mardi 22 mai 2018

Pensées 22 mai 2018

Bonjour à toutes et à tous

ATTENTION ! Une épidémie mondiale est en train de se propager à une allure vertigineuse. L'O.M.B. (Organisation Mondiale du Bonheur) prévoit que des milliards de personnes seront contaminées dans les dix ans à venir.

Voici les symptômes de cette terrible maladie :

  • 1- Tendance à nous laisser guider par notre intuition personnelle (par une Puissance supérieure à soi) plutôt que d'agir sous la pression des peurs, idées reçues et conditionnement du passé.
  • 2- Manque total d'intérêt pour juger les autres, nous juger nous-même et nous intéresser à tout ce qui engendre chaos et conflits.
  • 3- Perte complète de la capacité de se faire du souci (cela représente l'un des symptômes les plus graves).
  • 4- Plaisir constant d'apprécier les choses et les êtres tels qu'ils sont, ce qui entraîne une disparition de l'habitude de vouloir changer ou contrôler les autres.
  • 5- Désir intense de nous transformer nous-même pour développer nos potentiels de santé, de créativité et d'amour.
  • 6- Attaques répétées de sourires, ce sourire qui dit « merci » et donne le sentiment d'unité et d'harmonie avec tout ce qui vit.
  • 7- Ouverture sans cesse croissante à l'esprit d'enfance, à la simplicité, au rire et à la gaieté.

Si nous voulons continuer à vivre dans la peur, les conflits, la maladie et le conformisme, évitons tout contact avec des personnes présentant ces symptômes. Cette nouvelle maladie est extrêmement contagieuse. Si nous présentons déjà des symptômes, sachons que notre état est probablement irréversible. Les traitements pharmacologiques peuvent faire disparaître momentanément quelques symptômes, mais ne peuvent s'opposer à la progression inéluctable du mal. Aucun vaccin anti-bonheur n'existe. Comme cette maladie du bonheur provoque une perte totale de la peur de mourir qui est le pilier central des croyances de la société matérialiste moderne, des troubles sociaux graves risquent de se produire, tels que grèves de l'esprit belliqueux, rassemblements de gens heureux pour chanter, danser et célébrer la vie, cercles de partages et de guérison, crises collectives de fou rire.

Le mode de vie des groupes d'entraide nous invite comme résultat de ces étapes à connaître un réveil spirituel, et de tels réveils sont tout aussi contagieux. La meilleure chose à faire est de se rapprocher de ces personnes qui manifestent ces symptômes : une tendance à penser et à agir spontanément, une diminution de la tendance à juger et à interpréter les actes des autres, une évidente capacité de savourer chaque moment, et de fréquentes « attaques » de sourire.

Comme la vie contenue dans la semence enfouie dans la terre fertile de notre jardin, nous sortons de notre dormance hivernale lorsque la terre se réchauffe. Une soudaine prise de conscience peut déclencher chez chacun de nous un éveil spirituel si telle est Sa volonté. Notre itinéraire de rétablissement est un cheminement intérieur qui commence par une étincelle, par magie. L’appel à cette vie spirituelle vers laquelle notre Ps nous amène et que nous proposent les Douze Étapes provoque une prise de conscience assez particulière chez l’alcoolique et souvent chez les autres membres de sa famille s’ils entrent eux aussi en rétablissement. « La famille sera peut-être obsédée par l’idée que tout bonheur à venir ne peut se construire que sur l’oubli du passé. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.9 La famille et le rétablissement, page 140 ) Certains membres de la famille en arrivent à se souvenir et à ne plus souffrir en se remémorant ce qui les a amené à cet instant présent… à pardonner. « Qui s’embrasse à regretter le passé, perd le présent et alourdit son avenir. » ( Francisco de Quevedo )

Nous vivons de plus en plus de fréquents épisodes d’une immense reconnaissance, une plus grande réceptivité à l'amour prodigué par les autres membres, par notre amoureux/se et/ou famille et un incontrôlable besoin de redonner de cet amour. Nous remercions ces anges, ceux et celles qui sont en rétablissement, qui partagent et entretiennent cet éveil spirituel et ce bonheur. Nous remercions ces anges qui sont aimants, aimables et merveilleux.

Merci la Vie !!!
Gilles

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lundi 21 mai 2018

Pensées 21 mai 2018

Bonjour à toutes et à tous

Si nous sommes reconnaissants, nous allons valoriser ce que les autres font pour nous et nous voulons leur montrer d’une manière ou d’une autre notre gratitude. Nous avons eu le courage d'affirmer que nous ne pouvions pas y arriver seuls et que nous avions besoin de l’aide des autres. Cela demande habituellement de l’humilité et une grandeur d’âme qui ne sont pas ou peu là au départ. Ce sont souvent les humiliations qui nous amènent à reconnaître notre impuissance comme des gens privilégiés qui cheminent depuis qu’ils ont admis leur propre incapacité à faire tout tout seuls. Cette affinité crée des liens solides.

Nous formons tous des liens affectifs, qu'ils soient familiaux, amicaux, ou amoureux. Ces relations que nous développons sont des liens qui se sont établis et ces liens sont pour la plupart des liens de cœur et de tendresse. Si nos parents nous ont donné des preuves d'affection, d'amour, d'attention, de reconnaissance, nos relations dépendent de ce que nos cellules, notre inconscient et notre conscient, gardent en mémoire. Nous portons en nous cet héritage, ces marques de souffrances, de douleurs, de nos parents et de la façon dont eux-mêmes ont été éduqués, élevés, par leurs propres parents. Plusieurs croient que ça se répète, et à moins que nous voulions rompre avec ces vielles coutumes ou habitudes qui nous embêtent la vie littéralement, elles reviennent sous forme différente et toujours cachée.

Nous sommes tous des miroirs, les uns pour les autres. Quelques soient nos liens affectifs, ils nous renvoient quasiment tous vers nos limites les plus profondes. Car notre âme est friande d'évolution et choisit toujours la ou les personnes avec lesquels des liens seront possibles afin de soigner ce qui nous ronge au plus profond. Les hommes nous renvoient souvent à l'image du père ou de notre partie masculine qui est en nous et les femmes nous renvoient habituellement à l'image de la mère ou de notre partie féminine qui est également en nous. Nous avons tellement tissé de liens autour de nous depuis notre plus jeune âge qu'il paraît impossible de tous les répertorier. Si nous regardons d'un point de vue spirituel, tous nos liens n'ont fait que servir un but, celle de notre âme à la recherche d'une forme d'harmonie, de rétablissement et d'amour. Notre âme est toujours attirée vers des personnes qui correspondent à nos vieux démons, à nos schémas familiaux ou à des archétypes ancestraux. C'est pour cette raison (plusieurs disent déraison) que nous sommes charmés ou séduits par telle ou telle personne, des personnes qui n'auront rien à voir avec nous, ou avec nos goûts, mais, tout simplement parce que ce n'est pas que notre personnalité qui choisit, mais bien tout simplement notre Ps. Et toujours cela s’inscrit dans une démarche de rétablissement de notre ego malade, de dégonflement de notre personnalité, notre « faux moi », et du regain de notre identité, notre « vrai moi ».

En cheminant avec le mode de vie des groupes d’entraide, nous découvrons cette Puissance supérieure, qui nous guide vers des relations qui vont nous aider à développer notre plein potentiel, notre moi divin. Merci pour ces relations qui parfois nous choquent et nous réveillent, qui enfin nous mettent en valeur et deviennent ces relations remplies d'égalité, de respect, de dignité et d'amour. Merci de nous donner parmi ces résultats concrets, qui sont énumérés dans notre liste de bienfaits : cette estime de nous-mêmes et de donner à nos amis leur pleine valeur qu’ils ou elles découvriront avec le temps. « Lorsque nous assistons aux réunions des AA, ce n’est pas seulement pour notre profit personnel mais aussi pour apporter à d’autres le réconfort et le soutien de notre présence. Lorsque vient notre tour de parler dans une réunion, c’est une autre façon de porter le message des AA. » ( 12x12, 12e Étape, page 124 ) Merci pour ces occasions de donner ce que nous avons reçu. « Le souvenir des bienfaits reçus est fragile, comparé à l’ingratitude. ( Léonard de Vinci )

Merci à vous tous d’embellir ma vie : https://www.youtube.com/watch?v=czF81wypiPE (paroles de Yann Perreau) Merci pour ces liens amoureux et affectifs où chaque jour nous pouvons mettre le mode de vie en pratique, et où nous pouvons prendre conscience de nouvelles vérités à notre sujet. Merci de les accueillir la plupart, comme notre Ps nous les présente, car c’est à leur contact que nous apprenons qui nous sommes et que nous changeons. Toute personne ou tout événement qui nous montre qui nous sommes nous est profitable dans la mesure où notre Ps nous permet aussi d’être « enseignante » et de saisir Son message.

« Les pensées sont comme les fleurs, celles qu’on cueille le matin se conservent le plus longtemps fraîches. » ( André Gide )

Merci la Vie !!!
Gilles

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dimanche 20 mai 2018

Pensées 20 mai 2018

Bonjour à toutes et à tous

« Un jour à la fois » est un slogan de presque tous les groupes d’entraide qui utilisent les Douze Étapes. Cette stratégie très efficace de considérer la vie à court terme, comme de petites séquences ou tranches de vie, permet de composer avec notre réalité, celle de la journée, de l'heure ou de la minute qui nous presse ou nous envahit. La mer roule les galets une vague à la fois et en produit un sable fin après de milliers d'années de ce manège incessant. Est-ce qu'il a déjà eu un philosophe ou un humoriste qui a posé la question aux galets pour s'informer s'ils étaient tannés de se faire rouler ? « Les deux jours les plus importants de votre vie sont le jour où vous êtes né et le jour où vous découvrez pourquoi. » ( Mark Twain ) Les membres découvrent ce jour quand ils partagent leur vécu et qu'une personne décide de se rétablir après avoir entendu que c’est possible un jour à la fois.

