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La Nicotine augmente les désirs impérieux, les obsessions de boire de l’alcool
Nicotine Increases Alcohol Craving

Les gens qui fument et qui essaient de cesser de boire de l’alcool ont plus de difficulté à ne pas rechuter parce que de nouvelles preuves scientifiques indiquent que la nicotine peut en effet induire un désir obsessionnel pour de l’alcool. 

Si nous associons ce facteur nouveau avec une toute nouvelle étude scientifique qui conclut que la dépendance à la nicotine est aussi puissante que la dépendance à l’héroïne, les fumeurs qui désirent arrêter de boire font face à une bataille qui pourrait s’avérer extrêmement difficile.

Bien que plusieurs programmes de thérapie et de groupes d’entraide recommandent de traiter «une dépendance à la fois», les approches thérapeutiques qui incitent leurs clients à cesser en même temps toutes substances psychotropes peuvent être plus efficaces selon les dernières données de certaines recherches récentes sur le sujet.

Relation entre l’alcool et la nicotine

Menée par le torontois le Dr. Dzung Anh Le, une étude sur les rats d’une équipe conjointe de scientifiques canadiens et américains ont découvert que l’utilisation de la nicotine augmentait la consommation d’alcool et que ces deux dépendances pouvaient être deux bons partenaires.

Le Dr. Le a écrit : «La recherche portant sur les humains qui boivent tant excessivement que modérément, suggère qu’une personne qui désire cesser de boire de l’alcool devrait tout aussi bien en même temps cesser de fumer.› Le Dr. Le poursuit: «Cette recherche a beaucoup d’implications dans les stratégies de traitement. Ce que nous savions déjà nous disait que l’alcool et le tabac étaient conjointement pris abusivement. Nous désirons découvrir le lien bilogique qui associe si intimement ces deux dépendances.»

Le Dr. Ted Boadway de l’Association Médicale de l’Ontario a dit que le traitement de doubles dépendances est déjà une pierre d’assise de plusieurs thérapies de réadaptation. Par contre les approches thérapeutiques de cessation du tabac ne requiert aucunement des participants de diminuer leurs consommations d’alcool.

Les lignes directrices de toutes les approches thérapeutiques ne prennent pas en considèration les effets de l’alcool sur les fumeurs. Cette recherche a été publiée dans la revue «U.S. Journal Alcoholism : Clinical and Experimental Research».

La recherche

C’est la nicotine, l’ingrédient actif favorisant le développement de la dépendance dans les cigarettes, qui provoque cette augmentation de la consommation d’alcool selon le Dr. Le et ses assiatants en recherche à l’École de Médecine de l’université de l’Indiana. Le Dr Le ajoutait : «Des cinq expériences scientifiques portant sur des rats, trois confirment les soupçons des scientifiques que la nicotine et l’alcool peuvent agir comme renforcements positifs équivalents dans la même aire du cerveau.» 
«Tant la nicotine que l’alcool provoquent tous les deux une sécrétion de dopamine, ce neurotransmetteur chimique responsable de notre sensation de bien-être, bien que les mécanismes complexes de ce processus ne soient pas tous très bien compris.» 
«Une exposition répétée à la nicotine inhalée à travers la cigarette peut augmenter les effets agréables de l’alcool et il y a probablement un processus biologique qui est à la base de cela bien que ce ne soit pas tout à fait compris. » 

Les deux expériences scientifiques qui demeurent dans l’étude du Dr Le ont porté sur les récepteurs antogonistes nicotiniques dans le cerveau, et s’ils pouvaient être modifiés et ainsi bloquer les effets tant de la nicotine que de l’alcool.

Extrêmement addictif

En même temps en Angleterre, le Collège Royal des Médecin a publié un rapport qui surnomme la nicotine comme «une substance addictive très puissante au même niveau que l’héroïne et la cocaïne» qui devrait être l’objet de contrôle autant que toutes drogues et médicaments de cet acabit. 

Le rapport dit que les cigarettes sont le moyen de transport et de livraison de la nicotine et la dépendance à la nicotine, le tabagisme, devrait être reconnus comme un problème social et médical majeur. «C’est le temps de faire de la nicotine une priorité nationale au niveau de la prévention et du traitement de la santé» a dit Sir George Alberti, le président du Collège. 

L’industrie du tabac a refuté les conclusions de ces rapports.
Ces nouveaux rapports nous procurent des preuves scientifiques que ceux et celles qui essaient de cesser de boire mais qui continuent de fumer, font face à une problème combien plus difficile que ceux et celles qui ne fument pas, ou qui cessent de boire de l’alcool et de fumer en même temps. 

D’autres désirs impérieux et obsessions 

De plus cette semaine, les chercheurs du National Institute on Drug Abuse ont publié deux études qui ont découvert que le désir obsessionnel de fumer est apparu comme lié aux augmentations d’obsessions pour des drogues illicites ches les dépendants qui fument ou utilisent du tabac. 

Ces deux recherches selon le directeur de la NIDA, le Dr. Alan I. Leshner, «augmentent très largement les preuves au niveau comportemental déjà apportées par d’autres recherches antérieures qui suggéraient des caractéristiques communes et des interactions de même type entre la nicotine, les opiacés et la cocaïne. Ils avancent aussi que les programmes de cessation de fumer devraient être offerts comme partie intégrée aux programmes de traitement en réadaptation de la toxicomanie.»

Dans l’une de ces recherches, les scientifiques ont trouvé que la quantité de consommation de cocaïne et d’héroïne était directement proportionnelle à au niveau de consommation de tabac. «Plus la personne fume de cigarettes, plus elle est sujette à consommer des drogues illégales.» a écrit Dominick Frosch, un étudiant au niveau diu doctorat à l’université de San Diego. 

