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Quand la drogue n'est plus un jeu

LA MORPHINE
 
 
SOURCE PHOTOGRAPHIE
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Poudre blanche très soluble dans l'eau, disponible en solution injectable, en comprimés et en suppositoires.

Mode d'utilisation
Absorbée par voie orale.
Prise nasale (sniffée).
Injection.
Classification
Catégorie des dépresseurs.
Temps de réaction
Atteint son maximum près de 1 heure après l’assimilation les effets d’une seule dose persistent pour 3 à 4 heures.

Plus efficace lorsqu'elle est injectée à comparer à la consommation par voie orale.

Par la voie orale cependant, l'assimilation de la drogue est plus lente à se manifester, mais elle dure beaucoup plus longtemps.

Les effets
Après l'injection d'un opiacé, l'utilisateur éprouve une intense sensation de bien-être, suivie d'un état de gratification.
  • Sensation de la douleur absente;
  • Pulsions sexuelles sont absentes;
  • Sensation de chaleur et de lourdeur;
  • Euphorie;
  • Sensation de bien-être hyper activité intellectuelle;

  • Somnolence.
Effets secondaires (long termes)
  • Influence le système nerveux central;
  • Détérioration mentale;
  • Ralentissement des fonctions physiques;
  • Modification de la coordination;
  • Contraction des pupilles;
  • Sécheresse de la bouche;
  • Ralentissement du rythme respiratoire;
  • Besoin d’uriner fréquemment;
  • Transpiration;
  • Constipation;
  • Chez les femmes irrégularités menstruelles.
Effets secondaires

 

Lors de la grossesse
Peu importe le type d’opiacés utilisés lors de la grossesse, les risques demeurent sensiblement les mêmes.

Sur la mère
Pendant la grossesse et à l'accouchement des complications telles que: avortement spontané, présentation du siège, césarienne, anémie, maladie cardiaque, diabète, pneumonie, hépatite et prématurité.

Sur le nouveau-né
Les nouveau-nés de mère accoutumée aux opiacés sont plus petits que la moyenne et héritent souvent de leur mère des infections liées à l'utilisation d'opiacés comme le VIH, ainsi que de l'assuétude.

Le sevrage peut être cause de mortinaissances. Les nouveau-nés peuvent présenter des symptômes de sevrage, attribuables à la dépendance de la mère.

Tolérance et dépendance
Dépendance physique : Très forte
Dépendance psychologique : Très forte

La tolérance est rapidement acquise et produite de morphine marquée l'euphorie et dépendance.

Dépendance physique et psychologique existante.

Overdose
Les pupilles se contractent pour n'être plus que des petits points. La peau est froide, humide, bleuâtre la respiration ralentit jusqu'à un arrêt complet, pouvant occasionner la mort.

Une overdose résultera un état d’inconscience, coma et défaillance respiratoire qui peuvent entraîner la mort.

Sevrage
Principaux symptômes de sevrage :
  • Profonde anxiété, insomnie, sueurs abondantes, spasmes musculaires, frissons, grelottements et tremblements. Ils peuvent apparaître dans les quatre ou cinq heures suivant la dernière dose et durent habituellement de sept à dix jours.

  •  
  • Il faut environ 6 mois au moins avant que les symptômes de sevrage ne disparaissent complètement.
Le sevrage demeure relativement le même peu importe le type d’opiacés utilisés, sauf pour la codéine ou les symptômes sont moins prononcés.
MISE EN GARDE
Des utilisateurs chroniques peuvent éprouver des troubles pulmonaires en raison des effets des opiacés sur la respiration.

Les risques d’une overdose sont plus grands si d’autres drogues de la catégorie des dépresseurs sont utilisées en même temps.

HISTORIQUE
 
1688 - Signalée sous le nom de magistère d'opium.

1803 - La morphine aurait été isolée par DeRosne. Elle fut alors connue sous le nom de "Sel  de Rosne" .

1831 - Ce produit est assimilé par le manuel de matière médicale à la narcotine qui n'est pas employée comme médicament. Dans ce manuel, on y décrit la morphine à côté d'autres produits. Description par M. SERTURNER. C'est en fait à ce dernier qu'il faudrait attribuer la découverte de la morphine. Cependant, cette paternité lui a été contestée par M. SEGUIN, chimiste de NAPOLÉON, qui aurait décrit la morphine dans un mémoire en 1804.

La morphine fut administrée tout d'abord par voie stomacale. Ensuite, fut mise au point la méthode endermique qui consistait à mettre le derme à nu, puis à y déposer la dose de morphine voulue.

1843 - Introduction de l´aiguille hypodermique.

1870 - C'est finalement grâce à l'invention de la seringue de PRAVA, et surtout grâce à son utilisation massive par les médecins militaires lors de la guerre de 1870 que la morphine connue une grande vogue et sa notoriété.

Actuellement, la morphine est toujours l'analgésique classique le plus efficace pour soulager des douleurs aiguës, mais son utilisation décroît à mesure qu'apparaissent de nouvelles drogues synthétiques dont on pense qu'elles engendrent moins la dépendance.

Historique ou usage médical

Alcaloïde de l'opium. Utilisée pour soulager la douleur depuis le XIXe siècle.

La morphine est largement employée aujourd'hui dans des hôpitaux pour lutter et soulager la douleur de tout origine.  Les potions analgésiques à base de morphine ont été préconisées dans le traitement des manifestations douloureuses rencontrées surtout en cancérologie.

Saviez-vous?
  • Le nom morphine est originaire du nom Morphée fils de la nuit et du sommeil.
  • Principal composant actif de l'opium.
  • La morphine est le premier alcaloïde connu de l'Opium .

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