Un jour à la fois ( auteur inconnu )
Peu importe le but
que l’on poursuit dans la vie,
peu importe les efforts à déployer,
on est sûr d’arriver au sommet
si, chaque jour, on fait
son petit trajet.
Quoi qu’il arrive,
il ne sert à rien de regarder au loin,
mieux vaut rassembler ses forces
chaque matin et
faire de son mieux au quotidien.
ou voir le vidéo clip d'André Breton qui chante Un jour à la fois : http://www.youtube.com/watch?v=n0pM7RQDX38

Le slogan Vivre un jour à la fois est utilisé par les membres des groupes d'entraide qui reconnaissent que le rétablissement de leur maladie se fait un jour à la fois et plusieurs disent même un moment à la fois. L'individu qui tente de se sevrer d'une substance aussi toxique que peut le devenir l'alcool, le contrôle, la colère ou le sucre peut réussir à traverser seulement une journée et ne pas tenter d'envisager sa vie entière sans ces substances ou comportements toxiques car cette pensée risquerait d'être trop envahissante. Une journée sans ces substances ou comportements toxiques est une victoire, un pas de plus d'abstinence et de sobriété.
Cette philosophie de vie peut être utilisée lorsque nous tentons de remettre de l'ordre dans notre vie. Elle peut nous aider à traverser des moments très difficiles en nous permettant d'obtenir de petites victoires à chaque jour. Elle implique également que nous vivions dans le moment présent et non dans le passé ou l'avenir. Pour les plus jeunes, ça nous libère du poids de toutes ses années à venir à faire des meetings, à partager avec son parrain ou sa marraine.

« Il faut que, jour après jour votre protégé et vous marchiez ensemble sur le chemin du progrès spirituel. » ( Les Alcooliques Anonymes, chap.7 Au secours des autres, page 113 ) Les membres des groupes d'entraide nous suggèrent de vivre un jour à la fois et c'est probablement la meilleure façon d'atteindre notre objectif à long terme : l'abstinence et cette dernière n'est atteignable qu'en vivant ensemble un éveil spirituel et ne maintenant que tous les jours un contact conscient avec notre Ps. Les membres abstinents nous partagent comment recevoir, accepter, utiliser et remercier ma Puissance Supérieure pour la force et la sagesse dont Il/Elle nous fait grâce.

Merci la Vie !!!
Gilles

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samedi 19 mai 2018

Pensées 19 mai 2018

Bonjour à toutes et à tous

« À la différence de l'amour fraternel et de l'amour érotique qui s'établissent préférablement entre égaux, le relation de la mère et de l'enfant implique par sa nature même une inégalité, l'un ayant besoin d'un soutien total et l'autre le lui donnant. C'est en vertu de ce caractère désintéressé, altruiste, que l'amour maternel a été considéré comme la forme suprême de l'amour et comme le plus sacré de tous les liens affectifs. Toutefois, nous semble-t-il, l'accomplissement véritable de l'amour maternel ne réside pas dans l'attachement de la mère à son bébé, mais dans l'amour qu'elle témoigne à l'enfant en croissance. En fait, les mères sont en grande majorité des mères aimantes aussi longtemps que l'enfant est petit et se trouve encore dans une complète dépendance vis-à-vis d'elles... ... Une autre motivation, susceptible d'entrer en ligne de compte, est la volonté de puissance, le désir de possession. Pour une femme dominatrice et possessive, l'enfant constitue un objet naturel de satisfaction dans la mesure où il est démuni et complètement assujetti à sa volonté...

... Mais l'enfant va grandir. Il doit émerger de la matrice, se détacher du sein maternel ; il doit, en fin de compte, devenir un être humain complètement séparé. L’essence même de l'amour maternel est de veiller à la croissance de l'enfant, ce qui signifie vouloir que l'enfant se sépare. Ici réside la différence fondamentale avec l'amour érotique. Dans ce dernier, deux personnes jusqu'alors séparées deviennent une, fusionnent. Par contre, dans l'amour maternel, deux personnes n'en faisant qu'une jusqu'alors en arrivent à se séparer. Et il importe que la mère, non seulement tolère, mais souhaite et même favorise cette séparation. Ce n'est qu'à ce stade que l'amour maternel devient une tâche extrêmement difficile, qu'il exige du désintéressement, la capacité de donner tout et de ne rien vouloir sinon le bonheur de l'être aimé. » ( Erich Fromm, L'art d'aimer )

Ce que nos parents avaient de plus précieux, ils nous l'ont transmis : et c’est l’amour, la capacité d’aimer et de se donner avec désintéressement la plupart du temps. Dans une famille dysfonctionnelle, cette transmission vitale ne se fait pas aisément, si elle est existante. Pourtant c'est ce que nous avons besoin pour trouver une forme d'équilibre et d'épanouissement. Cette transmission toutefois n’est pas innée ou simple. L’éducation à l’amour, si elle se fait bien sûr dans l’enfance et surtout dans la petite enfance, ne doit pourtant pas s’arrêter là. Aujourd’hui, nous pouvons comme parrains accompagner nos filleuls dans leur rétablissement et dans leur vie (même affective s’ils ou si elles le désirent) et le détachement est même plus facile. Tout amour au sens plein, inconditionnel se vit dans la spiritualité et aussi dans l’entraide.

« Je ne m’intéresse qu’aux qualités des gens. J’ai moi-même des défauts alors comment me permettre de juger ceux des autres ? » ( M. Gandhi ) « Les défauts des autres peuvent être flagrants, mais il y a de bonnes chances que nos façons d’agir soient partiellement la cause des difficultés. Chaque matin au cours de notre méditation, nous demandons à notre Créateur de nous enseigner la patience, la tolérance, la bienveillance et l’amour. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.6 page 93 ) Dans les groupes d’entraide, dès que nous découvrons que notre vie est remplie d’un Dieu d’amour, tel que nous Le concevons, et à partir du moment où nous transmettons cet amour à d'autres personnes qui sont affectées comme nous d'une ou de ces dépendances et/ou codépendance, et aussi aux membres de notre famille élargie, nous ressentons une richesse spéciale, difficile à expliquer. « Ce qui précède pourrait peut-être laisser penser que les alcooliques, dans notre Mouvement, sont devenus soudainement une belle grande famille de gens heureux et pacifistes. Bien sûr, ce n’est pas du tout le cas. Nous demeurons des êtres humains et nous nous disputons. Avant d’en arriver à une certaine harmonie, le Mouvement avait l’air plus chaotique qu’autre chose du moins en surface. » ( 12x12, 10e Tradition page 200 ) Seule la grâce de Dieu a réussi à en venir à nous libérer de ce chaos intérieur. « Véritables enfants du désordre, nous avons appris mille façons de jouer prudemment avec le feu, et pourtant, nous en sommes sortis indemnes et, pensons-nous, plus sages. Ces contrefaçons elles-mêmes ont engendré un vaste processus de mise au point progressive qui, par la grâce de Dieu, nous a conduits où nous en sommes aujourd’hui. » ( 12x12, 4e Tradition, page 165 )

Merci la Vie !!!
Gilles

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vendredi 18 mai 2018

Pensées 18 mai 2018

Bonjour à toutes et à tous

« Dans son livre Zorba le Grec, Nikos Kazantzakis décrit la rencontre entre son personnage et un vieil homme en train de planter un arbre. « Qu'est-ce que tu es en train de faire ?», demande Zorba. Et le vieil homme de répondre : « Tu le vois très bien, ce que je suis en train de faire, mon fils, je plante un arbre. » « Mais pourquoi planter un arbre, demande Zorba, si tu ne dois pas le voir porter de fruits ? » Et le vieil homme réplique : « Moi, je vis comme si je n'allais jamais mourir. » Cette réponse suscite un vague sourire chez Zorba qui, en s'éloignant, s'exclame avec une pointe d'ironie : « Comme c'est étrange ! Moi, je vis comme si j'allais mourir demain !» (Réflexions quotidiennes, 29 mars )

Devons-nous vivre comme si chaque minute était la dernière ou comme si nous ne devrions jamais mourir ? Cette ambition de vivre pleinement est louable. Derrière cette idée se cache l'idée qu’il y a une vraie urgence à faire ce qu’il nous plait, que ce qui n’est pas fait maintenant est peut être perdu et qu’il faut dès à présent profiter au maximum de tout. Aujourd'hui, c’est le premier jour du reste de notre vie. Grâce à notre mode de vie, nous n'avons plus à porter le fardeau de nos deuils, de nos remords, de nos échecs, de nos peurs. Envisager chaque jour comme le premier ou le dernier tout à coup nous allège de ces poids, nous apporte une bouffée d’optimisme, une subtile dose d’énergie et la possibilité de respecter notre rythme, notre croissance.

« Dès que j'ai cessé d'argumenter, j'ai commencé à voir, à éprouver des choses. Aussitôt, en douceur et petit à petit, la Deuxième Étape a commencé à s'infiltrer dans ma vie. Je ne puis préciser dans quelle circonstance ni à quel jour je me suis mis à croire en une Puissance supérieure à moi-même, mais aujourd'hui, il est certain que cette foi, je l'ai. » ( 12x12, 2e Étape, page 29 ) Cette foi, elle est venue discrètement dans notre vie. « J’aime vraiment la vie. Il faut vivre comme si c’était le premier jour, comme si l’on sortait de la mort et qu’on voulait tout embrasser. Il faut se jeter dans les choses sans savoir. » ( Rolando Villazon, ténor mexicain, http://www.youtube.com/watch?v=e3XBR-DacZE&feature=related : Bésame mucho ) Ce que nous voulons avoir fait avant de mourir, nous pouvons commencer à dresser notre « bucket list » et à le faire aujourd’hui. Le mode de vie des groupes d'entraide nous invite à vivre comme si notre rétablissement était un miracle, une grâce divine et à partager cette nouvelle liberté, aujourd'hui, celle d'être nous-mêmes et aussi la liberté d'être meilleurs que jamais.

