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Quand la drogue n'est plus un jeu

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Quand le pot «sans défense» détruit une famille

Je suis une jeune femme à qui la vie a toujours souri, une jeune femme sans histoires qui jusqu'à récemment ne connaissait rien aux drogues. (il est important de dire que je n'ai jamais consommé à part un petit verre entre amis à de rares occasions).

J'étais depuis 2 ans avec un homme formidable. Je savais qu'il consommait (il me le montrait 1-2 fois par semaine). Mais voilà que je suis devenue enceinte. Il m'avait promis mer et monde en me jurant de mettre un trait sur la drogue par amour pour moi. Comme bien des femmes, je l'ai cru.

Malheureusement, une perte d'emploi nous a plongé dans de grave problèmes financiers (dois-je vous apprendre que c'est dû à sa prise de drogue, au travail?). Dès ce moment, comme s'il avait peur des responsabillités,  il a commencé à être très rude envers moi. Me disant que j'aurais dû me faire avorter alors que c'est lui qui m'avait convaincu de garder notre garçon. Nos chicanes de couple sont devenues à ce point violentes qu'un jour il m'a poussé contre un mur... ce qui déclencha des contractions.

Un jour, alors que nous étions en visite chez un ami, j'ai entendu une conversation que je n'aurais pas dû entendre. J'appris que mon ex-conjoint consommait de 4-5-6 ou plus joints par jour.

Quand je lui ai dit qu'il devait choisir entre moi (qui était enceinte de 7 mois) ou sa drogue, il m'a froidement répondu: "ne me demande pas de choisir, tu es perdante!!!" Je suis alors retournée chez ma mère le temps qu'il me repromette la même rengaine. Et une semaine plus tard, j'étais déjà de retour.

Sa prommesse a été de courte durée puisque 2 jours plus tard , e devais quitter le salon pour éviter de respirer la fumée de son joint. Il était de plus en plus indifférent à moi et à mon état. À un tel point que durant l'accouchement, il m'a laissé en plan 2.30 heures pour aller dealer quelques grammes!

La situation n'a faite qu'empirer quand je suis revenue à la maison avec notre nouveau-né. Par un beau jour de juin, exténuée et au bord de la dépression, il m'a dit: "folle comme tu es, tu ne sauras pas élever un enfant!". Pour une femme en post-partum, cette phrase m'a psychologiquement tuée.

Cette journée, j'ai décidé de le quitter... J'ai été obligée de descendre les escaliers du bloc à appartement en courant pieds nus avec le bébé dans les bras en cognant à toutes les portes jusqu'à ce qu'un voisin ouvre. Partir sous la protection de la police tellement j'ai eu peur qu'il me batte (il devenait de plus en plus violent) est la pire humilliation que j'ai jamais vécue.

Depuis ce jour, j'ai tenté à plusieurs reprises l'impossible pour l'aider, pour que nous puissions revenir ensemble et enfin être une heureuse petite famille. J'ai même consulté un psychologue croyant être vraiment folle (quels bons manipulateurs, ils sont!).

Aujourd'hui, je suis sortie vainceur de cette bataille, autant juridique (pour la garde), qu'émotionnelle. Un nouveau conjoint (qui ne consomme rien), un nouvel emploi, un nouvel appartement et une nouvelle vie... je n'ai jamais été aussi heureuse!

Bref, ne vous laissez pas avoir, se sont des promesses d'ivrogne et ceux qui les tiennent vraiment se comptent sur les doigts d'une main!

Il a enlevé notre fils, a tenté d'entrer par infraction chez moi en pleine nuit.Ils vous feront sûrement la même chose pour vous faire peur mais dites vous qu'ILS ONT SOUVENT PLUS PEUR DE VOUS QUE VOUS D'EUX! Ces hommes et ces femmes ont peur de perdre leur famille et (dans mon cas) ils trouvent cette façon de nous intimider.

REVENIR SERAIT LEUR DONNER RAISON! EST-CE QUE C'EST ÇA QUE VOUS VOULEZ MONTRER COMME EXEMPLE À VOS ENFANTS ? 

Caroline
Québec
 

OCTOBRE 2003


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