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Dossier compulsion alimentaire - Gilles Vinet |
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| CHAPITRE 1:
Quand la nourriture est devenue un amour |
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Je suis tombée en amour la première fois quand j'étais en sixième année. Il s'appelait Martin Levy et il était un finissant au secondaire. Martin avait de gros muscles bien formés, des yeux comme des agates, et un visage où se réfléchissaient les journées chaudes et humides de l'été. À la Fête du Mardi gras, je lui ai demandé de m'épouser et il accepta. Nous nous sommes rendus ensemble jusqu'au kiosque des mariés qui était décoré de papiers crêpés rouges et blancs et le professeur de sciences sociales, M. Ogden, nous a prononcé: «mari et femme». Martin m'a serré la main, je suis devenue toute rouge et puis il m'a embrassé. Sur les lèvres. J'ai mis mon certificat dans un cadre et je l,ai accroché au dessus de mon lit pour qu'il fasse partie de mes rêves. Je faisais jouer "Born Too Late", une chanson des "Pony Tails", encore et encore jusqu'à ce que mon frère le casse en deux parce qu'il ne pouvait plus entendre cette chanson. J'ai commencé à
suivre un régime cette même année où j'ai rencontré
Martin. Au début, je croyais que si j'étais mince, je serais
très belle — et si j'étais assez belle, Martin me prendrait
au sérieux. Après ma graduation, je ne désirais plus
qu'être belle. Et pour les prochaines dix-sept années, ma
principale passion dans la vie ne fut pas une relation amoureuse mais mon
poids. Beaucoup d'autres drames se sont déroulés devant moi:
mes parents étaient désespérément malheureux;
mon premier vrai copain est mort du cancer; ma meilleure amie a perdu sa
mère, elle s'est suicidée; mon frère allait à
l'école, gelé, avec un chapeau haute forme et les cheveux
en queue de cheval, et à travers tout ça, je me suis construit
un beau refuge bleu dans un petit coin de mon corps qui me promettait que
je serais heureuse, remplie de tendresse et de beauté... si seulement
je devenais mince.
Et c'est alors que j'ai réalisé qu'en dessous de mon désir tant attendu de devenir mince se cachait la fausse croyance que si je retrouvais mince, je serais en amour. Quand je me visualisais mince, je ne me voyais jamais seule. Être mince voulait dire être heureuse et être heureuse voulait dire ne pas être seule. Être mince voulait dire être en amour. Soudainement, je me suis aperçue que je désirais un partenaire autant que j'avais désiré être mince. Mais ce n'était pas
politiquement correcte de mettre ma vie en attente et de languir en attendant
le partenaire idéal, alors je me suis mise à créer
autour de moi le genre de vie que je désirais sans ce partenaire.
J'ai déménagé dans la maison de mes rêves, un
beau cottage sur le bord d'une plage avec des lucarnes, des portes-fenêtres
et des pruniers. J'ai parti des ateliers, et avec le succès des
livres, j'ai tranquillement bâti ma propre entreprise. La vie était
belle. J'avais des amis que j'aimais bien. Je travaillais dans un domaine
qui respectait mes vraies valeurs. J'étais mince et en santé.
Et j'attendais toujours.
Je me suis dit que si je passais le reste de ma vie sans partenaire, je serais capable de vivre pleinement ma vie. Je me disais: Pense à Katherine Hepburn. Elle vibre et est très créatrice et vit seule. Je me répétais: Tout le monde devient seule un jour. Je raisonnais: C'est mieux d'être seule que de se sentir seule avec quelqu'un que je n'aimerais pas. Je croyais tout ça. Mais je rêvais encore des baisers brûlants et des corps enlacés au coucher de soleil ou sous la lune. De bien des façons,
j'étais encore l'adolescente de quinze ans qui murmurait tout bas
à sa copine Jil qu'elle rêvait de tomber en amour et toute
la passion qui s'en suivrait.
J'avais peur que je n'en
faisais pas ou n'en mettais pas assez pour ce que ça prenait — et
trop de ce que ça ne prenait pas — pour vivre une relation engagée.
J'ai reçu soixante-dix
réponses, dix photos, deux bouquets de roses, trois poèmes,
et un pain à l'oignon. Mon amie Ellen et moi avons divisé
les lettres en trois piles: oui, non, et peut-être. Sara et moi avons
relu les «oui» et avons dressé un agenda où je
devais téléphoner deux à trois hommes chaque soir.
Je ne voulais pas le faire. Je ne voulais pas vivre l'embarras de première
minutes de parler à des hommes que je ne connais pas et que j'aimerais
probablement pas. Je voulais oublier tout ça, jeter les lettres
au panier, et devenir une membre du clergé juif. À la place,
Sara et moi avons fait une entente: je signalerais de mon bureau et dès
que la sonnerie se faisait entendre elle décrocherait dans la pièce
à côté pour que nous puissions communiquer ensemble
et échanger des messages importants.