Nous aimons vraiment la vie. Et aujourd’hui, comme chaque jour dans toute son intensité, est le premier jour du reste de notre vie. L’an passé, nous avons fait des choix peu communs après 45 ans de vie commune. Denise a choisi de vivre seule. La vie est bonne et ma Ps a comblé la mienne rapidement après un court deuil. Il nous faut être prêt à vivre avec les conséquences de nos actions. Et nous respecter dans tout ce processus… « La distance est la mesure étalon du respect dans le couple : trop loin, je t’ignore ; trop près je ne te vois plus. » (Patrick Estrade) Pour les porcs-épics, être trop près ça peut faire mal et ça peut même être blessant. C’est ce que certains appellent 'garder une petite gène'. Louis XII avait pris le porc-épic pour emblème. Et cet emblème était accompagné de cette devise : cominus et eminus (de près et de loin).

‘Par une froide journée d’hiver, un troupeau de porcs-épics s’était mis en groupe serré pour se garantir mutuellement contre la gelée par leur propre chaleur. Mais tout aussitôt ils ressentirent les atteintes de leurs piquants, ce qui les fit s’éloigner les uns des autres. Quand le besoin de se chauffer les eut rapprochés de nouveau, le même inconvénient se renouvela, de façon qu’ils étaient ballottés de çà et de là entre les deux souffrances, jusqu’à ce qu’ils eussent fini par trouver une distance moyenne qui leur rendit la situation supportable. Ainsi, le besoin de société, né du vide et de la monotonie de leur propre intérieur, pousse les hommes et les femmes les uns vers les autres ; mais leurs nombreuses qualités repoussantes et leurs insupportables défauts les dispersent de nouveau. La distance moyenne qu’ils finissent par découvrir et à laquelle la vie en commun devient possible, c’est la politesse et les belles manières.’ (Arthur Schopenhauer ) Ainsi, selon Arthur Schopenhauer, l’homme ne peut ni vivre seul, ni vivre en promiscuité, la fraternité est donc l’exemple même de cette distance médiane par laquelle les hommes se supportent tout en restant utiles les uns aux autres. Les hommes et les femmes gardent leurs distances et une petite gène grâce aux règles de vie en société, ce qu’il nomme politesse, courtoisie. Les membres des groupes d’entraide ont en plus les 12 Traditions pour bien vivre et se rétablir ensemble.

Merci la Vie !!!
Gilles

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jeudi 17 mai 2018

Pensées 17 mai 2018

Bonjour à toutes et à tous

« Les joies du monde sont notre seule nourriture. La dernière petite goutte nous fait encore vivre. » ( Jean Giono, Que ma joie demeure ) Tous et chacun, nous pouvons éprouver la joie de vivre. Ce que nous éprouvons dépend de l’objet de nos pensées, sur quoi souvent nous sommes centrés. Notre système de pensées peut nous entraîner dans un tourbillon de craintes, de mauvais souvenirs, d'inquiétudes inutiles qui vont nous mettre dans un état de souffrances désagréables, source de mauvaises humeurs qui vont déclencher des résultats désastreux dans tous les domaines de notre vie, l'équivalent d'une ivresse mentale ou d'un chaos probablement semé par l'équivalent d'un battement d'aile de papillon en quelque part. Un test irréfutable d'ivresse mentale, ce sont les émotions que cela déclenche en nous. Si nous commençons à ressentir des ressentiments, du doute, des peurs ... nous pouvons réagir tout de suite et passez à notre liste personnelle de joie de vivre que nous pouvons constituer. Il s’agit de noter tout ce qui nous apporte en joie et nous permet de nous sentir bien immédiatement. Certaines de ces solutions ne peuvent que s'appliquer qu'à nous. Prévoyons pour tous les cas de morosité et pollution négative de notre esprit, premiers pas de griserie ou d'ivresse mentale. Voici quelques exemples de ma liste personnelle de joie de vivre :

  • Voir une comédie, une émission de Gags de Juste pour rire ou regarder un bon Polar.
  • Faire du sport : une marche dans le bois à la recherche du champignon rare ou d'une belle fleur printanière, une randonnée en vélo.
  • Appeler quelqu’un que nous aimons et qui peut nous faire rire ou qui a une conversation riche et pétillante comme membre en rétablissement.
  • Écouter de beaux clips vidéos comme l'hymne au printemps : http://www.youtube.com/watch?v=OYF9BwF8Fkw
  • Lire un livret stimulant comme Heureux, joyeux et libres, nous rappelant de ne pas nous prendre trop au sérieux ou un livret qui nous aide vraiment sur le parrainage comme En Tête à Tête,
  • Faire une recherche intéressante avec Google sur le réseau internet.
  • Dessiner ou assembler un dessin et une pensée qui correspondent, les partager.
  • Penser à un projet enthousiasmant et sentir la joie et tout le plaisir de vivre dès que celui-ci se réalise.
  • Écouter un air de musique de chambre ou de spa sur Galaxie ou autre.
  • Faire une courte relaxation, une longue méditation ou se donner un Reiki ou un massage métamorphique.

• Manger des repas santé et prendre du thé vert ou de l'eau entre les repas.

  • Préparer une sortie et des repas d'amoureux.
  • S'abandonner et serrer quelqu’un que nous aimons dans nos bras (accolades, hugs).
  • Rédiger un article sur un sujet passionnant comme ces courriels quotidiens.
  • Élaborer les éléments d'un atelier de croissance personnelle.
  • Préparer une visite de nos enfants et petits enfants.
  • Danser avec passion.
  • Donner un massage à quelqu’un que nous aimons ou nous faire masser.
  • Nous rappeler un bon souvenir ou un endroit que nous pouvons visualiser.
  • Faire un exercice stimulant de respiration, apprendre et pratiquer la technique Nadeau.
  • Écrire des idées personnelles et les colliger dans son Journal.
  • Travailler dans son jardin, biner et préparer des plantes ou boutures pour donner à des amis et pour égayer notre coin de vie et le leur.

Nous avons trouvé tous un endroit où nous nous sentons chez nous. Dans les salles de réunions des groupes d'entraide nous apprenons à trouver un équilibre. « Une joie partagée est une double joie, un chagrin partagé est un demi-chagrin. » ( Jacques Deval, Afin de vivre bel et bien ) Et cet équilibre est souvent acquis par la prière et la méditation. Et cet équilibre que Dieu et les autres dans notre vie nous apportent nous permet de vivre ici et maintenant et en autres des moments de calme, de paix, d'appartenance et de sécurité. Nous pratiquons la gratitude pour tous les miracles qui se produisent dans notre quotidien. « La joie de vivre n’est pas un but, mais un devoir.» ( Louis Pauwels ) Nous savourons dès maintenant la beauté offerte par chaque jour, aussi éphémère soit-elle, et nous rendons grâce à notre Puissance Supérieure de pouvoir en être témoin. Nous avons aussi trouvé un endroit apaisant en nous. «… rappelons-nous toujours qu’en réalité, la méditation est un exercice intensément pratique. Ses premiers fruits se manifestent par l’équilibre émotif. Elle nous permet d’élargir et d’approfondir la communication qui nous relie à Dieu tel que nous Le concevons. » ( 12x12, 11e Étape, page 113 )

Merci la Vie !!!
Gilles

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mercredi 16 mai 2018

Pensées 16 mai 2018

Bonjour à toutes et à tous

Les groupes d’entraide nous apprennent à bien vivre notre relation avec notre Puissance supérieure et à coopérer avec Lui ou Elle. Nous y avons appris que nous n’étions pas séparés de ce Dieu, tel que le nous Le concevons. La volonté divine n’est pas toujours explicite pour le futur et les directives précises ne sont pas la règle même pour le moment présent. Dieu tel que nous Le concevons semble nous fixer plutôt un cadre dans lequel Il nous laisse libre d’accomplir Sa volonté. Pour nous, notre Dieu d’amour veut le bien de Ses enfants, donc notre bien à tous, cela n’exclut pas les épreuves et maux de toutes sortes. Dieu ne cherche pas à contrecarrer les désirs légitimes de Ses enfants. Au contraire, Il leur accorde souvent ce que leur cœur désire puisque c'est Lui qui y implante le désir. Il y implante aussi la confiance en Sa bienveillance et en la providence. « Nous avons déjà dit et répété que la bonne volonté est indispensable. Sommes-nous prêts maintenant à laisser Dieu nous enlever toutes les choses que nous avions reconnues comme répréhensibles en nous ? » ( Les Alcooliques Anonymes, chap.6 À l'oeuvre, page 85 )

« L’expérience, c’est le résultat des bêtises qu’on a faites de bonne volonté.» ( Louis Pelletier-Dlamini ) Nous croyons que Dieu fixe d’avance presque tous les détails de la vie de tous Ses enfants. Il nous laisse la liberté d'action et de choix entre ce qui nous paraît bien ou mal selon la volonté de Dieu. Notre Dieu d'amour nous accorde la sagesse de mettre en œuvre et d'agir avec sagesse, de prier, de méditer, d'examiner les circonstances, de consulter un conseiller sage et expérimenté (parrain ou marraine), de se laisser instruire par l'expérience de la vie avec bon sens et réalisme et de considérer nos émotions : paix, harmonie ou trouble et chaos. Dieu accorde à Ses enfants une réelle possibilité d'agir selon Sa volonté. Dieu tel que nous Le concevons peut intervenir de façon contraignante pour que nous nous soumettions humblement à Sa volonté et que nous soyons prêts à renoncer éventuellement à nos projets. Nous croyons que nous pouvons faire acte de foi et honorer Dieu : PÈRE ... QUE VOTRE VOLONTÉ SOIT FAITE. Et lorsque j’ajoute : Et non la mienne, est-ce que j’affirme ainsi mon illusion de séparation avec Dieu tel que je Le conçois ?