Note de la traduction : 
Nous avons joint le rapport de NIDA à ce document puisqu’il était suggéré comme recommandation de lecture.

NIDA News Release
Contact: Beverly Jackson

Les désirs obsessionnels de nicotine et la consommation d’une quantité élevé de cigarettes peuvent contribuer à une augmentation de la consommation de cocaïne et d’héroïne. 
Nicotine Craving and Heavy Smoking May Contribute to Increased Use of Cocaine and Heroin

Des chercheurs scientifiques avec le soutien de la National Institute on Drug Abuse (NIDA) ont découvert que le désir obsessionnel de la nicotine apparaît comme lié aux augmentations de désirs obsessionnels que provoquent bien des drogues illicites chez les dépendants qui sont aussi des fumeurs de tabac. De plus, ces scientitifiques déclarent que les patients dépendants en programme de réadaptation de leurs toxicomanies sont moins en mesure de ne plus abuser de drogues s’ils sont des fumeurs de cigarettes. Ce sont les résultats de deux études qui viennent d’être publiées dans la revue «Journal Experimental and Clinical Psychopharmacology». 

Ces deux études, selon le directeur de la NIDA leDr. Alan I. Leshner, "«augmentent très largement les preuves au niveau comportemental déjà apportées par d’autres recherches antérieures qui suggéraient des caractéristiques communes et des interactions de même type entre la nicotine, les opiacés et la cocaïne. Ils avancent aussi que les programmes de cessation de fumer dervaient être offerts comme partie intégrée aux programmes de traitement en réadaptation de la toxicomanie.» 

Une étude, dirigée par le Dr. Stephen Heishman du Programme de recherche intramurale de la  NIDA, examinait l’interaction du désir obsessionnel provoqué par la nicotine et par d’autres drogues, utilisant une méthode d’induction d’obsession par stimuli spécifiques. Cette étude avec une population d’hommes et de femmes, des fumeurs adultes avec un historique d’abus de drogues qui n’étaient pas intéressés à cesser de fumer. 

Dans la première partie de cette expérimentation, 18 sujets furent demandés d’écouter des enrégistrements vidéo décrivant des scènes plaisantes (comme voir des enfants s’ébattre sur une plage ensoleillée) et déplaisantes (un ami qui veut emprunter de l’argent)  ou un contenu neutre ( comme faire des tâches ménagères). Au même moment, certains scénarios incluaient des personnages qui exprimaient un désir de continuer de fumer et d’autres qui ne parlaient pas du tout de ce sujet. Dans la deuxième partie de cette recherche, 24 sujets ont écouté des messages qui n’avaient qu’un contenu émotionnel positif (s’amuser à la plage, parler au téléphone avec un ami de longue date, ou rendre visite à des copains). 
Ces scripts positifs incluaient des descriptions de plus en plus intenses de désirs impérieux de fumer qui allaient de ne pas parler directement de fumer à poser la question «Comment pouvoir vraiment apprécier la vie et s’aimer soi-même si ce n’est en fumant ?» Après ces visionnements, les sujets devaient répondre à des questionnaires leur demandant d’évaluer leur propension à fumer et leur désir de consommer d’autres drogues.

Les évaluateurs ont découvert que les scénarios qui parlaient de fumer et que les scripts aux contenus émotionnels négatifs augmentaient chez les sujets le désir obsessionel de fumer. «Une de nos plus intéressantes découvertes, a expliqué  le Dr. Heishman, fut de s’apercevoir que les scripts qui incitaient à fumer provoquaient les mêmes désirs obsessionnels envers leur drogue de choix chez nos patients. Cela suggère que des situations dans la vie quotidienne qui produisent des obsessions de fumer peuvent aussi résulter en des désirs impérieux de consommer abusivement des drogues. Ces résultats de recherche ont d’importantes implications pour les présentes approches thérapeutiques en cessation de fumer et en réadaptation des toxicomanies.

Dans la seconde recherche publiée par la NIDA, Dominick Frosch, un étudiant au doctorat à l’Université d’État de San Diego (et Université de la Californie, San Diego) inscrit au Programme Doctoral conjoint en Psychology Clinique, et ses collègues du Programme de Toxicomanies de l’Université de la Californie, campus Los Angeles, ont étudié la relation entre différents niveaux de consommation de cigarettes et les niveaux de consommation aurpès de 32 personnes inscrites dans un programme de traitement pour héroïnomanes. Les participants au sein desquels il y avait des fumeurs de 20 à 40 cigarettes, des non fumeurs, et des chapardeurs qui fumaient moins de 5 cigarettes par jour. Tous ces participants avaient été sur un programme de méthadone pour au moins quatre mois. Les chercheurs ont évalué cette connexion entre le tabagisme et la toxicomanie chez les fumeurs et les non fumeurs en utilisant des échantillons d’haleine et d’urine pendant une période de sept jours consécutifs. 

Dominick Frosch disait : «Ils ont découvert que la quantité consommée de cocaïne et d’héroïne étaient directement proportionnelle à la quantité fumée de nicotine. «Plus la personne avait fumé de cigarettes, plus elle avait consommé des drogues illégales.»

La «National Institute on Drug Abuse» est une filiale de «National Institutes of Health, U.S. Department of Health and Human Services». NIDA soutient plus de 85 % de la recherche mondiale sur les aspects sanitaires de l’abus de drogues et de la toxicomanie. 
NIDA 1-888-NIH-NIDA (644-6432) ou 1-888-TTY-NIDA (889-6432) pour les sourds. Cette recherche et bien d’autres sont disponibles sur le site de la NIDA : http://www.drugabuse.gov.

 

Traduit et adapté par Gilles Vinet, Au Centre de la Vie
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