«Quelle annonce était-ce?»
m'a-t-on répondu souvent.
Puis j'ai rencontré
Matt. Mais pas par mon annonce.
Cette fois-là, il me remarqua. À notre première sortie ensemble, j'étais folle et excitée. Emballée par la passion qui était là, tout proche et qui laissait entrevoir plein de possibilités. J'aimais la façon avec laquelle il me regardait., la manière de décrire son travail, la façon dont il s'intéressait au mien. J'aimais l'espace entre ses deux dents de devant, la ligne de son nez et sa façon de rire. Quand il laissait un message sur mon répondeur qui disait: «Je voulais seulement vous dire comment j'avais aimé notre rencontre et comment je suis content que vous soyez dans ma vie.» J'ai dit à Sara que je devais être en train de rêver: «Un homme qui me dit comment il se sent. Je ne peux y croire.» À notre deuxième
sortie , nous sommes allés au Jardin Botanique. Assis près
d'une rangée d'iris de couleur mauve, il me dit: « Je sais
qu'il est fou et très de bonne heure pour te dire que je ne désire
que te revoir, toi seule, mais je désire te revoir. Je crois que
je suis tombé en amour avec toi.»
Pendant huit mois, je me
suis réveillée en chantant. Je souriais tellement que ma
bouche en souffrait. Je l'embrassais si souvent que mes lèvres devenaient
engourdies. Je m'aimais bien plus quand j'étais avec lui; j'étais
plus gentille, plus calme et plus heureuse. Je vibrais au rythme de l'amour,
et brillait de tous ses feux.
Quelqu'un qui a assisté
à un atelier m'a dit avoir perdu soixante-dix livres en suivant
un régime. Elle se tenait là debout devant 150 personnes
et elle a dit, la voix ébranlée: «Je me sens comme
si j'avais été dévalisée. Mon plus grand rêve
s'est envolé. Je croyais vraiment que si je perdais du poids cela
changerait ma vie. Mais cela a seulement changé ce qui paraît
à l'extérieur de moi. Mon intérieur est le même.
Ma mère est encore morte et ça n'a pas changé le fait
mon père m'avait battue quand j'étais enfant. Je suis
encore en colère et seule et maintenant je même n'ai plus
à viser à atteindre un poids de rêve.»
La compulsion, c'est le désespoir
à un niveau émotionnel. Les substances psychotropes, les
gens, les activités pour lesquelles nous devenons compulsifs sont
celles que nous croyons capables de faire disparaître notre désespoir.
Ça faisait neuf mois
que Matt et moi avions fait notre première sortie ensemble.. Nous
étions à l'aéroport LaGuardia, un après-midi.
Notre avion venait juste d'atterrir en provenance des Bermudes où
Matt et moi avions passé les derniers cinq jours à lire des
romans, faire l'amour, manger des papayas pour nos repas et remplir les
vases à fleurs de grandes grappes de bougainvilliers rouges. Nous
marchions en direction de la plateforme des arrivées où il
devait prendre un taxi pour NewYork et où je devais me prendre un
autobus à Rhinebeck. J'avais une peur atroce de vivre cette séparation
parce que ça me faisait revivre en moi une terreur similaire et
familière. Je ne voulais pas le laisser.
Je le haïssais.
La compulsion, c'est le désespoir au niveau émotif. La compulsion est ce sentiment qu'il n'y a personne à la maison. Nous devenons compulsifs pour mettre ou placer quelqu'un à la maison. Tout ce que nous désirions, c'était l'amour. Nous ne désirions pas devenir compulsifs à propos de quelque chose. Nous voulions survivre. Nous sommes devenus compulsifs pour éviter de devenir fous. Ce qui est bon pour nous. La nourriture était un amour, manger était notre façon d'être aimé. La nourriture était disponible quand nos parents ne l'étaient pas. La nourriture ne s'est pas levé un jour et est disparu comme nos pères peuvent l'avoir faits. La nourriture ne nous blessait pas. La nourriture ne disait pas non. La nourriture ne nous frappait pas. La nourriture ne se soûlait pas. La nourriture était toujours là. La nourriture, ça goûtait bon. La nourriture nous réchauffait quand nous avions froid et fraîche quand nous avions chaud. La nourriture est devenue la chose la plus proche de l'amour que nous connaissions. Mais ce n'était qu'un substitut pour l'amour. La nourriture n'est pas, ni ne peut jamais être, l'amour. Plusieurs d'entre nous se sont servis de la nourriture pour remplacer l'amour pendant tant d'années qu'il ne semble plus y avoir de différence entre se tourner vers la nourriture à la place de l'amour et se tourner vers l'amour pour avoir de l'amour. Nous ne pourrions reconnaître l'amour même si elle nous renversait sur la rue. Ce n'est pas parce que nous sommes ignorants mais bien parce que si nous n'avons jamais été bien aimés, nous ne savons pas ce que l'amour peut nous donner, ce qu'on peut ressentir en amour; en fait ce qu'est l'amour nous échappe. Et il s'en suit que si nous n'avons pas été bien aimés, nous ne pouvons nous aimer nous-mêmes. Les comportements compulsifs, au plus simple, sont souvent un manque d'amour de soi; c'est l'expression d'une fausse croyance que nous ne sommes pas assez bons pour ça.