« La Bonne Volonté est la Volonté de Dieu. » ( Baden-Powell ) Quand nous nous conformons à la volonté de Dieu dans notre vie (OUPPS ! — Pouvons-nous vraiment agir autrement ?), nous vivons du contentement, nous baignons dans l’harmonie et la joie. Pour nous, la crainte ou le doute peuvent nous tourmenter même lorsque nous exécutons la volonté de notre Puissance supérieure. Un jour à la fois, nous apprenons à faire confiance à tous nos moments de lucidité et d'éternité. Notre bonheur consiste à suivre la volonté de notre Dieu d'amour dans cette bonne heure.

Merci la Vie !!!
Gilles

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mardi 15 mai 2018

Pensées 15 mai 2018

Bonjour à toutes et à tous « Notre impuissance nous posait un véritable dilemme : il fallait trouver une force grâce à laquelle nous pouvions vivre, et ce devait être une Puissance supérieure à nous-mêmes. Évidemment. Mais où et comment trouver cette Puissance ? » ( Les Alcooliques Anonymes, chap.4 Nous, les agnostiques, page 51 ) Nous pouvons même prendre notre groupe d'entraide comme cette force supérieure.

Les groupes d'entraide nous suggèrent que notre Puissance supérieure à nous-mêmes, Dieu pour la plupart d'entre nous, a pour nous un amour infini et inconditionnel, qu'Il répond à toutes nos questions. « Ce sont les questions qui sont le sel de la vie. Les réponses, il faut s'en garder : elles peuvent tuer. » ( Benoîte Groult ) Le sel quand il tombe sur une plaie, une blessure non guérie, ça peut exacerber notre souffrance. « Dieu est celui qui est feu, sel et vent et qui reste insaisissable comme la respiration de la vie. » (Père Jacquemont) Notre Être suprême nous donne tout ce dont nous avons besoin, y compris le souffle de vie et le désir de passer à l'action. Le poète madelinot bercé par le sel et le vent, Georges Langford chante : « Le 15 de mai, arrangez-vous pour qui fasse beau…»

Le 15 de mai —Georges Langford
J’m’en vas chercher les clés de mon château
Le 15 de mai, arranger vous pour qu’y fasse beau
J’vais graduer au moi de mai
Si j’peux passer mes examens
J’ai décidé de me marier
Çà coûte pas cher çà fait du bien !
J’ai tout c’qui faut, j’ai un p’tit char
Une job en vue dans un bureau
J’ai même une femme qu’est vierge encore
Qui sait la dactylo
J’pense que j’vais faire une belle p’tite vie
Ma femme cuisine comme y’en a pas
J’ai reçu mes cartes de crédits
C’est bon partout, même au États
J’aurai plus besoin d’lire du tout
Racine, Camus, François Villon
Même le journal prendra son trou
J’ai ma tévé-lisions

Moi qu’a passé tout mon passé
À espérer qu’l’avenir arrive
J’vais v’nir au monde au moi de mai
Çà doit être tout un « kick » de vivre
J’me vois déjà à mon chalet
Avec ma bière et mes enfants
Ma femme a r’passer mon gilet
À laver mes bas blancs
http://canada.soifind.com/videoplayer.aspx?vid=yCgyaLPG-MM&title=Les+dunes+du+sud+aux+Iles+de+la+Madeleine

Paulo Coelho a écrit : ‘L’homme ne pourra jamais cesser de rêver. Le rêve est la nourriture de l’âme comme les aliments sont la nourriture du corps.’ Plusieurs d’entre nous croyons que plus que le rêve, l’amour et la spiritualité nourrissent l’âme. Merci chère Ps de permettre que pour aujourd’hui dans nos cœurs, notre abstinence, nos amours et notre rétablissement y fasse beau. Un 15 de mai, il y'a de ça plus de 45 ans, j’ai rencontré Denise aux Iles de la Madeleine et notre Dieu d'amour a permis que nous vivions une belle histoire d'amour qui s'est terminée l’an passé. Merci cher Dieu d’amour pour cette lumière et cet amour et pour celui qui nous habite présentement !

Merci la Vie !!!
Gilles

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lundi 14 mai 2018

Pensées 14 mai 2018

Bonjour à toutes et à tous

Un jour à la fois « …chaque fois que nous devrions choisir entre l’effort et le confort, la formation de notre caractère était oubliée au profit d’une course vers ce que nous pensions être le bonheur. » ( 12x12, 7e Étape, page 80 ) Deux citations de l’écrivain et philosophe français Bernard Le Bouyer (ou Le Bovier) Fontenelle tirées de son livre Bonheur nous ont même surpris par leur simplicité et leur pertinence : « Le plus grand secret pour le bonheur, c’est d’être bien avec soi. » — « Le grand obstacle au bonheur, c'est de s'attendre à un trop grand bonheur. » Les membres des groupes d'entraide nous suggèrent d'éviter de faire de projections au-delà de la présente journée. Nous pouvons planifier des événements, les noter à notre agenda. Notre agenda n'est pas en béton armé. Comme les jardiniers qui vont bientôt semer leur jardin, notre pouvons préparer la terre et faire un plan de ce que peut être notre côté « jardin ». Celui qui fait pousser les fleurs et les légumes et leur fournit tout ce dont elles ont besoin est notre Ps. Comme pour notre potager, Il nous comble de notre abstinence et d'une belle vie. Nous savons que nous sommes abstinents aujourd'hui, mais nous ne pouvons rien dire pour demain. C'est cette attitude qui nous assure la sobriété qui nous remplit de gratitude. Un jour à la fois ! Voici les paroles d'Un jour à la fois d'André Breton :

Un jour à la fois, Oh mon Dieu ( Renée Martel )

Je n'suis qu'un homme, rien qu'un pauvre homme
Aide-moi à croire à c'que je peux être, à ce que je suis
Montre-moi le chemin pour progresser
Mon Dieu, pour mon bien
Guide-moi toujours un jour à la fois

Refrain :
Un jour à la fois, ô mon Dieu
C'est tout ce que je demande
Le courag' de vivre, d'aimer
D'être aimé, un jour à la fois
Hier, c'est passé, ô mon Dieu
Et demain ne m'appartient pas
Mon Dieu aide-moi, aujourd'hui
Guide-moi un jour à la fois
Guide-moi un jour à la fois

Tu m'as tout prêté, la vie, la santé
Je veux croire en toi
En toutes tes bontés pour l'humanité
Une voix pour chanter, une âme pour aimer
Aide-moi à vivre, oui, aide-moi à vivre

Pour ceux et celles qui veulent entendre cette chanson :
http://www.youtube.com/watch?v=n0pM7RQDX38

‘Il y a toujours dans le monde une personne qui en attend une autre, que ce soit en plein désert ou au coeur des grandes villes. Et quand ces deux personnes se rencontrent , et que leurs regards se croisent, tout le passé et tout le futur sont désormais sans la moindre importance.’ ( Paulo Coelho ) « Deux regards qui se croisent ? c’est un peu d’éternité reconnue. » ( Henri Dreyssé ) uMerci mon Dieu de nous donner la bonne volonté de faire des choix sains et ce, non seulement en ce qui concerne notre alimentation, mais également dans nos relations, dans notre vie amoureuse et dans les soins que nous accordons à ceux et celles qui souffrent encore. « Il faut laisser l’alcoolique poursuivre son programme jour après jour… Il faut que, jour après jour, votre protégé et vous marchiez ensemble sur le chemin du progrès spirituel. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.7 Au secours des autres, page 113 )

Merci la Vie !!!
Gilles

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dimanche 13 mai 2018

Pensées 13 mai 2018

Bonjour à toutes et à tous

« La reconnaissance est la mémoire du cœur. » ( Hans Christian Andersen ) Être reconnaissant c'est découvrir que nous sommes redevables à un tiers qui nous a procuré un bienfait. La reconnaissance n'est pas qu'une activité mentale : c'est une évaluation qui est toujours accompagnée d'un peu de contentement. La reconnaissance suscite parfois de l'affection. Le bienfait reçu de cette personne est si précieux à nos yeux que nous aimons cette personne de nous l'avoir procuré. La reconnaissance implique toujours un mouvement pour souligner l'importance de ce que nous avons reçu. C'est une expérience génératrice de générosité. C’est aussi une expérience de bonté et de gratitude. Dans certains cas, nous voulons remercier celui qui nous a donné en lui redonnant quelque chose en retour ; dans d’autres cas, nous voulons faire bénéficier d’autres de cette bonté quand la nôtre est refusée.

La gratitude est aussi une forme de reconnaissance à l'égard d'une personne vis-à-vis de laquelle nous nous sentons comme obligés. Il y a souvent dans la gratitude une impression d'obligation. Nous considérons comme normal que notre Dieu d'amour se comporte comme un bon père, bien que nous nous trouvons quand même privilégiés. Nous ne sommes pas obligés à son égard bien que nous pouvons aussi avoir l'impression d'être en dette envers Lui.

