Bonjour à toutes et à tous
Dans le hall de l’hôtel Mayflower à Akron, une petite ville du Middle-West, Bill W. a été hanté par ses vieux démons : ses obsessions de boire. Ce qui le sauva de ce bar d’hôtel qui clignotait et qui l’appelait au fond du corridor et lui permit de fuir ce nouveau terrible « premier verre », ce fut cette idée toute simple : il lui fallait d’urgence parler avec un autre alcoolique comme Ebby l’avait aidé en lui transmettant le message d’un être souffrant à un autre.
Bill obtint un rendez-vous avec un médecin, alcoolique lui-même, qui lui dit n’avoir que quelques minutes à lui consacrer, tant sa « gueule de bois » ne pouvait s’accommoder d’un « raseur » de New-York. En fait, l'histoire nous dit que la rencontre dura une dizaine d’heures. Ce que les deux hommes s’y dirent est resté confidentiel. Ce qu’il en est resté est capital : c’est l’identification d’un alcoolique à un autre, et la valeur thérapeutique sans égal d’une telle identification. Bill W. venait de rencontrer le Dr Bob, l’homme qui allait l’aider à écrire les Douze Étapes et à fonder les AA.
Dans la sagesse que Dieu leur a inspirée, Bill W. et le Dr Bob, les pionniers et fondateurs des Alcooliques Anonymes, ont lutté pour que le mouvement AA reste aux alcooliques. Comme le faisait remarquer Bill W., tout ce que nous avons à partager c'est notre vécu. Ce que nous n'avons pas vécu, nous ne pouvons pas le partager. En 2008, plus de 552 différents groupes d'entraide s’étaient inspirés du mode de vie des AA (Les Douze Étapes) et se rétablissaient ensemble de leur dépendance ou de leur codépendance. La fondatrice des OA Rozanne S. s’était inspirée à 100% du mode de vie des AA.
Il nous semble très précieux de pouvoir nous rassembler dans un esprit de fraternité et de souder ce dernier dans un partage de la souffrance et des émotions. Ceci ne nécessite pas l'expression des traumatismes vécus pour toute la fraternité réunie. Le partage à un parrain ou une marraine, un genre de témoin éclairé est préférable et plus aisé. Il est en effet reconnu que tout membre d’une famille dysfonctionnelle qui a vécu quelques traumatismes comme la violence, l’inceste, l’alcoolisme, ... et la loi du silence, est aussi envahie par la honte, la culpabilité et par la loyauté vis-à-vis de même groupe familial même s'il est complètement capoté. Les groupes d’entraide nous aident à rétablir les fractures subies dans nos relations familiales lorsque nous étions enfants et aussi à soigner les blessures vécues dans notre vie adulte. « Nous pouvons transformer notre « mer de feu » intérieure en un lac de fraîcheur. Alors, non seulement nous cesserons de souffrir, mais nous deviendrons une source de joie et de bonheur pour notre entourage. » ( Thich Nhat Hanh )
« Si nous voulions vivre, nous devions nous libérer de la colère. Les crises et l’irritabilité ne sont pas pour nous. » ( Les Alcooliques Anonymes, 4e Éd. chap 5 Notre Méthode, page 74 ) Ce milieu thérapeutique et sécuritaire de l’entraide permet de briser le silence et l’isolement. Il nous invite aussi à reconnaître les difficultés, les peurs et les déceptions face à l'adulte qui sous les effets de l'alcool ou d'autres substances toxiques n'a pas assumé ses responsabilités parentales. Le partage de notre vécu et de notre situation nous libère d'une impuissance honteuse et culpabilisante, nous permet de survivre. Un enfant adulte aujourd’hui qui s’est senti le devoir de « sauver » un parent « alcoolique » répète souvent ces comportements avec des amis ou avec un conjoint qui ressemble souvent au plus haut point au parent. Allez voir ce clip de photos narré en anglais par Bill W. qui raconte sa première rencontre avec le Dr Bob S. : http://www.youtube.com/watch?v=HwIrecwfTy4
Aujourd’hui, c’est la Journée mondiale de l’eau, sous la gouverne de l’ONU-Eau ( un mécanisme de coordination interinstitutions des Nations Unies pour toutes les questions liée à l’eau douce ). Après plus de 25 ans de sa promulgation par l’ONU, l’alimentation en eau potable n’est pas encore assurée partout, loin s’en faut, et de nombreuses zones agricoles et nordiques souffrent encore d’une alimentation médiocre. Visitez www.unwater.org ( Il y a de la traduction instantanée ) « La meilleure façon de prendre soin du futur c’est de prendre soin de l’instant présent » ( Thich Nhat Hanh )
Merci la Vie !!!
Gilles