Une amie, une écrivaine, m'a rendu visite hier. Elle a apporté des mûres fraîchement cueillies dans un bol blanc en porcelaine. Assise à la table de la cuisine, Lyn appuya sa tête sur ses mains et me dit qu'elle devait assister à une conférence en fin de semaine prochaine et ne voulait pas y aller. Je lui ai demandé pourquoi. Elle me dit: «Parce que j'y verrai Krystin et j'ai gagné cinq kilos depuis que je l'ai vu.» Avant que je ne dis quoique ce soit, elle se corrigea: «Vraiment, c'est seulement trois kilos que j'ai repris.» Elle a continué ainsi: «Tu sais, Krystin et moi pesions exactement le même poids. J'avais un corps identique au sien. » Je lui ai demandé: «Pourquoi veux-tu avoir un corps identique à celui de Krystin? me rappelant que Krystin avait des hanches fortes et de longs pieds. Elle demanda: Ce n'est pas tout le monde qui voudrait être comme elle? Je dis non avec ma tête. Je lui ai demandé si elle passait beaucoup de temps à penser ce que ce serait si elle avait ce corps. Elle me dit: «Je me ferais du souci à propos de ma terrible façon d'écrire.» Plus tard, seule à la table, je pensais à la visite de Lyn. Je me suis aperçue que les compulsions sont rarement ce que nous croyons qu'elles sont à première vue. Je croyais que des préoccupations à propos de nos corps cachent des préoccupations plus profondes à propos de choses qui camouflent des préoccupations encore plus fondamentales nous concernant. Être un piètre écrivain, je me suis mise à penser, n'est pas ce que Lyn a vraiment peur. Quand je lui ai parlé le lendemain, elle me dit: « Tu sais, j'ai réalisé hier quand je suis retournée à la maison que je ne t'ai pas racontée la vraie histoire derrière tout ça. Tu m'as demandé de te dire ce qui me préoccupait et je t'ai dit que c'était ma façon d'écrire et ce n'est pas ça.» — «Alors qu'est-ce qui te préoccupe?» Elle prit une profonde inspiration. Moi aussi. «Je sais que ça va avoir l'air niaiseux, mais je crois que j'ai peur de ne pas être assez bonne. Qu'il y a quelque chose profondément en moi qui me dit qu'il y a quelque chose qui ne va pas chez moi et que je ne vaux pas la peine d'être aimée.
Nourriture et amour. Nous commençons à manger compulsivement parce que nous avons bien des raisons qui ont rapport avec la qualité et la quantité d'amour qu'il y a dans nos vies ou que nous croyons qu'il manque dans nos vies. Si nous n'étions pas assez bien aimés, reconnus, compris, nous nous arrangeons pour modifier les situations autour de nous. Nous baissons notre niveau d'attentes. Nous arrêtons de demander satisfaction pour ce que nous avons besoin. Nous cessons de de montrer où ça fait mal ou avons besoin de confort. Nous arrêtons de nous attendre à être satisfaits. Et nous commençons à nous fier qu'à nous-mêmes et seulement à mous-mêmes pour nous procurer soutien, confort et plaisir. Nous commençons à manger. Et à manger...
Trina avait trois ans quand
sa mère l'a abandonnée chez sa grand-mère, lui disant
qu'elle serait de retour le lendemain. Le jour suivant, Trina s'assoya
sur les marches du balcon de la grande maison de ferme de sa grand-mère
et attendit. Elle attendit le jour suivant. Et le suivant. Chaque jour
comme ça, pendant huit ans, Trina attendit le retour de sa mère.
Et chaque jour pendant huit ans, sa grand-mère se plaignait qu'elle
devait prendre soin de Trina. Bien plus que des plaintes. Elle battait
Trina. Avec une baguette jusqu'à ce qu'elle en saigne. Chaque jour
pendant huit ans. Quand Trina arrivait à l'école avec des
ecchymoses et contusions, les professeurs lui demandaient ce qui lui était
arrive. Ils disaient: «Trina, est-ce qu'il y a quelqu'un qui t'a
battue?» Et elle répondait: «Non, mademoiselle,
je suis tombée dans l'escalier.» ou «J'ai trébuché
en courant pour m'en venir à l'école ce matin.» ou
«Je me suis cognée sur le réfrigérateur.»