« Le sentiment qu'on a pour la plupart des bienfaiteurs ressemble à la reconnaissance qu'on a pour les arracheurs de dents. » ( Chamfort, Maximes et pensées, caractères et anecdotes ) Nous avons de la difficulté à remercier celui ou celle qui a pesé sur le bobo, qui a identifié notre problème souvent commun, même si ça s'est fait doucement et avec amour. Les membres des groupes d'entraide nous partagent cette reconnaissance, cette gratitude pour les souffrances de notre compulsion, cette gratitude pour ce rétablissement miraculeux permis par Dieu, cette gratitude pour le privilège d'être au service de nos frères et sœurs dans le mouvement, et cette gratitude pour les liens fraternels qui nous attachent toujours plus intimement à eux, en une camaraderie que peu d'associations connaissent. Notre infortune est devenue notre bonne fortune. « Les leçons de l'infortune sont presque toujours un bienfait. Elles ne sont funestes qu'aux âmes viles qu'elles paralysent pour toujours. » (Pierre Chauveau, Charles Guérin ) Bill W. parle de la peur « comme un fil mauvais et pourri, la trame sur laquelle nos existences étaient tissées. Elle a engendré des situations qui ont causé des malheurs que nous ne croyions pas avoir mérités. » ( Gros livre, page 76 ) Il la qualifie comme responsable de son infortune et des ennuis qu’elle a généré. Mais ç’a aussi pris ça pour l’amener à avoir le désir d’arrêter de boire.

« La réalité est une illusion produite par le manque d’alcool. » ( Jay McInerney ) — « La sobriété est une hallucination provoquée par le manque d’alcool. » ( Robert Ley ) En effet, l’abstinence donne tout un buzz. Et il y a bien plus que juste l’abstinence. « Le regret sincère des injustices faites, la gratitude pour les bienfaits reçus, et le désir de tendre demain vers des résultats meilleurs, telles sont les valeurs permanentes que nous voudrons rechercher. Après avoir ainsi revu notre journée, sans oublier de prendre bonne note de nos réussites et après avoir examiné nos cœurs sans crainte ni partialité, nous pouvons vraiment remercier Dieu pour les bienfaits que nous avons reçus et nous endormir la conscience en paix. » ( 12 x 12, 10e Étape, page 106 ) Merci mon Dieu pour notre bonne fortune ! Paulo Coelho a écrit dans cette même veine que le succès c’est d’être capable d’aller se coucher chaque soir l’âme en paix. Winston Churchill a écrit : « Le succès c’est d’aller d’échec en échec sans perdre son enthousiasme. » Et Épicure avait écrit : ' L’homme qui a l’âme en paix n’est importun ni à lui-même ni aux autres.' Épicure (accompagné de son disciple Lucrèce) disait que leur démarche conduisait le penseur vers une destination emplie de sagesse où s’exprime le bonheur. Pour parcourir ce chemin, Épicure disait qu'il fallait entre autres choses se débarrasser des peurs qui les tiraillaient — peurs qui étaient le fruit de leur ignorance.

« Tomber enceinte, mon garçon, c'est donner son cœur et son corps à quelqu'un qu'on n'a pas encore vu. C'est établir avec lui un lien presque indestructible. » ( Boucar Diouf ) Voir le texte suivant qui est superbe sur le rôle des mères et des grand-mères dont nous célébrons aujourd’hui la fête : https://www.facebook.com/BoucarDioufHumoriste/videos/662434207138350/ Merci aussi à la mère de mes enfants !!!

Merci la Vie !!!
Gilles

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samedi 12 mai 2018

Pensées 12 mai 2018

Bonjour à toutes et à tous

« Ne craignez pas d'atteindre la perfection, vous n'y arriverez jamais. » ( Salvador Dali ) Carl G. Jung a écrit : « Il ne s’agit pas d’atteindre la perfection mais la totalité. » La perfection serait alors la plénitude. La perfection est une illusion et bien que virtuellement, elle nous invite à faire face à nos limites. Les Douze Étapes nous amènent à la pleine réalisation de ce que notre Ps a comme dessein pour nous et ça n'exclut pas la perfection. Pour Elle ou Lui, tout est possible. Nous pouvons atteindre notre plein potentiel en nous rétablissant et les trois essentiels au rétablissement sont un esprit ouvert, de l'honnêteté et une bonne volonté. Nous pouvons garder l'esprit ouvert sans effort conscient. Nos expériences nous incitent quelquefois à la fermeture. Nous avons l'impression que nos préjugés minent parfois notre cheminement personnel à travers ces expériences. Atteindre notre plein potentiel malgré le fait d'avoir grandi dans un famille dysfonctionnelle est un défi quotidien mais non une tâche inaccessible ou chimérique pour notre Ps. Chaque fois que nous faisons de notre mieux, nous parvenons à progresser si telle est Sa volonté. « La vie est une passion par laquelle la beauté passe à une perfection moindre. » ( Claire de Lamirande )

« Il nous est suggéré de pleinement consentir à tendre vers la perfection. Un certain délai, notons-le, peut être excusé. » ( 12 x 12, 6e Étape, page 77 ) Rien de plus simple… mais pas en courant… « Il vaut mieux viser la perfection et la manquer que viser l'imperfection et l'atteindre. » ( Bertrand Russell ) Les membres des groupes d'entraide nous invitent à exprimer notre gratitude, à rendre grâce à Dieu, car désormais nous connaissons la voie à suivre pour atteindre notre but : une vie abstinente, saine et utile pour nous et pour les autres et une implication dans les services pour aider ceux et celles qui souffrent encore et maintenir cette abstinence. Merci mon Dieu ! Aujourd’hui, notre cheminement et notre vie reflètent la progression, et non la perfection. « L’homme est la perfection de l’Univers, l’esprit est la perfection de l’homme, l’amour est la perfection de l’esprit, et la charité est la perfection de l’amour. » ( St-François de Sales )

Merci la Vie !!!
Gilles

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vendredi 11 mai 2018

Pensées 11 mai 2018

Bonjour à toutes et à tous

Chère Puissance Supérieure,
donnez-nous la sérénité d'accepter les choses que nous ne pouvons changer,
le courage de changer les choses que nous pouvons,
la sagesse d'en connaître la différence.
Accordez-nous la patience pour les choses qui prennent du temps.
La gratitude pour ce que nous possédons et tout ce que vous nous avez donné.
La tolérance envers ceux et celles qui livrent des combats différents ou similaires,
La force de nous relever et d'essayer de nouveau, un jour à la fois.

« Être vieux c'est quand le passé envahit toute la place et qu'il ne reste plus d'espace à l'avenir. Être vieux, c'est devenir une chose du passé dans un présent sans avenir... » ( Yvon Paré, Anna-Belle ) Nous ne pouvons changer le passé. Nous pouvons en tirer des leçons et en sortir grandis. Nous ne pouvons prédire l'avenir. Nous pouvons essayer de faire de grands rêves et en venir à croire en la possibilité de leur réalisation. Pour plusieurs, cela s'appelle de l'espoir. Nous pouvons surtout profiter du moment présent et nous réjouir d’être ici, maintenant, sous la gouverne de notre Ps. « Si vous suivez les directives d’une Puissance supérieure, vous finirez par vivre dans un monde nouveau et merveilleux, quelles que soient les circonstances actuelles. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.7 Au secours des autres, page 113 ) Confucius a dit : ‘Celui qui plante la vertu ne doit pas oublier de l’arroser souvent.’ Il doit aussi faire confiance en sa Ps de donner à cette plantule ce dont elle a besoin et ça comprend notre attention.

Puissions-nous faire la paix avec le passé, envisager l'avenir avec confiance en notre Ps et profiter intensément du moment présent. Aujourd'hui avec l'aide du mode de vie et des membres des groupes d'entraide, nous sommes soulagés de nos souffrances et nous éprouvons de la gratitude, de l'appartenance et de la paix. Nous ressentons aussi de la joie et de l'amour pour une Puissance supérieure à nous-mêmes, pour ce Dieu, tel que nous Le concevons, comme jamais auparavant. « L'avenir n'est à personne, l'avenir est à Dieu. » ( Victor Hugo, Les chants du crépuscule ) Nous n’avons pas besoin de Lui laisser quoique ce soit, Dieu a toujours eu tout entre Ses mains. Il permet cette illusion pour que nous sentions un jour Sa présence et ce jour, bien, ça peut être ‘tout de suite'.

« Dans tous les moments d'indécision ou d'agitation émotive, nous pouvons faire une pause, chercher un peu de tranquillité et, dans le calme, faire cette simple prière : « Mon Dieu, donnez-moi la sérénité d'accepter les choses que ne ne peux changer, le courage de changer celles que je peux, et la sagesse d'en connaître la différence. Que ta volonté soit faite et non la mienne. » ( 12 x 12, 3e Étape, pages 44-45 )

Merci la Vie !!!
Gilles

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jeudi 10 mai 2018

Pensées 10 mai 2018

Bonjour à toutes et à tous

« La vraie valeur d'un homme se détermine d'abord en examinant dans quelle mesure et dans quel sens il est parvenu à se libérer du Moi. » ( Albert Einstein, Comment je vois le monde ) Au Québec, plusieurs intervenants et professionnels de la santé prennent encore pour acquis que l'entraide dans les groupes qui utilisent les Douze Étapes, n'a pas de valeur réelle dans le rétablissement des membres de ces groupes. Pourtant tout récemment, la médecine a reconnu que l'entraide est une composante spirituelle de la guérison, en particulier quand il s'agit de dépendance ou de santé mentale. Au Québec, l'évolution des méthodes de traitement de l'alcoolisme ne reflète pas ce changement souvent en délaissant le modèle des 12 Étapes de rétablissement, en cessant tout apprentissage ou pratique de la méditation et toutes autres activités dites spirituelles (comprises comme « religieuses » par ces intervenants mal renseignés) :
« Nous pouvons être reconnaissants envers toute méthode ou action visant à résoudre le problème de l'alcoolisme, que ce soit dans le domaine médical, religieux, éducatif ou scientifique. Nous devons garder l'esprit ouvert à l'égard de tous ces efforts et montrer de la sympathie quand l'un d'eux moins judicieux échoue. Rappelons-nous que les AA ont pratiqué pendant des années la méthode 'des essais et des erreurs’. Individuellement, nous pouvons et nous devrions coopérer aux efforts susceptibles de mener à un succès, même mitigé. »
« Chacun de ses pionniers dans le domaine de l'alcoolisme vous dira avec générosité qu'il n'aurait pas pu continuer sans la preuve vivante de rétablissement que donnaient les AA. Le Mouvement a été l'étoile polaire d'espoir et d'aide qui les a guidés et les a amenés à persévérer. » Grapevine, mars 1958 ( Réflexions de Bill, page 147 )

« L'alcoolique est un être errant qui recherche dans les vignes du Seigneur son paradis perdu. » ( André Pronovost ) Dans ces réunions (que plusieurs appellent encore des meetings), parce que nous sommes des gens qui sont atteints de la même maladie, nous sommes capables de comprendre ceux et celles qui souffrent et qui se présentent dans notre groupe d'entraide. Nous pouvons utiliser cet argument de taille de l'obsession doublée d'une allergie comme d'un outil qui va briser la carapace de cet ego malade et atteint de la même maladie que nous. « La grande obsession de tout buveur anormal est qu'un jour, il ne sait trop comment, il parviendra à se contrôler et à prendre plaisir à boire. Il est renversant de constater à quel point une telle illusion peut persister. Nombreux sont ceux qui s'y accrochent jusqu'aux portes de la folie ou de la mort... ...Toute illusion que nous sommes comme les autres ou qu'un jour nous le deviendrons doit être dissipée. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd., page 34 ) Il en est de même pour toutes les autres dépendances.

