Le 28/01/2003
Le corps n'oublie pas
!
J'ai été alcoolo-dépendante
et suis abstinente depuis 13 ans. Je fais partie de la Croix d'Or. De nombreuses
fois nous avons débattu sur le fait de savoir si nous étions
"guéris" ou en "remission".
Je suis atteinte d'une "myofasciite
à macrophages" (diagnostiqué le 9/10/2002) nouvelle entité
myopathique inflammatoire, invalidante et surtout très douloureuse
dûe, vraisemblablement, à l'aluminium contenu dans le vaccin
contre l'hépatite B.
A la mi-novembre je suis
allée voir une neurologue qui m'a prescrit du "LAROXYL Roche" en
gouttes. Je lui avais bien signalée que j'étais malade alcoolique.
Elle ne m'avait pas dit que ce produit contenait de "l'alcool ethylique".
Voyant cela j'ai appelé mon médecin alcoologue qui m' dit
"Je ne sais pas si la dose prescrite - 10 gouttes - peut remettre la machine
en marche, mais soyez très vigilante".
Insensiblement certains "malaises"
se sont manifestés. D'une part, je prenais de plus en plus tôt
le Laroxyl. Puis j'ai eu de légères sensations de manque.
Enfin, dans les 3 ou 4 heures qui précédaient la prise journalière
du médicament, mes mains avaient tendance à "trembler".
Enfin, mercredi dernier -22/01/2003-
dans l'après-midi, je regardais la télévision et j'ai
eu un "flash" terrible. L'image d'un verre plein d'alcool fort dans la
main avec l'idée que de la boire soulagerai mes "malaises".
Mon fils (23 ans) qui m'aide
beaucoup - moralement - était là et je lui ai raconté.
Il m'a dit d'arrêter sur le champ. Ce que j'ai fait.
Le lendemain matin j'ai appelé
mon médecin alcoologue afin de lui signaler cette "situation". Lui
aussi m'a dit d'arrêter sur le champ.
L'après-midi, j'ai
contacté la neurologue afin de lui signaler le fait. Elle m'a répondu
"QU'EN AUCUN CAS, AU BOUT DE 13 ANS D'ABSTINENCE, LE LAROXYL NE POUVAIT
AVOIR UN TEL EFFET, CELA SE PASSAIT DANS MA TETE"
Voilà, je voulais
vous faire part de cette expérience. Il m'a fallu 4 à 5 jours
pour le sevrage - pas facile malgré tout, avec son cortège
de malaises - mais la dépendance n'était que physique.
Aujourd'hui cela va mieux.
Je laisse à votre
appréciation la réaction de la neurologue.
Janvier 2003
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