Elle avait peur que si elle causait du trouble à sa grand-mère,
elle se ferait battre encore plus fort. Ou pire encore, qu'ils feraient
quelque chose à sa grand-mère et qu'elle n'aurait plus nulle
part où aller.
La seconde chose que Trina
faisait fut de sortir de la nourriture en cachette de la cuisine et de
la cacher sous son lit. Des boîtes, des sacs et des «canes»
de nourriture y étaient entassés. Elle disait: «Ma
grand-mère garde bien des bonbons dans sa commode dans sa chambre,
sous ses soutien-gorge à broches d'acier. Et quand elle regardait
la télé, je me faufilais dans sa chambre, je mettais des
bonbons dans mon chemisier et les cachait entre mon matelas et les ressorts
de mon lit. Quelquefois, je prenais des «canes» de nourriture
dans la cuisine et je les mettais là aussi. Au beau milieu de la
nuit, quand ma grand-mère dormait, j'allumais ma lampe et je sortais
mon ouvre-boîte et je mangeais. Manger, spécialement de la
nourriture que j'avais prise dans le tiroir de ma grand-mère, me
faisait sentir comme quelqu'un d'assez spécial.»
Ce n'est pas juste quand
il part qu'elle se ferme à lui; l'expérience de vie amoureuse
de Trina se limite à l'amour égale souffrance. Aimer est
douloureux. Les gens mentent. Les gens nous quittent. Quand son mari la
quitte pour un voyage d'affaires, elle n'est pas surprise de cela. Elle
sait que les gens nous trahissent et elle se protège pour ne pas
ressentir cette douleur de trahison (la sienne ou celle des autres): Elle
a pris un autre amoureux qui ne la quittera jamais: la nourriture.
L'amour et la compulsion ne peuvent coexister. L'amour est le désir et la capacité d'être affecté par une autre personne et de permettre que cet effet fasse une différence dans ce que nous faisons, disons ou devenons. La compulsion est un acte de nous envelopper dans une activité, une substance, ou une personne pour survivre, pour tolérer ou geler notre expérience du moment présent. L'amour est un état d'attachement, un lien qui inclut la vulnérabilité, l'abandon, la dignité, la fermeté et un désir de faire face, plutôt que de fuir, au pire en nous. La compulsion est un état d'isolement, un état qui inclut l'égocentrisme, l'invulnérabilité (illusion d'être fait fort), une piètre estime de soi, l'imprévisibilité et la peur que si nous faisons face à notre douleur nous allons être détruit par elle. L'amour nous grandit; la compulsion nous diminue. La compulsion ne laisse pas de place à l'amour — ce pourquoi plusieurs personnes commencent à manger avec excès: parce qu'il n'y a plus de place pour l'amour, les gens qui nous entouraient ne nous aimaient pas. Le vrai objectif de la compulsion est de nous protéger de la douleur qui est souvent (pour ne pas dire tout le temps) associée à l'amour. Je crois que nous devenons compulsifs à cause des blessures de notre passé et des décisions que nous prenons à ce moment à propos de notre valeur personnelle — décisions à propos de notre capacité d'aimer et si, en fait, nous méritons d'être aimés. Notre mère nous quitte et nous décidons que nous sommes incapables d'être aimés. Notre père est distant émotivement et nous décidons que nous en avons besoin plus que ça. Quelqu'un qui est près de nous meure et nous décidons qu'il n'y a pas de raison d'aimer quelqu'un parce quand ça se termine, ça fait trop mal. Nous prenons des décisions concernant nos douleurs et selon les limites de nos choix que nous avons à ce moment. Nous prenons des décisions qui sont basées sur notre compréhension de nos blessures et ce que nous avons fait pour nous protéger pour que nous ne soyons plus blessés dans un tel environnement. À l'âge de six ou onze ou quinze ans, nous décidons qu'aimer peut nous blesser et que nous ne sommes pas dignes ou pas aimables ou que nous en demandons trop, et nous vivons toute notre vie en cherchant à nous protéger de ne plus être encore une fois blessé. Et il n'y a pas de meilleure protection que de nous envelopper dans une compulsion.
Dans tous mes ateliers, il
y a des participants dont les parents étaient alcooliques; il y
aussi ces personnes qui sont des participants dont les parents sont morts
ou les ont quittés durant leur enfance sans avertissement; il y
a ces participants qui ont été battus ou violés; et
il y a ces participants chez qui les deuils, les abandons et trahisons
furent plus subtils et où il y avait une combinaison de facteurs
comme père non disponible, mère possessive, et familles où
les émotions désagréables étaient niées
et réprimées.
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