« Beaucoup de choses peuvent être préservées dans l'alcool : la dignité n'est pas l'une d'elles. » ( Anonyme ) Les valeurs humaines expriment notre réalité divine. L'intégrité, la dignité, la paix, l’amour et la non-violence bien que naturelles, sont les premières à prendre le bord quand l'abus d'alcool est présent dans une vie d'un individu et de sa famille. Dans les groupes d'entraide c'est réconfortant de faire partie d'un groupe d'hommes et de femmes qui ont quelques problèmes, quelques valeurs et quelques ressentiments similaires aux nôtres. Bien que nous ayons beaucoup de choses en commun, chaque membre a une sagesse unique à offrir. Grâce au partage d'expérience, de force et d'espoir, nous apprenons les moyens spécifiques que les membres utilisent ou ont utilisé pour appliquer le programme des Douze Étapes à leur situation. En prenant ce qui nous plaît et en laissant le reste, chacun de nous est libre de bénéficier de cette approche individuelle de notre but commun — le rétablissement en aidant d'autres personnes comme nous. « La valeur, mon fils, ne se conseille point, c'est la nature qui la donne. » ( Marquise de Lambert, Avis d’une mère à son fils - 1726 ) C’est notre Ps qui révèlent nos valeurs en chacun de nous.

Merci la Vie !!!
Gilles

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mercredi 9 mai 2018

Pensées 09 mai 2018

Bonjour à toutes et à tous

« Ne jugez point, afin de n'être point jugés, car on vous jugera comme vous avez jugé, et l'on se servira pour vous de la mesure dont vous mesurez les autres. » ( Évangile selon Matthieu ) Honoré de Balzac a écrit aussi : « Plus on aime moins on juge.» Personne d’autres que les dépendants et leurs familles n’ont aussi souffert des jugements de notre société. Le jugement est l'acte de prédiquer (conclure, déduire) quelque chose de quelque chose : ainsi, dire « ce chat est beau », c'est attribuer un prédicat (attribut, qualité, fonction, proposition), « la beauté », à un sujet, « le chat ». Cette définition classique est issue d'Aristote, et a été reprise aussi par Kant, pour qui le jugement est un acte de l'entendement par lequel celui-ci adjoint un concept à une intuition empirique (nous collons le concept de beauté à l'intuition empirique, c'est-à-dire, ici, à la sensation ou perception d'un chat qui devient un « adorable » minou). Dans cette mesure, un jugement est dit vrai lorsqu'il correspond avec la réalité telle que perçue. L'erreur ne vient pas de la sensation elle-même, mais dans le jugement que l'esprit, ou l'entendement, porte alors sur ce qu'il perçoit. Il y a deux types de jugements : les « jugements de faits » et les « jugements de valeur ». Le jugement de fait implique une observation neutre et objective, ce qui est quasi impossible. Le jugement de valeur implique une évaluation et une appréciation subjective : exemple de jugements de fait : Il fait beau ce matin, c'est encore un peu frisquet en ce matin ensoleillé. (ou plutôt Il pleut en ce matin sombre.) — exemple de jugements de valeur : Cet artiste n’a que peu talent. (ou plutôt Cette artiste a débourré, elle est aujourd'hui pleine de talent.)

« Il est bien plus difficile de se juger soi-même que de juger autrui. » ( Antoine de Saint-Exupéry, Le petit prince ) Les groupes d'entraide sont des refuges contre les jugements implacables que la société porte sur les personnes dépendantes et/ou codépendantes. Nos frères et sœurs, membres de ces groupes d'entraide, ont plutôt besoin comme nous d'amour, de dignité, de respect et d'acceptation inconditionnels. De là, ce slogan que plusieurs affichent : « Juge moins — Aime plus ! » Nous avons recouvré plus d'estime de nous-mêmes grâce à cet éveil et cette vie spirituelle qui se produisent au contact de cette fraternité. Chacun de nous en vient à aimer cette personne qui s'appelle ' moi ' à travers ce ' nous '. C'est sûr que de temps en temps, il y a des travers qui nous bousculent chez les membres de notre groupe ou d'un autre groupe lorsque nous le visitons, c'est pour mieux définir et honorer nos propres travers qui ressemblent étrangement aux leurs. « Qui pouvait oser se constituer juge, jury et bourreau de son propre frère malade ? » ( 12x12, 3e Tradition page 160 )

Le jugement implique souvent un jugement négatif. Si nous allons à l'extrême, sans doute la forme le jugement négatif extrême est bien sûr la haine. Si fait, nous vous jugeons négativement, cela signifie que nous nous formons une opinion négative de votre personne. La façon la plus négative que nous pouvons vous sentir, c'est de vous détester. Là, c'est le contraire de l'amour, et ça implique que rationnellement vous jugez quelqu'un, moins vous allez l’aimer. L’exemple le plus fort et le plus fréquent c’est lorsque nous jugeons une personne ou une situation en disant que c’est trop pénible, trop ceci, trop ça… « Qui trop embrasse mal étreint. » ( proverbe français qui signifie À force de vouloir tout faire, on ne fait rien de bien ) Trop par rapport à quoi ?

Si l'amour est un processus irrationnel et illogique, alors comment le jugement peut-il être rationnel ? Comment pourrions-nous aimer quelqu'un avec notre corps et notre coeur et l'haïr avec notre esprit ? Et ça arrive et ça donne naissance à la confusion de l'ambivalence. Pouvons-nous en même temps nous haïr nous-mêmes pour l'amour que nous pouvons ressentir pour une personne ? Il arrive même dans des relations toxiques et codépendantes que la personne la plus détestable selon notre jugement, soit celle qui nous attire le plus. Habituellement, une personne en rétablissement n'attire plus ce genre de personne à moins que ce ne soit Sa volonté.

Merci la Vie !!!
Gilles

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mardi 8 mai 2018

Pensées 08 mai 2018

Bonjour à toutes et à tous

« Le passé nous retient, c'est pour ça que le présent nous échappe. » ( Gustave Flaubert, Lettre à Louise Colet ) Le rythme de vie effréné de tout un chacun, les préoccupations familiales et professionnelles font que nous sommes souvent en état de stress avec quelquefois des conséquences sur notre équilibre personnel. Chacun d’entre nous se laisse parfois envahir par les problèmes quotidiens, entraînant une illusion de fatigue de notre organisme qui nous apparaît comme une perte inutile d’énergie et la création d’un état de stress.

Le mode de vie en 12 Étapes nous propose des outils pour vivre l'instant présent et bien plus : « C'est pourquoi, lorsque nous avons été abordés par ceux qui avaient règlé leur problème d'alcool, il ne nous restait rien d'autre à faire que de prendre le simple coffre d'outils spirituel qui nous était offert. Nous avons découvert un coin de paradis et nous avons été propulsés dans une quatrième dimension de l'existence que jamais nous n'aurions pu imaginer. » — « Ne parlez jamais à un alcoolique du haut de votre grandeur morale ou spirituelle ; contentez-vous de lui présenter les outils spirituels pour qu'il les examine. Démontrez-lui comment ils vous ont servi. Offrez-lui l'amitié et la fraternité. » ( Les Alcooliques Anonymes, chap.2 Il y a une solution page 29 — chap.7 Au secours des autres, page 108 )

En effet, le coffre à outils spirituel ( les 12 Étapes, les slogans, etc.) et les slogans des groupes d'entraide nous apprennent à vivre le moment présent. Nous vivons le moment présent en nous centrant le plus possible sur ce que nous avons à faire maintenant. Quand nous mettons les slogans en pratique, nous ralentissons le rythme effréné de notre quotidien. C'est souvent le rythme désordonné et accéléré qui nous entraîne vers un mur, vers une situation de crise ou de chaos, vers l'ivresse mentale. Que pouvons-nous faire pour sortir de ce tourbillon vertigineux, de cette sensation de vide et en même temps de tête lourde, d'une tonne de ressentiments qui se bousculent… Rien. Notre Ps peut le faire si telle est Sa volonté. Lorsque nous prenons conscience par Sa grâce de notre respiration, du souffle de vie, nos muscles se détendent, notre cœur et notre esprit s’ouvrent en toute confiance au royaume des possibilités que notre Puissance Supérieure garde en réserve pour nous. Nous nous retrouvons finalement dans le seul endroit que notre corps-cœur-esprit puisse vraiment connaître — le moment présent.

