoolique qu'un jour elle pourra utiliser son cauchemar pour aider les autres à s'en sortir ou à mieux vivre leurs faiblesses dans leur monde artificiel.

Elle me regarde agressive comme si cette idée n'avait pas sa raison d'être. Mais laissons le temps au temps et peut-être qu'elle réalisera le positif dans son enfer.

Quant à toi, la Grande, tu sembles en contrôle de ton toi. Quant à ta famille, il est tout à fait normal qu'ils vivent un genre de blocage envers ton conjoint décédé. C'est facile de trouver un fautif et parfois nécessaire pour mieux digérer notre culpabilité parentale. Je sais, je commence à peine à mieux vivre dans mes chaussures de mère.

Nous sommes impuissants devant les choix de nos proches et nous devons accepter ce fait. Ce n'est pas parce qu'on les aime, qu'on a le droit de les empêcher de vivre leur cauchemar et d'apprendre leurs leçons de vie.

Et toi 17 mois plus tard, tu poursuis ta croissance personnelle. Et tu sais que tu seras toujours à risque de retomber dans cet enfer.

Personnellement, je suis une fumeuse qui a arrêté en mai 1998. Je suis consciente que je serai toujours à risque de fumer à nouveau. Je suis dépendante de la cigarette et même, si j'ai réussi à cesser ma consommation, je serai toujours marié à ce désir fou de m'empoisonner la santé. Donc, pour moi, je ne peux pas fumer une seule cigarette. C'est l'arrêt total et c'est la solution définitive.

Si seulement mes filles comprenaient cette réalité. Elles pourraient peut-être entreprendre une démarche vers l'abtinence et réussir à maîtriser les rechutes. Enfin, je suis fière de toi et ça fait chaud au coeur de réaliser qu'une autre personne reprend goût à la vie tout en contrôlant le volant de ses choix.

Une équipe à l'écoute «Quand la drogue n'est plus un jeu»

Lee qui prend plaisir à échanger avec toi
 


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