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Quand la drogue n'est plus un jeu

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Arrêter de fumer, témoignage de jean-pierre rochon

Voici la démarche que j’ai entrepris par rapport au fait d’arrêter de fumer la cigarette.
Aujourd’hui, le 31 janvier 2004, voila maintenant un mois que j’ai cessé de fumer la cigarette; je suis sobre et serein. 
Voici comment je m’y suis pris. 

Ont sait jamais, ça pourrait aider un autre dépendant de la cigarette. 

Faites circuler mon témoignage si vous le souhaitez.




Le 15 décembre 2003  08h09

Je me suis levé à 6h30, bien reposé
Le Québec est tout blanc ce matin.
Je pense arrêter de fumer samedi prochain pendant mes vacances de Noël.
J’ai la prescription.
Pourquoi arrêter????????????????

Ça fait 30ans que je fume.
Les bronches sont obstruées.
Les poumons sont encore bons (j’ai passé à la radiologie).
Ça coûte cher : 70.00$ / semaine (40 cigarettes par jour, 280 /semaine).
Je suis dépendant.
Je le ferai un jour à la fois en m’aidant de ce mode de vie.
On ne peut plus fumer ou l’on veut.
Je suis toujours à m’allumer une cigarette.
Des fois 2 en même temps
Aussi les cendriers c’est laid quand c’est plein.
Je perds la voix certains matins à cause de la cigarette.
J’ai souvent la gorge rauque.
En ce 31 décembre 2003, j’ai décidé d’aller chercher les patchs pour arrêter.
A cause de la sortie de mon livre « Les Accrocs de l’Internet » en mars 2004 et de ses nombreuses activités, je ne veux pas me pitcher sur les fumoirs pour en griller une.
Dorénavant, je n’autoriserai pas à fumer dans mon bureau. C’est normal.
Ceux qui ont déjà fumé vont me respecter dans mon choix.
Ils ne vont pas mourir pour 50 minutes. 
Puis les autres que je ne vais pas intoxiquer quand je travaille à mon bureau de Ste Agathe. Souvent ça crée un malaise. 
Mais je finissais par m’imposer comme maître des lieux et fumer.
Le malaise était là dans mes groupes en affectivité aussi. 
Malgré qu’on ouvrait grand les fenêtres…
Le sens du goûter va être plus prononcé semble-t-il 
(ce n’est pas encore le cas un mois après l’arrêt).

Il me reste 2 paquets pour 2 jours…puis…

Aujourd’hui, le 31 décembre 2003, j’irai chez Jean Coutu pour la prescription
Et je mettrai la patch après le réveillon du jour de l’an pour me réveiller le 1er au matin et avoir la patch sous le bras.
Je ferai disparaître tous les cendriers de la maison.
Je vais me couper un crayon a mine la longueur d’une cigarette king size pour avoir quelque chose dans les mains, pour quelques jours afin de reproduire un pattern de tenir entre mes doigts.
Je prends tous les trucs possibles.
J’ai même pensé refaire du meeting AA pour m’aider dans ma sobriété de cigarette.
Je tousse ce matin.
Cette idée de sobriété de la cigarette et monté a mon esprit ce matin en me réveillant a 06h30.
Je ne veux pas nier que griller une cigarette c’est bon pour le stress et la détente. 
Mais en même temps c’est ouache caca.
Je vais fumer en chaîne aujourd’hui et demain juste pour m’écoeurer.
Je compterai sur l’expérience de Claudine, une non fumeuse depuis 20 ans, qui a arrêtée depuis longtemps.
Et sur mes autres amis non fumeurs.
En plus en arrêtant de fumer, me dit Claudine, « tu fais un acte de charité, car c'est aussi bon pour les gens de ton entourage ».
Je tousse souvent.
Il me reste un paquet de cigarettes.
J’ai conservé mes bouts de cigarettes éteints. 
Les mettre dans un bocal transparent et les respirer de temps en temps. Dégeu.
J’ai peur des symptômes de sevrage en arrêtant. 
J’ai peur de recommencer à fumer.
D’un coup que ce serait plus facile que je ne le penses!!!!



Le 9 janvier 2004  06h00

9 jours de sobriété de cigarette. Pas vraiment difficile quand on a décidé de ne pas fumer. Ma cigarette de bois m’aide beaucoup. Je la traîne partout. Tout comme mon portable d’ailleurs. J’ai mis un cendrier plein comme fond d’écran. Mes patients acceptent de ne pas fumer dans mon bureau. Ma femme de ménage m’a félicité sur papier. Stéphane, mon coloc à Montréal, ne fume pas en ma présence. Colette Leboeuf m’admire. C’est très positif ma démarche. Car c’est de cela dont il est question. Une démarche. Je sens le vide à l’intérieur de moi. La puff de cigarette était souvent accompagné d’une émotion à ne pas vouloir toujours ressentir.
Je crois que l’on exagère les peurs reliées aux symptômes de sevrage de la cigarette. 
Je ne suis pas trop irritable quoique j’aie ressenti fatigue et lassitude a mon retour de vacances. 
Je suis en congé pour 4 jours. A me reposer, à faire ce que j’aime. 
…Afin d’éviter le stress qui pourrait m’inciter à recommencer.



Le 31 janvier 2004  07h47

Un mois de sobriété de cigarette aujourd’hui.
Bravo a moi.
Aujourd’hui je décide d’écrire sur le positif de ne pas fumer.
C’est que je fais, ce matin, un collage de journal personnel pour diffuser. 
Une victoire ça se souligne. Pas pour avoir des félicitations mais pour en allumer d’autres qui seraient sur le bord d’arrêter.
D’autant plus qu’hier, mon amie Sylvie de Ste-Agathe, fumeuse invétérée, sentait l’urgence arrêter elle aussi. Je vais lui envoyer ce texte.

Pas fumer, ça coûte moins cher.
J’ai apprécié voir les « malades de la cigarette » se faire geler dehors, à -30 Celsius, à en griller une. 
C’est leur choix et je respecte.
Je respire mieux et je tousse moins.
Ce fut tellement facile pour moi arrêter À FROID.
Je ne le crois pas encore que j’ai arrêté. 
Des fois j’ai des buzz, surtout après le repas ou au réveil le matin. 
Mes mains sont orphelines de cigarettes à tenir.
Mais je fini toujours par passer a travers.
Ça fume autour de moi. Vivre et laisser vivre. 
Mais je remarque plus les bienfaits de ne pas fumer.
Finalement, je coule assez facilement dans le monde des non-fumeurs.
Merci!
 

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Février 2004


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