« Il n'y a pas de moments ordinaires. » ( Dan Millman, Le Guerrier pacifique ) Et c'est dans cette parcelle d'éternité, que nous ressentons souvent la présence de notre Ps, ce Dieu d'amour qui mène notre vie et rétablit notre équilibre personnel. Merci chère Ps de nous permettre de vivre tant des moments aussi difficiles et pénibles qui vont nous apprendre que notre résistance n'est que souffrance, que d'autres moments doux, apaisants, merveilleux et extraordinaires. Merci de demeurer la source de toute énergie et de toute réalité. Merci de me faire reconnaître que cette source de vie est bel et bien présente et intarissable.

Merci la Vie !!!
Gilles

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lundi 7 mai 2018

Pensées 07 mai 2018

Bonjour à toutes et à tous

« La compassion fait agir alors que la faiblesse rend craintif. » ( Zhang Xianliang, Mimosa ) Compatir signifie vraiment « souffrir avec ». La compassion est quand même une émotion. Il s'agit aussi d'une attitude parfois « malsaine » qui nous porte à être excessivement sensible à la souffrance de quelqu'un. Devant la douleur d'autrui, nous vivons de la tristesse, de la colère, de la révolte, etc..., émotions suscitées par ce que nous observons chez la personne qui pâtit. Ces émotions (la tristesse, la colère, la révolte, etc) sont déjà présentes en nous et se manifestent en nous comme des ressentiments.

Dans les groupes d'entraide, nous parlons et de compassion, et d'identification. Dans l'identification nous nous mettons plus ou moins clairement et plus ou moins volontairement à la place de l'autre. Il est clair que nous faisons un rapprochement entre les situations de tous et chacun et les nôtres, et que nos réactions sont liées à notre propre vécu avec cette maladie. L'identification se distingue de la compassion aussi par le fait qu'elle porte sur différents sujets, agréables ou désagréables, alors que la compassion n'existe probablement que seulement face à la souffrance. Il faut également distinguer la compassion de l'empathie. La plupart des psychologues nous disent que l'empathie est aussi une attitude qui rend capable de saisir ce qu'une personne vit émotionnellement, tel qu'elle le vit. C'est réellement et virtuellement impossible de nous mettre à la place d'une autre personne pour la comprendre « de l'intérieur ». Ce n’est que de notre propre intérieur dont il est question. « Nous avons demandé à Dieu de nous aider à leur démontrer la même tolérance, la même pitié et la même patience que nous aurions été heureux de témoigner à un ami malade. Lorsqu’une personne nous blessait nous disions : ‘Elle est malade.’ » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.5 Notre Méthode, page 75 )

Lorsque nous sommes « empathiques », nous essayons de voir et de ressentir la situation comme l'autre la voit ou la ressent. Ce qui est quasi impossible. Nous ne pouvons adopter volontairement son point de vue et les réactions émotives que si tout cela fait partie de notre expérience personnelle. Nous ne pouvons que rester conscients qu'il s'agit bel et bien de l'expérience de l'autre. Dans la compassion, dans l'identification et dans l'empathie, nous sommes nécessairement touchés que par notre propre vécu émotionnel. « Celui qui, par quelque alchimie sait extraire de son cœur, pour les refondre ensemble, compassion, respect, besoin, patience, regret, surprise et pardon crée cet atome qu'on appelle l'amour. » ( Khalil Gibran ) Merci mon Dieu d'amour pour cette alchimie et magie.

« Ayant médité la douceur et la compassion, j'ai oublié la différence entre moi et les autres. » ( Milarepa ) Avec une ferme compassion, avec ce quelque chose qui est plus doux que l'approche « tough love », les membres des groupes d'entraide nous aident à progresser pour devenir la personne que notre Puissance supérieure désire que nous soyons aujourd'hui. Ils nous font réaliser que nous ne sommes jamais seuls, et que l'aide et l'espoir sont tous les jours à notre portée. Juste pour aujourd'hui, nous pouvons favoriser la paix dans notre cœur et dans le monde en optant pour une vie sans chaos, en utilisant des paroles apaisantes, en posant des gestes paisibles et en redonnant ce que nous avons reçu, si telle est Sa volonté pour nous.

Merci la Vie !!!
Gilles

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dimanche 6 mai 2018

Pensées 06 mai 2018

Bonjour à toutes et à tous

Le prix Nobel de littérature Henri Bergson a écrit Le Rire, un des très rares textes qu'un philosophe ait consacré au rire. Le rire provoque la détente des nerfs, le relâchement de bien des tensions. L'humour, un déclencheur bien connu de rires, décharge le corps émotionnel, ce qui est une contrepartie quasi indispensable à la tension constante de la vie quotidienne. La puissante critique sociale (qui est aussi quelquefois corrosive) de certains de nos humoristes aujourd'hui s’étend à tout. Voici une brève de Coluche : « Les vieux, on devrait les supprimer… pendant qu’ils sont encore jeunes ». Le début de cette tirade est violent, mais la fin est très paradoxale car elle détruit le début. Le paradoxe chavire presque tout le temps notre raison. Et c’est une pratique courante assez inquiétante que l’expression de la négativité dans le rire, car enveloppée dans l’humour, nous pouvons presque y placer n’importe quoi. D’où la contradiction qui fait que le rire peut être nerveux, de l’ordre d’un spasme qui secoue le corps, sans que l’esprit y coopère vraiment. Comme spasme, le rire nerveux rejoint le rire du fou, le rire devient alors — et peut aller jusqu'au délire.

Bergson soutient que le rire implique une « complicité avec d’autres rieurs, réels ou imaginaires ». Qu’est-ce que cela signifie ? Le rire se développe dans un contexte « social », autant que « culturel ». Tout d’abord, beaucoup d’effets comiques sont intraduisibles d’une société à l’autre, parce que « relatifs par conséquent aux mœurs et aux idées d’une société particulière ». Lorsque le rire dépasse les limites sociales ou culturelles, nous rions alors de la condition humaine, et souvent des défauts d’un personnage aisément identifiable. Plusieurs grands comiques comme Carol Burnett, Red Skeleton, Jerry Lewis et son compère Dean Martin, Dom DeLuise (décédé en 2009, voir cet extrait du film Fatso : http://www.youtube.com/watch?v=ar9HNDDcMgQ qui nous donne un exemple vivant d’un délire de compulsion alimentaire), Jacques Normand, Claude Blanchard et Jean Lapointe ont bien personnifié les traits d’alcooliques ou de dépendants, souvent parce qu’ils avaient une connaissance intime de cette maladie. « Nous espérons que vous pourrez établir une distinction nette entre l’alcoolique et le non-alcoolique. Si vous ne parvenez pas à renoncer l’alcool alors que vous le désirez sincèrement, et si lorsque vous buvez vous avez peu de contrôle sur la quantité que vous prenez, il est probable que vous êtes alcoolique. Si c’est le cas, votre maladie pourrait être de celles que seule une expérience spirituelle peut vaincre. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.4 Nous, les agnostiques, page 50 )

Même en faisant une approche auprès d'un nouveau pour lui parler de la maladie, nous pouvons garder ça 'léger' : « S'il est d'humeur légère, racontez-lui des histoires drôles rattachées à vos escapades. Tâchez de l'amener lui aussi à raconter certaines de ses aventures. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.7 Au secours des autres, page 104 )

Par leur humour, les membres des groupes d'entraide nous apprennent à nous détendre, tout en nous rétablissant. Il nous arrive d'en venir à rire de l'absurdité de notre dépendance et de toute la folie qui y est associée, ce qui permet à nos blessures de lentement se cicatriser et de dédramatiser le passé. La plupart de nos réunions sont des lieux de rassemblement où nous accueillons les nouveaux pour la première fois et où nous leur montrons que nous sommes capables de nous amuser maintenant et sans le faire à leurs dépens. La vie nous a aussi appris que les traits des autres qui suscitent de l’humour chez nous sont aussi les nôtres. « Avons-nous commencé à nous amuser ?» ( Juste pour Aujourd’hui ) Ben oui, nous avons appris à rire de nous-mêmes et de l’absurdité des comportements toxiques de notre dépendance.

Merci la Vie !!!
Gilles

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samedi 5 mai 2018

Pensées 05 mai 2018

Bonjour à toutes et à tous

Une drôle de mélodie, la vie... une série de mélis-mélos. Certains sont plus « mélis » (lire mêlés, confus), d’autres donnent dans le mélo (lire drame, pathos, chaos, tragédie). Chaque jour de notre vie nous révèle un peu plus du paysage commun. Un paysage, c’est comme une scène de théâtre 360 pivotante et vivante, c’est aussi souvent une multitude de points de vue différents pour nous faire apprécier tous les goûts et les couleurs qui sont dans la nature.

'Entre
Ce que je pense,
Ce que je veux dire,
Ce que je crois dire,
Ce que je dis,
Ce que vous avez envie d'entendre,
Ce que vous croyez entendre,
Ce que vous entendez,
Ce que vous avez envie de comprendre,
Ce que vous comprenez,
Il y a dix possibilités qu'on ait des difficultés à communiquer.
Mais essayons quand même...’ ( Bernard Werber, Encyclopédie du savoir relatif et absolu )

Pourtant, malgré tout ça, nous en arrivons à communiquer. Alors, repeignons ce paysage, dessinons une nouvelle architecture, planifions notre aperçu de l'urbanisme humain (ou plutôt de l'humanisme urbain) pour tous et chacun et pour que chacun de nous puissions échanger, partager nos confidences et nous entourer de tendresse dans un environnement sain et chaleureux. « La confidence n'est parfois qu'un succédané laïque de la confession. » ( Jules Romains, Les hommes de bonne volonté ) La plupart des membres des groupes d'entraide sont prêts à tout faire pour demeurer abstinents comme se confier à une Ps, confier la suppression de leurs défauts et leurs torts à Dieu et les partager à un autre être humain, à suivre les suggestions d'un guide spirituel (bonne volonté — parrain/marraine), à garder un esprit ouvert et pourquoi pas, s'amuser de nos folies. Dans l'étrange méli-mélo de la vie, la plupart de ceux et celles qui demeurent honnêtes se rétablissent. Et nous ne sommes capables que de l’honnêteté que Dieu veut bien nous gratifier. « En nous rappelant que nous avons décidé d’aller aussi loin qu’il le faudrait pour vivre une vie spirituelle, nous demandons que nous soient données la force et la lumière nécessaires pour faire ce qu’il faut, quelles que soient les conséquences pour nous. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap.6 À l’oeuvre, page 89 )

« Véritables enfants du désordre, nous avons appris mille façons de jouer prudemment avec le feu, et pourtant, nous en sommes sortis indemnes et, pensons-nous, plus sages. » ( 12x12, 4e Tradition, page 165 ) Plusieurs ne s'en sont pas sortis indemnes. Certains sont marqués pour la vie. Par contre, Dieu peut nous démêler ou nous sortir du chaos, nous rentrer malléables et tendres. C’est tellement percutant comme changement que plusieurs y voient un miracle. « La tendresse n’est pas un sentiment, c’est une qualité de regard, une qualité d’écoute, de contact, de sourire. » ( Jacques Salomé )

Merci la Vie !!!
Gilles

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vendredi 4 mai 2018

Pensées 04 mai 2018

Bonjour à toutes et à tous

« Qui trop combat le dragon devient dragon lui-même. » ( Friedrich Nietzsche ) Dans les années 1970, Ernest Gary Gygax et Dave Arneson ont créé un jeu de rôles nous faisant revivre l'époque médiévale et nous plongeant dans le fantastique : Donjons et dragons, en anglais Dungeons & Dragons. C'est en fait le premier jeu de rôle publié et commercialisé. Dans ce jeu de rôles, l'alignement est l'orientation philosophique du personnage, sa position vis-à-vis du bien et du mal. Le bien et le mal ne sont pas là que des valeurs morales, ce sont des forces cosmiques qui s'affrontent parfois assez violemment. La loi et le chaos sont également de ces mêmes forces cosmiques. Les personnages loyaux sont francs et honnêtes, ils respectent habituellement la parole donnée, l'ordre, la tradition, les règles et la hiérarchie. L'alignement n'est pas une sorte de code de conduite strict, mais plutôt des principes généraux. Ainsi, un personnage loyal peut utiliser la ruse, un personnage bon peut être cupide ou orgueilleux. L'alignement est plutôt une aura que dégage le personnage, aura à laquelle sont sensibles certains êtres (dont les dieux), certains sorts et certains objets magiques. Les personnages chaotiques sont pour la plupart des personnages épris de liberté, des individualistes ou encore des anarchistes. Ces personnages ressemblent tour à tour à nos personnalités d'avant (chaotiques) et d'après le rétablissement (loyaux). Malheureusement, certains de ces personnages comme certains d'entre nous semblent ne pas encore avoir choisi leur camp ou allégeance. « On aimerait tant pouvoir inventer le dragon qui fera de nous des princes charmants. » ( Bernard Arcand, De nouveaux lieux communs )

Le mode de vie des groupes d'entraide et notre Ps nous apprennent à faire des choix judicieux, sans révolte ni réserve ni conflits, nous permettant d'entrevoir ce qu'est la liberté parfaite dans la soumission à la volonté de Dieu. L'amour que nous trouvons dans les salles de réunions de ces fraternités nous aide à nous rétablir de la dépendance et de la codépendance active. Une fois abstinents ou sobres, les fondateurs des AA (Bill W. et le Dr Bob S.) nous ont suggéré de redonner aux autres ce qui nous a été donné si généreusement. « Nous sommes parvenus à une certaine compréhension de ces paroles anciennes : « Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement. » ( 12x12, 8e Tradition, page 187 ) Depuis nous essayons d’accueillir de la même façon le nouveau ou la nouvelle qui souffre encore. Nous pouvons lui parler des donjons et dragons qui hantent ou ont hanté notre château et afin qu'il ou qu'elle puisse découvrir les siens. Et avec l'aide de leur Ps leur montrer la sortie, le pont-levis qui permet d'enjamber le fossé et s'en libérer pour qu'il ou qu'elle puisse aussi habiter leur propre château avec dignité tous les jours de leur vie si telle est Sa volonté. « Tous les dragons de notre vie ne sont peut-être que des princesses qui attendent de nous voir heureux ou courageux. » ( Rainer Maria Rilke ) Pour identifier ces dragons, il nous faut nous trouver... À quel point étions-nous perdus... pour ne pas être capables de voir ces dragons qui frayaient dans nos châteaux (déni) ? Claudia Black décrit l’alcoolisme comme un dragon à trois têtes qui sème le chaos pour chacun de nous et chez chaque membre de notre entourage : 1ère tête — physique (incapacité de cesser de boire — stopper la consommation) 2e tête — psychologique (incapacité de penser et de développer une maturité émotionnelle — travailler le mode de vie, l’honnêteté et les Douze Étapes) et 3e tête — spirituelle (incapacité d’entrer en contact conscient avec une Ps — éveil spirituel). « Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement. » ( Matthieu, 10.8 )

La légende de Georges de Lydda nous raconte que la cité était terrorisée par un redoutable dragon qui dévorait tous les animaux de la contrée et exigeait des habitants un tribut de deux jeunes gens tirés au sort. Georges arrive un jour où le sort tombe sur la fille du roi, au moment où celle-ci est choisie comme victime du monstre. Avec l'aide de sa Ps, Georges a livré un combat acharné et a transpercé le dragon de sa lance. La princesse a été délivrée et le dragon les a suivi jusqu’à la cité. Georges a dû tuer le dragon à l'aide d'un cimeterre car les habitants en avaient encore peur. Ça peut être une allégorie qui glorifie la victoire de notre foi sur le démon de notre alcoolisme ou dépendance, ce dragon à trois têtes qui hante notre château et qui va nous suivre toute notre vie. Alfred Pampalon est pour plusieurs un chevalier vénérable, patron des alcooliques et des toxicomanes. « Je viens à toi avec confiance. Je t’en prie pour moi et pour ceux et celles qui me sont chers. » ( extrait d’une prière à Alfred Pampalon )

Merci la Vie !!!
Gilles

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jeudi 3 mai 2018

Pensées 03 mai 2018

Bonjour à toutes et à tous

Jim a dû reprendre le chemin de la clinique de désintoxication après s'être convaincu qu'il pouvait ajouter du whisky à son verre de lait. « Quoi que l'on dise, pour nous, c'est de la folie pure et simple. » ( Les Alcooliques Anonymes, chap.3 Autres données sur l’alcoolisme, page 42 ) Jim était atteint de cette déraison qui n’est pas simple que tous les alcooliques ou dépendants même abstinents depuis longtemps connaissent sous le nom d’ivresse mentale, de cuite sèche. C’est une dure folie qui nous mène à la prison, à un internement en psychiatrie ou à la mort. Dans tous les groupes d’entraide, il y a plein de membres qui ont fait l’expérience de cette folie qui mène à l’hôpital, à la prison ou à la mort. Certains vont jusqu’à dire qu’ils ne sont pas morts alors devinez pour les deux autres répercussions… « Le mental crée l’abîme et le coeur le traverse.» ( Sri Nisargadatta ) Et le coeur s’exprime dans l’amour, dans la douce folie qu’aujourd'hui nous demande de vivre notre Ps.

« L'un de l'autre, soyons heureux, faisons mépris de tout ce qui n'est pas notre douce folie ! » ( Paul Verlaine, Les uns et les autres ) Nous nous suggérons à tous et chacun de nous d'adopter une douce et belle folie, une folie qui ne fait pas qu'oublier ou nous geler. Plutôt cette folie de l'enfant ou du sage qui s'amuse, jouit totalement de son moment présent et exprime honnêtement toutes ses émotions sans agresser qui que ce soit. La douce folie n'est pas contrôlée, maîtrisée ou même consciente. Elle fait du bien sans faire de mal puisqu'elle émane de notre Ps. La plupart d'entre nous ont été habitués de vivre avec la déraison, la folie qui peut aussi être dure, où nous semblons perdre la tête, où souvent nous nous sommes blessés et où nous avons agressé les autres.

Une douce et belle folie, ce n’est pas celle qui imite le comportement du petit enfant qui pique une colère. C’est plutôt sourire, rire, grimacer, pleurer, gesticuler avec force, chanter à tue-tête, danser de manière endiablée, nous mettre en colère avec des gestes plus ou moins violents sans attaquer, ni frapper autrui, être capable de défouler nos émotions sans honte et culpabilité, avec des gestes qui ne lèsent personne. Entrons en contact avec cet enfant intérieur et laissons-nous aller à toutes sortes de gestes et mimiques, faisons des grimaces, louchons, tirons la langue, faisons des sons bizarres, imitons le miaulement du chat, l'aboiement du chien ou la multitude de cris des oiseaux qui nous entourent. Amusons-nous à faire la corneille qui prépare son nid ou la petite mésange à tête noire qui respire et chante le printemps. Amusons-nous à sauter dans une flaque d'eau ou à jouer dans le sable, à y construire des châteaux.

Le mode de vie des groupes d'entraide nous apprend à continuer à vivre et à fonctionner dans la société utilement et de façon responsable, en admettant de prime abord notre impuissance dans tous les domaines de notre vie. Il existe dans ces Douze Étapes aussi une solution spirituelle à notre déraison, à notre folie dure : une douce et belle folie, un exutoire à notre raison que nous croyons bien souvent dominatrice. Peu à peu, nous en venons à croire que notre Ps nous donne de la valeur, de la dignité et de l'amour. Nous commençons à sentir que Dieu est toujours là pour nous. Sa présence est plus facilement perceptible dès que nous choisissons de nouveau de reconnaître toutes nos folies, de plonger dans la foi et de sauter dans le rétablissement.

Merci la Vie !!!
Gilles

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